Bernard-Henri Lévy

The Art of Philosophy is Only Worthwhile if it is an Art of War.

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy

February 4th, 2010, by Bernard-Henri Lévy

(Français) Réponse à Gérard Depardieu et à quelques autres – Le Point du 4/02/2010

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1 Comment »

  1. Je ne suis pas d’accord avec vous,
    Le malheur, la vérité, c’est que si ce n’était pas Gérard Depardieu, vous n’auriez jamais répondu.
    En ce qui concerne G. Frêche vous confondez truculence, paillardise, verdeur, avec vulgarité.
    Voilà ce que je pense des vraies raisons de cette curée contre G; Frêche.

    Martine Aubry est entrain de se faire manipuler par Laurent Fabius et les amis de Dominique Strauss-khan. Cette histoire avec le Languedoc-Roussillon est faite pour la faire chuter. Fabius sait très bien qu’elle ne pourra pas constituer une liste alternative en quelques jours, et met ainsi à jour l’incompétence et les limites de Martine Aubry. Elle montait trop dans les médias.
    L’accusation d’anti-sémitisme faite à G. Frêche, n’est qu’un faux nez. En vérité, ce sont les militants du Languedoc-Roussillon que Martine Aubry et Laurent Fabius, ainsi que Cambadélis et quelques autres voulaient remettre au pas. Les uns (Fabius ) se servant des autres (Aubry) pour faire le travail. Outre les militants qui sont pris pour « des moins que rien, des sous-hommes et des sous-femmes », pourrait dire Frêche, devant obéir au doigt et à l’œil, c’est des électeurs que l’on se moque. Car, prendre le risque que la Région passe à droite, sans que cela fasse lever un sourcil, voire même qu’ils y voient une façon de se débarrasser de G. Frêche, relève d’un cynisme et d’une malhonnêteté incroyable de la part d’un parti qui se dit progressiste, et mieux placé pour la morale que les autres.
    Nous comprenons mieux, maintenant, pourquoi Ségolène Royal se tient à l’écart, et en dehors de ce panier de crabe. Elle a compris depuis longtemps que les Français en avaient assez de ces magouilles politiques et aspiraient à réunir toutes les bonnes volontés pour mener une autre politique au service des gens et non au service d’apparatchiks d’un parti ou d’un autre. Cela lui a valu d’être discriminée dès le départ(2007) par son propre camp , lorsque les sondages lui étaient favorables. La tactique d’alors, était plus grossière et moins subtile que celle employée pour Martine Aubry.(interprétation dévoyée de ses propos, procès d’intention, procès en incompétence, moqueries, etc…etc…, on s’en souvient.
    Pour éliminer Martine Aubry, c’est plus subtil et plus « vicieux ». On commence par l’aider à gagner le parti, dans les circonstances que l’on connaît , et Fabius n’était pas le dernier. Souvenez-vous lorsque Martine Aubry a dit : »je n’ai pas triché, Fabius, lui, peut-être ! » dans une réunion avec F. Rebsamen.Et maintenant , on la pousse à la faute en Languedoc-Roussillon. ET Fabius, là encore, puisqu’il ressort la phrase prononcée par G. Frêche 1 mois et demi après, au moment opportun, alors que rien n’est plus possible pour les listes. PAS TRES CATHOLIQUE tout ça ! et après, nous verrons peut-être les deux ennemis héréditaires DSK et FABIUS s’entendre pour 2012.
    C’est la politique par la preuve des éléphants, la politique du piétinement du PS. LOIN, TRES LOIN, des JAURES, BLUM, et autres illustres personnages ayant le sens de l’honneur et l’amour du service rendu au peuple. Aujourd’hui, plus d’honneur, plus d’amour du service rendu au peuple. Plus d’amour du tout.
    Et lorsqu’une voix dissonante s’élève un tant soit peu , voulant revenir vers cela, ON MOQUE, on DISCREDITE, on TUE dans l’œuf , toute velléité de changement. Dans progressiste, il y a la notion de transformation vers un mieux, un plus, et aujourdh’ui c’est plutôt le retour à l’homme des cavernes.
    La politique de la vulgarité, ce n’est pas celle de G. Frêche, qui est plutôt de la « truculence » C’est plutôt celle de ceux qui n’ont plus d’honneur et qui revendiquent la morale..avec leurs mots lisses et leur posture bien pensante, se servant de l”anti-sémitisme et du racisme à des fins stratégiques de querelles internes.
    « Quand on a l’amour, on est les rois du Monde « a dit Frêche récemment dans une interview, phrase qui n’a pas encore eu preneurs pour une Une Editoriale de seconde catégorie.. Et bien, oui, il a raison, quand on a l’amour, on a tout, et quand on a tout, on peut dire qu’on est des rois a-t-il voulu dire. Il parlait de ses électeurs qui l’aimaient bien.
    Pour finir, ma réaction est celle d’une Ségoléniste, c’est vrai, mais les Ségolénistes ne sont pas des naïfs faisant parti d’une secte comme on voudrait le faire croire. Nous connaissons bien toutes les arcanes de la basse politique et nous n’en voulons plus.
    Oui, Ségolène Royal est une femme autoritaire et de pouvoir ! qui veut très certainement être présidente en 2012 ! et pourquoi le lui reprocher , Les moyens qu’elle emploie pour y arriver sont infiniment plus corrects que ceux de ses adversaires. Qu’on me cite une seule phrase désobligeante et au ras du caniveau de sa part, comme on en entend souvent de la part de la droite ou de son propre camp le PS ?
    Quant à la stature qu’on lui dénie souvent, je pense que celle-ci ne se mesure pas aux cheveux grisonnants ou rares et à la carrure des épaules, ou encore à une soi-disant « autorité reconnue » par les mêmes qui s’auto-reconnaissent .
    La stature , c’est d’avoir fait 47 % en 2007 malgré toutes les embûches venant de son camp et face à un animal et une machine politique comme l’était N. Sarkozy.
    La stature, c’est d’avoir reconnu quelques failles dans l’organisation de la campagne et la difficulté d’imposer ses idées , souvent contrecarrées par le premier secrétaire d’alors, et non d’invoquer l’éparpillement des voix, comme Mr Jospin.
    La stature, c’est d’avoir tout repris et retravailler au lieu de partir en laissant les militants et les français qui ont voté à gauche à leur amertume., et c’est de leur avoir proposé l’espoir d’autres victoires.

    Comment by Annie — Sunday February 7th, 2010 @ 10:46 AM

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