Bernard-Henri Lévy

The Art of Philosophy is Only Worthwhile if it is an Art of War.

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Jean Daniel

Bernard-Henri Lévy et Jean Daniel...

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4 Comments »

  1. La lecture d’un livre de Jean Daniel m’a inspiré le poème suivant:

    La cerise, elle est lisse, elle est rouge
    Si exquise, elle glisse dans la bouche
    Rigolotes, elles vont souvent par deux
    Elles tremblotent, pendues au bout de leur queue

    Je la pose sur ma langue doucement
    Oh délice, elle explose entre mes dents
    Son jus coule dans ma gorge comme un sirop
    Apothéose quand on croque un bigarreau

    Les cerises du midi sont plus grosses qu’à Paris
    Car elles sont gorgées de soleil et leur goût est sans pareil
    On les cueille avec la main, en grimpant sur le c’risier
    Et dans un geste de va-et-vient, on remplit notre panier

    La cerise, elle est lisse, elle est rouge
    Friandise qui se glisse dans la bouche
    Délicieuse, des fruits c’est mon grand chouchou
    Si goûteuse qu’elle plaît même à mon minou

    La griotte plus acide, sa cousine
    Plus petiote, on la trempe dans l’alcool
    On les sort pour les copines qui dépriment
    Réconfort fugace mais qui les console

    En hiver, y a pénurie, on n’a que des fruits confits
    Mais ils n’en seront que plus beaux pour décorer nos gâteaux
    Quand on fait le clafoutis, on invite les amies
    En les prévenant bien assez tôt, qu’elles n’avalent pas les noyaux

    La cerise, elle est rouge, elle est lisse,
    N’y voyez ni gourmandise ni malice
    Mais si par hasard vous ne les aimiez pas
    Vous pouvez toujours essayer l’ananas, ananas !

    Comment by Charlotte — Thursday March 25th, 2010 @ 03:10 PM

  2. L’Ami anglais de Jean Daniel est un roman qui mérite d’être re-découvert. Jean Daniel a structuré la vie intellectuelle des 60 dernières années.

    Comment by Caroline — Thursday March 25th, 2010 @ 07:58 AM

  3. Jean Daniel et BHL sont essentiels pour avoir une vision du monde réelle et belle.

    Comment by Elisa — Wednesday March 24th, 2010 @ 07:24 AM

  4. Il serait passionnant que quelqu’un fasse un roman à partir des biographies de Jean Daniel et BHL car ces deux écrivains sont la colonne vertébrale de la vie intellectuelle.

    Comment by Louise — Saturday March 20th, 2010 @ 04:18 PM

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