Bernard-Henri Lévy

The Art of Philosophy is Only Worthwhile if it is an Art of War.

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy

June 13th, 2012, by Bernard-Henri Lévy, for Le Point

(Français) Abstention, piège à cons ? Silence, on tue (en Syrie). Pourquoi le FN n’a pas sa place au Parlement. Sollers et Picasso. Mes regrets, monsieur Sotinel (Le Point, le 14 juin 2012)

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1 Comment »

  1. Bonjour,
    Je souhaite rebondir sur votre article et en particulier sur votre position vis-à-vis des massacres que continuent à endurer le peuple syrien actuellement, pour une simple raison : vouloir élire ses représentants comme on a fait aujourd’hui en France.
    Tout d’abord, vous m’excusez mon farçais simpliste et sans talon.
    Je salut votre position et je l’approuve. Comment de nos jours nous pouvons dormir tranquille sachant qu’une machine de barbarie est en train d’écraser tout un peuple parce qu’il a dit : liberté.
    Je trouve que les règles de jeu sont assez ridicules. Même des enfants s’en moquent en disant c’est nul, ce n’est pas juste.
    Si un pays attaque un autre, le monde va, peut être, intervenir et empêcher un massacre. Mais quand il s’agit d’un régime qui pilonne son propre peuple, c’est une affaire interne et l’Home n’a pas encore trouver les bons règles pour intervenir dans une telle situation.
    Les grands démocrates du monde actuel sont si respectueux des institutions internationales qu’ils sont incapables de trouver une façon pour intervenir en Syrie.
    Mais la Russie et la Chine ?
    C’est vrai, ces deux pays démocrates ne voient pas le mal dans la livraison d’armes aux milices de Bachar Alassad pour bombarder les villes et les maisons sur la tête de ses habitant, pour égorger les enfants, pour violer les filles et les femmes. Mais la France et les Etats-Unis ne trouvent toujours pas de faille juridique pour contourner l’opposition des russes et des chinois aux nations Unies.
    Quel beau titre : Nations Unies !
    C’est une honte pour l’humanité, c’est une tâche noire qui restera à jamais dans notre histoire. Nos enfants vont toujours se souvenir de ces moments sombres de notre histoire et nous jugeront.
    Il y a 30 ans Hafez ALASSAD a rasé les villes de Homs et Hama en massacrant 40 000 habitants sous les yeux du monde entier qui a laissé faire.
    Aujourd’hui, le fils du lion Bachar ALASSAD a pris le relais. L’ironie de l’histoire fait qu’il fête le 30ème anniversaire du massacre de son père dans les mêmes villes de Homs et Hama et pour les mêmes raisons. La seule différence, est qu’aujourd’hui tout le monde voie les images terribles venant de la Syrie. On ne peut plus nier, on ne peut plus faire semblant ne pas voir et ne pas savoir.
    Ma question est la suivante :
    Face à des régimes incrédibles dans les pays démocrates, que peut-on faire ?
    Cette question est valable pour tous les sujets de notre société : crise économique, justice, politique, corruption,…
    Je reviens à ce que vous avez dit dans votre article, il faut réformer le système et j’ajoute : mais par qui ?
    Je ne pense pas que cette réforme est possible par les acteurs actuels de la politique.
    Est-ce qu’une révolte sociale organisée par un autre système que la partie politique est la solution ?

    Cordialement

    Comment by Rémi MALHIS — Sunday June 17th, 2012 @ 09:44 PM

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