Site édité par le professeur Liliane Lazar, Hofstra University, USA

Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Encyclopédie

Bernard-Henri Lévy et Dieudonné...

Dieudonné

 

Dieudonné

Dieudonné est un ancien humoriste, devenu activiste politique et agitateur antisémite.

Les dates-clef de Dieudonné

1966 : naissance de Dieudonné M’bala M’bala, à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).
2003 : sur le plateau de « On ne peut pas plaire à tout le monde », l’émission de Marc-Olivier Fogiel, Dieudonné opère son premier passage à l’acte antisémite.
2004 : selon le magazine The Source, cité par Le Monde, Dieudonné accuse l’animateur Arthur de « financer de manière très active l’armée israélienne qui n’hésite pas à tuer des enfants palestiniens ».
2005 : conférence de presse à Alger où Dieudonné voit dans la commémoration de la Shoah l’expression d’une « pornographie mémorielle »
2006 : Dieudonné se rend à la Fête des Bleu-blanc-rouge du Front National au Bourget où il rencontre Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch.
2007 : Dieudonné accompagne Jany Le Pen au Cameroun et assiste à l’université d’été du Club politique Égalité et Réconciliation, dirigé par Alain Soral, lui-même membre du comité central du Front national.
2008 : Dieudonné fait baptiser sa fille par l’abbé traditionaliste Philippe Laguérie, avec pour parrain Jean-Marie Le Pen.
26 décembre 2008 : lors de la dernière représentation de son spectacle « J’ai fait l’con », et en présence de Jean-Marie Le Pen, Dieudonné invite le négationniste Robert Faurisson sur scène et lui décerne « le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence ».
2009 : Dieudonné annonce, au Théâtre de la Main d’Or, la constitution d’une liste « antisioniste » pour les élections européennes du 7 juin ; cette liste connaîtra un échec cuisant.

Les oeuvres-clef de Dieudonné

2004 : Mes excuses
2006 : Dépôt de bilan
2007 : Best-of 1 : le meilleur de Dieudo
2008 : Best-of 2 : le meilleur de Dieudo
2008 : J’ai fait l’con
2009 : Sandrine

Dieudonné et Bernard-Henri Lévy

Bernard-Henri Lévy fait partie des cibles régulières de Dieudonné. C’est lui, Dieudonné, Dieudonnéqui a notamment lancé la rumeur selon laquelle la « famille » de Lévy aurait « fait fortune » en « exploitant » les ressources de l’Afrique et en perpétuant les méthodes d’une « traite négrière » dont « les Juifs » seraient, par ailleurs, les coupables méconnus. Cette rumeur – factuellement fausse et, par ailleurs, nauséabonde – a été reprise, sans vérification, par nombre de « biographes » qui se sont intéressés, ces dernières années, à la vie de Bernard-Henri Lévy. Quant à lui, Bernard-Henri Lévy, il voit en Dieudonné l’un des représentants les plus caricaturaux de « l’antisémitisme qui vient ». Il voit en lui l’un des symboles de ce phénomène « rouge-brun » qui est une constante des idéologies européennes modernes. Surtout, il a consacré à l’ancien humoriste un texte (Le Point, 3 février 2005) dont le titre était « Dieudonné, fils de Le Pen » et dont Dieudonné semble s’être acharné, depuis, à confirmer le diagnostic. B.H.L., dans cet article, soulignait une parenté idéologique avec les thèses de l’extrême-droite que peu, alors, voulaient voir. Cet article était prémonitoire puisque l’intéressé n’a cessé, dans les années suivantes, de se rapprocher concrètement du Front National et de son chef.
Dieudonné, un adversaire? Non. Un symptôme.

Citations de Dieudonné sur Bernard-Henri Lévy

«Aujourd’hui, ce sont les sionistes qui tiennent les commandes. Bernard-Henri Lévy soutient comme beaucoup de « penseurs » un mensonge politique monstre, assis sur une escroquerie qui se sert du drame de la Shoah. En France, la domination des sionistes est objective: ils possèdent des réseaux extrêmement puissants.» (Interview à 24 Heures, décembre 2004).

« Si on devait représenter la petite poupée sioniste, B.H.L. serait le Ken, la marionnette parfaite » (Qui veut la peau de Dieudonné ? Entretien avec Silvia Cattori, silviacattori@yahoo.com)

« Bernard-Henri Lévy a gagné ses milliards dans le bois africain » (extrait du spectacle  » Mes excuses  » de Dieudonné au Zénith de Paris, 29 décembre 2004)

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Dieudonné

« Jean-Marie Le Pen n’avait que des filles. Eh bien voilà. C’est réparé. Dieu, dans sa bonté, lui a enfin donné un fils et il s’appelle donc Dieudonné ». (Le Point, 3 février 2005)

« Dieudonné, réellement, chez Le Pen. C’est presque trop beau pour être vrai. Trop vrai pour ne pas faire froid dans le dos. Il y a des moments où l’on a l’impression que ce n’est plus la peine de se fatiguer, qu’il faudrait juste laisser faire, laisser dire, et que l’Histoire s’écrit toute seule. » (Le Point,  17 janvier 2007)

« Un seul conseil : se battre, ne rien laisser passer, ne pas se laisser intimider par les Ramadan, les Dieudonné, et leur tapage»  (entretien avec Yves Azéroual, Tribune Juive, avril 2006)

« La grande bêtise de cet homme est de croire – car il le croit ! – que les humains ont une capacité d’empathie et d’indignation limitée et qu’il n’y a pas de place, dans un même cœur, pour, par exemple, la souffrance des Juifs et des Noirs » (The New-Yorker, novembre 2007).

« Un ancien comique naufragé par la politique ». (New-York, National Public Radio, décembre 2007).

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