Docteur honoris causa de l’Université de Tel Aviv

Bernard-Henri-Lévy-université de Tel Aviv-2002C’est en 2002, le 27 Mai exactement,  que Bernard-Henri Lévy reçut le doctorat honoris causa de l’université de Tel Aviv.

A propos de cet événement je ne saurais mieux faire que de reproduire le discours prononcé par Bernard-Henri Lévy lui-même et que publia d’ailleurs, à l’époque, la presse internationale, à commencer, le 4 juin 2002, par Le Monde.

Ce texte était un texte politique, Bernard-Henri Lévy profitant de la tribune qui lui était offerte pour faire avancer une thèse qui lui est chère : celle de la « two states solution », c’est-à-dire de la paix entre Palestiniens et Israéliens.

Ce texte, prononcé en présence de nombreux représentants du monde universitaire israélien  mais aussi de plusieurs ministres et d’Ariel Sharon lui-même, alors Premier Ministre, s’intitulait « Pour une paix sèche ». Le  voici, pour la première fois dans sa version intégrale.

Liliane Lazar

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« Quelle joie, chers amis, d’être là, aujourd’hui, face à vous.

Quelle joie et quel honneur, pour un intellectuel juif européen, ancré dans les valeurs de l’Europe et qui, comme Stefan Zweig dans une lettre fameuse à Buber, a toujours cru en « l’idée douloureuse et glorieuse de la diaspora » et n’a jamais pu le voir, cet être-juif en diaspora, comme un mauvais destin ou une aliénation, quel honneur, oui, quand on croit que l’être-juif se dit dans les deux sens, de se voir ainsi couronné par une université israélienne ! Sartre, qui a passé sa vie, jusqu’au Nobel inclus, à fuir les honneurs, n’a jamais accepté, vous le savez, qu’un doctorat de l’université de Jérusalem. Moi qui, plus modestement, n’ai jamais accepté d’autre décoration qu’une légion d’honneur reçue, à Sarajevo, pendant la guerre, je suis heureux et fier de vous dire que ce doctorat honoris causa de l’Université de Tel Aviv est le premier de ma vie que je reçois.

Et puis quelle émotion, surtout, comment ne pas le dire ? à la pensée que cette cérémonie ait lieu en ce moment si particulier, si grave, de l’histoire de votre pays. Je suis venu en Israël, pour la première fois, à la fin de la guerre des Six Jours. Je suis venu en 1973. Je suis venu pendant la guerre du Liban. J’étais là, encore, pendant la guerre des Scuds. Eh bien je suis là, aujourd’hui, alors que vous faîtes face à cette nouvelle guerre, la plus longue de toutes, la plus coûteuse en vies juives, la plus sale de toutes les guerres de toute l’Histoire d’Israël, la plus ruineuse aussi en termes de crédit moral et d’image : jamais Israël, il me semble, n’aura été si seul ; jamais il n’aura été cet incompté, campant à part des nations, que prophétisaient sans le savoir nos saintes écritures ; et, à cet Israël-là, à cet Israël stigmatisé, satanisé, nazifié, à cet Israël fautif sans doute, comme sont fautifs tous les pays en guerre, mais qui ne mérite ni ce torrent de haine, ni ce déferlement d’hystérie, je suis heureux d’avoir l’occasion de redire ainsi, une nouvelle fois, comme chaque fois, ma solidarité de juif et de Français.

Face à cette guerre nouvelle, face à cette arme nouvelle que sont les hommes-bombes lâchés sur les civils, face à ce bain de sang dont on peut discuter à perte de vue les responsabilités ultimes et partagées mais dont la cause proche, la cause occasionnelle, fut l’Intifada décidée, à l’été 2000, pour des raisons sur lesquelles les historiens feront un jour toute la lumière, par la direction palestinienne, face à cette nouvelle guerre, donc, Israël avait, et a toujours, le choix entre plusieurs solutions.

La solution militaire. Peut-être était-elle inévitable, après tout. Et il est vrai qu’aucun Etat au monde n’accepterait sans riposter de voir des centaines – à l’échelle de la France, des milliers – de ses citoyens assassinés de cette façon. Mais elle est insuffisante. Elle est, à terme, inopérante. Et, outre que l’on ne voit pas très bien en quoi la juste lutte contre le terrorisme exigeait de détruire les bâtiments, les infrastructures, les disques durs de tels ministères de l’Autorité palestinienne, il y a beaucoup de naïveté à croire que l’on puisse, à coups de F16 et de canons, éradiquer la haine des centaines, demain des milliers, d’hommes, femmes et, parfois, enfants qui croient que, en tuant des Juifs, ils iront au paradis. Il y a un autre pays qui vit sous la menace des hommes-bombes. Vous le connaissez, ce pays, puisqu’il est un allié d’Israël et que vous lui fournissez des avions. Il se trouve que je le connais, moi aussi. Au moment même où cette arme terrible commençait à frapper à Tel Aviv et Jérusalem, j’y ai longuement rencontré – car je voulais comprendre – des hommes et, surtout, des femmes formés pour tuer en se tuant. Il s’appelle, ce pays, Sri Lanka. Et il est la preuve, ce pauvre Sri Lanka qui vit depuis vingt cinq ans, malgré une pression militaire sans relâche, sous la menace des hommes-bombes, que c’est une arme terrible, presque fatale, et à laquelle on ne connaît pas de parade militaire véritable.

Il y a la solution de la paix. Il y a la solution de ceux qui, malgré les morts, malgré le fleuve de sang qui les sépare, chaque jour un peu plus, de leurs interlocuteurs palestiniens, sont prêts à tout recommencer, à repartir en quelque sorte de zéro et à reprendre, comme si de rien n’était, leur bâton de pèlerins de la négociation, du dialogue, du rapprochement à petits pas. Je les comprends, bien entendu. Sans doute, si j’étais Israélien, militerais-je à leurs côtés. Mais comment ne pas voir, en même temps, l’absurdité de leur situation ? Comment ne pas sentir – et, d’ailleurs, ils le sentent – qu’avec le déclenchement de l’Intifada, c’est comme un voile qui s’est déchiré et a, du jour au lendemain, révélé l’autre visage de leurs partenaires ? Peut-être, d’ailleurs, le voile n’était-il même pas un voile. Peut-être n’aveuglait-il que ceux qui ne voulaient pas voir. Et peut-être aurait-il fallu, bien avant cela, prêter plus d’attention aux déclarations d’un Yasser Arafat qui n’a jamais renoncé à son rôle de nouveau Saladin appelé à délivrer Jérusalem de ses nouveaux Croisés et qui, dès 1994, au lendemain, donc, des accords d’Oslo, pouvait, à Johannesburg, comparer le compromis d’Oslo à la ruse de Mahomet concluant, à Hudaibya, avec les tribus de La Mecque, une trêve qu’il entendait bien briser dès que le rapport de forces le permettrait. Ce que je sais c’est que quelque chose s’est brisé depuis deux ans. Et s’il y a de la naïveté à penser que l’on va dissoudre le terrorisme dans la poudre des canons, il y a une autre naïveté, symétrique, à croire qu’on va le dissoudre dans le flot d’une parole inlassablement renouée.

Alors ? Alors, il reste une troisième solution. Un geste, en fait. Un simple geste. Mais énorme. Incalculable. Et qui consisterait à prendre appui sur les succès de ces dernières semaines, à s’engouffrer dans la brèche ouverte par la destruction annoncée des « infrastructures du terrorisme », bref, à tirer parti du fragile répit que semble avoir offert l’opération « Rempart » pour, d’un seul coup, en rupture avec la vieille diplomatie des petits pas, des étapes et des périodes intérimaires, en rupture aussi avec l’obsession, naïve également, de la « double reconnaissance » censée être le préalable obligé à tout règlement, prendre appui, donc, sur tout cela pour imposer un scénario que les intéressés ne pourront pas refuser sans se couper de leur peuple et se déjuger aux yeux du monde : 1. rencontre sans délai, nolens volens, avec ce qui reste de la direction palestinienne ; 2. appel à une conférence internationale où les Etats Unis, l’Europe et les Etats arabes modérés se porteraient garants des termes du contrat proposé ; 3. en échange de l’évacuation de l’essentiel des territoires et du démantèlement des implantations non contigues à Israël, en échange, autrement dit, d’un Etat palestinien viable dont vous seriez les promoteurs, les accoucheurs, presque les parrains, la pleine reconnaissance, par le nouvel Etat ainsi que par les Etats arabes, de la légitimité et des frontières d’Israël.

Cette initiative, cette percée, seraient conformes à la justice c’est-à-dire, pour parler clair, à ce droit des Palestiniens à un Etat viable qu’aucun démocrate, aucun dirigeant juif et, plus encore, aucun sioniste, ne peut sérieusement leur dénier. Le sionisme n’est-il pas la preuve vivante de ce que la conscience, et l’entêtement  dans cette conscience, sont un des facteurs décisifs qui fondent l’appartenance à un peuple ? Des Juifs vivant aux quatre coins de la planète, parlant des langues différentes, n’ayant parfois plus de lien religieux ni même culturel avec le judaïsme, ont été fondés à bâtir un Etat – et on refuserait, nous refuserions, le même droit à des gens qui ont, non seulement une langue, une culture, une religion, mais un territoire en commun ? Sous prétexte que notre cause est juste, la leur ne le serait pas et nous pourrions nous en laver les mains en prétendant que nous ne leur devons rien ?

Mais elle serait aussi la seule capable de garantir, très vite, la sécurité d’Israël. Non pas, bien entendu, qu’Arafat ou ses successeurs vous sauraient gré de les contraindre à cet Etat dont, au fond d’eux-mêmes, ils ne veulent pas ou qu’ils ne veulent, plus exactement, que trempé dans les larmes et le sang de la martyrologie suicidaire. Non pas qu’une frontière nettement tracée soit, pour des hommes-bombes dont la haine ne désarmerait pas tout de suite, si infranchissable qu’il le faudrait. Mais enfin cette paix sèche, cette séparation franche, ce retrait à votre initiative mais béni par les nations (toutes les vertus du retrait unilatéral mais sans ses effets pervers et avec le renfort, surtout, de la loi internationale !), changeraient la donne sur, au moins, trois points fondamentaux.

Vos frontières, tout d’abord, jouiraient d’une garantie, notamment arabe, dont, pour l’heure, elles sont privées.

Vous auriez en face de vous, au lieu de ces foules mi-civiles mi-militaires dont l’indétermination même vous paralyse, fait de votre force une faiblesse et réduit à quasi-néant l’écrasante supériorité de Tsahal (les conflits les plus irréductibles ne sont-ils pas, toute l’Histoire du XX° siècle l’a démontré, ceux qui opposent à des peuples sans Etat, sans vraie armée ?) vous auriez face à vous, donc, un Etat normalisé et soumis, comme le votre, aux lois éternelles de la guerre et de la paix entre les nations.

Et puis, dans l’autre bataille enfin,  dans la bataille si importante qui se joue devant le tribunal d’une opinion mondiale dont la dernière des religions est la religion de la victime, les Palestiniens perdraient l’incalculable avantage que leur conférait, jusqu’ici, le statut de peuple martyr, opprimé par un pouvoir « sûr de lui et dominateur », et dont le porte-parole, coiffé de son légendaire keffieh, volait de capitale en capitale pour exalter la cause de ses « damnés » : ah ! si seulement vous pouviez, en le contraignant à cette paix qu’il redoute et qu’il fuit, transformer Arafat en un chef d’Etat comme les autres, sommé de s’atteler à des questions d’intendance urgentes et triviales, et perdant aux yeux du monde ce statut d’exception, cette aura, cette souveraineté de la souffrance et du malheur qui font de ce mauvais guide,  de cet homme qui, depuis trente ans, fourvoie son peuple et l’abuse, le rédempteur de la nation arabe.

J’ajoute que les dirigeants d’Israël n’ont pas le choix et que le fait de sortir aujourd’hui, à leur heure et à leurs conditions, de ces territoires qui, de glacis protecteur d’Israël, sont devenus un piège, la source de vos déboires et de vos deuils, votre talon d’Achille, sera la seule façon de trancher le formidable nœud qui entrave le destin du pays. Car enfin, dans le cas contraire, et si l’occupation s’éternisait, de deux choses l’une. Ou bien les Palestiniens seraient durablement privés des droits dont jouissent, pour l’essentiel, les arabes de Nazareth et de Saint-Jean d’Acre – et Israël, où coexisteraient deux régimes distincts de citoyenneté, cesserait d’être la démocratie dont vous êtes, à juste titre, si fiers. Ou bien vous leur conférez ces droits ; ils deviennent, parce que la démocratie l’exige, des citoyens à part entière ; et Israël cessera d’être un Etat juif, il deviendra l’Etat binational dont rêvent ses ennemis – ce que je ne peux, pas plus que vous, imaginer.

Nul n’est jamais assez fort, disait l’historien grec Thucydide méditant sur le destin d’Athènes et de son empire, pour être sûr d’être toujours le plus fort. Israël est le plus fort, aujourd’hui. Il bénéficie de cette mince fenêtre qui lui permet, pendant quelques semaines, peut-être quelques jours, de reprendre l’initiative. Puisse le Premier Ministre saisir cette occasion historique. Puisse-t-il ne pas manquer cette chance unique de transformer un avantage militaire, par définition provisoire, en victoire politique et morale.

Si je parlais à des Palestiniens, si je m’adressais, comme je l’ai fait, l’année dernière, aux étudiants et enseignants, non de Tel Aviv, mais de Bir Zeit, je soulèverais, bien entendu, d’autres questions.

Je dirais, comme Kofi Annan, que « prendre délibérément pour cible des civils est moralement répugnant ».

Je dirais, comme Amos Oz et mes amis du parti de la Paix, que l’inscription du droit au retour au premier rang des revendications de l’OLP est une pure provocation car il ne signifie plus, ce droit, un mais deux Etats palestiniens : le premier, là, tout de suite, sur les territoires restitués ; l’autre, plus tard,  en Israël même, quand les trois millions de réfugiés autorisés à faire retour auraient fait de l’Etat juif un pays à majorité palestinienne.

Je demanderais que l’on explique au monde par quelle étrange logique cet Etat palestinien que l’on attend aujourd’hui d’Israël, nul ne songeait à l’exiger des Jordaniens et des Egyptiens au temps où ce sont eux qui occupaient les mêmes terres.

Ou bien je m’indignerais de cet autre négationnisme qui s’en prend, non pas à l’existence des camps et des chambres à gaz (encore que…) mais à celle d’un Temple juif, jadis, au pied des mosquées  de Jérusalem – je vous adjurerais de dénoncer ce révisionnisme géo-théologique dont le but est évidemment de dénier aux Juifs le principe même de leur présence en terre sainte…

Si vous étiez Français, si je m’adressais, comme je le fais parfois, à l’un de ces publics français qui continuent, comme à Durban, de faire du sionisme une sorte de pratique criminelle assimilable, au mieux, à la traite des Noirs et au racisme, au pire à l’extermination des Juifs, je vous tiendrais un autre discours encore.

Je vous dirais que je suis allé à Bethleem, au plus fort du siège de l’Eglise de la Nativité profanée par des Palestiniens en armes et que ce qui m’a frappé, alors, c’est la retenue, le scrupule, d’un bataillon d’élite plutôt fidèle, tout compte fait, à l’antique souci juif de la « pureté des armes ».

Je dirais que je suis allé à Jénine, au lendemain du retrait de Tsahal et que, si le spectacle d’un champ de bataille, voire d’un quartier détruit, est toujours un spectacle de désolation, j’ai vu assez de guerres dans ma vie, assez de villes fantômes et de carnages, pour affirmer que parler, comme on l’a fait, de « massacre », dire que ce qui s’est produit là « passe l’entendement », prouve, soit que l’on a l’entendement un peu court, soit que l’on veut sciemment désinformer, sataniser.

Je raconterais comment l’une des premières choses que j’ai faites, en arrivant, a été de rendre visite à quelques uns des survivants des attaques suicides qui furent ordonnées depuis Jenine et Ramallah et dont les victimes, alors que l’on tient – et tant mieux ! – un décompte si précis des morts palestiniens, n’intéressent bizarrement personne en Europe.

Pourquoi ce double  traitement, demanderais-je ? Pourquoi une si bruyante « solidarité » d’un côté, et une si cruelle indifférence de l’autre ? Pourquoi, surtout, persister à dire « martyrs » pour « hommes bombes » ? « résistants » pour « assassins » ? pourquoi accoler systématiquement l’épithète infamante de « colons » aux enfants et adolescents juifs déchiquetés de Hebron ou de Naplouse ? pourquoi prendre pour argent comptant, autrement dit, la vision du monde, le lexique, les missiles sémantiques, de la guerre des mots palestinienne ?

Mais ce n’est pas à des Français que je m’adresse. Ni à des Palestiniens. Mais à vous, amis israéliens, qui ne serez jamais assez forts pour être sûrs d’être toujours les plus forts et que j’exhorte donc, aujourd’hui, tant qu’ils sont encore les plus forts, à cette paix sèche, sans psychologie ni pathos, sans préalable, sans considérations incertaines sur l’humeur, la sincérité ou non, les arrière-pensées, du partenaire : une offre de paix qui reconnaîtra à celui-ci le droit à cet Etat dont le Premier Ministre a lui-même dit qu’il est un « fait accompli » (pourquoi, d’un fait accompli, prendre le risque qu’il soit un jour imposé ?) ; une offre qui, dans la bataille de l’opinion, donnera à celui qui la fera un avantage décisif (condamner Arafat à la paix, le contraindre à dire enfin quel type d’Etat il veut construire et comment, n’est-ce pas la vraie façon, non seulement de le confondre, mais de désamorcer la machine à mensonges ?) ; et puis une offre qui, surtout, rétablira Israël dans des frontières, sinon sûres, du moins défendables (au lieu de ce front qui est partout et nulle part et fait de chaque israélien une ligne de front à lui tout seul !).

Il faudra, pour tout cela, un homme d’Etat.

Il faudra un Sadate  juif, un nouveau Begin.

Il faudra, en réalité, ce mélange d’audace et de foi dans les valeurs juives qui fut à l’origine de toutes les victoires d’Israël.

Israël, Monsieur le Premier Ministre, n’était pas militairement le plus fort en 1948.

Il n’était pas militairement le plus fort, en 1967, quand l’ennemi contrôlait le Golan et les hauteurs de Judée.

Il n’était toujours pas le plus fort en 1973 – vous le savez mieux que personne – face aux armées arabes coalisées qui alignaient bien plus de canons, d’avions, de blindés.

Et s’il l’a emporté, si des généraux comme vous ont, chaque fois, triomphé du pire, c’est qu’ils disposaient de cette autre arme, bien plus décisive, qu’est l’élan d’une nation, la foi en un idéal, la conviction d’être porté par une noble et juste cause.

C’est cet élan qu’il faut retrouver.

C’est cette foi en vous-même, et dans les valeurs de l’humanisme juif, avec quoi il faut renouer.

Moyennant quoi les dirigeants d’Israël sauront, dans le même geste, rendre justice à leurs voisins, assurer la sécurité d’Israël et entrer, à leur tour, dans l’Histoire. »

Bernard-Henri Lévy


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