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Jusqu’où le pouvoir iranien ira-t-il ? Et n’y aura-t-il donc pas de limite à la provocation ?
Après avoir emprisonné puis mis au secret Sakineh, après l’avoir forcée à des aveux cathodiques insensés, après avoir raflé son avocat et son fils et les avoir, vraisembleblement, torturés, voilà que c’est au tour de Sajjad, son fils donc, d’être victime de la même monstrueuse cérémonie des aveux.
A en croire, en effet, un article du site Raja News, proche des Gardiens de la Révolution, que nous venons de traduire et de mettre en ligne, le jeune garçon que l’on n’appelle plus, comme dans un mauvais remake de Kafka, que par son initiale (Monsieur G.!) aurait reconnu que l’affaire Sakineh est un “moyen de réaliser un commerce contre-révolutionnaire ainsi que d’obtenir l’asile politique pour des avocats aventuriers”.
Il aurait déclaré être tombé dans le “piège” tendu par “l’avocat du dossier”, Houtan Khian, dont le seul souci aurait été de “se mettre en valeur” et, comme son prédecesseur, Mohammed Mostafaei, de “préparer le terrain pour trouver asile à l’étranger”. Et il aurait reconnu enfin, dans le plus pur style des pires propagandes totalitaires, avoir servi, avec sa mère, de “prétexte” à l’Occident pour “créer une ambiance antirévolutionnaire contre la République islamique”.
Cette mise en scène est odieuse. Cette escalade dans le mensonge est insupportable. Et non moins insupportable serait, s’il se prolongeait, le mutisme des Nations démocratiques. Aussi le magazine en ligne La Règle du Jeu, avec le Comité International contre la lapidation, appelle-t-il le Ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à prendre connaissance de ce montage et à le condamner sans délai. Il demande au Président de la République, Nicolas Sarkozy, qui déclara naguère que Sakineh Mohammadi Ashtiani était sous la “responsabilité” de la France, de s’enquérir, au plus vite, du sort de la jeune femme dont on est sans nouvelles depuis plus de deux mois ainsi que, désormais, de celui de son fils et de son avocat. Nous invitons la chancelière allemande, Angela Merkel et, au delà d’elle, les autorités de l’Europe, à ne pas se tenir quitte de leurs obligations en exigeant la libération des journalistes du Bild arrêtés en même temps que Sajjad et Houtan Kian : avec eux deux, aussi, s’impose le devoir de parole mais aussi de solidarité et, le cas échéant, d’intervention.
Le scandale n’a que trop duré. Et l’abjection, parvenue à ce degré, ne peut rester sans réplique. L’affaire Sakineh vient de prendre un tour nouveau. Et, plus que jamais, elle interpelle les consciences des femmes et des hommes libres. L’indifférence, aujourd’hui, vaut complicité. Et le silence, face à la mascarade judiciaire la plus folle que le monde ait connue depuis l’ère stalinienne, vaudrait blanc seing aux assassins.
Bernard-Henri Lévy
Directeur de La Règle du jeu
Publié également le 2 Novembre 2010
» Bernard-Henri Lévy ne veut pas croire à l'exécution imminente de Sakineh et lance un nouvel appel.
Voir l'article du 31 Octobre 2010
» BHL, selon l'AFP, retrouve, à Jerusalem, les "accents lyriques" de Malraux


BHL invité de CNN International
BHL à Zohra Drif : la pénitence, c'est pour tout le monde!
c est odieux et criant d horreur
Commentaire par seban — mercredi 3 novembre 2010 @ 07:47
The whole world must be united against this criminal insane regime, we must find a way to free all these innocent people held against their will in the dungeon of this criminal apartheid and holocaust deniers regime. This entire regime must be put on trial for all these crimes they committed.
FREE SAKINEH MOHAMMADI ASCHTIANI her son and lawyer and the 2 german reporters who are completely innocent held imprisoned by this criminal islamic republic regime.
Commentaire par michail Azarniyouch — mardi 2 novembre 2010 @ 11:00