Bernard-Henri Lévy

The Art of Philosophy is Only Worthwhile if it is an Art of War.

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy

June 24th, 2010, by Bernard-Henri Lévy, for Le Point

(Français) “Israël-Gaza : Il faut sauver le soldat Shalit”- Le Point du 24/06/2010

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5 Comments »

  1. Nous ne savons plus comment leur faire comprendre que, s’ils acceptaient de s’approcher de nous, nous pourrions les aimer avec autant de force que nous aimons Guilad, notre Seraph, notre soldat des Portes duquel nous sommes si violemment touchés sans même l’avoir jamais touché.
    Venez, n’ayez plus peur de nous être chers, acceptez l’idée que nous avons déjà gagné cette très longue guerre. Pourquoi? Non, ce n’est évidemment pas parce que nous vous aimons. Comment le pourrions-nous en l’état? Allez… un petit effort, vous y êtes presque! Nous avons gagné, parce que nous pouvons vous aimer.

    Comment by Asermourt — Friday June 25th, 2010 @ 05:59 PM

  2. Merci Monsieur LEVY pour cet article dans le Point. Il est vrai que les anonymes n’ont aucun pouvoir. Nous devons prier, certes.

    Votre voix fait échos à d’autres voix dans le monde. Il faut que vous ne cessiez pas de parler, d’interpeler.

    En notre nom à tous, modestes citoyens concernés par le sort d’un jeune garçon, Guilad, parler, parler.
    Il faut agir, il faut convaincre l’Europe d’agir pour Guilat.

    Merci encore, je suis sûre que cela vous sera rendu un jour, “en bien”.

    Comment by amsellem — Friday June 25th, 2010 @ 10:28 AM

  3. Monsieur Lévy,

    Vous êtes un grand homme. Ce texte m’a ému énormément dans ce contexte particulier du bruit assourdissant du silence des médias sur la manifestation du Trocadéro où 15000 de mes concitoyens juifs, chrétiens, arméniens, élus de la République sont venus manisfester leur amour pour le jeune franco-israëliens Guilad qui a passé un sixième de sa jeune vie dans les geoles du hamas. J’espère que grâce à votre voix et celle de votre ami le Président Sarkozy, nous pourrons bientôt fêter son retour.

    Comment by Marciano — Thursday June 24th, 2010 @ 10:17 PM

  4. “Le monde est ma provocation” écrivait G. Bachelard, faisons en sorte que le sort de Guilad Shalit devienne notre provocation quotidienne face laquelle nous devons tous réagir.

    Comment by DAHAN Auriel — Thursday June 24th, 2010 @ 11:50 AM

  5. merci pour lui monsieur -MONSIEUR BERNARD HENRI LEVY decidement je vous apprecie tout les lours un peu plus

    Comment by sebban — Thursday June 24th, 2010 @ 10:53 AM

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