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(Français) Trois nouvelles “fiches” dans WikiHL : Sarajevo, Coluche, Aung San Suu Kyi.
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(Français) Le 20 avril 1981...
(Français) BHL invité au Petit Journal de Noël, de Yann Barthès, Canal +
What a great surprise, it was magic, I saw Aung San Suu Kyi for just a few seconds on television smiling and joking in public. Years of sanctions and isolation was definitively ending thanks to the new policy concluded by Obama and his administration with military Burma junta, the beginning, we hope, of a new era for her and his country;
The new Peace Nobel laureate Barack Obama helping the release of Aung San Suu Kyi, an another Nobel winner, and all other political prisoners is such a strong message to all people around the world lying in jail for political opinions that let us appreciate how deep is his commitment for freedom and peace, however the best way to celebrate his first year as President.
Standing in front of press photographers, dressed in her pink traditional jacket, Suu Kyi asked :
“Do I look pretty when I smile?”
Yes you do, so pretty, so beautiful, that I’m really falling in love !
Comment by Pierre — Thursday November 5th, 2009 @ 01:14 AM
Pour Aung San Suu Kyi
Plus de 20 ans désormais qu’ils en ont peur, ces militaires au pouvoir, ces tortionnaires du peuple birman, peur d’une femme de 64 ans, fragile, malade, au point que par crainte du seul contact avec le monde ils n’ont pas hésité à incarcérer son propre médecin pour l’empêcher de lui rendre visite.
Aujourd’hui, une fois de plus Aung San Suu Kyi est assignée à résidence, aux arrêts et au bannissement de la société, seulement pour avoir reçu la visite d’un américain qui, en espérant de pouvoir la voir et de lui parler, a dû traverser le lagon à la nage pour la rejoindre.
De fait, elle est le seul prix Nobel pour la paix au monde à avoir atteint cette année le triste anniversaire de 20 ans de galère sans interruption et de 6 aux arrêts domiciliaires pour délits d’opinion et de liberté d’expression politique. Elle partage ce triste record avec un autre prix Nobel de la paix, le Dalaï-lama, qui vit son exile du Tibet depuis longtemps, plus encore. Des victimes de la cruauté des régimes militaires et totalitaires, bien évidemment, mais pas de cette peur, au contraire, ils sont les signes d’une force de résistance suprême, les centres mêmes du pouvoir en Birmanie et au Tibet, des symboles d’une foi et d’une volonté, leurs vies, celles de Aung San Suu Kyi et du Dalaï-lama
Fille du père de l’indépendance birmane, assassiné, et d’une mère ambassadrice, Aung San Suu Kyi appartenait à ces élites asiatiques qui furent éduquées dans les Universités de l’Empire pour aller former le rang de la nouvelle classe dirigeante. Un parcours similaire à celui de Benazir Bhutto, mais marqué par une autre originalité, qui ne s’inscrit tant dans l’appartenance élitiste aux valeurs occidentales, dans un leadership de l’action politique par l’apparence, par l’image publique et médiatique, par l’échauffourée verbale, par le mouvement dans la foule mais plutôt par la méthode et le langage qui véhiculent sa pensée, si typiquement asiatique, construits sur l’absence, sur le silence, sur la patience, sur l’acceptation de la souffrance. Son pouvoir est tout intérieur, intériorisé par le respect à une tradition millénaire, d’une culture orientale qui sait avancer dans un silence méditatif, à pieds nus, cette pensée de non-violencee, celle de son maître Mahatma Gandhi.
Comment by Pierre — Thursday October 22nd, 2009 @ 11:55 PM