Franz Rosenzweig

Franz Rosenzweig

Philosophe allemand. Juif et allemand. Source d’inspiration d’Emmanuel Lévinas. Franz Rosenzweig compte parmi les penseurs les plus influents du vingtième siècle.

Les dates-clefs de Franz Rosenzweig

1886 : Naissance à Cassel, Allemagne.
1890-1900 : Franz Rosenzweig grandit dans une famille juive d’industriels.
1904-1910 : Franz Rosenzweig étudie la médecine, l’histoire et la philosophie à l’université.
1912 : Thèse de Doctorat. « Hegel et l’Etat » (publié en 1920).
1913 : Songe à se convertir au Christianisme. Avant de se convertir, il décide de passer son ultime journée avant sa conversion dans une synagogue, mais revient au judaïsme.
1914 : Soldat pendant la Première Guerre Mondiale, envoyé au Front, il rédige dans les tranchées son œuvre majeure, « L’Etoile de la Rédemption ».
1917 : Rosenzweig publie un manuscrit de la main de Hegel qu’il intitule » Le plus ancien programme de système de l’idéalisme allemand ».
1921 : Rencontre avec Martin Buber. Publication de L’Etoile de la Rédemption.
1922 : Atteint de paralysie, il continue de travailler à une traduction de la Bible en allemand avec Martin Buber. Comme il ne peut plus écrire, ses textes sont transcrits grâce à son épouse qui interprète les mouvements de ses lèvres.
1929 : Mort de Franz Rosenzweig.

Les œuvres-clefs de Franz Rosenzweig

L’ Etoile de la Rédemption publié en allemand en 1921. (Traduit en français aux Editions du Seuil, Paris, 2003)
Hegel et L’Etat (PUF 1991)
Foi et Savoir (Recueil qui contient de nombreux articles de Franz Rosenzweig traduits en français, Vrin, 2001)

Bernard-Henri Lévy et Franz Rosenzweig

L’un des « Maîtres en judaïsme » de Bernard-Henri Lévy. L’un des grands inspirateurs de la philosophie de Bhl. Il l’a découvert grâce à Lévinas à la fin des années 1970. Puis il a été l’un des tout premiers, en France, dans le défunt Matin de Paris, à donner une recension de L’Etoile de la Rédemption, lors de la parution en 1981, de sa première traduction française. Depuis, il est resté fidèle à plusieurs aspects de sa pensée qui sont toujours au cœur de la sienne propre : l’anti-hegelianisme; l’idée d’un judaïsme dont la continuité à travers les âges est fondée sur l’imaginaire d’une terre, sur l’abstraction d’une Loi et la fidélité à une langue morte. Le précepte lévinassien «La Loi est plus sainte que l’événement» vient, aussi, de Franz Rosenzweig. Les valeurs forgées dans l’exil comme complémentaires de celles du sionisme, c’est encore Franz Rosenzweig. La vérité c’est que Bernard-Henri Lévy lui a consacré plusieurs textes. Notamment « Avez-vous lu » Franz Rosenzweig? (Questions de Principe1, 1983). Et, aussi, « Lévinas, chef de guerre » (de Rosenzweig à Lévinas, la question de l’Universel), dans Pièces d’identité, 2010.

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Franz Rosenzweig

Je crois que lire Franz Rosenzweig, le tirer de l’oubli où il était enseveli depuis un demi-siècle, aller défouir son nom propre et son pauvre visage maudit, tout voilé d’obscurité, était en train de devenir, au fil des ans, une nécessité politique, un impératif éthique et donc pour tout dire, une urgence de la Pensée. Questions de Principe (Grasset 1983, p.217)

Il y aurait eu plusieurs manières d’entrer dans ce livre immense et immensément inspiré, dans ce livre fou, colossal, unique que Benny Lévy appelait « un livre-vie » : L’ Etoile de la Rédemption (Pièces d’identité, Grasset 2010, p.302)


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