Eric Dahan

Eric Dahan


Eric Dahan est journaliste. Photographe. Cinéaste. Longtemps connu pour ses « Nuits blanches » au journal Libération, il est surtout l’auteur d’une série de films culte, en hommage aux cinéastes indépendants américains.

Les dates-clef d’Eric Dahan

Formé à la philosophie à la Sorbonne, au Collège International de Philosophie et aux séminaires de Jacques Derrida à l’Ecole Normale Supérieure.

1990 : Eric Dahan entre à Libération où il est, très vite, en charge de la musique classique et contemporaine.
1994 : Eric Dahan commence ses « Nuits blanches » qui courront jusqu’en 2006.
1995 : Eric Dahan fait ses débuts de producteur à Canal Plus (« 30 ans de Rock et de Folk »).
1996 : Eric Dahan réalise un portrait de David Bowie à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’artiste.
1997 : co-produit, et réalise, pour Paris Première, le premier volet d’une histoire de la house music (« Come to my House ») suivi d’un second (« Miami Vibes ») consacré aux DJ’s et artistes électroniques français qui sera, lui, diffusé par France 3 et Canal Jimmy.
2002 : réalisation d’un portrait de Bryan Ferry (Frantic in Taroudannt).
2002 : montre, à Cannes, un portrait de Paul Morrissey, Autumn in Montauk, inaugurant un hommage du festival au réalisateur américain ; lors de sa première diffusion sur Canal Jimmy, ce portrait sera couplé avec la première fiction produite par la chaîne : « So Long, Mr Monore », écrit et réalisé par lui, Eric Dahan, avec entre autres comédiens, Bob Wilson, Pascal Greggory et Jack Lang.
2003 : Le film d’Eric Dahan sur Larry Clark, Great american rebel, fait événement lors de sa première présentation à New York, puis à la Maison Européenne de la Photographie à Paris où il est programmé pendant six mois, et lors de sa diffusion à la télévision australienne où « Ken Park » le dernier Larry Clark a été totalement censuré.
2003 : Eric Dahan produit et réalise le spot télévisé de la mezzo baroque superstar Cecilia Bartoli (« Opera Proibita ») ainsi que celui du groupe alternatif June Sex (« Are You Gonna Dance With Me »).
2007 : publie Night Reporter aux Editions d’Art Somogy.
2008 : écrit, produit et réalise « Bernard-Henri Lévy, la Déraison dans l’Histoire » pour la collection « Empreintes » de France 5, publié en juillet 2009 en DVD chez FTV/Sony Pictures.

Les oeuvres-clef d’Eric Dahan

In the Kitchen with Marianne (portrait filmé de Marianne Faithfull)

Larry Clark, Great American Rebel ((portrait filmé de Larry Clark).

Portrait de Tom Wolfe.

John Waters’ Family (portrait filmé de John Waters).

Eric Dahan et Bernard-Henri Lévy

Eric Dahan prend contact avec Bernard-Henri Lévy à l’époque où la collection Empreintes, sur France-Télévisions, songe à consacrer un film au philosophe. Celui-ci considère, d’abord, cette proposition avec méfiance. D’autres propositions lui sont parvenues qui émanent d’hommes ou de femmes dont il est plus proche et qu’il estime plus à même de mener cet «  exercice d’indiscrétion » qu’est, quoi qu’on en dise, un portrait filmé. Qu’est-ce qui fait qu’il s’est finalement décidé pour Dahan ? D’où vient qu’il lui ait fait confiance ? Comment expliquer que ce soit à lui qu’il ait ouvert, par exemple, les portes, toujours fermées, du Palais de la Zahia ? Bernard-Henri Lévy ne s’est jamais expliqué là-dessus. Mais le film existe. Il est beau. Il restera parmi les meilleures audiences de la collection Empreintes. Et pour tous les « fans » de Bernard-Henri Lévy, pour mes étudiants par exemple, pour tous les jeunes Américains que j’essaie d’initier à son œuvre et à sa vie, c’est une introduction incomparable. J’ajoute qu’à l’heure – février 2010 – où je rédige cette fiche, j’apprends que BHL a fait entrer Eric Dahan au Comité de Rédaction de la Règle du Jeu. Un signe de plus de la proximité entre les deux hommes.

Citations d’Eric Dahan sur Bernard-Henri Lévy

« Cette fameuse « Barbarie à visage humain« , cette « volonté de guérir » ou de « purifier » le corps social pour faire advenir un homme ou une société meilleure, il n’a cessé de les combattre en démontrant que les totalitarismes se présentent toujours comme progressistes. Voilà pourquoi Lévy recourt si souvent au concept de Mal, le réévalue stratégiquement par-delà le « désenchantement du monde » ou « la mort de Dieu », affirme son caractère irréductible à tous ceux qui prétendent trouver une autre réponse que la démocratie à la question de la vie entre les hommes » (Uomo Vogue, novembre 2008, reportage au Burundi dans les pas de Bernard-Henri Lévy).

« J’ai eu l’impression en lisant American Vertigo et Ce grand cadavre que vous étiez bien plus nietzschéen que vous ne le laissiez entendre. J’ai été frappé, notamment, par vos descriptions minutieuses des corps et des visages de vos interlocuteurs et par les conclusions que vous en tiriez. Typologie différentielle, symptomatologie : difficile d’être plus nietzschéen… » (Blast, automne 2007)

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Eric Dahan

« Je vous ai tout dit, n’est-ce pas, de l’importance extrême que votre film a pour moi ? »  (Lettre à Eric Dahan, 30 décembre 2008).

« D’habitude, on pose la question : quels livres emporterais-je sur une île déserte ? Là, la question était : quelle caméra emmener au Burundi, à Jérusalem, en Georgie pendant la guerre, à Sarajevo où j’ai moi-même filmé la guerre ? Eh bien voilà. Il n’y en avait qu’une possible, et c’était la caméra de Dahan » (Lettre à Jacques Martinez, le 25 avril 2009).


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