Bernard-Henri Lévy

The Art of Philosophy is Only Worthwhile if it is an Art of War.

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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(Français) Bernard-Henri Lévy parle aux Américains du danger pakistanais (Dangerous Nation, Newsweek, May 05, 2011)

Newsweek

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1 Comment »

  1. Oui, après votre livre sur Daniel Pearl, sur ce sujet vous aviez raison ! Vous ave suivit la bonne piste, celle qui le 11 septembre 2001 suit l’argent des terroristes sur le sol américain, aux banques saoudiennes et aux banques Pakitanaises, finalement, on le savait : Jusqu’au général Ahmad de l’ISI qui lui protégeait Omar Cheick.
    Sous le gouvernement Bush, les enquêtes de la CIA avaient certainement précédé les votres. Mais la volonté de la maison blanche a tranchée. Il n’y a pas eu de véritable enquête avant 2003, quand les familles des victimes ont fait pression. Et on a immédiatement désigné les coupables sans expliquer l’ensemble des ramifications !
    Fin 2004, Benazir Bhutto a parfaitement décrit cette situation au Pakistan, ce double language du gouvernement Musharraff et désigné ses propres ennemis Islamistes, dont Omar cheick. A l’époque personne n’allait parler ou dénoncer la présence de Ben Laden. Elle l’a fait devant CBS news qui a coupé cela au montage. A l’époque, il fallait maintenir le mythe de Saddam Hussein et ses “Armes de destructions massives” comme principal “support d’Al Qaeda” ! 8 années de gouvernance néo-conservatrice aux USA ont totalement embrouillée la situation mondiale Et dès 2008, Obama lui, suivant la stratégie de Bresinsky savait sur quelles cibles il fallait se concentrer !

    Comment by Olivier Renard — Wednesday May 11th, 2011 @ 10:26 AM

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