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	<title>Comments on: (Français) La biche et la chouette de Minerve, par Elie Barnavi &#8211; Marianne</title>
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	<description>Des raisons dans l&#039;histoire</description>
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		<title>By: Pierre</title>
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		<dc:creator>Pierre</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Feb 2010 18:12:05 +0000</pubDate>
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		<description>Quand « l’horreur nous prend au visage » (Rwanda) c’est déjà trop tard, il ne reste plus qu’à regarder les images des massacres, du génocide perpétré sous nos yeux, précédées par le terrible avertissement de circonstance à l’encontre des plus sensibles. Et puis l&#039; enchaînement absurde de toujours : 
« Nous ne sommes pas coupables car nous n&#039;étions pas là-bas pour faire la guerre », qui sonne le déni de complicité et prépare les thèses invraisemblables du complot et du négationnisme, que nous avons appris à reconnaître et condamner. 
Est-ce à ce point tout perdu ? Non, on peut encore intervenir bondissant comme une biche, « sur le champ de bataille » et crier à l’horreur, à l’aide pour sauver des vies innocentes. 
Reste cependant entière l’autre question si nous avons tout fait pour l’empêcher. C’est bien ici la préoccupation la plus importante et le sens de la pensée de Bernard-Henri Lévy, et que vous, Elie Barnavi, avez si bien mis en évidence. 
Le tikkoun olam est notre réponse à cette terrible indifférence du déni de nous mêmes et à l’oubli du monde, mais à condition qu’il soit le plus possible en amont alors que les signes prémonitoires commencent à s’esquisser, bien en avant que les raisons du Mal se concrétisent pour n’avoir à regretter d’être arriver en retard dans l’arène.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Quand « l’horreur nous prend au visage » (Rwanda) c’est déjà trop tard, il ne reste plus qu’à regarder les images des massacres, du génocide perpétré sous nos yeux, précédées par le terrible avertissement de circonstance à l’encontre des plus sensibles. Et puis l&#8217; enchaînement absurde de toujours :<br />
« Nous ne sommes pas coupables car nous n&#8217;étions pas là-bas pour faire la guerre », qui sonne le déni de complicité et prépare les thèses invraisemblables du complot et du négationnisme, que nous avons appris à reconnaître et condamner.<br />
Est-ce à ce point tout perdu ? Non, on peut encore intervenir bondissant comme une biche, « sur le champ de bataille » et crier à l’horreur, à l’aide pour sauver des vies innocentes.<br />
Reste cependant entière l’autre question si nous avons tout fait pour l’empêcher. C’est bien ici la préoccupation la plus importante et le sens de la pensée de Bernard-Henri Lévy, et que vous, Elie Barnavi, avez si bien mis en évidence.<br />
Le tikkoun olam est notre réponse à cette terrible indifférence du déni de nous mêmes et à l’oubli du monde, mais à condition qu’il soit le plus possible en amont alors que les signes prémonitoires commencent à s’esquisser, bien en avant que les raisons du Mal se concrétisent pour n’avoir à regretter d’être arriver en retard dans l’arène.</p>
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