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	<title>Bernard-Henri Lévy &#187; WikiBHL</title>
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	<description>Des raisons dans l&#039;histoire</description>
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		<title>André Malraux</title>
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		<pubDate>Sat, 29 Oct 2011 12:41:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[André Malraux]]></category>
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		<category><![CDATA[homme politique]]></category>

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		<description><![CDATA[André Malraux
Ecrivain et homme politique.
Les dates-clefs d’André Malraux
3 novembre 1901 : Naissance d’André Malraux au 53 de la rue Damrémont (le massacreur de l’Algérie !), dans le 18ème arrondissement.
Novembre 1919 : André Malraux, qui commence à fréquenter les milieux littéraires de la capitale, rend visite pour la première fois à Max Jacob dans son logement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>André Malraux</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/andre-malraux-02.jpg" title="André Malraux" class="alignnone" width="291" height="266" />Ecrivain et homme politique.<span id="more-22056"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs d’André Malraux</strong></h1>
<p><b>3 novembre 1901</b> : Naissance <strong>d’André Malraux</strong> au 53 de la rue Damrémont (le massacreur de l’Algérie !), dans le 18ème arrondissement.<br />
<b>Novembre 1919</b> : <strong>André Malraux</strong>, qui commence à fréquenter les milieux littéraires de la capitale, rend visite pour la première fois à Max Jacob dans son logement montmartrois.<br />
<b>1921</b> : <em>Lunes en papier</em>. – Mariage à Paris <strong>d’André Malraux</strong> et de Clara Goldschmidt, qui prévoient de divorcer rapidement.<br />
<b>1922</b> : Le couple Malraux dépense à voyager l’argent du divorce.<br />
<b>1923</b> : Suite à de graves difficultés financières, <strong>André Malraux</strong> décide de s’enrichir en volant des statues au Cambodge et en les écoulant aux USA. Ils embarquent pour l’lndochine, remontent le Mékong, découvrent au nord du pays  le temple de Banteaï-Srey, y prélèvent sept bas-reliefs. Ils sont arrêtés à leur retour par l’administration coloniale et assignés à résidence à Phnom Penh.<br />
<b>1924</b> : Clara Malraux bénéficie d’un non-lieu, mais son mari et leur compagnon Louis Chevasson, après avoir été condamnés en appel, se pourvoient en cassation. Ils sont soutenus par une pétition parue l’année précédente dans <em>Les Nouvelles littéraires </em>et signée des écrivains français les plus prestigieux du moment.<br />
<b>1925</b> : Les Malraux et l’avocat Paul Monin, entrés dans le Kuomintang et aidés financièrement par la communauté chinoise de Cholon, fondent<em> L’Indochine</em>, journal anticolonialiste ensuite rebaptisé, suite à des pressions du gouverneur, <em> L’Indochine enchaînée</em>. Ils tentent également de redonner vie au mouvement <em>Jeune Annam</em>.<br />
<b>1926</b> : De retour en France, <strong>André Malraux</strong> écrit <em>La Tentation de l’Occident</em>.<br />
<b>1927</b> :<em> D’une jeunesse européenne</em> paraît dans la revue <em>Ecrits</em>.<br />
<b>1928</b> : Publication chez Grasset des <em>Conquérants</em> et chez Gallimard du<em> Royaume-farfelu, histoire</em>.<br />
<b>1930</b> :<em> La Voie royale</em>.<br />
<b>1931</b> : La NRF publie l’article mi-élogieux mi-sévère de Léon Trotski sur<em> Les Conquérants</em>, alors que deux ans plus tôt, le marxiste Bernard Groethuysen avait célébré, dans la même NRF, « le sens de l’histoire » manifesté par Malraux dans ce roman.<br />
<b>1933</b>  Naissance de Florence Malraux. &#8211; <strong>André Malraux</strong> rencontre Léon Trotski à Saint-Palais, près de Royan. – Début de la liaison <strong>d’André Malraux</strong> avec Louise de Vilmorin. -<em> La Condition humaine</em> remporte le prix Goncourt au premier tour et à l’unanimité. &#8211; Début de la liaison d’<strong>André Malraux</strong> avec une jeune romancière, collaboratrice d’Emmanuel Berl à <em>Marianne</em>, Josette Clotis.<br />
<b>1934</b> : André Gide et <strong>André Malraux</strong> organisent et président le Comité international pour la libération de Dimitrov et Thaelmann. – Expédition au Yémen à la recherche de la capitale de la reine de Saba.- <strong>André Malraux</strong> participe au premier Congrès des écrivains soviétiques à Moscou. Son allocution « L’art est une conquête » lui attire les foudres de Radek et de Nikouline.<br />
<b>1935</b> : <em>Le Temps du mépris</em> paraît chez Gallimard. – A la Mutualité, <strong>André Malraux</strong> préside, avec André Gide, le Congrès international des écrivains pour la défense de la culture où sont abordés, en présence d’Isaac Babel et Boris Pasternak, la question de la répression en URSS et le cas Victor Serge.  L’Association internationale des écrivains pour la défense de la culture, fondée à la suite de ce congrès, soutiendra, quelques mois plus tard, l’Ethiopie agressée par Mussolini.<br />
<b>1936</b> : <strong>André Malraux</strong> engage la lutte, dans une Espagne ravagée par la guerre civile, contre l’armée du général Franco, en organisant sur place l’escadrille internationale Espana , bientôt appelée <strong>André Malraux</strong>, et en participant aux combats de la Sierra de Teruel.<br />
<b>1937</b> : <strong>André Malraux</strong>, accompagné de Josette Clotis, fait une tournée de conférences aux USA et au Canada afin de récolter des fonds pour la cause républicaine. -<em> L’Espoir</em>, roman tiré de l’expérience espagnole, est publié chez Gallimard.<br />
<b>1938</b> :<strong> André Malraux</strong> réalise en Espagne même un film librement adapté de <em>L’Espoir : Sierra de Teruel</em>, qui ne sortira en France qu’après la Seconde Guerre mondiale.<br />
<b>1940</b> :<strong> André Malraux</strong> est enrôlé dans un régiment de chars d’assaut. Arrêté à Gramat et transféré à la prison Saint-Michel de Toulouse, il est libéré par un coup de main des frères Angel et du groupe de Jean-Pierre Vernant. Josette Clotis donne naissance à leur premier fils, Pierre-Gauthier.<br />
<b>1942</b> :<strong> André Malraux</strong> entre dans la Résistance.<br />
<b>1943</b> :<em> La Lutte avec l’ange</em> et <em>Le Règne du Malin </em>(ce dernier ouvrage ne paraîtra qu’à titre posthume). Naissance de Vincent, le deuxième fils de Josette Clotis et <strong>André Malraux.</strong><br />
<b>1944</b> : <strong>André Malraux</strong> crée la brigade Alsace-Lorraine et contribue à la libération de l’Alsace. – Alors qu’elle accompagnait sa mère à la gare de Saint-Chamant, Josette Clotis glisse d’un marchepied et a les jambes déchiquetées par le train. Elle décède quelques jours plus tard à la clinique de Tulle, à l’âge de 34 ans.<br />
<b>1945</b> :<strong> André Malraux</strong> rencontre le général de Gaulle, qui le prend dans son premier gouvernement comme ministre de l’Information.<br />
<b>1946</b> : De Gaulle quitte le pouvoir.<strong> Malraux</strong> le suit et fonde avec lui le RPF. C’est alors qu’il tourne la page de l’internationalisme non marxiste. « Il épouse la France ». Par ailleurs, une nouvelle période de création s’ouvre devant lui, davantage tournée vers le monde de l’art. – Il écrit <em>Esquisse d’une psychologie du cinéma, Scènes choisies et Le Démon de l’absolu</em> (qui ne sera publié qu’en 1996).<br />
<b>1947</b> : Séparés de fait depuis 1937, André et Clara Malraux divorcent.<br />
<b>1947-1950</b> :<em> La Psychologie de l’Art</em>, en trois volumes : 1) <em>Le Musée imaginaire</em> ; 2)<em> La Création artistique </em>; 3) <em>La Monnaie de l’absolu</em>.<br />
<b>1948</b> : <em>Les Noyers de l’Altenburg.</em><br />
<b>1950</b> : <em>Saturne, essai sur Goya</em>.<br />
<b>1952</b> :<em> Les Voix du silence.</em><br />
<b>1952-1954</b> : <em>Le Musée imaginaire de la sculpture mondiale</em>, en trois volumes : 1) <em>La Statuaire </em>;   2) <em>Des bas-reliefs aux grottes sacrées </em>; 3)<em> Le Monde chrétien.</em><br />
<b>1957</b> : <em>La Métamorphose des Dieux</em>, tome 1. L’ouvrage deviendra des années plus tard une trilogie composée de : 1) <em>Le Surnaturel</em> ; 2) <em>L’Irréel </em>; 3) <em>L’Intemporel</em>.<br />
<b>1958</b> : L’ouvrage d’Henri Alleg<em> La Question</em> ayant été interdit, <strong>André Malraux</strong>, Jean-Paul Sartre, François Mauriac et Roger Martin du Gard somment le gouvernement de condamner sans équivoque la torture en Algérie. &#8211;  En juin, le général de Gaulle revient au pouvoir. <strong>André Malraux</strong> est nommé ministre délégué à la présidence du Conseil, chargé de l’Information.<br />
<b>1959</b> : <strong>André Malraux</strong> devient ministre d’Etat chargé des affaires culturelles. Dès lors, il consacrera sa vie à la protection du patrimoine historique et esthétique de la France et du monde, prononçant de nombreux discours et oraisons funèbres, parmi lesquels le célébrissime hommage à Jean Moulin dans la cour Carrée du Louvre.<br />
<b>1960</b> : <strong>André Malraux</strong> se brouille avec sa fille Florence, qui a signé le Manifeste des 121, favorable à l’insoumission des appelés en Algérie. Cette brouille ne prendra fin qu’en 1968.<br />
<b>1961</b> : Pierre-Gauthier et Vincent, les deux fils qu&#8217;<strong>André Malraux</strong> a eus avec Josette Clotis, périssent dans un accident de voiture.<br />
<b>1967</b> :  <em>Antimémoires</em>.<br />
<b>1969</b> :  Le général-président Charles de gaulle s’en va et l’écrivain ministre<strong> André Malraux</strong> quitte ses fonctions.<br />
<b>1970</b> : <em>Le Triangle noir</em> ( Laclos, Goya, Saint-Just ).<br />
<b>1971</b> : <em>Les Chênes qu’on abat</em>. – Oraisons funèbres.<br />
<b>1974</b> :<em> Lazare. – Hôtes de passage</em>.<br />
<b>23 novembre 1976</b> : Mort d&#8217;<strong>André Malraux</strong> à l’hôpital Henri Mondor de Créteil.</p>
<h1>Les œuvres-clefs d<strong>’André Malraux</strong></h1>
<p><em>Lunes en papier</em> (bois de Fernand Léger, Galerie Simon,1921)<br />
<em>Ecrit pour une idole à trompe, conte farfelu</em> (fragments parus en revue en 1921 et l’intégralité à titre posthume chez Gallimard en 1989)<br />
<em>La Tentation de l’Occident</em> (Grasset, 1926)<br />
<em>D’une jeunesse européenne</em> (in <em>Ecrits</em>, Grasset,1927)<br />
<em>Les Conquérants </em> (Grasset, 1928)<br />
<em>Royaume-Farfelu, histoire</em> (Gallimard,1928)<br />
<em>La Voie royale </em> (Grasset, 1930)<br />
<em>La Condition humaine</em> (Gallimard,1933)<br />
<em>Le Temps du mépris</em> (Gallimard, 1935)<br />
<em>L’Espoir</em> (Gallimard,1937)<br />
<em>Sierra de Teruel </em> (film, 1938), rebaptisé Espoir en 1945<br />
<em>Le Règne du Malin </em> (écrit en 1943, publié à titre posthume par Gallimard en 1996)<br />
<em>La Lutte avec l’ange</em> (Le Haut-Pays, Lausanne,1943)<br />
<em>Esquisse d’une psychologie du cinéma</em> (Gallimard, 1946)<br />
<em>Scènes choisies</em> (Gallimard, 1946)<br />
<em>Le Démon de l’absolu</em> ( un chapitre, intitulé N’était-ce donc que cela ?,  parut en 1946 aux éditions du Pavois ; l’intégralité, seulement en 1996, à titre posthume, chez Gallimard)<br />
<em>L’Homme et la culture artistique</em> (Jean-Jacques Pauvert, 1947)<br />
<em>Dessins de Goya au musée du Prado</em> (Skira, Genève,1947)<br />
<em>Les Noyers de l’Altenburg</em> (Gallimard,1948)</p>
<p>Psychologie de l’art :<br />
1.<em>Le Musée imaginaire </em> (Skira, 1947)<br />
2.<em> La Création artistique</em> ( Skira, 1948)<br />
3.<em>La Monnaie de l’absolu</em> (Skira, 1950)<br />
<em>Saturne, essai sur Goya</em> (Gallimard, 1950)<br />
<em>Les Voix du silence</em> (Gallimard, 1951)</p>
<p>Le Musée imaginaire de la sculpture mondiale :<br />
1.<em>La Statuaire</em> (Gallimard, 1952)<br />
2.<em>Des bas-reliefs aux grottes sacrées</em> (Gallimard, 1954)<br />
3<em>.Le Monde chrétien </em> (Gallimard, 1954)<br />
<em>La Métamorphose des dieux</em>Gallimard,1957), qui deviendra Le Surnaturel dans la trilogie intitulée <em>La Métamorphose des Dieux</em>, parue une vingtaine d’années plus tard, en 1976, toujours chez Gallimard<br />
<em>Antimémoires</em> (Gallimard,1967)<br />
<em>Le Triangle noir</em> (<em>Laclos, Goya, Saint-Just</em>) (Gallimard,1970)<br />
<em>Les Chênes qu’on abat</em> (Gallimard, 1971)<br />
<em>Oraisons funèbres</em> (Gallimard, 1971)<br />
<em>La Tête d’obsidienne</em> (Gallimard,1974)<br />
<em>Lazare</em> (Gallimard, 1974)<br />
<em>Hôtes de passage</em> (Gallimard,1975)<br />
<em>Le Miroir des limbes</em> (Gallimard,1976). Reparaissent sous ce titre générique, revus et corrigés :</p>
<p>1.<em>Antimémoires</em><br />
2.<em>La Corde et la souris</em> (c’est-à-dire : <em>Hôtes de passage</em>, <em>Les Chênes qu’on abat</em>,<em> La Tête d’obsidienne</em>, <em>Lazare</em>, <em>Oraisons funèbres</em>, augmentés du discours de juillet 1973 à la Fondation Maeght).</p>
<p>Et, à titre posthume :<br />
<em>La Métamorphose des Dieux</em> (Gallimard,1977) :<br />
1.<em>Le Surnaturel</em><br />
2.<em>L’Irréel</em><br />
3.<em>L’Intemporel</em></p>
<p><em>L’Homme précaire et la littérature</em> (Gallimard, 1977)<br />
<em>Saturne</em>, <em>le destin</em>,<em> l’art et Goya </em> (Gallimard,1978, réédition du<em>Saturne</em>de 1950 revu et remanié par Malraux)<br />
<em>La Reine de Saba</em>, <em>« une aventure géographique » </em> (Gallimard, 1993)<br />
<em>Carnet du Front populaire, 1935-1936</em> (Gallimard, 2006)<br />
<em>Carnet d’URSS,1934</em> (Gallimard,2007)</p>
<h1><strong>André Malraux et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>En titrant son dernier ouvrage: <em>La Guerre sans l’aimer – Journal d’un écrivain au cœur du printemps libyen</em>, Bernard-Henri Lévy rend une nouvelle fois hommage à <strong>André Malraux</strong>, ce titre faisant référence à une phrase des Noyers de l’Altenburg : « Ah ! que la victoire demeure avec ceux qui auront fait la guerre sans l’aimer ! » Cette phrase hante Bernard-Henri Lévy depuis longtemps. Elle l’a aidé, entre autres, à tracer la ligne de partage entre les écrivains qui ont fait précisément la guerre sans l’aimer (outre Malraux : Ernest Hemingway, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/romain-gary-22679.html">Romain Gary</a>, etc) et ceux qui l’ont faite en l’aimant (Henry de Montherlant,<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/pierre-drieu-la-rochelle-22994.html"> Pierre Drieu La Rochelle</a>, etc). Elle l’a convaincu d’exalter les premiers,  qui ne se sont jamais engagés, et à leur corps défendant, que dans des guerres justes et de regretter que les autres aient cédé au douteux appel du sang, de la terre et des morts, sans plus pouvoir ensuite être lavés, tels des Macbeths ensorcelés, d’une tache indélébile qui s’appelle aussi le fascisme.</p>
<p>Bernard-Henri Lévy a rencontré <strong>André Malraux</strong> en 1971, peu après que l’auteur de<em> L’Espoir</em> ait lancé un appel pour le <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/1971-dans-la-guerre-du-bangladesh-par-arif-jamal-10167.html">Bangladesh</a>. Cet appel lui semblait en tous points semblable aux appels analogues lancés par l’ancien « coronel » en 1936 pour l’Espagne, en 1938 pour le Chili. Il n’en était rien. En 1971, le vieil homme ne songeait plus tant à constituer une brigade internationale qu’à rassembler des officiers à la retraite qui iraient former sur place leurs homologues du Bengale libre. Bernard-Henri Lévy retiendra la leçon pendant la guerre de<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ses-combats-1992-1995-la-bosnie-par-gilles-hertzog-15053.html"> Bosnie.</a></p>
<p>De tous les visages successifs que<strong> Malraux</strong> a portés au long de sa vie passablement marquée par le tragique, Bernard-Henri Lévy semble préférer « le visage des commencements », le visage d’un homme à moitié écrivain à moitié aventurier « et qui, de son éternelle jeunesse, domine le (XXème) siècle » <em>(<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-ix-recidives-1063.html">Récidives</a>)</em> (p.21). Il note, également dans <em>Récidives</em>(p.23) : «<strong> Malraux</strong> sans aînés, mais sans héritiers ». C’est assez dire qu’il ne l’a pas pris pour modèle au sens strict du terme, encore qu’il n’ait cessé de penser à lui lors de ses propres engagements, mais « comme une mesure de l’art et de l’humain, qui nous aide à évaluer nos vies, nos œuvres et nos songes » (<em>Récidives toujours</em> p.59). Il n’en reste pas moins qu’il n’a pas non plus celé « la part d’ombre du tableau » (<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/les-aventures-de-la-liberte-une-histoire-subjective-des-intellectuels-2-1119.html">Les Aventures de la liberté</a></em> p.208). Il lui a notamment reproché son assourdissant silence quand des milliers d’anarchistes catalans furent massacrés par le Parti en juillet et août 1939. Il a tenté par ailleurs de lever le voile sur ce qu’il a appelé « le scandale <strong>Malraux</strong> » : la transformation inattendue du révolté et du compagnon de route en « anticommuniste furieux des messes du RPF » <em>(Récidives)</em>. Plus énigmatique encore : ses allers et retours entre un désengagement d’esthète et un engagement de militant.</p>
<p>En vérité, ce que Bernard-Henri Lévy admire le plus chez <strong>Malraux</strong>, c’est précisément que la littérature et l’engagement s’y coudoient, jusqu’à s’y confondre. «  Ecrire sa vie, vivre son œuvre. Et si c’était le vrai programme de <strong>Malraux</strong> ? »(<em> (Récidives)</em> p.56) . C’est en tout cas le vrai programme de Bernard-Henri Lévy.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur </strong><strong>André Malraux</strong></h1>
<p>« Malraux philosophe ? Bien sûr ! Son pessimisme historique. Le goût et le sens du Tragique. Le refus des philosophies consolatrices. Le projet de fonder une morale après la mort de Dieu et de l’homme. Le thème de la mort de l’Homme. Oui, trente ans avant <em>Les Mots et les Choses</em>, la conviction selon laquelle l’Homme serait une invention récente, etc. Un désamour de soi &#8211; le fameux « tas de secrets » &#8211; qui, dans sa façon de creuser la subjectivité et d’en compliquer la topique traditionnelle, vaut « l’antihumanisme théorique » de nos maîtres du moment (1971,<em>ndlr</em>) . Une philosophie du sujet – ou du « héros – qui, voyant l’ennemi dans un totalitarisme « ontologique » aux frontières beaucoup plus larges que celles de l’analyse politique ou sociologique, croise des intuitions dont je devais, quelques années plus tard, retrouver la formule chez <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/2358-2358.html">Levinas</a>. On a dit de la « nouvelle philosophie » qu’elle devait beaucoup à Popper. Ou à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/albert-camus-8183.html">Camus</a>. C’est faux. Pour ce qui me concerne, au moins, la source la plus vive sera Malraux. » (<em>Récidives</em>, pp. 19-20)</p>
<p>«  Ce qu’il y a de plus grand, de plus beau, dans l’œuvre littéraire de Malraux, c’est ce qui lui vient de sa vie et de cet entrelacs bizarre qui n’appartenait qu’à lui entre l’œuvre et la vie, entre la vie rêvée et l’œuvre vécue, entre les gestes et les textes, ce mixte de gestes et de textes que j’ai appelés, ailleurs, les « gextes » malruciens. Tous les crétins diront que l’on a peine à discerner ce qui fait partie du vrai et ce qui est de l’ordre de la fable, du journalisme chimérique. Tout le génie de Malraux est là. Et ce qui est sûr, c’est que, loin de détourner Malraux de son art, la politique, le désir d’engagement n’ont cessé, au contraire, de l’y reconduire.(…) Si Malraux s’est engagé, s’il n’a cessé de s’engager, c’est parce que, dans cette confuse conscience que les artistes ont d’eux-mêmes, dans cette façon qu’ils ont d’entendre leur voix avec la gorge, de l’intérieur, Malraux a compris qu’il n’était jamais si grand, littérairement parlant, que lorsqu’il prenait le détour de l’action et de l’engagement. »<em> (Récidives ,p.43)</em></p>
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		<title>Jean Cocteau</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Oct 2011 11:57:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean Cocteau

Touche-à-tout de génie.
Les dates-clefs de Jean Cocteau
5 juillet 1889 : Naissance à Maisons-Laffitte, le matin de l’inauguration de l’Exposition universelle, de Jean Cocteau, troisième enfant de parents aisés. Sa mère, Eugénie, née Lecomte, est la fille d’un agent de change ; son père, Georges Cocteau, un avocat devenu rentier et peintre amateur.
1895 : Tandis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Jean Cocteau</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/jean-cocteau.jpg" title="Jean Cocteau" class="alignnone" width="211" height="257" /><br />
Touche-à-tout de génie.<span id="more-23689"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs de Jean Cocteau</strong></h1>
<p><b>5 juillet 1889</b> : Naissance à Maisons-Laffitte, le matin de l’inauguration de l’Exposition universelle, de <strong>Jean Cocteau</strong>, troisième enfant de parents aisés. Sa mère, Eugénie, née Lecomte, est la fille d’un agent de change ; son père, Georges Cocteau, un avocat devenu rentier et peintre amateur.<br />
<b>1895</b> : Tandis que son père l’initie au dessin, le petit Jean découvre le monde parisien du spectacle, d’abord au Nouveau Cirque où se produisent les clowns Footit et Chocolat, ensuite au Salon indien où les premiers films des frères Lumière sont projetés. L’émerveillement ne fait que commencer. Cocteau sera toujours fasciné par la part d’imaginaire qui se déploie sous les feux de la rampe, sur les écrans de cinéma, dans la musique, les poèmes, les romans, les dessins, les tableaux, et jusque dans les récits de voyage et les essais critiques. Il sera toujours fasciné par ceux qui, généreusement, offrent au public cette part d’imaginaire, à laquelle il donnera le nom générique de poésie, qu’ils soient pitres ou tragédiens, chanteurs ou danseurs, écrivains ou cinéastes, peintres ou musiciens, costumiers ou décorateurs. Il renoncera, dès l’aube de sa vie, à privilégier l’une ou l’autre de ces voies, préférant s’engager, quitte à s’y égarer, dans toutes à la fois.<br />
<b>5 avril 1898</b> : Sans doute pour des raisons financières, Georges Cocteau se tire une balle dans la tête.<br />
<b>1900-1907</b> : <strong>Jean Cocteau</strong> entre en sixième, en octobre 1900, au lycée Condorcet. Il fera des études médiocres, allant du lycée Condorcet au Lycée Fénelon, du lycée Fénelon à un cours privé, qui ne lui donnera  pas même les moyens d’obtenir son baccalauréat.<br />
<b>1908-1911</b> : Il commence à être reçu dans les salons qui comptent dans la capitale et à y fréquenter les milieux  littéraires et artistiques. Il rencontre <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/une-semaine-a-paris-katrian-chazal-canteloup-567.html">Marcel Proust</a>,  « insecte atroce » ( Lucien  Daudet) qui lui fait la cour. Il échappe à son emprise, d’autant qu’il hésite sur sa vraie nature sexuelle. Soignant sa coiffure, ses vêtements, son allure, dissimulant sa singularité derrière une imitation très réussie des gens célèbres, Cocteau  semble se fondre dans la société de son temps, y être familier avec tous, de l’acteur de Max à la poétesse Anna de Noailles, de l’écrivain <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-henri-levy-francois-mauriac-et-la-libye-est-republicain-entretien-avec-michel-vagner-1er-avril-2011-17532.html">François Mauriac </a>au peintre Jacques-Emile Blanche, du compositeur Igor Stravinski à l’animateur des Ballets russes Serge de Diaghilev. On l’appelle « le prince frivole », expression dont il fera le titre de son second recueil de poèmes qui paraîtra en 1910.<br />
<b>1912</b> : Première du<em> Dieu bleu</em>, un ballet dont l’argument est de Jean Cocteau, la musique de Reynaldo Hahn, les danseurs Karsavina et Nijinsky, les décors de Léon Bakst.<br />
<b>1913</b> : Eclate, aux yeux et aux oreilles de<strong> Jean Cocteau</strong>, la « bombe » <em>Sacre du printemps</em>.<br />
<b>1914-1918</b> : Bien qu’il soit réformé,<strong> Jean Cocteau</strong> tient à être présent sur les champs de bataille et s’engage dans la Croix-Rouge. Adopté par un régiment de fusiliers marins, il vit à Bixmude et vole avec Roland Garros. Sa vie continue d’être, même au fort de la guerre, de fantaisie et de légèreté. Il tirera de son expérience d’ambulancier son meilleur roman <em>Thomas l’imposteur</em>. A Paris, lors de ses permissions, il écrit <em>Le Potomak</em> et<em>Le Cap de Bonne-Espérance</em>, c’est-à-dire un roman et un recueil de poèmes, auxquels s’ajoute <em>Le Coq et l’Arlequin</em>, essai sur la musique ( il écrira : «  Le roman me donne du plaisir alors que la poésie est une souffrance et la critique un jeu. ») Il s’éloigne des artistes « à l’ancienne » et se rapproche des « modernes ». Il découvre les « Montparnos », dont Modigliani, qui fait son portrait. Il se lie avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/courez-voir-jacques-martinez-le-point-21102010-10885.html">Pablo Picasso</a> et Erik Satie, avec lesquels il signe<em> Parade</em>, un ballet en lequel Guillaume Apollinaire salue « la première manifestation de l’Esprit Nouveau » et qu’il qualifie de « sur-réaliste ». Sur le plan sexuel, <strong>Cocteau</strong> se comporte comme en art : il ne choisit pas entre les liaisons féminines et les liaisons masculines, mais pratique les deux. En 1918, Max Jacob lui présente Raymond Radiguet, qui sera l’un des amours de sa vie.<br />
<b>1919-1923</b>  <strong>Jean Cocteau</strong> se dit, en 1919, « attentif à tous les efforts de Dada », mais rompt, l’année suivante, avec le mouvement. Attaqué dans la NRF par André Gide, dont il a admiré naguère <em>L’Immoraliste</em>, Jean Cocteau se rebiffe (il commence à faire sa mue) : « Il y a en vous », écrit-il à Gide,  « du pasteur et de la bacchante ». Il se lie avec le Groupe des Six : il écrit le texte d’une œuvre collective, où tous participent Georges Auric, Louis Durey, Arthur Honegger, Darius Milhaud, Francis Poulenc, Germaine Tailleferre : <em>Les Mariés de la Tour Eiffel,</em> chahutée par les dadaïstes. Il tient la critique de jazz dans le quotidien <em>L’Intransigeant </em>et lance des bars musicaux à Paris (<em>le Gaya, le Bœuf sur le toit</em>).<br />
<b>1923-1925</b> : La disparition brutale de Raymond Radiguet exacerbe la dépendance de Cocteau à l’opium, dépendance dont il ne parviendra jamais à se défaire. Il traverse une crise mystique sous l’influence de Jacques Maritain et du père Charles Henrion, un disciple de Charles de Foucauld. Il dessine beaucoup (le futur <em>Mystère de Jean l’oiseleur</em>). En 1925, il reconnaît qu’il n’est pas « pour le ciel officiel » et qu’il ne croit plus à l’enfer.<br />
<b>1926-1927</b> :  Alors que son <em>Antigone</em> est reprise à la scène et qu’il y interprète le rôle d’Heurtebise, l’ange qui lui est apparu dans un ascenseur, il porte sur le théâtre deux autres figures majeures de la mythologie grecque : ce sont <em>Oedipus Rex</em>, oratorio dont la musique est d’Igor Stravinsky, et la pièce <em>Orphée</em>.<br />
<b>1927-1930</b> : Il alterne les écrits autobiographiques comme <em>Le Livre blanc</em>, où il chante, sous une forme romanesque, son homosexualité et révèle ses lieux de drague (« J’ai toujours aimé », y écrit-il, « le sexe fort que je trouve légitime d’appeler le beau sexe »), ou <em>Opium </em>(« La poésie de reportage me restait à explorer ») avec le théâtre musical (la <em>Cantate </em>d’Igor Markevitch), le théâtre tout court (<em> La Voix humaine</em>) et le cinéma ( après avoir tourné <em>Le Sang d’un poète</em>, il proclame fièrement :  « Maintenant je sais écrire en pellicule comme avec de l’encre. »)<br />
<b>1933-1937</b> : Retour au théâtre mythologique avec <em>La Machine infernale</em>,<em> Les Chevaliers de la Table Ronde</em> et <em>Œdipe Roi</em>. Jean Cocteau découvre le jeune comédien Jean Marais, auquel il donne le rôle du chœur dans cette dernière oeuvre. Jean Marais deviendra, non seulement le compagnon de Cocteau, mais son acteur emblématique : il sera de toutes ses pièces et de tous ses films, jusqu’à la mort du poète, et au-delà.<br />
<b>1938-1940</b> :<strong> Cocteau</strong> s’essaie à ce que ses détracteurs, dont les surréalistes, appelleront un théâtre de boulevard : <em>Les Parents terribles</em> et<em> La Machine à écrire </em>(qu’il ne donnera, remaniée, qu’en 1941), deux pièces où il manie habilement le mélange des genres. A noter : au début de la guerre, Cocteau se prononce clairement, dans<em> Le Droit de vivre</em>, contre le racisme.<br />
<strong>L’Occupation</strong> : <strong>Jean Cocteau</strong> continue ses activités théâtrales (<em>Les Monstres sacrés</em>, <em>le Bel indifférent</em> où s’illustre Edith Piaf, <em>Renaud et Armide</em>), non sans difficultés :  <em>La Machine à écrire</em> est, en 1941, vilipendée par la presse collaborationniste («  Marais et marécage », c’est ainsi que Lucien Rebatet titre son article après la première, Lucien Rebatet, qui ajoute : « <em>La Machine à écrire</em> est le type même du théâtre d’inverti »; la reprise, en 1941, des <em>Parents terribles</em> est boycottée ; <em>Renaud et Armide</em> d’abord refusée par le ministre Carcopino, etc). Cocteau approfondit  son approche du cinéma en écrivant des scénarios ou des dialogues pour des films estimables (<em> Le Lit à colonnes, Le Baron fantôme</em>) ou qui sont de parfaits véhicules pour Jean Marais ( <em>L’Eternel retour</em>).<strong> Cocteau</strong> fut-il, sinon un collaborationniste, un collaborateur ? A sa charge : le<em> Salut à Breker</em>, le sculpteur officiel du nazisme et la fin sidérante de ce<em> Salut</em> : « Dans la haute patrie où nous sommes compatriotes, vous me parlez de la France ». A sa décharge : il ne se compromet dans aucun voyage d’écrivains en Allemagne, dans aucune déclaration xénophobe ou raciste, dans aucun soutien intellectuel du projet nazi. D’une certaine façon, il reste le prince frivole, lui qui n’eut jamais la tête politique, mais un prince frivole qui refuse la direction de la Comédie-Française, qui tente de sauver Max Jacob, abandonné à son mauvais sort par Picasso, et qui sera blanchi de tout acte de collaboration, en 1944, par le Comité international du cinéma et par le Comité national des écrivains .<br />
<b>1945</b> : A cause de Franco, il refuse l’ambassade de France à Madrid. Il signe la demande de grâce pour Robert Brasillach : « Je signe parce que j’en ai assez qu’on condamne les écrivains à mort et qu’on laisse les fournisseurs de l’armée allemande tranquilles. » Il réalise son premier chef-d’œuvre pour l’écran : <em>La Belle et la Bête</em>.<br />
<b>1946</b> : <em>La Belle et la Bête </em>ne reçoit aucune récompense au Festival de Cannes.<br />
<b>1949</b> : <strong>Cocteau</strong> organise à Biarritz le Festival du film maudit.<br />
<b>1950</b> : Il dit de son deuxième chef-d’œuvre filmé, <em>Orphée</em>, qu’il est réaliste «  parce que le cinématographe permet de rendre réel l’irréel ». <em>Orphée</em> est présenté hors-compétition au Festival de Cannes. C’est le temps des honneurs et d’une gloire sans attrait, qui fige Cocteau dans un marbre académique.<br />
<b>1951</b> : Heureusement, il y a des coups de canif dans cette image officielle. Sa pièce<em> Bacchus</em> est un échec. Cocteau écrit à Mauriac, qui a quitté la salle fort en colère : «  Je t’accuse… »<br />
<b>1952</b> : Autre coup de canif : le scandale d’<em>Oedipus Rex</em> . « Pourquoi ne pas s’avancer en scène et dire : Pauvres imbéciles, restez dans votre crasse. Je vous quitte et vous n’entendrez plus parler de moi ? Ce serait si simple. »<br />
<b>1953</b> : Il préside le Festival de Cannes : «  Rien n’est plus éloigné de moi qu’un festival. J’y ai toujours été matraqué par le jury. »<br />
<b>1955</b> : En janvier, il est élu à l’Académie royale de langue et de littérature de Belgique et, trois mois plus tard, à l’Académie française.<br />
<b>1956</b> : Il entreprend, à Villefranche, la décoration murale de la chapelle Saint-Pierre. Il créera, dans ce même village, plus de trois cents céramiques et des bijoux.<br />
<b>1959</b> : Il décore l’église Saint-Blaise-des-Simples, à Milly-la-Forêt.<br />
<b>1960</b> : Au musée des Beaux-Arts de Nancy, une exposition rassemble tout son œuvre graphique et peint.<br />
<b>11 octobre 1963</b> : Déjà accablé par la mort de sa sœur en 1958, de son frère en 1961 et de Francis Poulenc au début de l’année, et déjà victime de malaises cardiaques, Jean Cocteau  succombe à une nouvelle crise, en présence de son fils adoptif Edouard Dermit, une heure après avoir appris la mort de son amie Edith Piaf.</p>
<h1><strong>Les œuvres-clefs de Jean Cocteau</strong></h1>
<p>Cette liste est loin d’être exhaustive.</p>
<p><strong>Poésie</strong><br />
<b>1909</b> : <em>La Lampe d’Aladin</em><br />
<b>1910</b> :<em> Le Prince frivole</em><br />
<b>1912</b> : <em>La Danse de Sophocle</em><br />
<b>1919</b> : <em>Ode à Picasso – Le Cap de Bonne-Espérance</em><br />
<b>1920</b> :<em> Escale- Poésies</em> (1917-1920)<br />
<b>1922</b> : <em>Vocabulaire</em><br />
<b>1923</b> : <em>La Rose de François- Plain-Chant</em><br />
<b>1925</b> : <em>Cri écrit</em><br />
<b>1926</b> : <em>L’Ange Heurtebise</em><br />
<b>1927</b> : <em>Opéra</em><br />
<b>1934</b> : <em>Mythologie</em><br />
<b>1939</b> : <em>Enigmes</em><br />
<b>1941</b> : <em>Allégorie</em><br />
<b>1945</b> : <em>Léone</em><br />
<b>1946</b> : <em>La Crucifixion</em><br />
<b>1948</b> : <em> Poèmes</em><br />
<b>1952</b> : <em>Le Chiffre sept- La Nappe du Catalan</em> (en collaboration avec Georges Hugnet)<br />
<b>1953</b> : <em>Dentelles d’éternité – Appogiatures</em><br />
<b>1954</b> : <em>Clair-obscur</em><br />
<b>1958</b> : <em> Paraprosodies </em><br />
<b>1961</b> : <em>Cérémonial du Phénix- La Partie d’échec</em>s<br />
<b>1962</b> : <em>Le Requiem</em><br />
<b>1968</b> : <em>Faire-Part</em> (posthume)</p>
<p><strong>Poésie romanesque</strong><br />
<b>1919</b>  : <em>Le Potomak</em><br />
<b>1923</b>  : <em>Le Grand écart – Thomas l’imposteur</em><br />
<b>1928</b>  : <em>Le Livre blanc</em><br />
<b>1929</b>  :<em> Les Enfants terribles</em></p>
<p><strong>Poésie théâtrale et musicale</strong><br />
<b>1912</b>  : <em>Le Dieu bleu</em><br />
<b>1917</b>  : <em> Parade</em><br />
<b>1921</b>  : <em> Les Mariés de la Tour Eiffel</em><br />
<b>1921</b>  : <em>Le Gendarme incompris</em>, livret de Jean Cocteau et Raymond Radiguet, musique de Francis Poulenc<br />
<b>1922</b>  : <em>Antigone</em><br />
<b>1924</b>  : <em>Roméo et Juliette</em><br />
<b>1926</b>  : <em>Orphée</em><br />
<b>1930</b>  : <em>La Voix humaine</em><br />
<b>1934</b>  : <em> La Machine infernale</em><br />
<b>1936</b>  : <em>L’Ecole des veuves</em><br />
<b>1937</b>  : <em>Œdipe-roi – Les Chevaliers de la Table Ronde</em><br />
<b>1938</b>  : <em>Les Parents terribles</em><br />
<b>1940</b>  : <em> Les Monstres sacrés – Le Bel Indifférent</em><br />
<b>1941</b>  : <em> La Machine à écrire</em><br />
<b>1943</b>  : <em>Renaud et Armide – L’Epouse injustement soupçonnée</em><br />
<b>1944</b>    <em> L’Aigle à deux têtes</em><br />
<b>1946</b>  : <em>Le Jeune homme et le mort</em>, ballet de Roland Petit<br />
<b>1951</b>  : <em>Bacchus</em><br />
<b>1960</b>  : <em>Nouveau théâtre de poche </em><br />
<b>1962</b>  : <em> L’Impromptu du Palais-Royal</em></p>
<p><strong>Poésie cinématographique</strong><br />
Nous ne citons que les longs métrages, et réalisés par Cocteau.<br />
<b>1930</b>  : <em>Le Sang d’un poète</em><br />
<b>1946</b>  : <em>La Belle et la Bête</em><br />
<b>1948</b>  : <em> L’Aigle à deux têtes et Les Parents terribles</em><br />
<b>1950</b>  : <em>Orphée</em><br />
<b>1960</b>  : <em>Le Testament d’Orphée</em></p>
<p><strong>Poésie critique</strong><br />
<b>1918</b>  : <em>Le Coq et l’Arlequin</em><br />
<b>1920</b>  : <em>Rappel à l’ordre</em><br />
<b>1930</b>  : <em> Opium</em><br />
<b>1932</b>  : <em> Essai de critique indirecte</em><br />
<b>1943</b>  : <em>Le Greco</em><br />
<b>1947</b>  : <em> Le Foyer des artistes – La Difficulté d’être</em><br />
<b>1949</b>  : <em> Lettres aux Américains</em><br />
<b>1951</b>  : <em>Jean Marais</em><br />
<b>1952</b>  : <em>Gide vivant</em><br />
<b>1953</b>  : <em>Journal d’un inconnu</em><br />
<b>1957</b>  : <em> Entretiens sur le musée de Dresde</em> <em>(avec Louis Aragon)</em><br />
<b>1959</b>  : <em>Poésie critique 1</em><br />
<b>1960</b>  : <em>Poésie critique 2</em><br />
<b>1964</b>  : <em>Portrait souvenir &#8211; Entretiens avec Roger Stéphane</em> (posthume)<br />
<b>1965</b>  : <em>Entretiens avec André Fraigneau</em>  (posthume)<br />
<b>1973</b>  : <em> Du cinématographe</em>, posthume – <em>Entretiens sur le cinématographe</em> (idem) –<em> Poésie de journalisme (1935-1938)</em>, idem.</p>
<p><strong>Journaux</strong><br />
<b>1946</b>  : <em>La Belle et la Bête</em> (journal du film)<br />
<b>1949</b>  : <em> Maalesh</em> ( journal d’une tournée de théâtre)<br />
<b>1983</b>  : <em> Le Passé défini</em> (posthume)<br />
<b>1989</b> :  <em> Journal 1942-1945</em>(posthume)</p>
<h1><strong>Jean Cocteau et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>C’est Jean-Cocteau-le-Touche-à-Tout qui a fini par séduire Bernard-Henri Lévy, malgré certains  aspects néfastes de cette trop grande facilité à s’exercer dans tous les domaines et dans tous les genres. Mais le talent, voire le génie, de Cocteau, qui est parvenu, avec le temps, à cesser d’imiter les autres (et son originalité est éclatante dans le domaine cinématographique), méritent, aux  yeux de Bernard-Henri Lévy, le respect. Il admire le fait que Cocteau a peu à peu  assumé sa singularité sexuelle, avec un courage et un panache que Gide n’a jamais eus, et il penche, quand il compare la gentillesse, ou plutôt la bonté, de Cocteau à la méchanceté de Mauriac, davantage vers le premier que vers le second. Par ailleurs, il tempère, s’il le regrette, le déficit de sensibilité politique de Cocteau. La double version des <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/les-aventures-de-la-liberte-une-histoire-subjective-des-intellectuels-282.html">Aventures de la liberté </a></em>(série télévisée et essai littéraire sur les engagements des intellectuels, de l’affaire Dreyfus à la fin du Xème siècle) est significative des balancements de<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie"> Bernard-Henri Lévy</a> à cet égard. Autant, dans la série télévisée, il pointe son <em>Salut à Breker</em> en pleine Occupation, autant, dans le livre, composant un dialogue intérieur entre lui-même et lui-même sur Cocteau, il atténue l’image froide qu’il en donnait dans la série, éclaire son parcours pendant l’Occupation, rappelle l’ostracisme et la haine dont l’accablèrent les  distingués auteurs de la NRF, les surréalistes et bien d’autres notables du monde littéraire ou artistique de son temps et du nôtre.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Jean Cocteau</strong></h1>
<p>«  Il y a un écrivain dont vous ne parlez pas (dans <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/lideologie-francaise-306.html">L’Idéologie française</a></em>) et qui jouit, à vos yeux, d’une extraordinaire impunité : c’est Jean Cocteau. Alors pourquoi ? (…) Est-ce qu’il n’a pas écrit dans<em> La Gerbe</em> ? dans<em> Comoedia </em>? Est-ce qu’il n’y a pas le témoignage du vieux José Corti qui, en mai 1944, au restaurant <em>Le Catalan</em> , où l’autre a ses habitudes, vient le voir sur le thème : « vous mangez avec les Allemands que cela vous serve au moins à m’aider à sauver mon fils déporté » ? et est-ce qu’il n’est pas établi que « le prince des poètes », étourderie ou indifférence, ne bouge pas le petit doigt ? Est-ce qu’il n’y a pas eu le <em>Salut à Breker</em>, enfin, dont il sent d’ailleurs lui-même, et tout de suite, qu’il sera, le moment venu, la pièce la plus lourde de son dossier ?<br />
« &#8211;  (…) <em>Le Salut à Breker</em>, d’accord. Mais pas d’hymne à l’hitlérisme. Pas d’euphorie devant la victoire allemande. Pas de <em>Solstice de juin. </em>Ni de <em>Chronique privée de l’an 40</em>. Ni de dénonciations, bien sûr. Ni, publiquement du moins, de déclarations antisémites. Et pour un manquement enfin, dans le cas du fils Corti, aux règles de l’honneur, combien d’interventions à commencer par celle, vaine mais sincère, en faveur de Max Jacob ? Ajoutez à cela c’est la seconde raison qu’il y a un autre Cocteau dont il faut, si l’on va par là, parler autant que de celui-ci et qui est son opposé exact. C’est le Cocteau qui était, le saviez-vous ?, l’un des éditorialistes vedettes, avant la guerre, du journal d’<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-henri-levy-fait-un-carton-aux-usa-suite-13757.html">Aragon</a>, Ce soir. Un Cocteau de gauche. Un Cocteau antifasciste . Un Cocteau qui n’est pas, mais alors pas du tout, de cette famille pétainoïde. » (<em>Voici Berlin à Paris… &#8211; Dialogue avec moi-même sur la question Cocteau</em>  in : <em>Les Aventures de la liberté</em>, pp.140-141)<br />
« &#8211; Je me demande si Cocteau n’aurait pas été l’écrivain le plus haï de son époque, et de la nôtre. On a oublié cette haine. On a oublié l’invraisemblable persécution dont les surréalistes, par exemple, n’ont cessé de le poursuivre . Breton : «  l’être le plus haïssable de ce temps ». Péret : « Cocteau ? une crotte d’ange. » Eluard : « et puis, sans rougir, car nous parviendrons bien à l’abattre comme une bête puante, prononçons le nom de Jean Cocteau ». Les numéros de<em> La Révolution surréaliste</em> où l’on évoque, sans se gêner, ses mœurs. Les coups de fil délateurs à sa mère. Les courses-poursuites dans la rue.  Savez-vous qu’on tabasse Cocteau dans ces années ?  que ses spectacles sont systématiquement perturbés ? savez-vous que, pendant toute cette période, il a dû quitter les salles de cinéma avant la fin de la séance, car il savait que René Char l’attendait à la sortie ? (…) Ce qui m’émeut, moi, c’est de l’entendre gémir sur l’injustice qui lui est faite. C’est de le voir se battre comme un diable pour se faire reconnaître comme l’un des leurs par les gens de la NRF. C’est de le savoir si bouleversé quand on l’écarte. Si heureux quand on l’accueille. C’est cette phrase : « mon nom court plus vite que mon œuvre » ; cette autre : «<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/andre-malraux-22056.html"> Malraux</a>, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-25-octobre-2001-8464.html">Montherlant</a>, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a>, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/albert-camus-8183.html">Camus</a>, Anouilh, on les envisage ; moi, on me dévisage ». C’est la haine qu’il se témoigne. Les coups qu’il se porte à lui-même. C’est qu’il soit un cinéaste génial, un prosateur de premier ordre et qu’il ait tout organisé, en effet, pour occuper ce rôle mineur dans le paysage de son époque. J’aime, je le répète, que cet homme ait entrepris, sans le vouloir ni le savoir, de jouer si clairement sa vie contre son œuvre. » (<em>Idem</em>, p.146)</p>
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		<title>Marc Roussel</title>
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		<pubDate>Mon, 17 Oct 2011 13:48:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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Photographe, journaliste, réalisateur.
Les dates-clef de Marc Roussel
23 avril 1957 : Naissance à Courbevoie, dans une famille d’ouvriers communistes. Son grand-père maternel, Nicolas Campos, un Espagnol engagé dans les Brigades Internationales, combat le régime de Franco de 1936 à 1939, puis, après s’être évadé du camp d’Elne, entre dans la Résistance. Dans cet univers « [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Marc Roussel</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/marc-roussel-01.jpg" title="Marc Roussel" class="alignnone" width="327" height="284" /><br />
Photographe, journaliste, réalisateur<span id="more-23672"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Marc Roussel</strong></h1>
<p><b>23 avril 1957</b> : Naissance à Courbevoie, dans une famille d’ouvriers communistes. Son grand-père maternel, Nicolas Campos, un Espagnol engagé dans les Brigades Internationales, combat le régime de Franco de 1936 à 1939, puis, après s’être évadé du camp d’Elne, entre dans la Résistance. Dans cet univers « aculte » du prolétariat républicain nait une conscience politique et sociale qui tardera à trouver sa place entre des influences artistiques et la nécessité scientifique.<br />
<b>1975</b> :<strong> Marc Roussel </strong>termine Maths Elem au Lycée de Courbevoie alors fréquenté par une génération de futurs artistes (<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/isabelle-adjani-23561.html">Isabelle Adjani</a>, Jean-Pierre Daroussin, Bartabas …)<br />
<b>1976</b> : Le Salon d’Automne, qui consacra les Impressionnistes, s’ouvre à la photographie et accorde le statut de sociétaire à vie à trois auteurs : Jean-Loup Sieff, Bernard Plossu et<strong> Marc Rousse</strong>l.<br />
<b>1977</b> : Maths Sup et Maths Spé au Lycée Chaptal<br />
<b>1981</b> : Diplômé de l’École Centrale Nantes, <strong>Marc Roussel</strong> entre dans la vie active comme ingénieur dans le nucléaire.<br />
<b>1983</b> : Il abandonne la carrière d’ingénieur pour créer une société de production (20H47) où il fait ses armes comme réalisateur.<br />
<b>1989</b> : Deuxième société de production, R&#038;B, consacrée aux films d’entreprise. Trop loin de la fibre politique et artistique, l’initiative sera abandonnée.<br />
<b>1990</b> : L’Irak envahit le Koweït. <strong>Marc Roussel</strong> traverse le Sahara avec son frère Laurent en pleine rébellion touarègue. Trois mois, de Paris à Abidjan, qui marquent un tournant définitif dans son engagement.<br />
<b>1991</b> : Il devient photojournaliste indépendant à 34 ans, fort du legs familial mais sans réseaux et sans commandes.<br />
<b>1996</b> : <strong>Marc Roussel</strong> entre à l’agence Gamma. Il y couvrira pendant neuf ans et à travers 130 pays des sujets de géopolitique, d’aventures sportives et scientifiques.<br />
<b>2001</b> : Première rencontre avec Bernard-Henri Lévy, suite à la publication de la série d’articles de BHL sur les «<em> Guerres Oubliées </em>» dans<em> Le Monde</em>. Il couvre l’après 11 septembre à New York, au Pakistan puis en Afghanistan.<br />
<b>2002</b> :<strong> Marc Roussel</strong> accompagne pendant un mois Bernard-Henri Lévy en Afghanistan.<br />
<b>2004</b> : Création du collectif de photographes Orizon, avec Alain Buu, Jean-Luc Moreau, Patrick Durand et Dung Vo Trung. Naissance d’Angèle Roussel, sa cinquième fille (après Sarah en 1985, Victoria en 1988, Alice en 1997 et Louise en 1999).<br />
<b>2010</b> : <strong>Marc Roussel</strong> passe 14 semaines en Irak pour couvrir l’ensemble du territoire en vues aériennes avec le soutien de l’Armée américaine.<br />
<b>2011</b> : Printemps arabe.<strong> Marc Roussel</strong> part en Libye avec Bernard-Henri Lévy. Six voyages, de mars à septembre, couvrent l’histoire de la libération de la Libye. Il tourne un film, coréalisé avec Bernard-Henri Lévy, qui sortira en 2012.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Marc Roussel</strong></h1>
<p><b>1976</b> : « <em>Réflexions</em> », exposition collective au Grand Palais, pour le Salon d’Automne<br />
<b>1979</b> : « <em>Murs peints</em> », exposition personnelle à l’American Center de Paris<br />
<b>1986</b> : « <em>Algol, expédition mer-montagne</em> », documentaire de 26 mn pour FR3<br />
<b>1995</b> : «<em> 36 coups sur NY</em> », essai photographique en 36 photos (suivi de « 36 coups sur Buenos Aires » en 2008)<br />
<b>2002</b> : « <em>La culture en exil </em>» (Kaboul), exposition personnelle dans les FNAC St Lazare, en province et à l’étranger, Alliances françaises de Lahore (Pakistan) et Sydney (Australie)<br />
<b>2005</b> : « <em>Le rêve kazakh </em>», documentaire de 26 mn pour Arte et BBC<br />
<b>2009</b> : « <em>Le monde de la Francophonie</em> », exposition personnelle à Paris, Châlons-sur-Marne, Rouen, suite à dix années de travail sur les Lycées français de l’étranger<br />
<b>2010</b> : « <em>Anna de Nassiriyah </em>», tournage d’un documentaire sur la reconstruction de l’Irak<br />
<b>2010</b> : « <em>Autoportraits de la mort</em> », journal photographique, fragments d’une vie amoureuse<br />
<b>2011</b> : Tournage d’un film sur la guerre de Libye avec Bernard-Henri Lévy.</p>
<h1><strong>Marc Roussel et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Quand<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie"> Bernard-Henri Lévy</a> publie au printemps 2001, sous le titre générique « <em>Les Guerres Oubliées </em>», une série de cinq articles dans <em>Le Monde</em>, illustrés seulement de quelques photos d’archives,<strong> Marc Roussel</strong> le contacte pour lui proposer de refaire le parcours dans une version photographique, complémentaire de la précédente. Le projet se construit quand arrive le <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-11-septembre-dix-ans-apres-le-point-8-septembre-2011-22804.html">11 septembre</a>. New York, puis <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/du-nouveau-sur-la-mort-de-daniel-pearl-641.html">Pakistan</a> et premier voyage en Afghanistan pour<strong> Roussel</strong>. <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/qui-a-tue-daniel-pearl-2-95.html">Daniel Pearl</a> est assassiné en janvier 2002 et Bernard-Henri Lévy est mandaté par <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/2002-170.html">Jacques Chirac</a> et Lionel Jospin pour une mission officielle destinée à évaluer l’aide que la France peut apporter à l’<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ses-combats-1981-2003-un-ami-de-lafghanistan-par-mehrabodin-masstan-14353.html">Afghanistan </a>dans sa reconstruction.<strong> Marc Roussel</strong> l’accompagne pendant un mois à travers le pays et à la rencontre de tous les chefs de guerre pour documenter la mission. C’est un grand moment de l’Histoire partagé mais qui n’inspirera dans un premier temps qu’un respect mutuel.<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/libye-kadhafi-sarkozy-bernard-henri-levy-un-texte-de-maria-de-franca-16740.html"> En mars 2011</a>, Bernard-Henri Lévy et <strong>Marc Roussel</strong>, accompagnés de<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/gilles-hertzog-4868.html"> Gilles Hertzog</a>, partent pour la <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/libye-bhl-hier-lundi-jour-de-la-liberation-de-tripoli-22320.html">Libye</a>. Les événements se précipitent, les confidences s’en mêlent et les trois, saisis d’une amitié républicaine au sens de l’Espagne, vont, au cours de six voyages, de<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/paris-tripoli-benghazi-le-point-22-septembre-2011-23129.html"> Benghazi </a>à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-henri-levy-confirme-a-reuters-que-le-general-younes-a-bien-ete-assassine-par-des-kadhafistes-21843.html">Tripoli</a> via<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/au-coeur-de-misrata-ville-martyre-par-bernard-henri-levy-19660.html"> Misrata</a>, se trouver liés par le pacte tacite de la Libye Libre. L’Histoire donne lieu à de nombreuses publications et un film sortira en salles en 2012, sorte de geste contemporaine coréalisée par Bernard-Henri Lévy et<strong> Marc Roussel</strong>.</p>
<h1><strong>Marc Roussel à propos de Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« Ce qui nous a d’abord rapprochés, et que je n’aurais jamais soupçonné du personnage public qu’a bâti l’intellectuel, c’est le goût de l’action, de l’aventure et ce sens, davantage prévisible, de l’Histoire. Bernard est ensuite un ami fidèle et sincère, un homme ouvert et respectueux de tous les hommes, un naïf éclairé qui en conscience maquille ses angoisses ou ses faiblesses de la plus belle assurance. Ainsi cette confidence, à<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/au-coeur-de-misrata-ville-martyre-par-bernard-henri-levy-19660.html"> Kaboul</a>, aux premières heures de la prétendue guerre de Bush contre le terrorisme islamiste, qui me reste comme une provocation ultime, savoureux mélange de confiance et d’ingénuité – ces moteurs définitifs de la création :<em> j’ai trouvé ce que sera la grande œuvre de ma vie : la réécriture du Coran par un Juif. »</em></p>
<h1><strong>Bernard-Henri Lévy à propos de Marc Roussel</strong></h1>
<p>« La surprise c’est que, lui aussi, fonctionne à la mémoire tutélaire et à l’imaginaire héroïque. Est-il dans une tranchée d’<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/retour-a-benghazi-le-point-14-avril-2011-17966.html">Ajdabiya</a> ? ce sont les récits de la bataille de l’Ebre qu’il a en tête et les premières pages d<em>’Hommage à la Catalogne</em> d’Orwell qui lui font prisme. S’engage-t-il avec moi, avec nous, dans l’aventure d’un film sur la<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/a-propos-du-journal-libyen-de-bernard-henri-levy-23331.html"> Libye libre</a> ? lui vient, et ne le lâche plus, le modèle <em>Sierra de Teruel</em> de<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/andre-malraux-22056.html"> Malraux</a> ou celui du groupe d’artistes qui, autour d’<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/hommage-a-jorge-semprun-ce-texte-devait-etre-prononce-en-presence-de-lecrivain-disparu-le-28-juin-au-musee-du-prado-a-madrid-19643.html">Hemingway</a> et de<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/lire-malraux-a-t-il-encore-un-sens-12797.html"> Dos Passos</a>, produisent Terre d&#8217;Espagne de Joris Ivens. » (<em>La Guerre sans l’aimer</em>)</p>
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		<title>Jean Genet</title>
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		<pubDate>Sat, 15 Oct 2011 17:03:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean Genet
Ecrivain.
Les dates-clefs de Jean Genet
NB : Ces notes s’appuient sur la chronologie établie par Albert Dichy.
19 décembre 1910 : Naissance à Paris de Jean Genet, d’une mère célibataire de 22 ans, Camille Gabrielle Genet, ouvrière lingère, et de père inconnu.
1911 : A sept mois, Jean Genet est abandonné par sa mère aux bons soins [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Jean Genet</strong></h1>
<p><img class="alignnone" title="Jean Genet" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/jean-genet.jpg" alt="" width="280" height="255" />Ecrivain.<span id="more-23628"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs de Jean Genet</strong></h1>
<p>NB : Ces notes s’appuient sur la chronologie établie par Albert Dichy.</p>
<p><b>19 décembre 1910</b> : Naissance à Paris de Jean Genet, d’une mère célibataire de 22 ans, Camille Gabrielle Genet, ouvrière lingère, et de père inconnu.<br />
<b>1911</b> : A sept mois, Jean Genet est abandonné par sa mère aux bons soins de l’hospice des Enfants assistés. Le pupille est envoyé dans une famille nourricière, les Régnier, petits artisans établis dans le village d’Alligny-en-Morvan.<br />
<b>1919</b> : Camille Gabrielle Genet meurt à Paris, durant l’épidémie de grippe espagnole, sans jamais avoir revu son fils.<br />
<b>1920</b> : <strong>Jean Genet</strong> commet ses premiers vols des chapardages plutôt à l’église d’Alligny-en-Morvan.<br />
<b>1923</b>: Il est reçu premier de sa commune aux épreuves du certificat d’études primaires. Aucun enseignement de niveau supérieur ne lui sera donné.<br />
<b>1924-1925</b>: Contraint de quitter l’école et sa famille nourricière, il va d’apprentissage en apprentissage dans de petites entreprises, chez des particuliers, en milieu rural, s’évadant à chaque fois, à chaque fois repris et replacé ailleurs. Il séjourne à l’hôpital Sainte-Anne de Paris, dans un service de psychiatrie enfantine, puis, également à Paris, il suit un traitement de neuropsychiatrie au Patronage de l’enfance et de l’adolescence, d’où il s’enfuit encore.<br />
<b>1926</b> : Après deux incarcérations l’une à la prison de la Petite-Roquette à Paris, l’autre à la Maison d’arrêt de Meaux toujours pour les mêmes motifs : vagabondage et absence de titre de transport, il est passe en jugement. Le Tribunal l’envoie en Touraine, dans « un bagne d’enfants », la colonie agricole pénitentiaire de Mettray, qui sera au cœur de son univers romanesque et poétique et même cinématographique, si on pense au documentaire qu’il écrira à la fin de sa vie sur Mettray, <em>Le Langage de la muraille</em>, mais que malheureusement il ne pourra réaliser.<br />
<b>1929</b> : Devançant l’appel, il s’engage pour deux ans dans l’armée. D’abord incorporé dans le sud de la France dans un régiment d’infanterie, il se portera ensuite volontaire pour servir dans l’armée du Levant et sera affecté, à Damas, en Syrie, à la construction d’un fort militaire.<br />
<b>1931</b> : Il se réengage pour deux ans, choisissant cette fois de servir au Maroc, dans un régiment de tirailleurs.<br />
<b>1933</b> : Libéré, il revient à Paris, rend visite à André Gide, traverse la France à pieds, voyage en Espagne.<br />
<strong>1934 : Nouvel engagement dans l’armée pour trois ans, qui seront portés à quatre l’année suivante.<br />
<b>1936-1937</b> : Déçu d’être confiné en France alors qu’il avait souhaité servir une fois de plus en Afrique du Nord, </strong><strong>Jean Genet</strong> déserte. Pour échapper aux poursuites, il erre dans toute l’Europe : en Italie, en Albanie, en Yougoslavie, de nouveau en Italie, en Autriche, en Tchécoslovaquie, en Pologne, en Allemagne, en Belgique, et retour en France. Il relatera cette errance dans <em>Journal du voleur</em>. A Paris, il est arrêté par deux fois. La première interpellation, pour vol, lui vaut d’être condamné à un mois de prison, mais il bénéficie d’un sursis et il est relâché. La seconde, pour vol, falsification d’identité et port d’arme prohibée lui vaut d’être reconnu comme déserteur. Il est condamné à cinq mois de prison.<br />
<b>1938- 1942</b> : Années mouvementées durant lesquelles il est réformé de l’armée pour « déséquilibre » et « amoralité », arrêté huit fois pour vol et huit fois incarcéré. C’est au cours de ces années-là que Genet écrit le roman  <em>Notre-Dame-des-Fleurs</em> et le poème <em>Le Condamné à mort</em>.<br />
<b>1943</b>: <strong>Jean Genet</strong> rencontre Jean Cocteau qui, enthousiaste du <em>Condamné à mort</em>, mais pas de <em>Notre-Dame-des-Fleurs</em>, du moins à la première lecture, lui trouve un éditeur. <strong> Genet</strong> est arrêté pour le vol d’une édition rare de Verlaine et risque la relégation perpétuelle. Grâce à Cocteau, qui le présente à ses juges comme « le plus grand écrivain de l’époque moderne », il n’est condamné qu’à trois mois de prison. Mais une nième affaire de vol l’envoie au camp des Tourelles, bientôt  placé sous le contrôle de Joseph Darnand , secrétaire général au Maintien de l’Ordre et chef de la Milice. <strong>Genet</strong> va-t-il être déporté ?<br />
<b>1944</b> : <strong>Genet</strong> est libéré, en début d’année, grâce à l’intervention d’amis envers lesquels il n’exprimera jamais la moindre reconnaissance. Il termine la rédaction du <em>Miracle de la rose</em>, rencontre <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Jean-Paul Sartre </a>au café de Flore, déplore la mort de son compagnon, Jean Decarnin, tombé sur les barricades lors de la libération de Paris. Les œuvres de <strong>Genet</strong> commencent à circuler sous le manteau, car elles sont jugées pornographiques par la censure et parfois plus que pornographiques : François Mauriac les dira « excrémentielles ». Certaines sont, par ailleurs, terriblement provocantes, comme <em>Pompes Funèbres</em>, dont Genet commence la rédaction en 1944 et où l’on trouve un éloge de la Milice (c’est pourtant un milicien qui tua Decarnin) ainsi qu’ une vision érotisée d’… Adolf Hitler.<br />
<b>1947</b> : <em>Les Bonnes</em>, première pièce de <strong>Genet</strong> à être jouée, est inspirée par l’affaire criminelle des sœurs Papin. Elle est créée au théâtre de l’Athénée, à Paris, dans une mise en scène de Louis Jouvet.<br />
<b>1948</b> : Création de <em>’Adame Miroir</em> au théâtre Marigny à Paris par les ballets Roland Petit. Jean Cocteau et Jean-Paul Sartre lancent une pétition demandant la grâce définitive de <strong>Jean Genet</strong>. Cette grâce sera accordée l’année suivante par le président Vincent Auriol.<br />
<b>1949</b> : <em>Haute surveillance</em> est créée au théâtre des Mathurins, à Paris, par la compagnie Jean Marchat.<br />
<b>1950</b> : <strong>Jean Genet</strong> tourne <em>Un chant d’amour</em>, film qui sera longtemps clandestin. Il aura d’autres projets de films, mais <em>Un chant d’amour</em> restera comme le seul qu’il ait réalisé.<br />
<b>1952</b> : Après la publication du <em>Saint Genet, comédien et martyr</em> de Sartre,  <strong>Genet</strong> brûle tous ses inédits. Il va davantage se tourner vers le théâtre, le cinéma, les essais sur l’art, etc.<br />
<b>1964</b> : Son jeune amant, l’acrobate de cirque Abdallah, rencontré en 1955, se suicide. <strong>Genet</strong> veut renoncer à tout projet littéraire et écrit son testament.<br />
<b>1966</b> : La pièce <em>Les Paravents</em>, qui traite, entre autres, de la guerre d’Algérie, est créée à l’Odéon-Théâtre de France dans une atmosphère d’émeute.<br />
<b>1967</b> : A la suite d’une prise massive de somnifères, <strong>Genet</strong> est trouvé sans connaissance dans une chambre d’hôtel de Domodossola.<br />
<b>1968</b> : Aux USA, il participe aux manifestations contre la guerre du Vietnam.<br />
<b>1969</b> : En France, il manifeste, avec<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html"> Marguerite Duras</a>, pour les travailleurs immigrés.<br />
<b>1970</b> : Entré illégalement aux Etats-Unis, il donne des conférences dans les universités et répond aux questions des journalistes sur les Panthères Noires, dont il a pris la défense. De retour en France, il intervient à la télévision en faveur d’Angela Davis, qui a été arrêtée. Après les évènements de « Septembre noir », il visite les camps palestiniens et rencontre en secret <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/l%e2%80%99antisemitisme-qui-vient-le-point-02122010-12321.html">Yasser Arafat</a>.<br />
<b>1971</b> : Il proteste contre l’assassinat de George Jackson qui a été exécuté à l’intérieur même de sa prison. Il se rapproche de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-27-janvier-1975-4873.html">Michel Foucault</a>, animateur du Groupe d’Information sur les prisons. Il manifeste, dans le quartier parisien de la Goutte d’or, en faveur des immigrés qui risquent l’expulsion. Il fait partie, avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/gilles-deleuze-2317.html">Gilles Deleuze</a>, du comité Djellali, qui lance un  <em>Appel des intellectuels aux travailleurs arabes</em>.<br />
<b>1974</b> : Il soutient la candidature à l’élection présidentielle de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html">François Mitterrand</a>. Gilles Deleuze publie un livre sur lui : <em>Glas</em>.<br />
<b>1977</b> : Dans <em>Le Monde</em> du 2 septembre paraît un article, intitulé <em>Violence et brutalité</em>, dans lequel <strong>Genet</strong> approuve la violence de la bande à<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/une-semaine-a-paris-katrian-chazal-canteloup-567.html"> Baader</a>, de même qu’il a vu, dans l’attentat palestinien contre les athlètes, aux Jeux olympiques de Munich, en 1972, l’avènement d’un terrorisme qu’il appelait de ses vœux.<br />
<b>1979</b> : Atteint d’un cancer de la gorge, il commence une chimiothérapie.<br />
<b>1982</b> : Il est à Beyrouth, avec Layla Shahid, lorsqu’ont lieu, les 16 et 17 septembre, les massacres de Sabra et Chatila. Il entre à Chatila le 19 et prend connaissance des horreurs commises par des miliciens chrétiens. Il écrit un article, Quatre heures à <em>Chatila</em>, que publiera, au début de l’année suivante, la <em>Revue d’études palestiniennes</em>.<br />
<b>1983</b>: Il commence à rédiger <em>Le Captif amoureux</em>, où il développe, sous une forme mi-documentaire mi-romanesque, son engagement palestinien.<br />
<b>1986</b>: Il meurt, le 15 avril, dans une chambre d’hôtel parisien. Le 25, il est enterré au Maroc, dans le cimetière espagnol de Larache, face à la mer. En mai, <em>Le Captif amoureux</em> sort en librairie.</p>
<h1><strong>Les œuvres-clefs de Jean Genet</strong></h1>
<p>NB Les dates citées sont celles de la première parution.<br />
<strong>Poésie</strong><br />
- <em>Le condamné à mort</em>, édition hors-commerce, Fresnes, 1942<br />
- <em>Chants secrets</em>, avec : <em>Le Condamné à mort</em> et <em>Marche funèbre</em>, L’Arbalète, Décines, Lyon, 1945<br />
- <em>Le Condamné à mort, Marche funèbre, La Galère, La Parade, Un chant d’amour, Le Pêcheur du Suquet</em>, L’Arbalète, Décines, Lyon, 1948</p>
<p><strong>Romans et autres textes</strong><br />
<em>Notre-Dame-des-Fleurs</em>, « Aux dépens d’un amateur » ( Paul Morihien), Monte-Carlo, 1944<br />
<em>Miracle de la rose</em>, L’Arbalète, Décines, Lyon, 1951<br />
<em>Querelle de Brest</em>, l’Arbalète, Décines, Lyon, 1947<br />
<em>Pompes funèbres, Bikini</em> « aux dépens d’un amateur » (Paul Morihien), 1948<br />
<em>Journal du voleur</em>, Gallimard, Paris, 1949<br />
<em> ‘Adame Miroir</em>, argument pour ballet, Morihien, Paris, 1949<br />
<em>L’Enfant criminel</em>texte radiophonique, Morihien, Paris, 1949<br />
<em>Lettres à Leonor Fini</em>, Loyau, Paris, 1950<br />
<em>Jean Cocteau</em>, Empreintes, Bruxelles, 1950<br />
<em>Conférence de Stockholm</em>, texte radiophonique pour la radio suédoise, musée-bibliothèque Pierre-André Benoit, Stockholm, 1955<br />
<em>Le Funambule</em>, l’Arbalète, Décines,Lyon, 1958<br />
<em>d’Alberto Giacometti</em>, L’Arbalète, Décines, Lyon, 1958<br />
<em>Le Captif amoureux</em>, posthume, Gallimard, Paris, 1986<br />
<em>Lettres à Roger Blin</em> posthume, Gallimard, Paris, 1986<br />
<em>« Chère Madame»</em>, correspondance avec Ann-Bloch, Merlin Verlag, Hambourg, 1988<br />
<em>Lettres à Olga</em> et Marc Barbezat, L’Arbalète, Décines, Lyon, 1988<br />
<em>L’Ennemi déclaré</em>, recueil de textes et entretiens, Gallimard, Paris, 1991<br />
<em>Lettres à Ibis</em>, L’Arbalète/ Gallimard, 2010</p>
<p><strong>Théâtre</strong><br />
<em>Les Bonnes</em>, L’Arbalète, 1947<br />
<em>Haute surveillance,</em> Gallimard, Paris, 1949<br />
<em>Le Balcon</em>, L’Arbalète, Décines, Lyon, 1956<br />
<em>Nègres</em>, L’Arbalète, Décines, Lyon, 1958<br />
<em>Les Paravents</em>, L’Arbalète, Décines,Lyon, 1961<br />
<em>Elle</em>, posthume, L’Arbalète,1989<br />
<em>Splendid’s</em>, posthume, L’Arbalète, 1993</p>
<p><strong>Cinéma</strong><br />
<em>Ulysse ou Les Mauvaises rencontres</em>, court métrage perdu, réalisé par Alexandre Astruc et où <em>Jean Genet</em> apparaît en Cyclope, auprès de Cocteau en Homère, Juliette Gréco en Calypso, Christian Bérard en Poséidon, etc (1948)<br />
<em>Film sans titre </em> d’une durée de trois minutes,  réalisé par <strong>Jean Genet</strong> qui y apparait auprès de Violette Leduc, Java, etc (1950)<br />
<em>Un chant d’amour</em>, court métrage de 25 minutes, réalisation : <strong>Jean Genet</strong> (1950).<br />
<em>Le Bagne</em>, posthume, scénario dialogué, L’Arbalète, 1994<br />
NB : Beaucoup d’autres scénarios, écrits par <strong>Jean Genet</strong>, qu’ils aient été ou non réalisés, sont encore à paraître.</p>
<h1><strong>Jean Genet et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>On ne s’étonnera pas que Bernard-Henri Lévy ait fustigé, notamment dans la série télévisée <em>Les Aventures de la liberté</em><em>, l’apôtre de la violence que fut <strong>Jean Genet</strong>, notamment quand il célébra, en 1972, après l’attentat de Munich, l’avènement du terrorisme palestinien, la violence étant, pour lui comme pour Sartre, la seule arme dont les Palestiniens disposaient alors. En 1977, dans son article </em><em>La Violence et la brutalité</em>, <strong>Genet</strong> écrivait : « Nous devons à Andreas Baader, à Ulrike Meinhof, à Holger Meins, à la RFA en général, de nous avoir fait comprendre, non seulement par des mots, mais par leurs actions, hors de prison et dans les prisons, que la violence seule peut achever la brutalité des hommes. » Bernard-Henri Lévy ne pouvait admettre aucun des mots de ce credo funèbre. Mais il est écrivain, il est même l’un de ces écrivains qui, au-delà de la dénonciation intellectuelle, voire du dégoût, restent sensibles au romanesque de la vie des hommes en général, et des intellectuels en particulier. C’est ainsi qu’à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/tanger-2601.html">Tanger</a>, il convoqua le fantôme de Jean Genet, comme il convoqua ceux de William Burroughs, Bryan Gysin, Tennessee Williams, Truman Capote, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/romain-gary-22679.html">Romain Gary</a>, s’interrogeant sur cette « sainteté » tant recherchée par l’auteur du<em> Bagne</em>, aussi bien que sur le mystère de sa dernière demeure, cette tombe du cimetière de Larache face à la mer.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Jean Genet</strong></h1>
<p>« Le beau livre d’Hadrien Laroche, au Seuil, sur le  « Le beau livre d’Hadrien Laroche, au Seuil, sur le  <em>Dernier Genet</em>, (« dernier » étant à entendre au double sens d’ « ultime » et d’ «infâme »). Les textes de ce dernier <strong>Genet</strong>. Le fait qu’il les édite en arabe, dans des revues palestiniennes. Je vois deux autres cas de grands intellectuels qui ont choisi, comme lui, de publier hors de leur langue. Foucault donnant, en Italie ses fameux écrits « iraniens », Gary dont il a fallu attendre l’automne dernier pour découvrir, chez <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/olivier-nora-2824.html">Calmann-Lévy</a>, la traduction française de l’<em>Ode au général de Gaulle</em>. Peut-être aussi certains textes d’Althusser. Que fait-on quand on se conduit ainsi ? que fuit-on ? quel risque conjuré – quelle alliance nouvelle, ou renversée ? (&#8230;) Le dernier <strong>Genet</strong>. Cette tache dans l’histoire de sa vie. Cette zone d’ombre. C’est ce que l’on préfère dans la vie d’un écrivain. Ces moments dont on ignore tout et dont on ne sait ce qu’il faut conclure : s’il a trop vécu, ou plus du tout si le peu de traces laissées tient à l’extinction du moteur biographique ou au fait qu’il s’est mis à tourner, soudain, à plein régime. » ( Article daté du 28 juin 1997, repris dans <em>Mémoire vive &#8211; Questions de principe sept</em>, pp . 231-232)<br />
« Monstruosité encore, mais « éblouissante » celle-là, et opérant comme une lumière pour tous ceux qui, nous dit Bernard Sichère (dans son livre <em>Le Dieu des écrivains)</em>, y reconnaissent leur propre « monstruosité silencieuse » : Proust, Bataille , Genet,  Jouhandeau ces quatre écrivains que leur quête de « sainteté » n’a jamais écarté (…) de l’autre sacro-saint principe dont la formule demeure « ne pas céder sur son désir ». ( Article daté du21 mai 1999, repris dans <em>Mémoire vive &#8211; Questions de principe sept</em>, p.433)<br />
« Genet à Tanger ? Au Maroc ? <strong>Genet</strong> était un sans-domicile fixe. Un typique « sans feu ni lieu », dont le non-lieu était la religion. Alors Tanger… Va pour Tanger ! Mais comme un de ces non-lieux. Un de ces points de passage parmi d’autres. Sûrement pas, en tout cas, un ancrage tardif, un port d’attache, un lieu élu. Sûrement pas le côté : j’ai trop bougé, je suis las de ce vagabondage infini, je choisis donc Tanger, je me fixe à Tanger à la façon, par exemple, de Paul Bowles. » (<em>Un tombeau pour Genet</em> in : <em>Pièces d’identité</em>, p.481)<br />
«  Bryan Gysin, à Tanger : <em>il y a trois Genet ; les gens connaissent le Genet voleur, et Genet le génie mais ils ignorent le troisième, Genet le secret»</em>,  Et si c’était le Genet de Tanger ? Et si Genet à Tanger, était l’objet du plus grand mystère ? Lui qui, à Paris, vivait dans des meublés, ou des hôtels de fortune, descend, à Tanger, au Minzah. Pourquoi ? Choukri  la source décidément la plus fiable, au fond la seule, sur ce <strong>Genet</strong> tangérois rapporte ce propos : <em>Parce que je suis un sale chien ; je descends au Minzah ou au Hilton parce que j’aime voir ces élégants servir un sale chien comme moi… »</em> (<em>Idem</em>, p.483)<br />
« La seule vraie adresse de <strong>Genet</strong> à Tanger : le cimetière chrétien de Larache, coincé entre un bordel et la vieille prison espagnole où il côtoie, pour la dernière fois mais à jamais, un peuple de voyous, maquereaux, trafiquants de kif, passeurs divers et variés, artistes du couteau. Là, un matin d’avril 1986, l’arrivée du cercueil enveloppé dans un sac de jute sur lequel on a inscrit, comme pour les sans-papiers qu’on rapatrie au Maroc pour qu’ils y soient enterrés, « travailleur immigré » ; et puis, au milieu des sépultures de soldats espagnols, une tombe blanche, très simple, sans croix ni symbole, au bord du précipice, face à la mer. Deux thèses s’affrontent à Tanger. Celle d’une « dernière volonté » de <strong>Genet</strong>. Celle rapportée encore par Choukri de El Katrani, l’ami auquel il avait offert, avant de mourir, une petite maison à Larache : <em>Je veux être enterré n’importe où, sauf à Larache</em>. Je préfère, évidemment, la seconde. Car comment mieux dire la suprême intelligence de l’art ? » (<em>Idem</em>, p. 484).</p>
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		<title>Isabelle Adjani</title>
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		<pubDate>Mon, 10 Oct 2011 17:07:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Isabelle Adjani
Comédienne, chanteuse et militante
Les dates-clefs d’Isabelle Adjani
27 juin 1955 : Naissance à Paris, dans le 17ème arrondissement, d’Isabelle Yasmina Adjani, d’une mère allemande, Emma-Augusta née Schweinberger, et d’un père algérien d’origine turque, Mohammed Chérif Adjani, lequel, durant la Seconde Guerre mondiale, s’était engagé, à seize ans, dans les rangs de l’armée française et avait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Isabelle Adjani</strong></h1>
<p><img class="alignnone" title="Isabelle Adjani" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/isabelle-adjani.jpg" alt="" width="466" height="300" />Comédienne, chanteuse et militante<span id="more-23561"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs d’Isabelle Adjani</strong></h1>
<p><strong>27 juin 1955</strong> : Naissance à Paris, dans le 17ème arrondissement, d<strong>’Isabelle Yasmina Adjani</strong>, d’une mère allemande, Emma-Augusta née Schweinberger, et d’un père algérien d’origine turque, Mohammed Chérif Adjani, lequel, durant la Seconde Guerre mondiale, s’était engagé, à seize ans, dans les rangs de l’armée française et avait rencontré sa future épouse lorsqu’il était remonté avec les troupes, à l’heure de la libération de l’Europe, d’Italie en Bavière.<strong> Isabelle Adjani</strong> a évoqué l’influence qu’exerça sur elle le couple parental : «<em> Des origines étrangères de mes parents, j’ai fait une richesse, une source de rêveries infinies : l’univers de la littérature allemande d’un côté, les mystères orientaux de l’autre. Mais devant la souffrance de mes parents, leur non- intégration, leurs difficultés matérielles, j’étais totalement démunie. La souffrance des parents vous imprègne pour la vie. » (Le Monde</em> du 23 décembre 2000, entretien mené par Annick Cojean)  Elle respectera tant ses parents que, lorsque Mohammed Chérif Adjani , garagiste de son état, sera devenu pro-palestinien, elle ira jusqu’à éviter d’interpréter, du vivant de son père, des rôles de femmes juives, etc.<br />
<strong>1957</strong> : Naissance d’Eric Hakim Adjani, frère cadet d’Isabelle. Les deux enfants vont grandir dans une hlm de Gennevilliers. Ils y connaîtront des voisins, les Coubard, des communistes, qui leur montreront, de la même façon que le feront leurs parents, « la dignité de s’engager pour des causes justes » (<em>Le Monde</em>, id°).<br />
<strong>1959</strong> : A quatre ans, <strong>Isabelle Adjani</strong> participe, aux côtés de ses parents bien sûr, à une manifestation d’aide aux jeunes Algériens.<br />
<strong>1969</strong> : Elle tourne, à quatorze ans, son premier film : <em>Le Petit bougnat</em>, destiné au public enfantin. Elle a été choisie, parmi les élèves du lycée de Courbevoie, par l’assistant du réalisateur Bernard Toublanc-Michel.<br />
<strong>1971</strong> : Alors qu’elle songe à préparer une licence de philosophie, Nina Companeez lui offre un rôle dans son long métrage <em>Faustine ou Le Bel été</em>.<br />
<strong>1972</strong> : Elle débute au théâtre dans <em>La Maison de Bernarda</em> de Federico Garcia Lorca, avec Annie Ducaux et la troupe de Robert Hossein. Puis, recommandée par la même Annie Ducaux, elle entre à la Comédie-Française, alors qu’elle n’a pas fait le Conservatoire mais le cours Florent. Elle y sera <em>Agnès</em> dans <em>L’Ecole des femmes</em> de Molière. Son interprétation lui vaut le Prix du syndicat de la critique et le Prix Suzanne Bianchetti.<br />
<strong>1974</strong> : Elle se fait remarquer à la Télévision française dans la série<em> Le Secret des Flamands</em>, écrite par Jean-Louis Roncoroni et réalisée par Robert Valey. La même année, elle triomphe, à la Comédie-Française, dans le rôle-titre d&#8217;<em>Ondine</em> de Jean Giraudoux. Elle s’impose au cinéma dans <em>La Gifle </em>de Claude Pinoteau, remportant pour ce film, en Italie, le Prix David di Donatello de la meilleure jeune comédienne étrangère. Année bien remplie, puisqu’elle s’y exerce enfin à la chanson, sous l’égide de Serge Gainsbourg, qui lui fait interpréter sa<em> Rocking Chair</em> dans un show télévisé de Maritie et Gilbert Carpentier.<br />
<strong>1975</strong> : La Comédie-Française lui propose un contrat de vingt ans, mais elle préfère poursuivre sa route au cinéma. Le succès de L’Histoire d&#8217;<em>Adèle H</em>, film de François Truffaut, lui donne raison puisque son interprétation d’Adèle Hugo, la fille du poète devenue folle après un échec sentimental, lui fit remporter quatre prix cette année-là : le National Board of Review, le New York film Critics Circle Award, le National Society of Film Critics Awards ; et trois l’année suivante : le David di Donatello en Italie, le Prix de la meilleure actrice au festival de Carthagène, ainsi qu’à Hollywood l’Oscar de la meilleure actrice !<br />
<strong>1977</strong> : Son frère Eric Hakim entre lui aussi dans la vie professionnelle : d’abord assistant de Marguerite Duras pour le film <em>Le Camion</em>, il tiendra ensuite quelques rôles au cinéma, dont celui du valet en noir, une sorte d’ange de la mort, dans le<em> Don Giovanni </em>de Joseph Losey (1979), puis il se consacrera à la photographie (il réussira notamment de beaux portraits de Serge Gainsbourg).<br />
<strong>1978</strong> :<strong> Isabelle Adjani</strong> obtient le Bambi de la meilleure actrice pour<em> Nosferatu</em>, fantôme de la nuit, film de Werner Herzog.<br />
<strong>1979</strong> : Naissance, en avril, de Barnabé Saïd, fils d’<strong>Isabelle Adjani</strong> et du chef-opérateur et réalisateur Bruno Nuytten.<br />
<strong>1981</strong> : Au festival de Cannes, le Prix d’interprétation féminine est décerné à<strong> Isabelle Adjani</strong> pour deux films à la fois :<em> Possession</em> d’Andrzej Zulawski et<em> Quartet </em>de James Ivory.<br />
<strong>1982</strong> : Elle remporte le César de la meilleure actrice pour<em> Possession</em>. Elle commence par refuser le rôle que lui propose Jean Becker dans<em> L’Eté meurtrier</em> par peur des scènes où elle doit apparaître nue. Puis elle se ravise.<br />
<strong>1983</strong> : Mort de son père Mohammed Chérif Adjani. Elle remporte, au Portugal, un nouveau prix pour <em>Possession</em> lors du festival Fantasporto. Elle réalise un album sous la direction de Serge Gainsbourg et se place en tête des ventes de 45 tours  avec <em>Pull marine</em>, dont le vidéo-clip est réalisé par Luc Besson. Dans l’émission télévisée <em>Show </em> Isabelle Adjani, elle chante<em> Love me or leave me</em> de Gus Khan et Walter Donaldson. Elle enregistre, pour les éditions des Femmes, un livre audio : le  <em>Journal </em>d’Alice James. Elle renonce, après quelques jours, à poursuivre le tournage de <em>Prénom Carmen</em> de Jean-Luc Godard. Elle est remplacée par Marushka Detmers. De la même façon, à l’automne, elle abandonne, au bout de quelques représentations, le rôle-titre de la pièce d’August Strindberg <em>Mademoiselle Julie.</em> Elle est remplacée par Fanny Ardant.<br />
<strong>1984</strong> : <strong>Isabelle Adjani</strong> remporte un deuxième César de la meilleure actrice, cette fois pour <em>L’Eté meurtrier </em>de Jean Becker.<br />
<strong>1985</strong> : Elle enregistre un deuxième livre audio pour les éditions des Femmes : <em>Des textes, des voix</em>, ouvrage collectif.<br />
<strong>1986</strong> : <em>Thérèse</em>, film d’Alain Cavalier sur Sainte Thérèse de Lisieux, remporte le Prix du jury au festival de Cannes et sort en salles. <strong>Isabelle Adjani </strong>dira de ce film, en 2000, à Annick Cojean : «<em> C’est l’un des films de ma vie. Une grâce. Une sublimation. Le rayonnement de l’amour. J’aime totalement. Le moindre geste, le moindre bruissement, le moindre regard. Et ce visage inoubliable de Catherine Mouchet, qui montre l’invisible. Ce film me fait un effet ! » Elle ajoutera : </em><em>« Je ne crois pas qu’aucun de mes films ait jamais produit pareil effet sur le public. » ( Le Monde</em>, id°)<br />
<strong>1987</strong> : Alors que commence l’épidémie de sida, une rumeur se répand selon laquelle elle est d’abord séropositive, puis carrément…décédée. Elle a raconté ces « <em>neuf mois de délire urbain à vif. Neuf mois inouïs, kafkaïens, pendant lesquels mes amis finissaient par me dire : </em><em>« Allez, à nous tu peux dire la vérité ! » Au restaurant, je sentais la réticence à me donner des couverts. On me rapportait que tel médecin connu confirmait, dans les dîners, avoir vu lui-même mes analyses alarmantes. Qu’Untel connaissait le chirurgien, l’infirmière, le brancardier qui m’avaient eue en soins. Un décorateur contacté par Bruno Nuytten pour Camille Claudel s’est désisté en affirmant que, de tout façon, je serais morte avant le tournage. Aucun bulletin de santé n’aurait pu mettre fin à cette folie. On l’aurait cru falsifié. Jusqu’au jour où j’ai lu, vraiment lu, dans la presse, l’annonce de ma mort. C’est le plus grand embarras de ma vie. J’avais honte pour tout le monde. » (Le Monde</em>, id°) Elle se décide alors à paraître au journal de 20 heures, sur TF1, pour couper court à la rumeur.<br />
<strong>1988</strong> : Après avoir tourné <em>Camille Claudel</em>, qu’elle a aussi produit, elle disparait du grand écran pour cinq ans, durant lesquels elle affichera davantage ses prises de position politiques. A la veille du référendum proposé par le président Chadli Bendjedid, elle participe, sur le campus de Bouzareah près d’Alger, à un meeting pour « soutenir la naissance d’une démocratie en Algérie ». En revanche, elle ne soutient pas, en France, la candidature de Jacques Chirac à l’élection présidentielle. Elle ne soutient en l’occurrence la candidature de personne, affirme-t-elle sur TF1.<br />
<strong>1989</strong> : Un troisième César est décerné à Isabelle Adjani pour son interprétation de <em>Camille Claudel</em> dans le film de Bruno Nuytten. Au cours de la cérémonie, montée sur scène pour y recevoir son trophée, elle lit un extrait des <em>Versets sataniques</em>, roman de l’écrivain anglo-indien Salman Rushdie, qui vient de tomber, pour avoir écrit ce livre inspiré du <em>Maître et Marguerite</em> de Boulgakov,, sous le coup d’une fatwa pour apostasie prononcée contre lui par l’ayatollah  Rouhollah Khomeiny.<em> Camille Claudel</em> lui vaut, la même année, un prix au festival de Berlin et, l’année suivante, un oscar à Hollywood, deux récompenses attribuées à la meilleure actrice de l’année.<br />
<strong>1990</strong> : A l’occasion de la sortie de l’intégrale studio, Jacques Higelin 1974-1988, <strong>Isabelle Adjani </strong>enregistre avec le chanteur <em>Je ne peux plus dire je t’aime</em> .<br />
<strong>1995</strong> : Naissance de Gabriel-Kane, fils d’<strong>Isabelle Adjani</strong> et de l’acteur américain Daniel Day Lewis.<br />
<strong>1996</strong> : Revenue au cinéma sur un échec (<em>Toxic Affair</em>, 1993), elle se dit harcelée par les journalistes et par ses fans, ce qui la conduit à se retirer en Suisse.<br />
<strong>1997</strong> : Elle soutient la manifestation parisienne pour la paix en Algérie et répond au <em>Figaro</em> sur la situation politique de ce pays. L’entretien paraît en première page du quotidien sous le titre : <em> L’Algérie m’empêche de dormir</em>. Et vous ?  Elle y dénonce tout autant le terrorisme islamiste que le terrorisme d’Etat. Elle préside le 50ème festival de Cannes, qui décernera sa Palme d’or ex-aequo au Goût de la cerise de l’Iranien Abbas Kiarostami et à L’Anguille du Japonais Shohei Imamura.<br />
<strong>1999</strong> : Invitée à l’Elysée pour la réception du président algérien Abdelaziz Bouteflika, en visite officielle en France, elle refuse de s’y rendre.<br />
<strong>2000</strong> : Retour à Paris et retour triomphal au théâtre, où elle n’a pas paru depuis sept ans, dans une adaptation signée René de Ceccaty de<em> La Dame aux camélias</em>, d’Alexandre Dumas fils.<br />
<strong>2002</strong> : <strong>Isabelle Adjani</strong> enregistre un livre audio collectif :<em> Gardez-moi les journaux</em> de Pierre Hebey (Gallimard)<br />
<strong>2003</strong> : Prix de la meilleure actrice, au festival de Cabourg, pour<em> Adolphe</em> de Benoît Jacquot d’après Benjamin Constant. Sortie de la BO de<em> Bon voyage !</em>, film de Jean-Paul Rappeneau.<strong> Isabelle Adjani</strong> y chante la chanson-titre, paroles de Martin Rappeneau, musique de Gabriel Yared.<br />
<strong>2004</strong> : <strong>Isabelle Adjani</strong>chante, en duo avec Pascal Obispo, <em>On ne sert à rien </em>de Lionel Florence et Pascal Obispo sur l’album <em>Sidaction – Ensemble contre le sida</em>, 10 ans ensemble. Elle reçoit le Grand Prix spécial des Amériques pour l’ensemble de sa carrière au festival de Montréal.<br />
<strong>2007</strong> : Sur le plan de la vie privée, c’est l’année du décès de sa mère, Emma-Augusta, surnommée Gusti. Sur le plan de la vie publique : en février elle déclare que les propos du pape Benoît XVI sur l’inefficacité du préservatif devraient être passibles de poursuites pour crime contre l’humanité ; en juillet elle inaugure le festival panafricain d’Alger ; en octobre elle participe à la manifestation contre la mise en place du test ADN pour le regroupement familial ; en décembre elle devient présidente d’honneur du Club des amis et actionnaires du journal <em>Backchich</em>.<br />
<strong>2008</strong> : Elle chante<em> Wo wo wo wo de</em> et avec Christophe (album de Christophe Aimer ce que nous sommes).<br />
<strong>2009</strong> : Elle signe la pétition de soutien à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/roman-polanski-22784.html">Roman Polanski</a> lancée par Bernard-Henri Lévy dès l’arrestation du cinéaste à Zurich le 26 septembre.<br />
<strong>2010</strong> : La militante <strong>Isabelle Adjani </strong>est l’une des premières à signer la pétition conçue par<em> Libération, <a href="http://laregledujeu.org/">La Règle du jeu</a>, le Huffington Post</em> et Elle pour empêcher la mise à mort par lapidation, en Iran, de l’institutrice <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/sakineh-outragee-par-bernard-henri-levy-9651.html">Sakineh Mohammadi Ashtiani </a>, accusée d’abord d’adultère, puis de complicité dans le meurtre de son mari, mais ce dernier chef d’inculpation semble avoir été été retiré. L’actrice <strong>Isabelle Adjani</strong> reçoit son quatrième César pour <em>La Journée de la jupe </em>de Jean-Paul Lilienfeld. Sa prestation dans ce film, où elle est la professeure d’un lycée difficile, qui en arrive, à force de stress, à prendre sa classe en otage, lui amène d’autres récompenses, telles que le Prix d’interprétation au festival de Monte Carlo, le Prix Lumière, le Globe de Cristal et l’Etoile d’or. Mais Noël 2010 apporte à la personne <strong>Isabelle Adjani</strong> la tragique nouvelle de la mort subite, suite à une crise cardiaque, de son frère cadet Eric Hakim.<br />
<strong>2011</strong> : Elle chante <em>Tomber</em>, paroles de Frank Henry, musique de Frank Henry, Marco Papazian et Claude Salmieri , dans la BO du film <em>De force</em> de Frank Henry.</p>
<h1><strong>Les pièces-clefs d’Isabelle Adjani</strong></h1>
<p><em>La Maison de Bernarda</em> de Federico Garcia Lorca (Maison de la Culture de Reims, m.e.s : Robert Hossein, 1972, reprise à l’Odéon en 1974)<br />
<em>L’Ecole des femmes </em>de Molière (Comédie-Française, m.e.s : : Jean-Paul Roussillon,1973)<br />
<em>L’Avare </em>de Molière (Idem)<br />
<em>Port-Royal</em> d’Henry de Montherlant ( Id°, sauf m.e.s : Jean Meyer)<br />
<em>Ondine</em> de Jean Giraudoux (Comédie-Française, m.e.s : Raymond Rouleau, 1974)<br />
<em>Mademoiselle Julie</em> d’August Strindberg (théâtre Edouard VII, m.e.s: J.P. Roussillon, 1983 – <strong>Isabelle Adjani</strong> assura seulement quelques représentations)<br />
<em>La Dame aux camélias</em> (théâtre Marigny, m.e.s : Alfredo Arias,2000)<br />
<em>La Dernière nuit de Marie Stuart</em> de Wolfgang Hildesheimer, ( Marigny, m.e.s : Didier Long, 2006)</p>
<h1><strong>Les films-clefs d’Isabelle Adjani</strong></h1>
<p><em> Le Petit Bougnat</em> de Bernard Toublanc-Michel (1970)<br />
<em>Faustine ou le Bel été </em>de Nina Companeez (1972)<br />
<em>La Gifle </em>de Claude Pinoteau (1974)<br />
<em>L’Histoire d’Adèle H </em>de François Truffaut (1975)<br />
<em>Barocco</em> d’André Téchiné (1976)<br />
<em>Le Locataire </em>de Roman Polanski (1976)<br />
<em>Violette</em> et François de Jacques Rouffio (1977)<br />
<em>Nosferatu</em>, fantôme de la nuit de Werner Herzog (1979)<br />
<em>Les Sœurs Brontë</em> d’André Téchiné (1979)<br />
<em>Clara et les chics types </em>de Jacques Monnet (1981)<br />
<em>Quartet</em> de James Ivory (1981)<br />
<em>Possession</em> d’Andrzej Zulawski (1981)<br />
<em>L’année prochaine…si tout va bien</em> de Jean-Loup Hubert ((1981)<br />
<em>Tout feu tout flamme</em> de Jean-Paul Rappeneau (1982)<br />
<em> Antonieta</em> de Carlos saura (1982)<br />
<em>Mortelle randonnée</em> de Claude Miller (1983)<br />
<em>L’Eté meurtrier</em> de Jean Becker (1983)<br />
<em>Subway </em>de Luc Besson (1985)<br />
<em>T’as de beaux escaliers, tu sais</em> court métrage d’Agnès Varda (1986)<br />
<em>Ishtar</em> d’Elaine May (1987)<br />
<em>Camille Claudel </em>de Bruno Nuytten (1988)<br />
<em>L’Après-octobre</em>, documentaire de Merzak Allouache (1989)<br />
<em>Toxic Affair</em> de Philomène Esposito (1993)<br />
<em>La Reine Margot</em> de Patrice Chéreau (1994)<br />
<em>Diabolique de Jeremiah</em> S. Chechik (1996)<br />
<em>Paparazzi </em>d’Alain Berbérian (1998)<br />
<em>La Repentie</em> de Laetitia Masson (2002)<br />
<em>Adolphe</em>, d’après Benjamin Constant, de Benoît Jacquot (2002)<br />
<em>Bon voyage ! </em>de Jean-Paul Rappeneau (2003)<br />
<em>Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran</em> de François Dupeyron<br />
<em>La Journée de la jupe</em> de Jean-Paul Lilienfeld (2009)<br />
<em>Mammuth</em> de Benoît Délépine et Gustave de Kervern (2010)<br />
<em>De force </em>de Frank Henry (2011)<br />
<em>Projet AA </em>d’Alexandre Astier</p>
<h1><strong>Les téléfilms-clefs d’Isabelle Adjani </strong></h1>
<p><em>L’Ecole des femmes </em>de Molière (réal. Raymond Rouleau, 1974)<br />
<em>Le Secret des Flamands </em>(réal. Robert valey, 1974)<br />
<em>Figaro</em>, d’après Beaumarchais (réal. Jacques Weber,2008)<br />
<em>Aïcha </em> Un job à tout prix (réal. Yamina Benguigui, 2011)</p>
<h1><strong>Isabelle Adjani et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Ils n’ont ni travaillé ensemble ni écrit l’un sur l’autre. Mais, bien sûr, chacun connaissait les combats de l’autre. <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie">Bernard-Henri Lévy</a>, par exemple, avait admiré qu’<strong>Isabelle Adjani </strong>ait lu devant le public de la cérémonie des Césars, en 1989, un extrait des<em> Versets sataniques </em>de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/salman-rushdie-3586.html">Salman Rushdie</a>, alors sous le coup d’une fatwa le condamnant à mort. Mais les chemins d<strong>’Isabelle Adjani</strong> et de Bernard-Henri Lévy se sont aussi croisés lors de deux autres campagnes de soutien.<br />
La première concerne <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ses-combats-2010-sauver-polanski-par-philippe-boggio-16375.html">Roman Polanski</a>. En 2009, dès l’arrestation, le 26 septembre, du cinéaste à Zurich, Bernard-Henri Lévy lance une <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/si-vous-souhaitez-signer-la-petition-pour-roman-polanski-2418.html">pétition de soutien</a>. <strong>Isabelle Adjani </strong>la signe aussitôt.<br />
En 2010, nouvelle pétition, cette fois de soutien à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/video-sakineh-apres-le-doute-le-degout-12649.html">Sakineh Mohammadi Ashtiani</a>, une institutrice iranienne, azérie d’origine, accusée en mai 2006 d’adultère et punie pour cela de 99 coups de fouet. En septembre de la même année, elle comparait de nouveau devant un tribunal qui l’accuse de complicité dans le meurtre de son mari. Elle aurait été acquittée de ce chef d’accusation qui lui aurait valu une condamnation à 10 ans de prison. Sa culpabilité d’adultère revient ensuite à l’ordre du jour, lui coûtant une condamnation à mort par lapidation, malgré le moratoire instauré en 2002. La nouvelle tombe également d’un retour à l’inculpation pour complicité de meurtre. Des campagnes de soutien à l’échelle internationale ont jusqu’ici empêché l’exécution de Sakineh Mohammadi Ashtiani.<br />
Parmi ces campagnes de soutien, la pétition citée plus haut,<em> Chaque jour</em>, sauvons Sakineh, lancée en France par <em>Libération, La Règle du jeu </em>et <em>Elle</em>, auxquels s’adjoint le<em> Huffington Post</em> : il s’agit d’adresser chaque jour, pour ajourner et annuler l’inique condamnation à mort, une lettre de soutien à Sakineh, laquelle lettre est mise en ligne sur le site de <em>La Règle du jeu</em>. <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/liberation-elle-le-huffington-post-et-la-regle-du-jeu-lancent-un-appel-%c2%ab-des-lettres-pour-sakineh-%c2%bb-8699.html">La première lettre</a> envoyée ainsi à Sakineh est celle d’<strong>Isabelle Adjani</strong>, mise en ligne le 23 août 2010 :<br />
<em>« Sakiney, votre nom bat dans mon cœur et mon cœur bat en vous écrivant. Votre nom est sur toutes les lèvres et se murmurera à faire crever les tympans des juges qui restent sourds aux gémissements des femmes dont vous êtes l’irréductible figure de liberté. Vous êtes le vraie femme, cruellement riche d’une possibilité inédite : celle qui charnellise un sens de la justice qui donne au monde entier un frisson de révolte ; celle qui lui arracherait la peau si nous n’étions pas capables de vaincre l’obscurantisme délibéré d’hommes enragés par la puissance de votre existence.<br />
Celle qui vous écrit n’est qu’une actrice française dont la vocation artistique tente de prendre sur elle, le plus humainement possible, les failles et les tourments d’héroïnes souvent tragiques.Elle n’est que l’infime prolongement du « fragment de notre destinée de femme » que vous représentez et de votre refus de ce « savoir mourir » imposé par ceux qui s’obsèdent, au nom d’une ignorance criminelle, à vouloir liquider la magnificence de votre dignité. Ils enragent jusqu’à la folie, ceux-là, à la seule idée de l’amour – mais oui – qu’il y a dans votre liberté. Je vous laisse, chère Sakineh, vous qui ne nous quittez pas.<br />
Isabelle Adjani »<br />
</em></p>
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		<title>Franz Rosenzweig</title>
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		<pubDate>Tue, 04 Oct 2011 13:52:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Franz Rosenzweig
Philosophe allemand. Juif et allemand. Source d&#8217;inspiration d&#8217;Emmanuel Lévinas. Franz Rosenzweig compte parmi les penseurs les plus influents du vingtième siècle.
Les dates-clefs de Franz Rosenzweig
1886 : Naissance à Cassel, Allemagne.
1890-1900 : Franz Rosenzweig grandit dans une famille juive d’industriels.
1904-1910 : Franz Rosenzweig étudie la médecine, l’histoire et la philosophie à l’université.
1912 : Thèse de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Franz Rosenzweig</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/franz-rosenzweig.jpg" title="Franz Rosenzweig" class="alignnone" width="200" height="285" />Philosophe allemand.<span id="more-23380"></span> Juif et allemand. Source d&#8217;inspiration d&#8217;Emmanuel Lévinas. <strong>Franz Rosenzweig</strong> compte parmi les penseurs les plus influents du vingtième siècle.</p>
<h1><strong>Les dates-clefs de Franz Rosenzweig</strong></h1>
<p><b>1886</b> : Naissance à Cassel, Allemagne.<br />
<b>1890-1900</b> : <strong>Franz Rosenzweig</strong> grandit dans une famille juive d’industriels.<br />
<b>1904-1910</b> : <strong>Franz Rosenzweig</strong> étudie la médecine, l’histoire et la philosophie à l’université.<br />
<b>1912</b> : Thèse de Doctorat. &laquo;&nbsp;<em>Hegel et l’Etat</em>&nbsp;&raquo; (publié en 1920).<br />
<b>1913</b> : Songe à se convertir au Christianisme. Avant de se convertir, il décide de passer son ultime journée avant sa  conversion dans une synagogue, mais revient au judaïsme.<br />
<b>1914</b>  : Soldat pendant la Première Guerre Mondiale, envoyé au Front, il rédige dans les tranchées son œuvre majeure, <em>&laquo;&nbsp;L’Etoile de la Rédemption&nbsp;&raquo;</em>.<br />
<b>1917</b> : <strong>Rosenzweig</strong> publie un manuscrit de la main de Hegel qu’il intitule » Le plus ancien programme de système de l’idéalisme allemand ».<br />
<b>1921</b> :  Rencontre avec Martin Buber. Publication de <em>L’Etoile de la Rédemption</em>.<br />
<b>1922</b> : Atteint de paralysie, il continue de travailler à une traduction de la Bible en allemand avec Martin Buber. Comme il ne peut plus écrire, ses textes sont transcrits grâce à son épouse qui interprète les mouvements de ses lèvres.<br />
<b>1929</b> : Mort de<strong> Franz Rosenzweig</strong>.</p>
<h1><strong>Les œuvres-clefs de Franz Rosenzweig</strong></h1>
<p><em>L&#8217; Etoile de la Rédemption</em> publié en allemand en 1921. (Traduit en français aux Editions du Seuil, Paris, 2003)<br />
<em>Hegel et L’Etat</em> (PUF 1991)<br />
<em>Foi et Savoir</em> (Recueil qui contient de nombreux articles de<strong> Franz Rosenzweig</strong> traduits en français, Vrin, 2001)</p>
<h1><strong>Bernard-Henri Lévy et Franz Rosenzweig</strong></h1>
<p>L’un des &laquo;&nbsp;Maîtres en judaïsme&nbsp;&raquo; de<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie"> Bernard-Henri Lévy</a>. L’un des grands inspirateurs de la philosophie de Bhl. Il l’a découvert grâce à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/2358-2358.html">Lévinas</a> à la fin des années 1970. Puis il a été l’un des tout premiers, en France, dans le défunt <em>Matin de Paris</em>, à donner une recension de <em>L’Etoile de la Rédemption</em>, lors de la parution en 1981, de sa première traduction française. Depuis, il est resté fidèle à plusieurs aspects de sa pensée qui sont toujours au cœur de la sienne propre : l’anti-hegelianisme; l’idée d’un judaïsme dont la continuité à travers les âges est fondée sur l’imaginaire d’une terre, sur l’abstraction d’une Loi et la fidélité à une langue morte. Le précepte lévinassien  «<em>La Loi est plus sainte que l’événement</em>» vient, aussi, de <strong>Franz Rosenzweig</strong>. Les valeurs forgées dans l’exil comme complémentaires de celles du sionisme, c&#8217;est encore <strong>Franz Rosenzweig</strong>. La vérité c&#8217;est que Bernard-Henri Lévy lui a consacré plusieurs textes. Notamment  &laquo;&nbsp;<em>Avez-vous lu</em>&nbsp;&raquo; <strong>Franz Rosenzweig</strong>? (<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-i-2-1138.html">Questions de Principe1</a>, 1983). Et, aussi, «  <em>Lévinas, chef de guerre</em> » (de Rosenzweig à Lévinas, la question de l’Universel), dans <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/pieces-didentite-3859.html">Pièces d’identité</a></em>, 2010.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Franz Rosenzweig</strong></h1>
<p>Je crois que lire <strong>Franz Rosenzweig</strong>, le tirer de l’oubli où il était enseveli depuis un demi-siècle, aller défouir son nom propre et son pauvre visage maudit, tout voilé d’obscurité, était en train de devenir, au fil des ans, une nécessité politique, un impératif éthique et donc pour tout dire, une urgence de la Pensée. <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-i-2-1138.html">Questions de Principe</a> (Grasset 1983, p.217)</p>
<p>Il y aurait eu plusieurs manières d’entrer dans ce livre immense et immensément inspiré, dans ce livre fou, colossal, unique que <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/benny-levy-10240.html">Benny Lévy</a> appelait &laquo;&nbsp;un livre-vie&nbsp;&raquo; : <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/emmanuel-levinas-22204.html">L&#8217; Etoile de la Rédemption</a> (<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/pieces-didentite-3859.html">Pièces d’identité</a>, Grasset 2010, p.302) </p>
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		<title>Baruch Spinoza</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Oct 2011 14:18:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Baruch Spinoza]]></category>
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		<category><![CDATA[PHILOSOPHE]]></category>

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		<description><![CDATA[Baruch Spinoza
Philosophe
Les dates-clefs de Baruch Spinoza.
24 novembre 1632 : Baruch Spinoza naît à Amsterdam dans une famille juive d’origine portugaise. Son prénom qu’il latinise en Benedictus signifie ‘béni ‘ en hébreu. A cette époque, la communauté juive portugaise à Amsterdam est essentiellement composée de Marranes c’est à dire de juifs de la péninsule Ibérique convertis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Baruch Spinoza</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/baruch-spinoza.jpg" title="Baruch Spinoza" class="alignnone" width="333" height="250" />Philosophe<span id="more-23365"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs de Baruch Spinoza.</strong></h1>
<p><b>24 novembre 1632</b> : <strong>Baruch Spinoza</strong> naît à Amsterdam dans une famille juive d’origine portugaise. Son prénom qu’il latinise en Benedictus signifie ‘béni ‘ en hébreu. A cette époque, la communauté juive portugaise à Amsterdam est essentiellement composée de Marranes c’est à dire de juifs de la péninsule Ibérique convertis au christianisme, mais ayant maintenu une certaine pratique du judaïsme.<br />
<b>1638</b> : mort de sa mère Hanna.<br />
<b>1638-1644</b> :<strong> Spinoza</strong> fréquente l’école juive élémentaire, le Talmud Torah, de sa communauté acquérant ainsi une bonne maîtrise de l’hébreu et de la culture rabbinique.<br />
<b>1649</b> : mort de son frère aîné Isaac. <strong>Baruch</strong> abandonne ses études dans le cycle supérieur de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-bloc-notes-de-bhl-un-livre-desenfoui-de-benny-levy-348.html">Talmud</a> <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/videoce-que-bhl-a-dit-a-durban-2-1.html">Torah</a> pour aider son père dans son affaire d’import-export de fruits secs de l’Algarve.<br />
<b>1654</b> : L’éducation du <strong>Spinoza</strong> prend un tour ‘profane’, et aux yeux des rabbins ‘inquiétant’. Il prête une oreille attentive à toutes les opinions théologiques libérales et aux plus récentes ‘évolutions en matière de philosophie et de sciences’, entre en contact avec diverses sectes chrétiennes, les quakers et les mennonites ou les collegiants, cherche un guide laïc qui lui enseigne le latin.<br />
A la Mort de son père en <b>1654</b>, <strong>Baruch Spinoza</strong> reprend l’entreprise familiale avec son frère Gabriel.<br />
<b>27 juillet 1656</b> : <strong>Baruch Spinoza</strong> est frappé par un herem, terme que l’on peut traduire par excommunication de la communauté juive. Il gagne sa vie en taillant des lentilles optiques pour lunette microscopes, où il acquiert une certaine notoriété.<br />
<b>1660-1663</b> : Il s’installe à Rijndsburg, centre intellectuel des collegiants. Il reçoit la visite d’Henry Oldenburg, secrétaire de la Royal Society avec lequel il établit une longue correspondance.<br />
<b>1663</b> : Il quitte Rijnsburg pour Voorburg. Il commence à enseigner à un élève nommé Casearius  la doctrine de Descartes. De ces cours, il tire<em> Les principes de la philosophie de Descartes</em>.<br />
<b>1670</b> : Il quitte Voorburg  pour vivre à La Haye. Publication de Traité Théologico-Politique.<br />
<b>1677</b> : Publication d’ Ethique et Traité politique.<br />
<b>21 février 1677</b> : Décès à La Haye.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clefs de Baruch Spinoza</strong></h1>
<p><em>Court Traité de Dieu, de l’homme et de la béatitude</em> (paru vers 1660, découvert en 1852).<br />
<em>Principes de la philosophie de Descartes </em>(1663)<em> Pensées métaphysiques </em>(1663)<em> Traité Théologico-Politique </em>(1670) <em>Traité de la réforme de l’entendement</em> (1677)<em> Ethique</em> (1677) <em>Traité Politique</em> (1677)<em> Abrégé de grammaire hébraïque</em> (1677) <em>Lettres </em>(75 publiées en 1677, 88 découvertes à ce jour)</p>
<h1><strong>Bernard-Henri Lévy et Spinoza</strong></h1>
<p>Une des sources principales de la pensée de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie">Bernard-Henri Lévy</a>.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Baruch Spinoza</strong></h1>
<p>« Là aussi, un écrivain admirable. Là aussi, une métaphysique qui jaillit du cœur même de la langue. Et là aussi, une conceptualité puissante qui permet de rééclairer les questions les plus difficiles, ou apparemment les plus insolubles, de la modernité politico-religieuse. Qu’est-ce qu’un prophète? Un apôtre? Une pierre sainte? Le sacré? D’où vient le fanatisme? Qu’est-ce qu’ une loi? Qu’est-ce qui la fonde? Comment les hommes font-ils leur salut? Pourquoi les superstitions? Et comment s’en déprendre? Je suis venu à <strong>Spinoza</strong>, jadis, dans un tout autre contexte. J’y suis venu à travers les remarques laconiques d<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/louis-althusser-2323.html">’Althusser</a>. Puis celles de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jacques-lacan-21972.html">Jacques Lacan </a>(un autre, qui soi-dit en passant, n’a pas fini, comme vous dites, de « répondre à mes interrogations actuelles », jusques et y compris sur le terrain politique). J’y suis venu à travers le commentaire ‘structural-génétique’ (le lit-on encore ?) de Martial Gueroult et bien sûr, quoiqu’avec des réserves, à travers la lecture bergsonisée ou vitaliste de<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/gilles-deleuze-2317.html"> Gilles Deleuze.</a>&nbsp;&raquo;<br />
<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-ix-recidives-1063.html"><em>(Récidives)</em></a></p>
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		<title>Pierre Drieu La Rochelle</title>
		<link>http://www.bernard-henri-levy.com/pierre-drieu-la-rochelle-22994.html</link>
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		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 20:06:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Pierre Drieu La Rochelle]]></category>
		<category><![CDATA[Qui est BHL ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Pierre Drieu La Rochelle
Ecrivain.
Les dates-clefs de Pierre Drieu La Rochelle
3 janvier 1893: Naissance à Paris de Pierre Drieu La Rochelle dans une famille bourgeoise très marquée par la religion chrétienne, le nationalisme et les soucis d’argent. Drieu se dira l’enfant mal aimé d’un couple désuni.
1899 ou 1900 : A l’âge de six ou sept ans, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Pierre Drieu La Rochelle</strong></h1>
<p><img class="alignnone" title="Pierre Drieu la Rochelle" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/pierre-drieu-la-rochelle.jpg" alt="" width="251" height="352" />Ecrivain.<span id="more-22994"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs de Pierre Drieu La Rochelle</strong></h1>
<p><b>3 janvier 1893</b>: Naissance à Paris de <strong>Pierre Drieu La Rochelle</strong> dans une famille bourgeoise très marquée par la religion chrétienne, le nationalisme et les soucis d’argent. <strong>Drieu</strong> se dira l’enfant mal aimé d’un couple désuni.<br />
<b>1899 ou 1900</b> : A l’âge de six ou sept ans, il tente de se tuer avec un couteau « pour faire l’expérience de la mort », ainsi qu’il le racontera, en 1921, dans <em>Etat civil</em>. A peu près dans le même temps, il commet son premier «meurtre » : celui de sa poule Bigarette.<br />
<b></b><b>1913</b>  : Après son échec à l’examen de sortie de l’Ecole libre des sciences politiques, il est de nouveau tenté par le suicide.<br />
<b>1914</b>  : Il part pour la guerre, qui vient d’être déclarée, avec l’espoir d’y devenir un homme et  <em>Zarathoustra</em> dans son bagage. Mais il est vite désenchanté. Après une marche de cinq jours en direction de Charleroi, et alors qu’il est au repos dans une grange, il décide de se supprimer. Il en est empêché par l’arrivée inopinée d’un camarade.<br />
<b>1916</b>  : Lors d’une permission à Paris, il y fait la connaissance de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/1976-117.html">Louis Aragon</a>.<br />
<b>1917</b>  : Il  épouse Colette Jeramec, fille d’un riche homme d’affaires et sœur de son ami André tombé à 20 ans sur le champ de bataille de Charleroi.<br />
<b>1919</b> : Amèrement déçu par la guerre moderne, fidèle reflet selon lui de la société industrielle, il flirte, une fois démobilisé, autant avec le nationalisme de  Charles Maurras qu’avec la Révolution telle que l’entendent alors les Surréalistes. Il collabore à <em>Littérature</em>, revue créée par André Breton, Louis Aragon et Philippe Soupault.<br />
<b>1921</b> : Il divorce d’avec Colette Jeramec, qui lui lègue une forte somme d’argent.<br />
<b>1922</b> : Il pointe la « décadence » de son pays dans <em>Mesure de la France</em>.<br />
<b>1924</b>  : Il caricature le surréaliste Jacques Rigaut, compagnon de ses nuits parisiennes, dans <em>La Valise vide</em>, l‘une des nouvelles de <em>Plainte contre inconnu</em>. Il lui reproche ce qu’il se reproche déjà à lui-même : l’abus d’alcool, un probable échec littéraire, de boiteuses relations avec les femmes.<br />
<b>1925</b> : Dans la NRF, <strong>Drieu</strong> publie un article intitulé <em>La Véritable erreur des surréalistes</em>, où il accuse ses anciens amis d’avoir choisi l’est contre l’ouest. Ce différend idéologique n’est qu’une des causes de la rupture brutale avec Aragon survenue au même moment.<br />
<b>1927</b>  : En février, il lance, avec Emmanuel Berl, un « cahier politique et littéraire », <em>Les Derniers jours</em>. Il y annonce une autre révolution,  « qui ne sera accomplie ni par le Capitalisme  ni par le Communisme ». En août, il convole en deuxième noces avec une jeune Polonaise, fille d’un banquier désargenté, Olesia Sienkiewicz , de laquelle il divorcera six ans plus tard.<br />
<b>1929</b>  : Début de sa liaison avec Victoria Ocampo. Jacques Rigaut, qui proclamait : « Le suicide doit être une vocation », se tire une balle de revolver dans la bouche. <strong>Drieu</strong> s’accuse aussitôt du deuxième « meurtre » de sa vie, notant dans son agenda : «  Rigaut, je t’ai tué. J’aurais pu te prendre sur mon cœur pour te réchauffer. » Il se fustige de la même façon dans <em>Adieu à Gonzague</em>, qui ne sera publié qu’après sa mort.<br />
<b>1931</b>  : Il entre dans le comité de rédaction de la revue <em>Sur (Sud)</em>, qu’a fondée à Buenos Aires Victoria Ocampo et où sa signature voisinera avec celles de Borges, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/andre-malraux-22056.html">Malraux</a>, Fondane, Artaud et Heidegger. Il écrit le roman <em>Le Feu follet</em>, inspiré du suicide de Rigaut, et la pièce <em>Gille</em> (sans s), transposition théâtrale  de sa brouille avec Aragon.<br />
<b>1932</b>  : Il fait en Argentine une tournée de conférences sur le thème : <em>l’Europe va-t-elle mourir ?</em><br />
<b>1934</b>  : En janvier, lors d’un voyage à Berlin, il est fasciné par la jeunesse nazie. A Paris, il assiste et participe à l’émeute du 6 février. Il se convertit résolument au fascisme, ayant « attrapé dans la quarantaine l’antisémitisme comme d’autres le diabète » (Emmanuel Berl).<br />
<b>1936</b>  : Il adhère au PPF (Parti Populaire Français) du communiste dissident <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/1984-a-nos-jours-de-jean-marie-a-marine-le-pen-le-fascisme-a-la-francaise-par-philippe-boggio-10356.html">Jacques Doriot</a>.<br />
<b>1938</b>  : En désaccord avec l’attitude pro-munichoise de Doriot, il quitte le PPF.<br />
<b>1939</b>  : Il écrit <em>Gilles</em>, roman-somme où il retrace son parcours littéraire et politique, et commence, alors qu’éclate la Seconde Guerre, le journal qu’il tiendra jusqu’à sa mort.<br />
<b>1941</b>  : Il assure, avec l’accord de l’occupant, la direction de la NRF en zone occupée.<br />
<b>1942</b> : Il renoue avec Doriot et persiste à revendiquer un hitlérisme en lequel il croit de moins en moins.<br />
<b>1943</b>  : Il fait libérer du camp de Drancy son ex-épouse Colette Jeramec. Il accepte d’être le parrain des deux fils de Josette Clotis et André Malraux.<br />
<b>1945</b> : Il renonce à s’engager dans la brigade Alsace-Lorraine sous un faux nom, ainsi que le lui proposait Malraux. Il refuse également de s’enfuir en Suisse. Il se cache à la campagne d’abord, puis à Paris, dans un appartement de Colette Jeramec. Là, il poursuit l’écriture de son roman <em>Les Mémoires de Dirk Raspe</em>, inspiré de la vie de Vincent Van Gogh, qui restera inachevé, et étudie la pensée orientale. Le 15 mars, après deux tentatives avortées, il avale trois tubes de somnifères et ouvre le robinet du gaz. Il laisse pour ses amis et particulièrement pour André Malraux et Victoria Ocampo un  écrit testamentaire qui s’achève sur ces mots : « Je serai bien heureux de mourir en pleine conscience, de mon plein choix, en homme. »</p>
<h1><strong>Les œuvres-clefs de Pierre Drieu La Rochelle</strong></h1>
<p>Presque tous les ouvrages de <strong>Pierre Drieu La Rochelle</strong> furent publiés par Gallimard. Seules sont mentionnées ci-dessous les éditions autres que Gallimard.<br />
<em>Interrogation</em> (poèmes,1917)<br />
<em>Fond de cantine</em> (poèmes,1920)<br />
<em>Etat civil</em> (récit autobiographique,1921)<br />
<em>Mesure de la France</em> (essai, préface de Daniel Halévy, Grasset, 1922)<br />
<em>Plainte contre inconnu </em> (nouvelles, 1924)<br />
<em>L’Homme couvert de femmes</em> (roman,1925)<br />
<em>La Suite dans les idées</em> (essai, Au Sans Pareil, 1927)<br />
<em>Le Jeune Européen</em> (essai, 1927)<br />
<em>Blèche</em> (roman, 1928)<br />
<em>Genève ou Moscou</em> (essai, 1928)<br />
<em>Une femme à sa fenêtre</em> (roman, 1930)<br />
<em>L’Europe contre les patries</em> (essai, 1931)<br />
<em>Le Feu follet</em> (roman, 1931)<br />
<em>Drôle de voyage</em> (roman, 1933)<br />
<em>Journal d’un homme trompé</em> (nouvelles, 1934)<br />
<em>La Comédie de Charleroi</em> (nouvelles, 1934)<br />
<em>Socialisme fasciste</em> (essai, 1934)<br />
<em>Beloukia</em> (roman, 1936)<br />
<em>Doriot ou La Vie d’un ouvrier français</em> (essai, Editions populaires françaises, 1936)<br />
<em>Rêveuse bourgeoisie</em> (roman, 1937)<br />
<em>Avec Doriot</em> (essai, 1937)<br />
<em>Gilles</em> (roman paru en édition censurée en 1939 et en intégrale en 1942)<br />
<em>Chroniques politiques</em> (articles, 1943)<br />
<em>L’Homme à cheval</em> (roman,1943)<br />
<em>Charlotte Corday</em> et  <em>Le Chef</em> (pièces de théâtre, 1944)<br />
<em>Les Chiens de paille</em> (roman, 1944)</p>
<p>Publications posthumes :<br />
<em>Récit secret</em> suivi de <em>Journal 1944-1945</em> et d’<em>Exorde</em> (textes autobiographiques,1951)<br />
<em>Histoires déplaisantes</em> (nouvelles, 1963)<br />
<em>Adieu à Gonzague</em> (récit autobiographique, 1963)<br />
<em>Sur les écrivains</em> (textes critiques, 1964)<br />
<em>Les Mémoires de Dirk Raspe</em> (roman inachevé, 1966)<br />
<em>Révolution nationale</em> (articles, Editions de l’homme libre, 2004)<br />
<em>Notes pour un roman sur la sexualité</em> (2008)<br />
<em>Textes politiques 1919-1945</em> (Editions Krisis, 2009)<br />
<em>Lettres d’un amour défunt -Correspondance 1929-1945 avec Victoria Ocampo</em> (Bartillat, 2009).</p>
<h1><strong>Pierre Drieu La Rochelle et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Bernard-Henri Lévy a scruté à plusieurs reprises la figure trouble de ce dandy perdu, en lequel  cependant <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/lire-malraux-a-t-il-encore-un-sens-12797.html">André Malraux </a>saluait un homme courageux, chantre spirituel de la mort volontaire comme rachat de toutes fautes, y compris le manque de talent. Dès le moment où il interprète, dans le téléfilm <em> Aurélien</em> le rôle de Paul Denis, alias René Crevel, un autre thuriféraire du suicide, Bernard-Henri Lévy, pour lequel le roman d’Aragon est alors un maître livre, soupèse les frères ennemis,  d’un côté l’auteur d’une œuvre aboutie, <em> Aurélien</em>, de l’autre celui du double de cette œuvre aboutie, son brouillon imparfait : <em> Gilles</em>. Du même coup lui sautent aux yeux les analogies et les correspondances qui existent entre les deux totalitarismes de l’époque, l’hitlérisme et le stalinisme. Depuis, Bernard-Henri Lévy n’a cessé d’analyser dans, entre autres, L’Idéologie française, la série télévisée puis l’essai<em> <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/les-aventures-de-la-liberte-une-histoire-subjective-des-intellectuels-282.html"> Les Aventures de la liberté</a></em> , <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-vii-memoire-vive-1083.html">Mémoire vive</a></em>,<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/reflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoirereflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoire-217.html">Réflexions sur la guerre, le Mal et la fin de l’Histoire</a></em>, le fascisme de <strong>Drieu</strong>, d’où il vient : de l’<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-30-juin-1980-2248.html">affaire Dreyfus</a> ; d’un éloge délirant de la force, de la terre et des morts ; de la funeste influence d’un nationalisme revu et corrigé par <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/version-francaise-du-texte-de-bernard-henri-levy-sur-dsk-pour-le-daily-beast-20184.html">Maurice Barrès</a>, Charles Maurras, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/si-vous-souhaitez-signer-la-petition-pour-roman-polanski-2418.html">Georges Sorel</a>, et consorts ; de la boucherie de 1914 ; de l’antiaméricanisme primaire de l’extrême-droite d’alors ; de l’éveil d’une Europe devant être « contre les patries », etc. Il a ainsi condamné fortement le courant intellectuel qui, de l’antisémitisme de Drumont à la xénophobie du Front national, a tissé selon diverses manières, sur la France des Lumières, une noire toile d’araignée, faite de discriminations et de violences de toutes sortes.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Pierre Drieu La Rochelle</strong></h1>
<p>« Dieu sait si je n’aime pas <strong>Drieu</strong>. Je n’aime pas son fascisme. Je n’aime pas sa littérature. Et, quant au regard qu’il porte sur la guerre, c’est Montherlant en pire : entre mille exemples, dans <em>La Comédie de Charleroi</em>, quelques pages avant le « à quoi sert de vivre si l’on ne se sert pas de sa vie pour la choquer contre la mort, comme un briquet », l’ « illumination » du chef fasciste  « se levant d’entre les morts » et « d’entre les larves », découvrant « le bouillonnement de son sang jeune et chaud » et sentant en lui un homme, un vrai, c’est-à-dire « un homme qui donne et qui prend dans la même éjaculation ». Tout cela, oui, me déplaît. » (<em>Pourquoi je ne m’aime pas aimant <strong>Drieu</strong></em>, in : <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/reflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoirereflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoire-217.html">Réflexions sur la guerre, le Mal et la fin de l’Histoire</a></em>, p.176)<br />
« Croit-on que <strong>Drieu</strong>, quand il joue « l’Europe contre les nations » et qu’il se retire, comme dit <em>Gilles</em>, « de l’ordre des nations », rêve d’un monde de nuées, d’une communauté sans odeur et d’une humanité réconciliée, par-dessus la glaise, en une république des esprits ? Ce qui frappe, dans <em>Gilles</em> justement ou dans <em>Genève ou Moscou</em>, c’est qu’on y retrouve, au contraire, rigoureusement inchangés, même si étendus au cadre européen, tous les fantasmes majeurs la race, la force, le sang du nationalisme de la terre.» (<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/lideologie-francaise-306.html">L’idéologie française</a></em>, édition Livre de Poche, p. 192-193).<br />
«  (Mais) il y a le courage (de <strong>Drieu</strong>). Car il eut sans conteste une forme de courage. Le suicide final, bien sûr encore qu’il n’explique par définition pas la complaisance (…) dont il a joui de son vivant. Mais aussi, dans les mois qui précèdent, une façon d’assumer ses choix, et d’aller au bout de leur égarement, qui ne pouvait pas ne pas forcer l’estime. Tout est foutu, songe-t-il. Hitler a virtuellement perdu. On est (au moment où) les collaborateurs dans son genre ne songent qu’à s’enrôler dans ce qui va devenir la plus grande armée du pays : celle des résistants de la dernière heure. Or lui fait l’inverse. Dans l’épisode fameux où il fait demander à Malraux s’il l’accepte dans sa brigade, il se satisfait du oui et ne lui donne, bien sûr, pas suite. (…) Ce panache, faut-il le préciser ? n’excuse, à mes yeux, rien. Mais il explique bien des choses. Et je conçois qu’il y ait eu là un type de posture qui, aux yeux d’un Malraux ou d’un d’Astier de la Vigerie, contribuait à le sauver. » ( <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/les-aventures-de-la-liberte-une-histoire-subjective-des-intellectuels-282.html">Les Aventures de la liberté</a></em>, essai, p.130).<br />
« Il est impossible de ne pas réentendre, dans le tumulte présent, l’écho de ces voix de Barrès, Maurras, <strong>Drieu</strong> dans la nouvelle crise des démocraties, les funestes séductions d’une certaine tradition fasciste. » (<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-vii-memoire-vive-1083.html">Mémoire vive</a></em>, p.131).</p>
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		<title>Roman Polanski</title>
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		<pubDate>Sun, 11 Sep 2011 15:48:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Roman Polanski

Cinéaste, acteur, metteur en scène de théâtre et d’opéra.
Les dates-clefs de Roman Polanski
18 août 1933 : Naissance à Paris de Raymond Liebling, fils de Ryszard Liebling, juif polonais, peintre et fabriquant en matières plastiques, et de Bula Liebling, née Katz-Przedborska, d’origine russe.
1937  : De retour en Pologne, les Liebling s’installent à Cracovie, ville [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Roman Polanski</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/roman-polanski..jpg" title="Roman Polanski" class="alignnone" width="290" height="342" /><br />
Cinéaste, acteur, metteur en scène de théâtre et d’opéra.<span id="more-22784"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs de Roman Polanski</strong></h1>
<p><b>18 août 1933</b> : Naissance à Paris de Raymond Liebling, fils de Ryszard Liebling, juif polonais, peintre et fabriquant en matières plastiques, et de Bula Liebling, née Katz-Przedborska, d’origine russe.<br />
<b>1937</b>  : De retour en Pologne, les Liebling s’installent à Cracovie, ville natale de Ryszard. Ils prennent le patronyme de <strong>Polanski</strong>. A quatre ans, Raymond, devenu <strong>Roman</strong> (ou Romek), découvre le cinéma grâce à sa demi-sœur Annette, qui l’y emmène souvent.<br />
<b>1939</b>  : Suite à l’invasion de la Pologne par l’Allemagne, Bula, Annette et <strong>Roman</strong> se cachent dans les environs de Varsovie, tandis que Ryszard, , resté à Cracovie, veille sur les biens de la famille. Varsovie est occupée par les nazis. Les<strong> Polanski</strong> se regroupent pour la seconde fois à Cracovie. Ils sont contraints d’y vivre dans le ghetto. <strong>Roman</strong> est placé,lui, dans une famille d’accueil qui habite hors de la ville.<br />
<b>1940</b>  : La mère de<strong> Roman</strong> est déportée. Elle périra en 1941 à Auschwitz.<br />
<b>1943</b>  : Le 13 mars, jour de la liquidation du ghetto, <strong>Roman</strong> assiste à l’arrestation de son père, qui lui fait signe de prendre la fuite. On retrouvera une scène analogue dans <em>Le Pianiste</em> , film pourtant tiré, non des souvenirs de <strong>Polanski</strong>, mais de ceux du pianiste et compositeur Wladislaw Szpilman. <strong>Roman</strong> est alors le seul de la famille à ne pas avoir été pris par les nazis. Il trouve refuge chez des paysans vivant dans une campagne reculée et à qui il en fait voir de toutes les couleurs.<br />
<b>1945</b>  : A Cracovie, il retrouve son père, libéré du camp de Mathausen. Il apprend que sa mère, sa grand-mère et Annette ont subi le même sort. Il reprend ses études, où il se révèle médiocre. – Il se passionne pour les films étrangers jusque-là interdits, et notamment pour <em>Les Aventures de Robin des Bois </em>de Michael Curtiz,<em> Huit heures de sursis</em> de Carol Reed et <em>Hamlet</em> de Laurence Olivier.<br />
<b>1946</b>  : Il est engagé comme acteur, à la radio, dans <em>La Joyeuse bande</em>, émission destinée au jeune public. Il entre également au théâtre des Jeunes spectateurs, où il obtient le rôle principal  un orphelin qui, devenu la mascotte de l’Armée rouge, est capturé par les Allemands dans <em>Le Fils du régiment</em>, mélodrame à la sauce soviétique de Valentin Kataiev. La pièce remporte un triomphe dans les salles et un prix au festival de théâtre de Varsovie. C’est le premier succès notable dans la carrière de <strong>Polanski</strong>, carrière qui sera fertile en récompenses de toutes sortes.<br />
<b>1949</b>  : Il rate sa « matura » (bac polonais) , mais il est reçu à l’Ecole des Beaux Arts, où il s’initie à la peinture, à la sculpture et aux arts graphiques.<br />
<b>1953</b>: Il est engagé comme acteur dans des films de fin d’études à l’Ecole de cinéma de Lodz. Il noue là une amitié avec l’un des élèves et futur grand cinéaste, Andrezej Wajda.<br />
<b>1954</b> : Après avoir été recalé pour cause de petite taille ! à l’Ecole d’art dramatique de Cracovie, il est distribué par Wajda dans le premier long métrage de celui-ci : <em>Génération</em>. Il entame ainsi une longue carrière d’acteur de cinéma (36 films à ce jour), sans jamais renoncer à jouer au théâtre où ses principales prestations seront : le rôle de Lucky dans<em> En attendant Godot</em> de Samuel Beckett, celui du malheureux anti-héros de <em>La Métamorphose</em> d’après Kafka et celui de Mozart dans <em>Amadeus </em>de Peter Schaffer.<br />
<b>1955</b> : Il fait partie des huit candidats à être admis dans la section mise en scène à l’Ecole de Lodz. Il y commence <em>La Bicyclette</em>, court métrage qui évoque l’un de ses souvenirs du ghetto de Cracovie, mais qui restera inachevé, la pellicule n’étant jamais revenue du laboratoire : accident ou censure ?<br />
<b>1956</b> : Deuxième année d’études à Lodz : il tourne <em>Meurtre</em> (un gros homme tue un jeune garçon) et<em> Rire de toutes ses dents</em> (un voyeur dans un couloir d’immeuble), qui ne dépassent pas chacun la durée d’1 minute 30.<br />
<b>1957</b> : Il a comme professeur à Lodz Andrezej Munk, qu’il admire, un documentariste passé à la fiction, en 1956, avec <em>Un homme sur la voie</em>, sans doute le film polonais le plus important de la décennie. Il se lie d’amitié avec lui et fait de la figuration, entre autres dans son Eroica, qui raconte la destruction du ghetto de Varsovie. Il signe son troisième court métrage : <em>Cassons le bal </em>(des voyous perturbent un bal d’étudiants).<br />
<b>1958</b> : Toujours à Lodz, il réalise <em>Deux hommes et une armoire</em> (deux hommes sortent de la mer, portant une armoire), court métrage de 15’, récompensé aux festivals  de San Francisco et Oberhausen.<br />
<b>1959</b> : Derniers films tournés par<strong> Polanski </strong>dans le cadre de ses études : <em>La Lampe</em> (7’50), où un magasin de poupées est ravagé par un incendie, et<em> Quand les anges tombent </em>(22’), où une dame-pipi rêve à son passé. Il épouse l’interprète de deux de ses travaux d’école, Barbara Lass , née Lass-Kwiatkowska.<br />
<b>1960</b> : Il ne rédige pas sa thèse de fin d’études, préférant réaliser pour un producteur français<em> Le Gros et le maigre</em> (16’), où s’affrontent un gros propriétaire et un maigre écrivain.<br />
<b>1961</b> : Mort accidentelle d’Andrezej Munk pendant le tournage de sa <em>Passagère.</em><br />
<b>1962</b> : Il réalise à Cracovie <em>Les Mammifères</em> (10’30), où deux hommes en traîneau se querellent sous la neige et qui remporte à la fois le Grand prix du festival de Tours et le diplôme du mérite à celui d’Oberhausen. Il enchaine avec son premier long métrage, <em>Le Couteau dans l’eau</em>, dialogué par Jerzy Skolimovski et bientôt nominé à l’oscar du meilleur film étranger.<em> Le Couteau dans l’eau</em>, qui ne répond pas aux normes du cinéma soviétique d’alors, inaugure pour<strong> Polanski</strong> une carrière de réalisateur de longs métrages qui se poursuit encore aujourd’hui.<br />
<b>1963</b> : Il s’installe à Paris, où il fait la connaissance de Gérard Brach, qui sera, jusqu’en 1992, son scénariste fétiche.<br />
<b>1968</b> : Le 20 janvier, il épouse l’actrice américaine Sharon Tate, avec laquelle il a tourné, l’année précédente, l’un de ses films les plus célèbres, <em>Le Bal des vampires</em>. En mai, au festival de Cannes, il démissionne du jury, de même qu’Orson Welles, Louis Malle et Monica Vitti, et il participe à la manifestation qui, le 18, aboutira à l’arrêt définitif des projections.<br />
<b>1969</b> : Le 8 août, Sharon Tate, enceinte, est assassinée ( ainsi que quatre convives venus passer la soirée, en l’absence de<strong> Roman Polanski,</strong> dans leur villa de Los Angeles) par des membres de la secte de Charles Manson.<br />
<b>1974</b> : Au festival de Spolète (Italie), il met pour la première fois en scène un opéra : <em>Lulu</em>, d’Alban Berg. Il renouvelle l’expérience, la même année, à l’opéra de Munich, avec le<em> Rigoletto </em>de Verdi.<br />
<b>1976</b> : Il choisit comme modèle pour l’édition de Noël du magazine<em> Vogue</em> la jeune Nastassja Kinski, rencontrée en 1974 et avec laquelle il tournera, en 1979, <em>Tess</em> d’après le roman de Thomas Hardy.<br />
<b>1977</b> :<em> L’affaire Samantha Germer </em>(née Gailey) éclate à la suite d’un nouveau reportage photographique  pour <em>Vogue</em>. Accusé de viol, <strong>Polanski </strong>plaide coupable pour relation sexuelle avec une mineure, ce qui lui évite un procès et fait tomber cinq des six chefs d’accusation. Il purge sa peine à la prison de droits communs de Chino. Quand il est libéré, le juge prétend qu’il n’a pas été incarcéré le temps prévu. <strong>Polanski</strong> prend peur et s’enfuit des USA.<br />
<b>1984</b> : Il publie en France son autobiographie :<em><strong> Roman </strong>par<strong> Polanski.</strong></em><br />
<b>1989</b> : Troisième mariage avec Emmanuelle Seigner, dont il aura deux enfants.<br />
<b>1992</b> : Il monte <em>Les Contes d’Hoffmann </em>de Jacques Offenbach à l’Opéra Bastille de Paris.<br />
<b>1996</b> : <em>Le Double </em>d’après Dostoievski, avec John Travolta et Isabelle Adjani, est abandonné peu avant la date de début de tournage prévue. C’est l’un des nombreux projets que, pour une raison ou pour une autre, et volontairement ou non,<strong> Polanski </strong>ne mena pas à leur terme. Citons, entre autres:<em> Papillon, Belle de jour, Cendrillon, Les Misérables, La liste de Schindler</em> …<br />
<b>1998</b> : <strong>Polanski</strong> est élu, à l’Institut de France, membre de l’Académie des Beaux Arts dans la catégorie « Création artistique pour le cinéma et l’audiovisuel », créée en 1985.<br />
<b>2002</b> : Après avoir longtemps hésité, il accepte d’évoquer dans toute son horreur la fin du ghetto de Varsovie dans <em>Le Pianiste</em>.<br />
<b>2008</b> : <em><strong>Roman Polanski</strong> : Wanted and Desired</em>, documentaire de Maria Zenovich, révèle des vices de forme dans la procédure de l’affaire Gelmer, ce qui choque la justice américaine et relance de plus belle l’affaire en question, bien que la victime ait retiré sa plainte.<br />
<b>2009</b> : Le 27 septembre, alors qu’il se rend au festival de Zurich où un hommage va lui être consacré, <em>Polanski</em> est arrêté par la police helvétique et placé en détention provisoire en vue de sa prochaine extradition vers les Etats-Unis.<br />
<b>2010</b> : Le 12 juillet, les autorités suisses refusent l’extradition de <strong>Roman Polanski </strong>vers les Etats-Unis et le libèrent.</p>
<h1><strong>Les œuvres-clefs de Roman Polanski</strong></h1>
<p>Nous ne citons ici que les longs métrages, les principaux autres travaux de<strong> Roman Polanski </strong>étant évoqués dans les dates-clefs.<br />
<em>Le Couteau dans l’eau </em>(1962)<br />
<em>Répulsion</em> (1965)<br />
<em>Cul-de-sac</em> (1966)<br />
<em>Le Bal des vampires</em> (1967)<br />
<em>Rosemary’s Baby</em> (1968)<br />
<em>Macbeth </em> (1971)<br />
<em>Quoi ? </em> (1972)<br />
<em>Chinatown</em> (1974)<br />
<em>Le Locataire </em> (1976)<br />
<em>Tess</em> (1979)<br />
<em>Pirates </em> (1986)<br />
<em>Frantic</em> (1988)<br />
<em>Lunes de fiel</em> (1992)<br />
<em>La Jeune fille et la mort</em> (1994)<br />
<em>La Neuvième porte</em> (1999)<br />
<em>Le Pianiste</em> (2002)<br />
<em>Oliver Twist </em>(2005)<br />
<em>The Ghost Writer </em>(2010)<br />
<em>Carnage</em> (2011)</p>
<h1><strong>Roman Polanski et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Quand l’affaire Gelmer rattrape <strong>Roman Polanski </strong>à Zurich, une mobilisation internationale se déclenche, où s’affrontent ceux qui se félicitent de l’arrestation du cinéaste et ceux qui s’en indignent. Parmi ces derniers, des intellectuels européens tels que <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie">Bernard-Henri Lévy</a>,<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/2010-sauver-polanski-par-philippe-boggio-10646.html"> Milan Kundera</a>, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-henri-levy-en-colere-contre-les-dix-mois-perdus-dans-la-vie-de-roman-polanski-7435.html">Alain Finkielkraut</a>,<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/pour-une-poignee-de-films-yann-moix%E2%80%A6-3011.html"> Yann Moix</a>. Bernard-Henri Lévy, pour sa part, ouvre le site de sa revue<em> <a href="http://laregledujeu.org/">La Règle du jeu</a> </em>à <strong>Polanski</strong> lui-même et à tous ceux qui veulent entrer dans le débat, qui est vif. C’est sur ce site que, le 27 décembre 2009, <strong>Polanski </strong>remercie chaleureusement Lévy de son soutien, ainsi que tous les anonymes qui, dans l’ombre, lui ont apporté le leur. Le<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/je-ne-peux-plus-me-taire-5362.html"> 2 mai 2010</a>, Bernard-Henri Lévy met sur le site une lettre ouverte du cinéaste intitulée : « Je ne peux plus me taire ! ». Mais c’est à peine si la libération de <strong>Polanski</strong>, le 12 juillet suivant, calme les esprits surchauffés des « justiciers » qui se veulent à tout prix les vengeurs d’une victime qui, de son côté, a depuis longtemps renoncé à toute poursuite.</p>
<h1><strong>Citation de Roman Polanski sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>A notre connaissance, <strong>Roman Polanski</strong> n’a pas écrit sur Bernard-Henri Lévy ; mais, le jour du vingtième anniversaire de <a href="http://laregledujeu.org/">La Règle du jeu</a>, il a proclamé : « BHL est devenu un véritable ami. »</p>
<h1><strong>Citation de Bernard-Henri Lévy sur Roman Polanski</strong></h1>
<p>« Il est honteux de continuer à répéter, comme font les uns et les autres, que la justice doit être « égale pour tous » alors que, s’il y a bien une « inégalité », s’il y a un « deux poids deux mesures », c’est au détriment, pas en faveur, de<strong> Polanski</strong>. J’ai fait un test. Le 2 octobre dernier, sur NPR, dans l’émission de radio « On Point » où j’affrontais une Géraldine Ferraro répétant en boucle, jusqu’à la nausée : <strong>« Polanski</strong> a eu une lovely life; maintenant, il faut qu’il paie », j’ai lancé un appel aux auditeurs : « Qu’on me signale un cas, un seul, d’un anonyme, coupable de la même faute, et que l’on serait venu chercher trente après les faits. » On ne m’en a, à ce jour, pas trouvé un. Et on ne m’en a pas trouvé parce qu’il fallait être <strong>Polanski </strong>justement, il fallait être un artiste de renommée mondiale, pour qu’un juge élu, bientôt en campagne électorale, assoiffé de publicité, fasse remonter le cas des oubliettes où la sagesse des peuples range, même aux Etats-Unis, les très anciens dossiers des délinquants qui n’ont pas récidivé.<br />
Il est étrange, honteux et étrange de voir comment les mêmes qui, drogués au soupçon et voyant des complots partout, passent leur temps à s’interroger sur les agendas secrets des Etats, ne semblent pas le moins du monde gênés par ce timing, pourtant extrêmement bizarre : un homme qui a une maison en Suisse ; qui y passe, depuis des années, toutes les vacances scolaires en famille ; et qui, soudain, sans élément nouveau, renoue avec le cauchemar qui a été le lot de sa vie.<br />
Car il est honteux, enfin, que l’on puisse, quand on parle de cette vie, évoquer l’enfance au ghetto, la mort de la mère à Auschwitz, le meurtre de la jeune épouse éventrée avec l’enfant qu’elle portait, sans que hurlent au chantage (?) les braillards de la nouvelle justice populaire ; du plus abominable serial killer, la « culture de l’excuse » ambiante veut bien scruter l’enfance difficile, la famille à problèmes, les traumatismes mais <strong>Roman Polanski</strong> serait le seul justiciable au monde à n’avoir droit à aucune circonstance atténuante… »<br />
C’est l’ensemble de l’affaire, en réalité, qui est honteux.<br />
C’est le débat qui est nauséabond et où il faudrait pouvoir ne pas entrer du tout.<br />
Je ne connais guère <strong>Roman Polanski</strong>. Mais je sais que tous ceux qui, de près ou de loin, trempent dans ce lynchage se réveilleront bientôt, horrifiés par ce qu’ils ont fait, honteux. » (Pour<strong> Roman Polanski</strong> , <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-huffington-post-reprend-la-mise-au-point-de-bernard-henri-levy-sur-sarkozy-kadhafi-et-les-vertus-de-la-diplomatie-parallele-16826.html">The Huffington Post</a></em>, 28 octobre 2009, repris dans :<em> <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/pieces-didentite-3859.html">Pièces d’identité</a></em>, p.1145.</p>
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		<title>Françoise Giroud</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Sep 2011 14:20:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[FEMME-POLITIQUE]]></category>
		<category><![CDATA[Françoise Giroud]]></category>
		<category><![CDATA[JOURNALISTE]]></category>

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		<description><![CDATA[Françoise Giroud

Journaliste, écrivaine et femme politique.
Les dates-clefs de Françoise Giroud
21 septembre 1916 : Naissance à Lausanne (Suisse) de Léa France Gourdji, fille de Salih Gourdji, leader progressiste qui a fui sa Turquie natale parce qu’elle est l’alliée de l’Allemagne, et d’ Elda, originaire de Salonique, tous deux juifs mizrahim.
1917 : Après un séjour aux USA, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Françoise Giroud</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/françoise-giroud..jpg" title="Françoise Giroud" class="alignnone" width="237" height="272" /><br />
Journaliste, écrivaine et femme politique.<span id="more-22740"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs de Françoise Giroud</strong></h1>
<p><b>21 septembre 1916</b> : Naissance à Lausanne (Suisse) de Léa France Gourdji, fille de Salih Gourdji, leader progressiste qui a fui sa Turquie natale parce qu’elle est l’alliée de l’Allemagne, et d’ Elda, originaire de Salonique, tous deux juifs mizrahim.<br />
<b>1917</b> : Après un séjour aux USA, durant lequel il a débattu du sort de l’Europe à la Ligue des nations, Salih Gourdji  rejoint sa famille à Paris.<br />
<b>1919</b> : Salih Gourdji meurt d’une complication de la syphilis à l’hôpital de Ville-Evrard.<br />
<b>1930</b> : Léa France, qui voit sa mère se débattre dans les soucis financiers, travaille dans une librairie parisienne.<br />
<b>1932</b> : Elle abandonne définitivement ses études pour entrer à la SEDIF, société de production cinématographique dirigée par Onessim Lucachevitch. Elle sera, jusqu’en 1939, assistante,  notamment  d’Yves Mirande (pour <em>Baccara</em>) et d’Alexandre Esway (pour <em>Education de prince</em>), ou script girl, notamment de Marcel Pagnol (pour <em>Fanny</em>) et de Marc Allégret (pour <em>Sous les yeux d’Occident</em>, d’après Conrad).<br />
<b>1936</b> :  Elle noue une amitié avec Antoine de Saint-Exupéry pendant le tournage de<em> Courrier Sud </em>de Pierre Billon.<br />
<b>1937</b> :  Elle est script-girl sur <em>La Grande illusion </em>et rédige quelques dialogues avec l’assentiment de Jean Renoir.<br />
<b>1940</b> : Suite à la promulgation des lois anti-juives, elle déclare sous la foi du serment être aryenne.<br />
<b>1942</b> :  Elle donne un fils, Alain, à Elie Nahmias, directeur d’une société pétrolière, qu’elle ne peut épouser, la famille de celui-ci s’indignant du fait qu’elle a « répudié » son origine juive. Ayant obtenu un droit de travail sous le nom de<strong> Françoise Giroud</strong>, elle participe à l’adaptation de <em>L’ Honorable Catherine</em> de Marcel L’Herbier. Elle continuera d’écrire des scénarios de films jusqu’aux années 80 pour, entre autres, Baroncelli , Becker, Dassin, Grangier, Allégret (Marc), Girod, Leroy.<br />
<b>1943</b> : <strong>Françoise Giroud</strong>, couverte par le chef de Libération-Sud, tente de sauver des camps de la mort sa sœur Djénane, arrêtée par la Gestapo. Elle n’y parvient pas mais retrouvera Djénane, par hasard, après la guerre, à une station de bus.<br />
<b>1944</b> : Elle est elle-même arrêtée et incarcérée durant quatre mois à Fresnes.<br />
<b>1945</b> : Elle est engagée par Hélène Lazareff  en tant que rédactrice en chef d’un nouveau magazine féminin, et même féministe : <em>Elle</em>, qu’elle ne quittera que neuf ans plus tard.<br />
<b>1946</b> : Elle épouse Anatole Eliacheff, cousin germain d’Onessim Lucachevitch.<br />
<b>1947</b> : Naissance de sa fille, Caroline Eliacheff. <em>Antoine et Antoinette</em>, film de Jacques Becker, scénario et dialogues :<strong> Françoise Giroud</strong>, remporte, à l’issue du premier festival de Cannes, le <em>Grand prix du film dramatique et d’amour.</em><br />
<b>1951</b> : <strong>Françoise Giroud</strong> rencontre Jean-Jacques Servan-Schreiber, fils du co-directeur des<em> Echos</em> et éditorialiste au <em>Monde</em>, alors marié à la romancière Madeleine Chapsal. Coup de foudre.<br />
<b>1953</b> : Le 16 mai paraît le premier numéro de <em>L’Express</em>, hebdomadaire politique et culturel créé par JJSS et <strong>Françoise Giroud</strong> dans le but de soutenir Pierre Mendès-France. Françoise Giroud aura des responsabilités dans la direction du journal pendant plus de vingt ans. Début de son amitié avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html">François Mitterrand</a>.<br />
<b>13 novembre 1954</b> : On lit dans <em>L’Express </em>: « En proclamant que l’Algérie c’est la France, nous affirmons un but ou un désir. Mais est-ce une réalité ? » L’Algérie sera, dans les années qui viennent, la grande affaire de <em>L’Express</em>.<br />
<b>1956</b> : Les «<em> conjurés de L’Express</em> » (JJSS, F. <strong>Giroud</strong>, Simon Nora) s’allient avec François Mitterrand et avec Jacques Chaban-Delmas  pour promouvoir la candidature de Mendès à la présidence du Conseil. Mais c’est Guy Mollet qui devient chef du gouvernement.<br />
<b>1957</b> : <em>L’Express </em> publie <em>Lieutenant en Algérie</em> de JJSS et dénonce la torture qui est systématiquement pratiquée sur le terrain par l’armée française (affaires Henri Alleg et Maurice Audin). A la sortie du film <em>Les Tricheurs </em>de Marcel Carné, <strong>Françoise Giroud </strong>lance l’expression «<em> Nouvelle Vague </em>».<br />
<b>1958</b> : Dissensions à l’intérieur de <em>L’Express</em> à propos du général de Gaulle . François Mauriac menace de s’en aller. Suite à une grossesse extra-utérine, <strong>Françoise Giroud </strong>perd l’enfant qu’elle attendait de JJSS ainsi que l’espoir d’en avoir jamais un autre.<br />
<b>1959</b> : Elle défend <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html">Mitterrand</a> dans l’affaire de l’Observatoire.<br />
<b>1960</b> : JJSS s’étant éloigné d’elle, elle fait une tentative de suicide.<br />
<b>1961</b> : Elle reprend sa place à<em> L’Express</em>, tandis que Mauriac s’en retire.<br />
<b>1962</b> : Elle est de ceux qui s’opposent à la révision constitutionnelle proposée par le général de Gaulle.<br />
<b>1963</b>  : Elle commence une analyse, qui durera trois ans, avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jacques-lacan-21972.html">Jacques Lacan</a>. Elle rencontre l’avocat Georges Kiejman. Elle transposera leur liaison dans<em> Mon très cher amour</em>. Elle soutient Mitterrand en vue de la prochaine élection présidentielle.<br />
<b>1966</b> : Rencontre avec l’éditeur Alexandre Grall, qui sera son dernier compagnon.<br />
<b>1968</b> : Elle croit aux mouvements étudiants et ouvriers qui annoncent, pense-t-elle, un monde nouveau.<br />
<b>1971</b>  : Une nouvelle crise à <em>l’Express</em>, destinée à « destituer » JJSS, provoque de nombreux départs.<strong> Françoise Giroud</strong> devient la vraie patronne du journal. Elle y initie une enquête sur l’avortement. Son fils Alain disparaît en montagne. Son corps sera retrouvé deux mois plus tard.<br />
<b>1972</b> : Après la condamnation à mort de Buffet et Bontemps, elle fait campagne pour l’abolition de la peine capitale.<br />
<b>1974</b> : Valéry Giscard d’Estaing, élu président de la République, nomme JJSS ministre des Réformes (il ne le restera que quinze jours) et , malgré l’opposition du Premier ministre Jacques Chirac,<strong> Françoise Giroud</strong> secrétaire d’Etat à la Condition féminine. A ce poste, elle prendra « cent et une mesures » en faveur des femmes (mise en place de droits propres aux femmes, lutte contre les discriminations, ouverture des métiers dits « masculins », etc).<br />
<b>1975</b> : Le nouveau Premier ministre Raymond Barre propose à <strong>Françoise Giroud </strong> le secrétariat d’Etat à la Culture. Elle restera deux ans à ce poste.<br />
<b>1977</b> : A la demande de Valéry Giscard d’Estaing, elle se présente à la mairie du XVème arrondissement de Paris. Elle est battue, suite à une fausse et humiliante polémique autour de sa médaille de la Résistance. Elle ne peut revenir à <em>L’Express</em>, vendu à James Goldsmith et où Raymond Aron s’oppose à sa réintégration.<br />
<b>1978</b> : Elle raconte son expérience au gouvernement dans <em>La Comédie du pouvoir</em>. Giscard l’ayant dite « incontrôlable », elle écrit : « Incontrôlable, donc inadaptée à la vie politique , où l’on ne joue jamais sa partie isolée, sauf à la perdre, où l’on doit chasser en meute, comme un sanglier. Je suis un chasseur solitaire. »  Elle commence une autre vie davantage tournée vers la littérature.<br />
<b>1979</b>  : Elle qui avait désiré devenir médecin se voue à l’action humanitaire. Elle se joint à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie">Bernard-Henri Lévy</a>, Jacques Attali, Maria-Antonietta Macchiocchi,<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/gilles-hertzog-4868.html"> Gérard Hertzog</a>, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-7-mars-1985-12177.html">Marek Halter</a>, Jean-Christophe Ruffin et quelques autres pour créer l&#8217;<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/1979-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-et-fonder-action-contre-la-faim-par-robert-sebbag-10397.html"> Action internationale contre la faim</a>.<br />
<b>1984</b> :  Elle aide à mourir son compagnon Alex Gall, atteint d’un cancer de la gorge.<br />
<b>1990</b> : Dans <em>Leçons particulières</em>, elle fait le bilan des enseignements qu’elle a reçus des personnes qui ont compté pour elle.<br />
<b>1997</b> : Elle publie un nouveau livre autobiographique : <em>Arthur ou Le Bonheur de vivre</em>.<br />
<b>1999</b> :  Elle signe un appel pour l’euthanasie.<br />
<b>16 janvier 2003</b> : Lors de la première du spectacle de Jérôme Savary <em>La Belle et la toute petite Bête</em> avec son amie Arielle Dombasle dans le rôle principal, elle tombe dans l’escalier de l’Opéra-Comique. Elle décède trois jours plus tard, à l’âge de 86 ans.</p>
<h1><strong>Les œuvres-clefs de Françoise Giroud</strong></h1>
<p>-Scénario et dialogues d’<em> Antoine et Antoinette</em>, film de Jacques Becker (1947)<br />
-Scénario de <em>La Belle que voilà</em>, film de JP Le Chanois  d’après le roman de Vicki Baum (1949)<br />
-<em>Le Tout-Paris </em> (Gallimard,1952)<br />
-<em>Nouveaux portraits</em>  (Gallimard,1954)<br />
-<em>La Nouvelle Vague</em>  (Gallimard,1958)<br />
-Dialogues de <em>La Loi</em>, film de Jules Dassin d’après le roman de Roger Vailland (1958)<br />
-<em>Si je mens…</em>  (Stock,1972)<br />
-<em>Une poignée d’eau</em>  (Robert Laffont,1973)<br />
-<em>Ce que je crois</em>  (Grasset,1978)<br />
-<em>La Comédie du pouvoir (Fayard,1979)<br />
-</em><em>Une femme honorable, Marie Curie</em>  (Fayard,1981)<br />
-<em>Le Bon plaisir</em>  (Mazarine,1983)<br />
- Scénario d’<em>Au Bon plaisir</em>, film de Francis Girod tiré de son roman (1984)<br />
-<em>Christian Dior</em>  (Editions du Regard,1987)<br />
-<em>Alma Mahler ou L’Art d’être aimée</em>  (Robert Laffont,1988)<br />
-<em>Ecoutez-moi</em>  (avec Günter Grass, Maren Sell,1988)<br />
-<em>Leçons particulières</em>  ( Fayard,1990)<br />
-Scénario de <em>Marie Curie, une femme honorable</em>, feuilleton TV de Michel Boisrond (1991)<br />
-<em>Jenny Marx ou La Femme du Diable</em>  (Robert Laffont,1992)<br />
-<em>Les Hommes et les femmes (avec Bernard-Henri Lévy, Orban,1993)<br />
-</em><em>Journal d’une Parisienne </em> (Seuil,1994)<br />
-<em>Mon très cher amour…</em>  (Grasset,1994)<br />
-<em>Cœur de Tigre</em>  (Fayard/Plon,1995)<br />
-<em>Cosima la sublime</em>  (Fayard/Plon,1996)<br />
-<em>Chienne d’année: 1995 &#8211; Journal d’une Parisienne, vol.2</em>  (Seuil,1996)<br />
-<em>Gais-z-et-contents  – Journal d’une Parisienne ,vol.3</em>  (Seuil,1997)<br />
-<em>Arthur ou Le Bonheur de vivre</em>  (Fayard,1997)<br />
-Auteur d’<em>Anna de Noailles</em>, documentaire télévisé d’Antoine Gallien (1997)<br />
-<em>Deux et deux font trois</em>  (Grasset,1998)<br />
-<em>Les Françaises</em>  (Fayard,1999)<br />
-<em>La Rumeur du monde – Journal de 1997 et 1998</em>  (Fayard,1999)<br />
-<em>Histoires (presque) vraies</em>  (Fayard,2000)<br />
-<em>C’est arrivé hier</em>  (Fayard,2000)<br />
-<em>On ne peut pas être heureux tout le temps</em>  (Fayard,2001)<br />
-<em>Profession journaliste – Conversations avec Martine de Rabaudy</em> (Hachette,2001)<br />
-<em>Lou, histoire d’une femme libre</em> (Fayard,2002)<br />
-<em>Les Taches du léopard</em> (Fayard,2003)</p>
<h1><strong>Françoise Giroud et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Quand Bernard-Henri Lévy rencontre <strong>Françoise Giroud</strong>, au début des années 7O, il a à peine dépassé la vingtaine. Dès 1975, il rend hommage à la journaliste et co-fondatrice de<em> L’Express</em> en signant dans <em> L’Imprévu</em> , avec Michel Butel , un éditorial intitulé :<em><strong> Françoise Giroud</strong> ou la douceur de vivre avant la révolution</em>. Mais, en 1986, alors qu’il accuse Mengistu, le « <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/1986-138.html">Négus rouge</a> », d’utiliser les secours envoyés en Ethiopie pour déporter les dissidents, il s’oppose, au sein de l’<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/1979-lutter-contre-la-faim-dans-le-monde-et-fonder-action-contre-la-faim-par-robert-sebbag-10397.html">AICF</a>,  à la même <strong>Françoise Giroud</strong>, qui lui donne tort avec violence, provoquant entre eux une brouille sévère. Ils se réconcilient quatre ans plus tard. En 1993, ils improvisent,  autour de l’amour et du désamour, des échanges qui deviendront <em> Les Hommes et les femmes</em>. Enfin, c’est Bernard-Henri Lévy qui prononcera, le 22 janvier 2003, au Père-Lachaise, l’éloge funèbre de son amie.</p>
<h1><strong>Citations de Françoise Giroud sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« Vendredi 19 février. Bernard-Henri Lévy vient travailler avec moi (sur <em>Les Hommes et les femmes</em>, ndlr). Tout amaigri par ses pérégrinations, il a l’air d’un beau chat noir affamé. Nous ne sommes pas satisfaits de notre premier chapitre, qui manque de vivacité. Ce dialogue que nous avons mené ensemble depuis l’été, est-il bon, est-il mauvais ? Divertissant ? Plat ? Stimulant ? Insignifiant ? Je n’en ai pas la moindre idée. Au moins y avons-nous pris plaisir. » (<em> Journal d’une Parisienne</em> &#8211; 1993, vol.1, p.90)<br />
« Jeudi 25 novembre. Les lieux et les choses n’intéressent pas Bernard-Henri Lévy. Il n’a de regard que pour les êtres humains. » (<em> Idem</em>, p.378)<br />
« Ecrit, pour <em>L’Obs</em>, un long article sur le journal de Bernard-Henri Lévy pendant la guerre en Bosnie. Le titre est beau :<em> <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-lys-et-la-cendre-2-1095.html">Le Lys et la cendre</a></em>. Le livre a cette qualité particulière des journaux, où émotions et anecdotes sont enregistrées au jour le jour et non reconstituées de mémoire. Il est bourré de choses intéressantes. Et puis il est pathétique. Car c’est bien une histoire d’amour que BHL a vécue avec la Bosnie, ce sont les motifs les plus nobles qui l’ont engagé auprès de ce petit pays, c’est aussi, bien sûr, le désir non moins noble de faire l’histoire, comme d’illustres prédécesseurs parmi les intellectuels… Et c’est en vain qu’il s’est tant battu, en particulier contre Mitterrand qui lui disait : « Moi vivant, jamais, vous m’entendez bien, la France ne fera la guerre à la Serbie. » Maintenant, il voit le président <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/1992-1995-la-verite-de-la-bosnie-herzegovine-dite-a-travers-l%E2%80%99oeuvre-ecrite-et-publique-du-philosophe-et-ecrivain-francais-bernard-henri-levy-par-le-general-jovan-divjak-10779.html">Izetbegovic</a> sous les traits d’un vaincu, et la petite Bosnie toute rabougrie défaite… Il n’a pas tort. » (<em>Gais-z-et-contents – Journal d’une Parisienne, vol.3</em> ,p. 29).</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Françoise Giroud</strong></h1>
<p>« Chère Françoise… Douce et terrible Françoise… revenue de tout mais de rien… S’étonnant d’être née mais pas de devoir mourir…Pessimiste, probablement désespérée   &#8211;  « recommencer ! ah non, la balance des douleurs est trop lourde !… » – et, en même temps, si vivante, indomptable… » (<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-vii-memoire-vive-1083.html">Mémoire vive – Questions de principe sept</a></em>, p.235)<br />
« On manque le mystère de cette femme si l’on ne mesure l’extraordinaire talent qu’elle aura mis, sa vie durant, à transformer sa névrose, son échec à s’aimer tout à fait, la distance intérieure qu’elle avait instaurée, en amour des autres, tous les autres, à commencer, bien entendu, par ceux qui ont la chance d’avoir été ses amis – « on ne guérit pas de son enfance », m’avait-elle dit, un jour, il y a longtemps, où elle me racontait l’histoire de ce père qui, à sa naissance, aurait crié : « je voulais que ce soit un garçon » ; mais on peut, de sa névrose, faire un destin ; on peut la convertir en lucidité et, de cette lucidité, faire l’énergie d’une bonté ; et c’est exactement cela qu’a fait<strong> Françoise Giroud</strong>. » (<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-ix-recidives-1063.html">Récidives</a></em>, p.673, discours prononcé au crématorium du Père-Lachaise le 22 janvier 2003).<br />
« Je me souviens (…) de la Françoise engagée : je la vois à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/sarajevo-2594.html">Sarajevo</a> et à Sebrenica ; je la vois, à Paris, quand nous fondions l’AICF, puis dans nos manifestations pour la<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ses-combats-1992-1995-la-bosnie-par-gilles-hertzog-15053.html"> Bosnie</a> ; nous étions trois pelés, deux tondus, à battre le pavé – mais Françoise, qui avait l’âge des honneurs et des considérations mandarinales, était toujours là, fidèle au petit groupe que nous formions, toute pâle, toute fragile. Il y avait de la colère chez cette Françoise. Il y avait de la révolte contre la France qui se couchait. Il y avait le souvenir inflexible des années de honte où elle s’était, elle, si bien conduite – jolie Françoise que j’imagine dans ce premier emploi d’ «agent de liaison» dans la Résistance : personnage délicieusement modianesque, petite ombre dans l’armée des ombres, efficace, obstinée. Mais il y avait aussi cette bonté. Il y avait &#8211;  je veux en témoigner – ce souci de l’autre, cette compassion, cette émotion jamais en défaut face au scandale d’un visage outragé. » (<em>Id°</em>, p.674). </p>
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		<title>Romain Gary</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 11:53:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Romain Gary

Ecrivain, cinéaste et diplomate.
Les dates-clefs de Romain Gary
8 mai 1914 : Naissance à Wilmo (aujourd’hui Vilnius), en Lituanie, de Roman Kacew, d’origine juive ashkénaze.
1926 : Mina, la mère de Roman, divorce d’avec son mari, Arieh Leib Kacew, lequel officialise aussitôt sa vieille liaison avec une femme de dix sept ans sa cadette et qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Romain Gary</strong></h1>
<p><img class="alignnone" title="Romain Gary" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/romain-gary.jpg" alt="" width="280" height="289" /><br />
Ecrivain, cinéaste et diplomate.<span id="more-22679"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs de Romain Gary</strong></h1>
<p><b>8 mai 1914</b> : Naissance à Wilmo (aujourd’hui Vilnius), en Lituanie, de <strong>Roman</strong> Kacew, d’origine juive ashkénaze.<br />
<b>1926</b> : Mina, la mère de<strong> Roman</strong>, divorce d’avec son mari, Arieh Leib Kacew, lequel officialise aussitôt sa vieille liaison avec une femme de dix sept ans sa cadette et qui lui a donné deux enfants hors mariage.<strong> Roman</strong> reniera ce père qui l’a abandonné. Il ira jusqu’à se prétendre le fils illégitime d’Ivan Mosjoukine, célèbre acteur du muet.<br />
<b>1928</b> : Après avoir séjourné à Varsovie, Mina et son fils s’installent à Nice. Elle dirige un bel hôtel-pension, le Mermonts ; lui, fréquente le lycée Gambetta. – Liaison avec une juive hongroise, Ilona Gesmay, qui selon certains fut le grand amour de la vie de <strong>Gary</strong>.<br />
<b>1934</b> :<strong> Roman </strong>débarque à Paris afin d’y poursuivre ses études de droit commercial. – Il publie des nouvelles dans <em>Gringoire</em>, qu’il quittera lorsque l’hebdomadaire  affichera des partis pris fascistes et antisémites.<br />
<b>1935</b> : Il devient citoyen français.<br />
<b>1937</b> : Il obtient sa licence de droit ainsi que son brevet de préparation militaire.<br />
<b>1938</b> : Il rencontre <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/andre-malraux-22056.html">André Malraux</a>, qui l’encourage à écrire. – Affecté à l’Ecole de l’air d’Avord, il n’accède pas au grade d’officier en raison de sa judéité et de sa naturalisation.<br />
<b>1940</b>: Décidé à passer en Angleterre, <strong>Roman</strong> s’envole de Bordeaux pour Alger. Puis il se rend  à Casablanca, d’où un cargo l’emmène à Glasgow. Il s’engage dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL).<br />
<b>1943</b> : Il est rattaché, en Grande-Bretagne, au Groupe de bombardement<em> Lorraine</em>. Lui qui, dès son arrivée à Nice, a francisé son prénom et s’est fait appeler <strong>Romain</strong>, il adopte le patronyme  de<strong> Gary</strong>, mot qui, en russe, signifie : «Brûle!». Affecté à la destruction des bandes de lancement de V1, il est blessé au cours d’un bombardement.<br />
<b>1945</b> : Il épouse à Londres la journaliste et future biographe Lesley Blanch. – Peu après la publication d’Education européenne, il reçoit d<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/albert-camus-8183.html">’Albert Camus </a>une lettre élogieuse qui le rend « malade de joie ». &#8211;  Le Quai d’Orsay ayant été ouvert aux anciens de la France libre, il entame une carrière de diplomate qui le conduira d’abord à Sofia, puis à Berne, New York, en Bolivie.<br />
<b>1948</b>: De retour de Sofia, <strong>Gary</strong> végète un long moment au Quai d’Orsay . Il enrage de constater que Louis Jouvet le mène en bateau, lui demandant de remanier sans fin la pièce qu’il a tirée de son roman <em>Tulipe</em>.<br />
<b>1949</b>: Nommé à Athènes, il est récusé par l’ambassadeur.<br />
<b>1952</b> : Insuccès des<em> Couleurs du jour</em>.<br />
<b>1955</b> : Nouvelle nomination (à Londres) et nouveau refus sans appel de l’ambassadeur de France. <strong>Gary</strong> tombe en dépression.<br />
<b>1956</b> : Il est nommé consul de France à Los Angeles. &#8211;  Le prix Goncourt lui est décerné pour<em> Les Racines du ciel</em> , qu’il adaptera pour John Huston. Il désavouera le film.<br />
<b>1958</b> : Il publie<em> L’Homme à la colombe</em> sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi et s’attelle à deux  autobiographies-fictions :<em> Lady L</em> et<em> La Promesse de l’aub</em>e.<br />
<b>1959</b> : Il rencontre Jean Seberg et son mari François Moreuil. Il affirmera plus tard, dans <em>La Nuit sera calme</em>, avoir travaillé, en ces années-là et sans en être crédité, à une vingtaine de scénarios, notamment pour John Ford, Henry King, Nunnally Johnson. Il figure au générique du <em>Jour le plus long</em>, où il eut, semble-t-il, un simple rôle de conseiller.<br />
<b>1960</b> :<strong> Gary</strong> achète le révolver avec lequel, vingt ans plus tard, il se suicidera. Il quitte ses fonctions de consul général de France à Los Angeles. Jean Seberg divorce d’avec François Moreuil. Peter Ustinov réalise <em>Lady L</em>, d’après le roman éponyme.<br />
<b>1962</b>: François Périer crée à Paris le rôle-titre de <em>Johnnie Cœur,</em> première pièce de l’auteur à être jouée. Mauvais accueil critique. Naissance d’Alexandre Diego, le fils de Jean Seberg et<strong> Romain Gary</strong>. <strong>Gary</strong> aurait été chargé alors d’une mission secrète auprès de l’OAS par le général Charles Feuvrier, un de ses compagnons de la FAFL.<br />
<b>1963</b> : En avril <strong>Gary</strong> divorce d’avec Lesley Blanch ; en octobre il épouse Jean Seberg.<br />
<b>1965</b> : Dans Pour <em>Sganarelle</em>,<strong> Gary </strong>pose la question : « Est-il licite d’écrire des romans après Auschwitz ? »<br />
<b>1966</b> : Voyage en Pologne de <strong>Gary</strong>, qui ne reconnait pas la Varsovie où il a séjourné, dans son adolescence, avec sa mère. De même, le ghetto en ruines qu’il a arpenté en 1946 n’existe plus. Il conçoit le personnage de Gengis Cohn, son double, survivant de la Shoah et dépositaire d’un monde à jamais disparu.<br />
<b>1967</b> :<strong> Gary</strong> tourne, d’après sa nouvelle,<em> Les Oiseaux vont mourir au Pérou</em>, avec Jean Seberg dans le rôle de l’épouse frigide-nymphomane  d’un mari « hors d’usage » joué par Pierre Brasseur.<br />
<b>1968</b>: Assassinat de Martin Luther King, fondateur d’un mouvement pour la promotion des gens de couleur auquel Jean Seberg adhère depuis l’âge de 14 ans.- <strong>Gary </strong>renonce à défiler sur les Champs-Elysées avec les gaullistes. Il donne à<em> Life Magazine </em>un article intitulé : <em>A mon Général : Adieu avec amour et colère</em>. Il est impuissant à aider Jean Seberg, tombée sous l’emprise d’un activiste noir, Hakim Abdullah Jamal, dont elle est amoureuse et qui l’exploite financièrement au nom de la cause qu’il défend.<br />
<b>1969</b> : Publication d’<em>Adieu Gary Cooper</em>, où l’auteur stigmatise la « tribalisation » d’une jeunesse fuyant la société de consommation et la guerre du Vietnam.- Jules Dassin réalise <em>La Promesse de l’aube</em>, une trahison absolue selon Gary.<br />
<b>1970</b>: <strong>Romain Gary</strong> et Jean Seberg divorcent. Chien blanc, contre tous les racismes. Campagne calomnieuse, montée par le FBI, contre Jean Seberg, qui attend un enfant du ministre de l’Education des Black Panthers, Raymond Masai Hewitt. Première tentative de suicide de Jean Seberg. Son bébé meurt peu après la naissance. <strong>Gary </strong>intente accuse le FBI d’être responsable du décès de la petite Nina., dont il dit être le père. Il assiste à l’enterrement du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises.<br />
<b>1971</b>:<strong> Gary</strong> écrit une nouvelle autobiographie romanesque,<em> Europa</em>, qui sera brocardée par la presse parisienne.<br />
<b>1972</b> : <strong>Gary</strong> tourne <em>Kill</em>,  film-manifeste contre la drogue et ceux qui en font commerce. C’est  aussi un douloureux portrait de Jean Seberg.<br />
<b>1973</b> : Le bon accueil fait aux<em> Enchanteurs</em> fait oublier à<strong> Gary </strong>les  critiques acerbes dirigées contre le cycle <em>Frère Océan</em>.- Il écrit avec François Bondy un faux entretien, <em>La Nuit sera calme</em>, axé sur cinq thèmes : amour, diplomatie, littérature, politique, Europe.<br />
<b>1974</b> : <em>Les Têtes de Stéphanie</em>, sous le pseudonyme de Shatan Bogat. – Puis, sous celui d’Emile Ajar :<em> Gros-Câlin.</em><br />
<b>1975</b> : <em>La Vie devant soi</em>, deuxième ouvrage de <strong>Gary</strong> à paraître sous le pseudonyme d’Emile Ajar, remporte le prix Goncourt. Il est porté à l’écran par Moshé Mizrahi, avec Simone Signoret dans le rôle de Madame Rosa.<br />
<b>1979</b> : Le film de Costa-Gavras <em>Clair de femme</em>, tiré du roman de<strong> Gary</strong>, n’a, pas plus que le livre, la faveur des critiques en France. Jean Seberg est retrouvée morte, le 8 septembre, enroulée dans une couverture à l’arrière de sa voiture. Le rapport de police conclut au suicide.<br />
<b>1980</b> :<em> Les Cerfs-volants</em>, parus la veille du 40ème anniversaire de l’appel du 18 juin, exaltent la notion de patriotisme, qui est amour des autres, opposée à celle de nationalisme, qui est haine des autres.  Le 2 décembre, <strong>Romain Gary </strong>se tire une balle dans la bouche. Il a laissé un mot où il a écrit, entre autres : « Aucun rapport avec Jean Seberg. Les fervents du cœur brisé sont priés de s’adresser ailleurs. On peut mettre cela évidemment au compte  d’une dépression nerveuse. Mais alors il faut admettre que celle-ci dure depuis que j’ai âge d’homme et m’a permis de mener à bien mon œuvre littéraire&#8230; »<br />
<b>1981</b> : Publication, à titre posthume, de<em> Vie et mort d’Emile Ajar</em>, où <strong>Gary</strong> donne le détail de l’affaire, lui qui, de son vivant, avait refusé de baisser le masque. <em> Chien blanc</em>, film de Samuel Fuller, sort dans l’indifférence générale.</p>
<h1>Les œuvres-clefs de<strong> Romain Gary</strong></h1>
<p>-<em>Education européenne</em> ( Calmann-Lévy, 1945)<br />
-<em>Tulipe</em> (Calmann-Lévy, 1946)<br />
-<em>Le Grand vestiaire</em> (roman, Gallimard, 1949)<br />
-<em>Les Couleurs du jour</em> (roman, Gallimard, 1952)<br />
-<em>Les Racines du ciel</em> (roman, Gallimard, 1956)<br />
-<em>L’Homme à la colombe</em> (sous le pseudonyme de Fosco Sinibaldi, Gallimard, 1958)<br />
-<em>La Promesse de l’aube</em> ( roman, Gallimard, 1960)<br />
-<em>Johnny  Cœur</em> (pièce, Gallimard,1961)<br />
-<em>Gloire à nos illustres pionniers </em>(nouvelles, Gallimard, 1962)<br />
-<em>Lady L</em> (roman, Gallimard, 1963)</p>
<p>-<em>Frère Océan</em> :<br />
1) <em>Pour Sganarelle</em>, <em>Recherche d’un personnage et d’un roman </em> (essai, Gallimard,1965)<br />
2) <em>La Danse de Gengis Cohn</em> (roman, Gallimard, 1967) ;<br />
3)<em> La Tête coupable </em>(roman, Gallimard, 1968)<br />
-<em>Les Oiseaux vont mourir au Pérou</em> (film,1967)</p>
<p>-<em>La Comédie américaine </em>:<br />
1) <em>Les Mangeurs d’étoiles</em> (roman, Gallimard,1966)<br />
2) <em>Adieu Gary Cooper</em> (roman, Gallimard,1969)</p>
<p>-<em>Chien blanc</em> (roman, Gallimard,1970)<br />
-<em>Les Trésors de la mer Rouge</em> (récit, Gallimard,1971)<br />
-<em>Kill </em>(film,1971)<br />
-<em>Europa </em>(roman, Gallimard, 1972)<br />
-<em>Les Enchanteurs</em> (roman, Gallimard,1973)<br />
-<em>La Nuit sera calme</em> (récit, Gallimard,1974)<br />
-<em>Les Têtes de Stéphanie</em> (sous le pseudonyme de Shatan Bogat, roman, Gallimard,1974)<br />
-<em>Gros-Câlin</em> (sous le pseudonyme d’Emile Ajar, Mercure de France, 1974)<br />
-<em>Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable </em>(roman, Gallimard, 1975)<br />
-<em>La Vie devant soi (sous le pseudonyme d’Emile Ajar</em>, (Mercure de France,1975)<br />
-<em>Pseudo (sous le pseudonyme d’Emile Ajar</em>, (Mercure de France,1976)<br />
-<em>Clair de femme</em> (roman, Gallimard, 1977)<br />
-<em>Charge d’âme</em> (roman, Gallimard,1977)<br />
-<em>La Bonne moitié</em> (théâtre, Gallimard,1979)<br />
-<em>L’Angoisse du roi Salomon</em> (roman, Mercure de France,1979)<br />
-<em>Les Cerfs-volants</em> (roman, Gallimard,1980)<br />
-<em>Vie et mort d’Emile Ajar</em> (à titre posthume, Gallimard,1981)</p>
<h1><strong>Romain Gary et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Bernard-Henri Lévy rencontre<strong> Romain Gary</strong> en 1977, peu après la parution de <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/la-barbarie-a-visage-humain-2-1145.html">La Barbarie à visage humain</a></em> . Mais, alors qu’il s’intéresse surtout au « mari de Jean Seberg, à l’ancien consul à Los Angeles, au personnage éminemment romanesque, au cinéaste des<em> Oiseaux vont mourir au Pérou</em> » (<em>Pièces d’identité</em>),<strong> Romain Gary</strong>, de son côté, ne lui parle que littérature, « à <img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/romain-gary-jean-seberg.jpg" title="Romain Gary et Jean Seberg" class="alignright" width="260" height="253" />commencer par son<em> Pour Sganarelle</em> , cet essai énorme (…) qu’il venait de publier, où il pensait avoir réglé leur  compte aux structuralistes, nouveaux romanciers et autres modernes et dont, pour être franc, je me fichais complètement. » (<em>Id°</em>) Bernard-Henri Lévy admire en<strong> Gary</strong>, outre le « journaliste extraordinaire, le cinéaste, le grand vivant, le diplomate de qualité, l’essayiste, le juif messianique », « le romancier de génie » (<em>Id°</em>). Il admire l’écrivain <strong>Gary</strong> pour les mêmes raisons qu’il admire l’écrivain Malraux : pour l’inextricable mélange, en eux, de littérature et d’action. Pour avoir aussi pratiqué le  cinéma en hors-la-loi, en contrebandiers. Il s’inspire de leur exemple sur ce point :même si les deux films  sont esthétiquement à l’opposé l’un de l’autre, celui de Malraux étant marqué par l’école russe, Lévy tourne <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-7-septembre-1993-8425.html">Bosna</a></em> ! en hommage à <em>Sierra de Teruel</em> . Il place ensuite son<em> <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-jour-et-la-nuit-enfin-disponible-en-dvd-10476.html">Jour et la nuit</a></em> dans la lignée des <em>Oiseaux vont mourir au Pérou</em>, et surtout de<em> Kill</em> (critique de l’idéalisme dévoyé, plongée dans un cinéma populaire, autoportrait désenchanté,  portrait en creux de l’épouse actrice). Il en paie le prix, ne récoltant, à la sortie du<em> Jour et la nuit</em>, qu’insultes haineuses, comme <strong>Gary</strong> à la sortie de<em> Kill</em>,. Mais ce qui captive le plus Bernard-Henri Lévy dans le cas <strong>Gary</strong>, c’est peut-être, c’est sûrement l’affaire Ajar. Pourquoi ?  Parce que <strong>Gary</strong> a alors écarté de son œuvre l’encombrant moi social qui retenait le public de le lire. Et surtout aussi parce que, grâce à cette hétéronymie, il  a réussi à se renouveler en profondeur, à  retrouver l’enfant qu’il avait été et au sujet duquel il avait écrit qu’ « attaqué par le réel sur tous les fronts, refoulé de toutes parts, (se) heurtant partout à (ses) limites, (il avait pris) l’habitude de (se) réfugier dans un monde imaginaire et à y vivre, à travers les personnages qu’ (il inventait), une vie pleine de sens, de justice et de compassion. » Question d’école : Bernard-Henri Lévy a-t-il songé à Gary-Ajar en inventant au poète, dans<em> <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/les-derniers-jours-de-charles-baudelaire-2-1125.html">Les Derniers jours de Charles Baudelaire</a></em>, un double qui est aussi un imposteur ?</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur</strong><strong> Romain Gary</strong></h1>
<p>« Je suis fasciné par ce romancier exemplaire, rêvant sa vie, vivant ses livres, à mi-chemin du texte et du geste, grand inventeur de ce que j’ai appelé un jour ( et le mot, pour moi, le caractérise si parfaitement !) des « gextes » magnifiques. <strong>Gary</strong>, en ce sens, frère de Malraux. Frère cadet, sans doute. Frère plus obscur et pathétique. Mais frère tout de même. Portant aussi haut que lui cet art extraordinaire du double fil doublement tressé : action et littérature, littérature et action, l’une à l’appui de l’autre, l’autre entrelacée à l’une. » (<em> <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/pieces-didentite-3859.html">Pièces d’identité</a></em>, pp. 411-412)<br />
«  (Comme Malraux et comme Hemingway,<strong> Gary</strong>) aura fait la guerre sans l’aimer – exacte antithèse de tous les salopards qui, à la même époque, c’est-à-dire de 1914 à nos jours et à la<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ses-combats-1992-1995-la-bosnie-par-gilles-hertzog-15053.html"> Bosnie</a>, l’auront aimée sans la faire. » (<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-vii-memoire-vive-1083.html">Mémoire vive- Questions de principe sept</a></em>, p. 91)<br />
« <strong>Gary</strong>. Eternellement le même. Eternellement un autre. » (<em>Id</em>°)<br />
« Il a tout compris avant tout le monde. Il a vécu – ce qui s’appelle vécu – cette mécanique de la multiplication des moi. Je dirais même, si je ne craignais la grandiloquence, qu’il est allé au bout de cette logique comme d’autres au bout de la nuit et que c’est de cela, à la fin des fins, qu’il est mort. C’est ça, voilà. Il est mort quinze ans avant Debord, il a fabriqué Ajar quinze avant que les culs de plomb du clergé littéraire ne s’empare de la « société du Spectacle », mais il est, de tous les écrivains contemporains, celui qui a le mieux saisi et de l’intérieur ! dans sa chair ! – les lois de ladite société. » (<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/comedie-2-1093.html">Comédie</a>,</em> p. 203).</p>
<p>Photo 2 : Photo D.R., extraite du blog <a href="http://lespetitscaillouxblancs.over-blog.com/reglement-blog.php">lespetitscaillouxblancs.over-blog.com</a></p>
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		<title>Charles Baudelaire</title>
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		<pubDate>Mon, 06 Jun 2011 16:13:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Charles Baudelaire]]></category>
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		<description><![CDATA[Charles Baudelaire
Poète, critique d’art, essayiste, traducteur.
Les dates-clef de Charles Baudelaire
1821 : naissance à Paris de Charles Baudelaire
1827 : mort de son père.
1844 : Charles Baudelaire est pourvu d’un conseil juridique qui prétend l’empêcher de dilapider son héritage.
1845 : premières publications. Le Salon de 1845.
1857 : Les Fleurs du Mal. Procès.
1860 : Les Paradis artificiels.
1864 : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Charles Baudelaire</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/charles-baudelaire.jpg" title="Charles Baudelaire" class="alignnone" width="236" height="213" />Poète, critique d’art, essayiste, traducteur.<span id="more-11236"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef de Charles Baudelaire</strong></h1>
<p><b>1821</b> : naissance à Paris de <strong>Charles Baudelaire</strong><br />
<b>1827</b> : mort de son père.<br />
<b>1844</b> :<strong> Charles Baudelaire </strong>est pourvu d’un conseil juridique qui prétend l’empêcher de dilapider son héritage.<br />
<b>1845</b> : premières publications.<em> Le Salon de 1845</em>.<br />
<b>1857</b> : <em>Les Fleurs du Mal</em>. Procès.<br />
<b>1860</b> : <em>Les Paradis artificiel</em>s.<br />
<b>1864</b> : départ pour Bruxelles.<br />
<b>1866</b> : <strong>Charles Baudelaire</strong> est atteint de paralysie.<br />
<b>1867</b>: Mort de <strong>Charles Baudelaire</strong>.</p>
<h1>Les oeuvres-clef de Charles Baudelaire</h1>
<p><em>Salon de 1845</em> (1845)<br />
<em>Salon de 1846 </em>(1846)<br />
<em>Les Fleurs du Mal</em> (1857)<br />
<em>Les Paradis artificiels </em>(1860)<br />
<em>Petits poèmes en prose</em> ou <em>Le Spleen de Paris </em>(1869) posthume.<br />
<em>Mon coeur mis à nu </em>(1864) journal intime.<br />
<strong>Baudelaire</strong> fut également parmi les premiers traducteurs en français d’Edgar Allen Poe qu’il contribua à faire connaître en France.</p>
<h1>Bernard-Henri Lévy et Charles Baudelaire</h1>
<p>Bernard-Henri Lévy a consacré au poète un roman, maintenant ancien mais resté comme un véritable roman-culte: <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/les-derniers-jours-de-charles-baudelaire-289.html">Les derniers jours de Charles Baudelaire</a></em>, 1988, Grasset. Ce roman a été empêché, à la dernière minute, d&#8217;obtenir le Prix Goncourt par une campagne de presse menée en particulier par la critique Françoise Xénakis. Au sein du jury, la campagne anti-Lévy fut menée par l&#8217;ancien Prix Lénine de Littérature, André Stil. Le Prix revint à Eric Orsenna. Bernard-Henri Lévy obtint le Prix Interallié. Ce livre occupe une place très importante dans la vie et l&#8217;oeuvre de Bernard-Henri Lévy. Car il exhume la &laquo;&nbsp;philosophie implicite&nbsp;&raquo; de <strong>Baudelaire</strong>. A savoir un antinaturalisme, un anti-historicisme, un antiprogressisme et une méfiance face à l&#8217;idée de Révolution où l&#8217;on n&#8217;a pas de peine à retrouver des leitmotivs de la pensée de Lévy lui-même.</p>
<h1>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Charles Baudelaire</h1>
<p>«  Mettons  que<strong> Baudelaire</strong> soit l’une de mes références fétiches. Mettons aussi qu’il soit l’écrivain français dont je me sente, sur le fond, le plus proche. Et quand je dis ‘sur le fond’, je ne pense pas seulement au poète, mais au prosateur, j’allais presque dire au philosophe &#8211; je pense à l’auteur des Salons, au critique de Delacroix, au thuriféraire de Wagner, au contempteur du Progrès, de la Nature, du ‘Socialisme’ à l’amoureux des villes, au haïsseur des terroirs, à l’ennemi juré de toutes les prisons, de toutes les régressions communautaires; à l’éloge du maquillage et à la célébration de l’artifice, au prophète d’une littérature froide sans tremblé ni hasard, à l’impeccable catholique qui n’a cessé, sa vie durant,  de rappeler aux euphoriques de son temps la réalité du péché, la pérennité du Mal dans l’histoire, bref, à celui qui, dans l’ordre politique autant que sur le registre métaphysique ou esthétique, a été et reste encore le plus fécond de nos modernes.<br />
(Baudelaire-Roman, <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-iii-284.html">Questions de principe trois</a></em>, Livre de Poche, 1990, p.225)</p>
<p>«  Cette solitude de <strong>Baudelaire </strong>dans sa chambre d’hôtel bruxelloise m’est surtout apparue (&#8230;)comme une sorte de situation limite où je trouvais condensés les paradoxes, les énigmes, les intensités et exemplarités qui font, qui sont, la littérature moderne ».<br />
<em>Questions de principe trois</em>, Livre de Poche, 1990, p.232.</p>
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		<title>Richard Rossin</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Oct 2010 07:38:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Richard Rossin
Richard Rossin est chirurgien orthopédiste, humanitaire militant, il a participé à de nombreuses missions et a été de la plupart des grands combats de ces trente-cinq dernières années. Il est aussi poète, écrivain et auteur de nombreux articles.
Les dates-clef de Richard Rossin
1949: naissance de Richard Rossin à Paris.
1967 : Oum Khalsoum chante « égorge, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Richard Rossin</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/richard-rossin.jpg" title="Richard Rossin" class="alignnone" width="204" height="280" /><strong>Richard Rossin </strong>est chirurgien orthopédiste, humanitaire militant, il a participé à de nombreuses missions et a été de la plupart des grands combats de ces trente-cinq dernières années. Il est aussi poète, écrivain et auteur de nombreux articles.<span id="more-9568"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef de Richard Rossin</strong></h1>
<p><b>1949</b>: naissance de <strong>Richard Rossin</strong> à Paris.<br />
<b>1967</b> : Oum Khalsoum chante « égorge, égorge » au Caire, il part pour Israël où il fait à la fois l’expérience de la guerre et celle du kibboutz; à son retour ses camarades des mouvements gauchistes l’ostracisent.<br />
<b>1968</b> : il est dans les combats et les mouvements de réflexion avec son ami Jacques Wrobel. Le drame du Biafra le marque intensément.<br />
<b>1969</b>: le décès de son frère ainé le fait changer d’orientation vers la médecine avec une ferme intention de s’intéresser au tiers monde.<br />
<b>1973</b> : <strong>Richard Rossin</strong> rejoint, avec Jacques Wrobel, <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-kouchner-2480.html">Médecins sans Frontières</a></em> qui a deux ans. Il est victime d’un crash d’hélicoptère lors d’un transfert sanitaire avec ce qui deviendra le SAMU 94. Un pédiatre et le nouveau né transféré meurent dans l’accident.<br />
<b>1975</b> : Secrétaire général de MSF jusqu’en 79.<br />
<b>1976</b> : dans le Sud Algérie auprès des Saharouis où il installe la première mission. Relations étroites avec les pechmergas kurdes.<br />
<b>1977</b>: installation des missions de MSF en Thaïlande pour les réfugiés lao, khmers et vietnamiens.<br />
<b>1979</b> : participe à la création du comité un bateau « Un bateau pour le Vietnam », avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/kouchner-bhl-glucksman-bacharan-cohn-bendit-et-quelques-autres-l%E2%80%99appel-de-la-derniere-chance-pour-une-intervention-urgente-en-libye-16925.html">André Glucksmann</a>, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie">Bernard-Henri Lévy</a>, Jacques et Claudie Broyelle, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-kouchner-2480.html">Bernard Kouchner</a>, Françoise Gauthier… Il sera en mission à bord de <em>l’Ile de Lumière</em>, puis fonde à Marseille « <em>entraide réfugiés du Sud Est asiatique </em>».<br />
<b>1980</b>: cofondateur de <em>Médecins du monde</em>.<br />
<b>1981</b>: participe à la première mission en Pologne vers Solidarnosc lors du coup d’Etat de Jaruselski.<br />
<b>1983</b> : installe au Soudan, pour «<em> l’american association for ethiopan jews </em>», les prémices de ce qui sera l’opération <em>Moïse </em>clandestine et l’aide de <em>Médecins du Monde</em> pour l’infrastructure médicale. Les cinq premiers éthiopens évacués arrivent à Paris le jour de son mariage.<br />
<b>1986</b>: après la révélation dans la presse de l’opération <em>Moïse</em> tentative d’organiser dans l&#8217;Ethiopie du dictateur Mengistu une nouvelle voie d’évasion. Epidémie de choléra au camp d’Harbou : Médecins du Monde tente d’installer une mission choléra dont le gouvernement éthiopien dénie la réalité.<br />
<b>2006</b> : rejoint le collectif <em>Urgence Darfour</em> puis rencontre Abdul Wahid Al Nour (AWN), président du <em>Mouvement de Libération du Soudan </em>(SLM) et Ahmed Abdallah ; au-delà de l’humanitaire, il les rejoint dans leur combat pour une démocratie décrite et la laïcité.<br />
<b>2007</b> : premier passage clandestin au Darfour avec les hommes du SLM. Préparation et suivi du passage, dans les mêmes conditions, de Bernard-Henri Lévy. <strong>Richard Rossin</strong> est délégué général du Collectif <em>Urgence Darfour </em>et Président d’ <em>Urgences Afrique</em>.<br />
<b>2008</b>: conseiller spécial d’<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/abdul-wahid-al-nour-9584.html">Abdul Wahid Al Nour</a> et nombreux voyages pour le SLM. Rencontres avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/1992-2-152.html">Philippe Douste Blazy </a>puis <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/?s=bernard+Kouchner">Bernard Kouchner</a>, ministres des Affaires Etrangères, sur les problèmes du Darfour et du Soudan. Participe à la réunion à Genève des cinq représentants du Conseil de Sécurité pour le Darfour avec les envoyés spéciaux de l’ONU et de l’UA.<br />
<b>2008 à 2010</b> : parcourt la planète pour informer et alerter les responsables sur les questions du Darfour et du Soudan.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Richard Rossin</strong></h1>
<p><em>Alesph-bet</em>, l’univers est une histoire d’amour, éditions Sens et Tonka, Paris 2000<br />
<em>ABC Délire, entre pétale et pistil,</em> Editions Alternatives, Paris<br />
<em>Le silence s’honore</em>, Editions Sens &amp; amp; Tonka, Paris<br />
<em>Le Sérail ouvert ou bleu in X ans déjà</em>, Editions Sens &amp; amp; Tonka, Paris<br />
<em>Noces à Canaan</em>, Editions de Passy, Paris<br />
<em>Urgences Darfour avec BHL, Prunier, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/?s=bernard+Kouchner">Kouchner,</a> Gluksmann, Mamou</em> etc Editions Des Idées et des Hommes.<br />
<em>Pourquoi on meurt au Darfour</em>, Revue Outre Terre,  n°20,  Editions Erès.<br />
Participations à la Revue <em>La règle du Jeu</em> dirigée par Bernard-Henri Lévy.</p>
<h1><strong>Richard Rossin et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Bernard-Henri Lévy participe, en 1979, avec <strong>Richard Rossin</strong>, dans l’appartement du dissident soviétique et écrivain, aujourd’hui bien oublié mais auteur de très beaux livres, Vladimir Maximov, aux réunions de lancement de l’opération <em>Ile de Lumière</em>.<br />
Bernard-Henri Lévy lorsqu’il est au Tchad dans les camps de réfugiés Darfouris contacte <strong>Richard Rossin</strong> pour l’aider à passer clandestinement au Darfour avec<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/gilles-hertzog-4868.html"> Gilles Herzog</a>; <strong>Rossin</strong>, Hertzog, Lévy (ainsi qu&#8217;<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/anniversaire-de-la-regle-du-jeu-les-dessous-de-la-fete-12396.html">Alexis Duclos</a>, le photographe qui accompagna Lévy et Hertzog) sont les seuls Européens à avoir tenté, et réussi, ce voyage à haut risque dans le &laquo;&nbsp;vrai&nbsp;&raquo; Darfour et non dans tel ou tel &laquo;&nbsp;Village Potemkine&nbsp;&raquo; darfouri trafiqué par les Soudanais. Bernard-Henri Lévy organise avec <strong>Richard Rossin</strong> (qui fait venir<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-kouchner-2480.html"> Bernard Kouchner</a>),<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/1985-a-nos-jours-25-ans-avec-les-potes-et-contre-le-racisme-par-dominique-sopo-10340.html"> Dominique Sopo</a>, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-zimeray-ecrit-a-sakineh-9954.html">François Zimeray</a>, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/17-francais-et-anglais-ne-doivent-pas-favoriser-limpunite-de-bechir-1248.html">Jacky Mamou</a> et Simone Rodan un<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/sos-darfour-3697.html"> meeting sur le Darfour </a>le 20 mars 2007 invitant les présidentiables français à signer un engagement à l’égard des populations. Coopération entre Bernard-Henri Lévy et <strong>Richard Rossin</strong> sur les questions du <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/sos-darfour-3697.html">Darfour</a>, de l’UNESCO et de l’Iran notamment. Participation de <strong>Rossin</strong> à la revue <em><a href="http://laregledujeu.org/">La Règle du Jeu</a></em>.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Richard Rossin</strong></h1>
<p>« Grâces soient rendues à <strong>Richard Rossin</strong>, ancien responsable de<em> Médecins sans frontières</em>, cofondateur de<em> Médecins du monde</em>, baroudeur et auteur, dans ce recueil, d&#8217;une très précise <em>« Histoire de Gaza »</em>, pour avoir attiré mon attention sur ces textes : tout y est. » (<em>Le Point</em>, 16 juillet 2009).</p>
<h1><strong>Citations de Richard Rossin sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>«  Au moins c’est un homme qui dit ce qu’il pense (ce qui est rare) qui fait ce qu’il dit (ce qui est encore plus rare) et va jusqu’à mettre sa vie en jeu pour ses idées (ce qui est exceptionnel). J’ai rarement rencontré quelqu’un d’aussi intelligent, d’aussi généreux et d’aussi courageux.» <em> (Conférence sur le Darfour à la Mairie du Vème  mars 2008)</em><br />
« Sur <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/%C2%A8pourquoi-j%E2%80%99ai-signe-l%E2%80%99%C2%AB%E2%80%89appel-a-la-raison%E2%80%89%C2%BB-de-jcall-par-bernard-henri-levy-5482.html">Jcall</a>, j’y colle pas mais les divergences de vues ne sont pas de nature à briser une amitié, elles peuvent enrichir le débat. Le fond reste solide.» <em>(Soirée sur l’image d’Israël mai 2010)</em><br />
« Il ne se contente pas de pleurer sur le sort des hommes, il réfléchit et il agit. C’est aussi pour ça qu’il est mon ami.»<br />
<em>(Conférence sur l’Iran, Paris, juin 2010.)</em></p>
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		<title>Abdul Wahid Al Nour</title>
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		<pubDate>Sat, 02 Oct 2010 07:37:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Abdul Wahid Al Nour
Abdul Wahid Al Nour est avocat, fondateur du Mouvement de Libération du Soudan et actuel président de ce mouvement. Il vit en exil à Paris d’où il continue à mener son combat pour un Soudan fédéral, démocratique et laïc dans lequel tous les citoyens auraient des droits égaux dans un Etat de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Abdul Wahid Al Nour</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/abdel-wahid-al-nour.jpg" title="Abdul Wahid Al Nour" class="alignnone" width="300" height="220" /><strong>Abdul Wahid Al Nour</strong> est avocat, fondateur du <em>Mouvement de Libération du Soudan</em> et actuel président de ce mouvement. Il vit en exil à Paris d’où il continue à mener son combat pour un Soudan fédéral, démocratique et laïc dans lequel tous les citoyens auraient des droits égaux dans un Etat de droit.<span id="more-9584"></span></p>
<h1><strong>Les dates clef de Abdul Wahid Al Nour</strong></h1>
<p><b>1968</b>: naissance de <strong>Abdul Wahid Al Nour</strong> à Zalingei au Darfour (Soudan).<br />
<b>1992</b> : Fondation du <em>Mouvement de Libération du Soudan </em>(SLM) à l’Université de Khartoum avec 17 autres membres de toutes les régions du Soudan avec pour objectif une démocratie de droit (dont les termes sont clairs) et laïque au sens de la séparation de l’Etat et de la religion.<br />
<b>2003</b> : création de l’Armée de Libération du Soudan (ALS), bras armé du SLM pour faire face aux exactions de l’armée soudanaise et de ses milices supplétives.<br />
<b>2004</b> : signe le cessez le feu de N’Djamena (deux  accords) que le gouvernement soudanais ne respecte pas.<br />
<b>2005</b> : signe le cessez le feu d’Abéché (deux accords) que le gouvernement ne respecte pas.<br />
<b>2006</b> : présent aux négociations d’Abuja (7 tours) avec Ahmed Abdallah ; ils sont jetés manu militari hors de leur hôtel et abandonnés parce qu’ils refusent de signer un accord qui leur parait vide.<br />
<b>2006</b> : arrive en décembre à Paris, où il vit en exil, dans des conditions difficiles.<br />
<b>2007</b>: participe au meeting de la Mutualité avec notamment Bernard-Henri Lévy et Richard Rossin, François Zimmeray et <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-kouchner-2480.html">Bernard Kouchner</a> ainsi que les candidats à l’élection présidentielle ou leurs représentants qui signent un engagement pour les populations du Darfour. La joie suscitée par la nomination de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bernard-kouchner-2480.html">Bernard Kouchner</a> aux Affaires Etrangères fait long feu.<br />
<b>2008</b> : nombreux voyages dont, notamment, une rencontre à Genève avec les représentants pour le Darfour des Nations Unies en présence de Jan Eliasson et des représentants de l’Union Africaine. Un consensus sort sur la nécessité de l’arrêt des bombardements pour engager des négociations ; lettre morte. Voyage aux USA et rencontre avec les représentants des candidats aux présidentielles avec Ahmed Abdallah et Richard Rossin.<br />
<b>2009</b> : réélu Président au congrès du SLM à Berne.</p>
<h1><strong>Abdul Wahid Al Nour et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>En 2007, <strong>Abdul Wahid Al Nour</strong> facilite le passage, avec ses combattants, de Bernard-Henri Lévy au Darfour. Depuis il a toujours trouvé un soutien indéfectible en Bernard-Henri Lévy.<br />
En 2010,  Bernard-Henri Lévy ouvre un blog pour <strong>Abdul Wahid Al Nour</strong> et le SLM dans sa revue <em>la Règle du Jeu</em>.</p>
<h1><strong>Citation de Bernard-Henri Lévy sur </strong><strong>Abdul Wahid Al Nour</strong></h1>
<p>« Il y a un homme, ici, à Paris où il vit en exil, qui s’arc-boute contre ce mauvais destin. » (14.10. 2010)</p>
<h1><strong>Citation de Abdul Wahid Al Nour sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« Bernard-Henri Lévy, compagnon indéfectible de la cause du Darfour. » (13.4.2010)</p>
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		<title>Benny Lévy</title>
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		<pubDate>Fri, 01 Oct 2010 14:08:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Benny Lévy
Successivement chef de la Gauche Prolétarienne, secrétaire et dernier interlocuteur de Jean-Paul Sartre, puis philosophe du Retour, il a été un personnage-clé de la vie de Bernard-Henri Lévy. 
Les dates-clé de Benny Lévy
1945 : naissance au Caire de Benny Lévy. Il vient après Eddy, Fleur, Tony.
1948 : la famille est recueillie chez les grands [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Benny Lévy</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/benny-levy-01.jpg" title="Benny Lévy" class="alignnone" width="206" height="244" />Successivement chef de la Gauche Prolétarienne, secrétaire et dernier interlocuteur de Jean-Paul Sartre, puis philosophe du Retour, il a été un personnage-clé de la vie de Bernard-Henri Lévy. <span id="more-10240"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clé de Benny Lévy</strong></h1>
<p><b>1945</b> : naissance au Caire de <strong>Benny Lévy</strong>. Il vient après Eddy, Fleur, Tony.<br />
<b>1948</b> : la famille est recueillie chez les grands parents maternels;  famille juive traditionnelle.<br />
<b>1956</b> : Guerre de Suez. La famille Lévy, à l’exception du frère ainé, quitte l’Egypte; elle perd la nationalité égyptienne; Eddy, devenu Adel Rifaat, est emprisonné puis interné dans un camp pour cause de communisme.<br />
<b>1957</b> : début d&#8217;une scolarité au lycée français de Bruxelles qui se poursuivra jusqu&#8217;en 1963.<br />
<b>1963-1964</b> : préparation du concours d’entrée à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d&#8217;Ulm. Milite à l’UEC.<br />
<b>1964</b> : rencontre Léo (Léopoldine), étudiante en lettres à la Sorbonne, qui milite à l’UNEF-FGEL.<br />
<b>1965</b> : <strong>Benny Lévy</strong> est reçu à Ulm, à titre étranger.<br />
<b>1966</b> : Pompidou lui refuse la nationalité française.<br />
<b>1966</b> (décembre) : création de l’UJCML.<br />
<b>1967</b> : mariage.<br />
<b>1968</b> : dissolution de l’UJCML; création de la Gauche Prolétarienne avec Alain Geismar, Evelyne et Serge July, Herta Alvarez.<br />
<b>1971</b> : rencontre <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a> qui accepte d’être le directeur du journal de la Gauche Prolétarienne, <em>La Cause du Peuple</em>, après l’emprisonnement des deux directeurs précédents.<br />
<b>1973</b> : dissolution de la Gauche Prolétarienne après l’attentat de Munich contre les athlètes israéliens et le conflit ouvrier chez Lip.<br />
<b>1974</b> : enseignement à Paris VII; assistant de <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a>; publication de <em>On a raison de se révolter</em>, avec <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Jean-Paul Sartre</a> et Philippe Gavi.<br />
<b>1975</b> (janvier) : <strong>Benny Lévy</strong> devient Français grâce à <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a> qui est intervenu auprès de Valéry Giscard d&#8217;Estaing.<br />
<b>1976</b> : lecture de Lévinas.<br />
<b>1977</b> : séminaires, avec Jean Zacklad, sur la Kabbale.<br />
<b>1978</b> : voyage en Israël avec <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a> et Arlette Elkaim.<br />
<b>1980: malgré l’opposition de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/simone-de-beauvoir-8185.html">Simone de Beauvoir</a> et de la vieille garde sartrienne, <strong>Benny Lévy</strong> publie dans le Nouvel Observateur des <em>Entretiens avec <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a></em> qui font scandale.<br />
</b><b>1984</b> : Benny Lévy fait paraître  <em>Le Nom de l’homme</em>,  dialogue avec <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a>, chez Verdier. Départ pour Strasbourg où <strong>Benny Levy</strong> se met à l’étude du Talmud.<br />
<b>1985</b> : doctorat de philosophie; &laquo;&nbsp;<em>Philon en regard des pharisiens</em>&laquo;&nbsp;.<br />
<b>1995</b> : départ pour Jérusalem.<br />
<b>1996</b> : rencontre avec son Maitre.<br />
<b>1998</b> : <strong>Benny Lévy</strong> publie <em>Visage Continu</em> chez Verdier. Création de l’Ecole doctorale de Paris VII à Jérusalem 2000 : création de <em>L’institut d’études lévinassiennes </em>avec Bernard-Henri Lévy et Alain Finkielkraut.<br />
<b>2002</b> : <em>Le Meurtre du pasteur</em>, critique de la vision politique du monde, paraît en coédition chez Grasset et Verdier.<br />
<b>2003</b> :  décès à Jérusalem de <strong>Benny Lévy</strong> le 15 octobre. <em>Etre Juif</em> parait chez Verdier quelques jours plus tard.</p>
<h1>Les Oeuvres-clef de Benny Lévy</h1>
<p><em>L’Espoir maintenant : les entretiens de 1980</em> (avec <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Jean-Paul Sartre</a>) suivis du <em>Mot de la fin</em>, Verdier, 1991<br />
<em>Visage continu : la pensée du retour chez Emmanuel Levinas</em>, Verdier, 1998<br />
<em>Le meurtre du pasteur : critique de la vision politique du monde</em>, co-édition Verdier/Grasset, collection <em>Figures</em>, 2002<br />
<em>Etre Juif : étude lévinassienne</em>, Verdier, 2003</p>
<h1>Benny Lévy et Bernard-Henri Lévy</h1>
<p>Les deux Lévy se sont rencontrés une première fois, comme cela est raconté dans &laquo;&nbsp;<em>Les Aventures de la Liberté</em>&laquo;&nbsp;, en 1967. Puis, une seconde fois, chez Emmanuel Levinas, en 1978. Puis, en 2000, après la parution du <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-siecle-de-sartre-225.html">Siècle de Sartre</a> dont les dernières pages étaient consacrées à renverser les idées reçues sur la relation de <strong>Benny Lévy</strong> et de <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a>. <strong>Benny Lévy</strong> a aimé ce livre. Il en a su gré à Bernard-Henri Lévy. Et les deux hommes, à travers l&#8217;Institut mais pas seulement, ne se sont plus quittés. Bernard-Henri Lévy a souvent parlé de ses retrouvailles miraculeuses avec son homonyme et ainé (textes rassemblés dans <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/questions-de-principe-ix-recidives-1063.html">Récidives</a> et dans <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/pieces-didentite-3859.html">Pièces d&#8217;identité</a>). De <strong>Benny Lévy</strong> sur Bernard-Henri Lévy on a, notamment, une vidéo enregistrée un jour où il introduisait une conférence de son cadet, sur <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/?s=daniel+pearl"> Daniel Pearl</a>, à l<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/juin-2008-bhl-recoit-le-doctorat-honoris-causa-de-luniversite-hebraique-de-jerusalem-7898.html">&#8216;Université Hébraïque de Jérusalem</a>.</p>
<h1>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Benny Lévy.</h1>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>Benny</strong>,  pour moi, a longtemps été une sorte de Nizan juif. Ou un Rimbaud philosophe. Quelqu’un qui, à la manière d’un aventurier sartrien,  avait tout lâché pour partir, se convertir, réformer son âme et sa vie. Mais quelqu’un  qui, en même temps,  gardait avec son passé et avec ceux de son passé, un lien paradoxal et fort.</p>
<p>Le talent de <strong>Benny</strong> était aussi – certains disent même d’abord – un talent oral. C’est un lecteur hors pair. Il savait, comme personne, donner vie à un grand texte. Mais il n’était jamais si impressionnant que lorsqu’il le faisait oralement, dans la vibration de sa propre parole. Dans ces moments-là, il y avait quelque chose de socratique en lui. Il y avait cet effet « torpille » dont parle Platon à propos de Socrate. L’effet de cette parole était qu’elle conduisait « au plus haut niveau ». Mais c’était aussi un effet de vérité, donc de liberté, qui va à l’inverse de la réputation d’autoritarisme ou de fanatisme qu’on lui a faite.</p>
<p>Dans toute amitié, il y a une part de non-dit. Et même d’indicible qui doit rester indicible. Dans toute amitié, il y a un mystère et celle-là n’échappait évidemment pas à la règle. Nous étions si différents. Il était aussi joyeux que je suis pessimiste. Aussi exultant que je suis mélancolique. Il avait cette « gaieté », cette « manière grave et belle » d’envisager la vie en l’approfondissant qui impressionnait tant Blanchot chez son ami Levinas et dont j’ai toujours regretté de ne pas être mieux doté. Mais bon. Amis quand même. Amis d’autant plus. Une amitié sans vraie intimité, sans doute – comment être l’intime d’un homme qui en était là ? Une amitié sans effusion.  Une amitié discrète. Une amitié fondée sur le dissensus autant que sur le partage. Une amitié d’intellectuels et de Juifs qui vivaient l’exercice de l’intelligence, et leur être-juif, sur des modes presque opposés. Mais une amitié quand même. Vive. Forte. Sans impératif de réciprocité. Et qui, moi, en tout cas, ne m’a jamais fait défaut pendant ces années. Nous n’étions pas « compagnons », mais amis. Avec tout ce que cela suppose de présence à l’autre, de double présence, de complicité très profonde et, parfois, rassurante.</p>
<p>Une symétrie entre la radicalité de son engagement politique d’autrefois et l’intensité de son engagement juif d’aujourd’hui ? Un fanatisme qui aurait juste migré de Mao à Moïse ? Non, bien sûr. C’est le cliché le plus navrant qui circule sur ce si grand esprit. Dans son rapport au judaïsme, il n’y  avait aucun fanatisme. Aucun. Juste une grande profondeur de travail et de pensée. Le point d’arrivée d’une aventure métaphysique unique, incroyablement exigeante. Ce n’était pas mon judaïsme, c’est sûr. Et nous avons eu maintes discussions, fraternelles mais vives, sur nos façons respectives de vivre notre rapport à la Loi et aux Textes . Mais, outre le fait qu’il en savait infiniment plus que moi et que je me sentais parfaitement ignorant dès qu’il commençait de commenter devant moi une page du Maharal de Prague ou du Gaon de Vilna, le fait même que nous ayons pu débattre de tout cela dit bien qu’il était loin de cet esprit d’intolérance qu’ont caricaturé certains. <strong>Benny</strong>, au demeurant, était la bonté même. Un mélange, unique, de savoir et de bonté.&nbsp;&raquo;</p>
<h1>Citation de Benny Lévy sur Bernard-Henri Lévy:</h1>
<p>&laquo;&nbsp;Mon nouvel ami Robert m’a demandé de présenter Bernard. Comme je n’imagine pas un seul instant qu’il s’agit de vous faire connaitre son immense talent et  son succès éclatant, j’en ai conclu que j’étais appelé en quelques minutes à rendre présent ce qui à force de sauter aux yeux se dissimule quelque peu.  [...] La première chose  c’est que Bernard <span style="text-decoration: underline;">est</span> juif. J’entends vraiment juif.  Père juif, d’où son nom juif connu, Lévy. Mère juive.  Pourquoi la rumeur inlassable veut-elle qu’il ne le soit pas ? A chaque conférence,  à chaque rencontre avec le public, on lui pose, on  me  pose la même question : mais  est-il vraiment juif ? L’amitié me commandait de dire devant le plus grand nombre la chose comme telle. Et, en plus, c’est exactement cela mon propos : présenter, rendre présent, ce qui se dissimule. Alors pourquoi ça se dissimule ? Voilà ce que je pense : le détail de ce qui s’est passé en France dans la scène intellectuelle, ou dans la scène juive d’ailleurs, ça, je  ne le sais pas. Par contre il me semble que le fond est le suivant : Bernard est un juif moderne. Un juif moderne, en vérité, c’est un seigneur dans la société moderne. Il y a des juifs modernes qui rasent les murs. On n’en parle pas. Mais, même  parmi  ceux  qui ont quelque dignité, tout le monde n’est pas seigneur -  ça, ça relève de la  singularité de Bernard. Les ministres le craignent. Les intellectuels le jalousent. Toutes les caractéristiques de la seigneurie. Donc il est difficile que l’Etre juif se révèle pleinement. Or ma thèse qui est le fond secret, lumineux, de mon amitié avec Bernard est que l’Etre juif doit se révéler ; l’Etre juif du juif moderne va sortir de la dissimulation,   va sortir du  marranisme qui sont tus. En vérité je vous ai déjà en quelque sorte  présenté ce qui pour moi est le noyau de lumière obscure de ce livre sur<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/?s=daniel+pearl"> Pearl </a>. Je vous donne la scène : les tortionnaires avec une vidéo vont le décapiter. Il dit « père juif, mère juive, je suis juif ». Vous savez comment ça s’appelle, chez nous ça ? ça s’appelle une sanctification du nom.  Bernard ne connait pas ces mots, mais il le décrit. [...] Tout à  fait poignant. Mais, comme j’ai anticipé, je retourne en arrière. Et donc je décide d’isoler, pour comprendre comment on en est arrivé là, à ce « <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/qui-a-tue-daniel-pearl-2-95.html">Qui a tué Daniel Pearl</a> ? », trois moments. [...] Son premier livre, « <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/la-barbarie-a-visage-humain-2-1145.html">La Barbarie</a> », fait un événement considérable; c’est l’occasion de la nouvelle philosophie. En vérité s’il n’y avait pas eu les intuitions décisives qui opèrent, qui oeuvrent,  même si ce n’était pas explicite, discursivement déployé dans ce livre, il n’y aurait pas eu d’événement. Je vous en donne deux exemples : je tombe, dès le début, sur une phrase qui est le lieu même de l’élaboration aujourd’hui  intellectuelle la plus aigue : « Hitler n’est pas mort à Berlin (c’est l’avant-propos de « <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/la-barbarie-a-visage-humain-2-1145.html">La Barbarie</a></em> », fin des années 70) il a gagné la guerre, vainqueur de ses vainqueurs dans cette nuit de pierre où il précipita l’Europe ». Jean-Claude  Milner, dans un livre, élabore en profondeur ce qui se joue dans cette phrase. Deuxième phrase : à la fin d’un chapitre, une proclamation : « Il faut aujourd’hui pour la première fois se proclamer anti-progressiste ». C’est la tache, c’est  le programme. Je ne parle pas au niveau politicard. Dans le fond : creuser, découvrir, ce qu’il y a sous les lumières du progressisme. [...] Il faut lire ce livre pour se rappeler ce qu’a été la nouvelle philosophie : la proclamation anti-progressiste. L’obscurité,  l’obscurantisme, derrière les Lumières. Ca c’était le premier moment.  Et puis le deuxième moment c’est le livre sur la Bible. Alors, sur ça, je préfère, parce que je savais que Bernard ne connaissait pas ce texte, vous lire ce qu’en disait Lévinas dans un des colloques.  « Je rejoins ainsi le livre courageux et sombre de Bernard-Henri Lévy, sombre  comme le premier alinéa de notre Texte, livre qui a dit tant de choses admirables  sur la Loi, sur la dure loi qui ne nous apporte pas  d’emblée, comme nous le promettent certains jeunes hommes  trop facilement optimistes, les joies des aubes naissantes. Loi dure. Notre part à nous, peuple  de La loi juste. Notre part la meilleure. » Avoir arraché une telle phrase à Levinas, c’est pas mal. Et nous arrivons donc à maintenant. A travers le « je suis juif » de Pearl, il faut dire ce qui circule dans toutes les œuvres et dans tous les actes de Bernard. Au fond, ce qu’il a dit sur notre présence ici, en  Israël, au début de l’Intifada, condense son souci. Il a titré donc dans son bloc-notes « <em>Halte à la diabolisation d’Israël</em> ». Vous savez ce sur quoi je veux insister. C’est sur le diable. Car c’est le personnage central de tous les  textes et de tous les actes de Bernard. Le diable. Enfin il l’appelle le Mal absolu. Parfois il lui arrive de dire le Mal radical. Alors voilà,  je veux terminer cette présentation en disant la chose suivante : il a pointé dans «<em> <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-testament-de-dieu-2-1142.html">Le Testament</a></em> », comme l’a souligné Lévinas, la dure loi monothéiste. Et, d’un autre côté, il est hanté par ce souci qu’il a  ouvertement caractérisé de dualiste, ce souci du Mal absolu. Ca ça fait une contradiction. Le monothéïsme ne pense pas que le Mal est absolu. Voilà ce qui est, à mon avis, à l’œuvre, au plus profond, dans les difficultés de pensée (et, sans les difficultés de pensée, on ne pense pas) qui sont actuellement au cœur de l’oeuvre de Bernard. Ce que je vais dire n’est pas un conseil, c’est une prière. Qu’il s’arrête longuement, il l’annonce plusieurs fois, j’aimerais   que ce ne soit pas comme <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a> qui annonçait tout le temps sa morale, je voudrais qu’il le fasse, ce livre sur le Mal. Qu’il s’empare de cette contradiction entre la dure loi du monothéisme et la  présentation du Mal comme absolu.  Alors se révèlera au fond de l’Etre juif le commandement de connaître l’Unique.&nbsp;&raquo; (<em>Institut d’Etudes lévinassiennes</em>, Jérusalem, 15 mai 2003)</p>
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		<title>Albert Camus</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 13:35:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Albert Camus
Romancier, dramaturge, essayiste, philosophe.
Les dates-clefs d&#8217;Albert Camus
1913 : naissance d&#8217;Albert Camus à Mondovi, Algérie.
1914 : mort du père d&#8217;Albert Camus
1923-1930 : boursier au lycée d’Alger.
1934 : Albert Camus épouse Simone Hié. Divorce en 1936.
1932-1937 : étudiant en philosophie.
1937 : L’Envers et L’Endroit.
1939 : Noces
1938-1940 : journaliste à Alger Républicain
1940 : Albert Camus épouse Francine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Albert Camus</strong></h1>
<p><img class="alignnone" title="Albert Camus" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/albert-camus-01.jpg" alt="" width="274" height="184" />Romancier, dramaturge, essayiste, philosophe.<span id="more-8183"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clefs d&#8217;Albert Camus</strong></h1>
<p><strong>1913 </strong>: naissance d&#8217;<strong>Albert Camus</strong> à Mondovi, Algérie.<br />
<strong>1914</strong> : mort du père d&#8217;<strong>Albert Camus</strong><br />
<strong>1923-1930</strong> : boursier au lycée d’Alger.<br />
<strong>1934</strong> : <strong>Albert Camus</strong> épouse Simone Hié. Divorce en 1936.<br />
<strong>1932-1937</strong> : étudiant en philosophie.<br />
<strong>1937</strong> : <em>L’Envers et L’Endroit.</em><br />
<strong>1939</strong> : <em>Noces</em><br />
<strong>1938-1940</strong> : journaliste à <em>Alger Républicain</em><br />
<strong>1940</strong> : <strong>Albert Camus</strong> épouse Francine Faure.<br />
<strong>1942</strong> : <em>L’Etranger</em>. <em>Le Mythe de Sisyphe.</em><br />
<strong>1942-1944</strong> : dans la Résistance.<br />
<strong>1944</strong> : création du <em>Malentendu</em>.<br />
<strong>1944-1947</strong> : <strong>Albert Camus</strong> entre au journal Combat.<br />
<strong>1947</strong> : Rédacteur-en-chef au journal <em>Combat</em>.  Rencontre <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a>.<br />
<strong>1947</strong> : <em>La Peste</em><br />
<strong>1951</strong> : <em>L’Homme révolté</em><br />
<strong>1952</strong> : rupture avec <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a>.<br />
<strong>1956</strong> : <em>La Chute</em><br />
<strong>1957</strong> : <em>Prix Nobel de Littérature.</em><br />
<em> L’Exil et le Royaume.</em><br />
<strong>1960</strong> : mort d’<strong>Albert Camus</strong>.</p>
<h1><strong>Les œuvres-clef d&#8217;Albert Camus.</strong></h1>
<p>Les éditions Gallimard ont publié <em>Les Oeuvres complètes d’<strong>Albert Camus</strong></em> en 4 volumes dans la collection <em>La Pléiade</em> entre 2006 et 2008.</p>
<p><em>Révolte dans les Asturies</em> 1936<br />
<em>L’Envers et L’Endroit</em> 1937<br />
<em>Caligula</em> 1939<br />
<em>Noces</em> 1939<br />
<em>Le Mythe de Sisyphe</em> 1942<br />
<em>L’Etranger</em> 1942<br />
<em>Le Malentendu</em> 1944<br />
<em>Réflexions sur la Guillotine</em> 1947<br />
<em>La Peste</em> 1947<br />
<em>L’Etat de siège</em> 1948<br />
<em>Lettres à un ami allemand</em> 1948<br />
<em>Les Justes</em> 1949<br />
<em>Actuelles I, Chroniques 1944-1948</em> 1950<br />
<em>L’Homme révolté</em> 1951<br />
<em>L’Artiste en prison</em> 1952<br />
<em>Actuelles II, Chroniques 1948-1953 </em>1953<br />
<em>L’Èté</em> 1954<br />
<em>La Chute</em> 1956<br />
<em>L’Exil et le Royaume</em> 1957.<br />
<em>Réflexions sur la peine capitale</em> 1957<br />
<em>Chroniques algériennes, Actuelles III 1939-1958</em> 1958<br />
<em>Carnets I,II, III</em> publiés après la mort de <strong>Camus</strong> 1962 et 1964.<br />
<em>Le Premier Homme</em>1994, publié par sa fille, roman inachevé.</p>
<h1><strong>Albert Camus et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Beaucoup de choses rapprochent Bernard-Henri Lévy d’<strong>Albert Camus</strong>. La morale. Une certaine vision de l’engagement. Le goût du journalisme. Peut-être l’Algérie. A coup sûr, l’antitotalitarisme. Sur tout cela, Bernard-Henri Lévy s’est expliqué à plusieurs reprises. En particulier lors d’une mémorable Rencontre-Débat , organisée par le journal <em>Le Monde</em>, mardi 19 janvier 2010, avec <a title="Jean Daniel" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-daniel-4578.html">Jean Daniel</a>, Bernard-Henri Lévy et Michel Onfray . Et puis, quelques jours plus tôt, dans un texte majeur, « Un philosophe artiste », publié par <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/portrait-inedit-dalbert-camus-par-b-h-levy-le-monde-hors-serie-5-janvier-2010-3627.html">Le Monde</a></em>, en hors-série.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Albert Camus</strong></h1>
<p>«  Moi, j’aime <strong>Camus</strong>. Je le trouve beau, d’abord. Courageux. C’est rare un écrivain que l’on ne prend à peu près jamais en  défaut de noblesse ou de coeur. » (<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/les-aventures-de-la-liberte-une-histoire-subjective-des-intellectuels-282.html">Les Aventures de la Liberté</a></em>, Grasset,1991).</p>
<p>«  <strong>Camus</strong> et <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a>. <strong>Camus</strong> qui eu raison contre <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a>. On ne dira, on ne répétera jamais assez, combien il a eu raison contre <a title="Jean-Paul Sartre" href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html">Sartre</a> et la bande des <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-3-mars-1969-7703.html">Temps Modernes</a>.</em> <strong>Camus</strong> et <em>l’Homme révolté.</em> <strong>Camus</strong> et les camps rouges. <strong>Camus</strong> refusant de distinguer, comme toute la gauche l’y invitait, entre les bons et les mauvais morts, les victimes suspectes et les bourreaux privilégiés. <strong>Camus</strong> le juste. <strong>Camus</strong> le droit. <strong>Camus</strong>, le philosophe du droit, des Droits de l’Homme, de la démocratie. »<br />
(<em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/les-aventures-de-la-liberte-une-histoire-subjective-des-intellectuels-282.html">Les Aventures de la Liberté</a></em>, Grasset,1991).</p>
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		<title>Simone de Beauvoir</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 12:48:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Simone de Beauvoir
Ecrivaine, romancière, philosophe existentialiste, compagne de Jean-Paul Sartre.
Les dates-clef de Simone de Beauvoir
1908: naissance à Paris.
1929: rencontre avec Jean-Paul-Sartre. Reçue à l’agrégation.
1931: premier poste de professeur à Marseille.
1942: Simone de Beauvoir est exclue de l’université sur fausse dénonciation. Abandonne l’enseignement.
1943: parution de son premier roman, L’Invitée
1949 : parution du Deuxième Sexe (essai) [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong> Simone de Beauvoir</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/simone-de-beauvoir.jpg" title="Simone de Beauvoir" class="alignnone" width="312" height="238" />Ecrivaine, romancière, philosophe existentialiste, compagne de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Jean-Paul Sartre</a>.<span id="more-8185"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef de Simone de Beauvoir</strong></h1>
<p><b>1908</b>: naissance à Paris.<br />
<b>1929</b>: rencontre avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Jean-Paul-Sartre</a>. Reçue à l’agrégation.<br />
<b>1931</b>: premier poste de professeur à Marseille.<br />
<b>1942</b>: <strong>Simone de Beauvoir</strong> est exclue de l’université sur fausse dénonciation. Abandonne l’enseignement.<br />
<b>1943</b>: parution de son premier roman, <em>L’Invitée</em><br />
<b>1949</b> : parution du <em>Deuxième Sexe</em> (essai) 2 volumes.<br />
<b>1954</b> : Prix Goncourt pour son roman, <em> Les Mandarins</em>.<br />
<b>1971</b> : Signature du <em>Manifeste des 343 avortées</em>.<br />
<b>1974</b> : Présidence de la ligue des droits des femmes.<br />
<b>1980</b>: mort de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Jean-Paul Sartre</a>.<br />
<b>1986</b> : mort de <strong>Simone de Beauvoir</strong></p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Simone de Beauvoir</strong></h1>
<p><b><em>Aux Editions Gallimard</em></b></p>
<p><b>Romans</b> :<br />
<em>L’Invitée</em> 1943<br />
<em>Le sang des autres</em> 1945<br />
<em>Tous les hommes sont mortels</em> 1946<br />
<em>Les Mandarins </em> 1954<br />
<em>Les belles images </em> 1966<br />
<em>Quand Prime le Spirituel</em> 1979</p>
<p><b>Récit</b> :<br />
<em>Une mort très douce</em> 1964</p>
<p><b>Théâtre</b> :<br />
<em>Les bouches inutiles </em> 1945</p>
<p><b>Essais</b> :<br />
<em>Pyrrhus et Cinéas</em> 1944<br />
<em>Pour une morale de l’Ámbiguîté </em> 1947<br />
<em>L’Existentialisme est la sagesse des nations</em> 1948<br />
<em>L’Amérique au jour le jour </em> 1948<br />
<em>Le Deuxième Sexe </em> I et II 1949<br />
<em>Privilèges </em> 1955<br />
<em>La longue marche</em> 1957<br />
<em>Mémoires d’une jeune fille rangée</em> 1958<br />
<em>La force de l’âge</em> 1960<br />
<em>La force des choses</em> 1963<br />
<em>La Vieillesse</em> 1970<br />
<em>Tout compte fait</em> 1972<br />
<em>La cérémonie des adieux</em> 1981</p>
<p><b>Oeuvres posthumes</b> :<br />
<em>Edition établie et annotée par Sylvie Le Bon de Beauvoir</em><br />
<em>Journal de guerre</em> 1990<br />
<em>Lettres à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Sartre</a></em> I et II 1990<br />
<em>Lettres à Nelson Algren</em> 1997<br />
<em>Correspondance Croisée- Simone de Beauvoir- Jacques-Laurent Bost</em><br />
<em>Cahiers de Jeunesse</em> 2008</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Simone de Beauvoir</strong></h1>
<p>&laquo;&nbsp;<strong>Beauvoir</strong>, d’ailleurs, a été très tôt, et sur les terrains  les plus divers, le regard de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Sartre</a>. (…) <strong>Beauvoir </strong> ou beau voir ?  <strong>Simone de Beauvoir</strong> ou le beau voir, le beau regard, le regard manquant, notamment  dans la dernière  période de la cécité, du grand <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Sartre</a>.&nbsp;&raquo;<br />
<em><strong>Simone de Beauvoir </strong>Studies, Volume 20</em> 2003-2004</p>
<p>&laquo;&nbsp;Hommage à la libératrice, bien sûr, à l’émancipatrice du <em>Deuxième Sexe</em>, à l’ínstigatrice, au fond,  de la seule révolution réussie du XXème siècle. Hommage à la femme par qui toutes les femmes sont, partout dans le monde, même sous la burka ou dans les fers, un peu plus femmes, un peu plus libres, un peu plus souveraines qu’elles ne l’auraient été sans elle et sans son livre.&nbsp;&raquo;<br />
<em>Le Point </em>, Bloc-notes du 8 mai 2008</p>
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		<title>Jean-Paul Sartre</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Aug 2010 10:51:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Jean-Paul Sartre

Philosophe existentialiste, dramaturge, romancier, critique.
Les dates-clef de Jean-Paul Sartre
1905 : naissance à Paris.
1924 : études à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm.
1929 : Jean-Paul Sartre rencontre avec Simone de Beauvoir. Reçu à l’agrégation.
1938 : publication de La Nausée
1939 : publication de ses premières nouvelles. Le Mur.
1939-1940 : Jean-Paul Sartre est mobilisé comme simple [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Jean-Paul Sartre</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/jean-paul-sartre.01.jpg" title="Jean-Paul Sartre" class="alignnone" width="240" height="160" /><br />
Philosophe existentialiste, dramaturge, romancier, critique.<span id="more-8181"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef de </strong><strong>Jean-Paul Sartre</strong></h1>
<p><b>1905</b> : naissance à Paris.<br />
<b>1924</b> : études à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm.<br />
<b>1929</b> : <strong>Jean-Paul Sartre </strong>rencontre avec Simone de Beauvoir. Reçu à l’agrégation.<br />
<b>1938</b> : publication de <em>La Nausée</em><br />
<b>1939</b> : publication de ses premières nouvelles. <em>Le Mur.</em><br />
<b>1939-1940</b> : <strong>Jean-Paul Sartre </strong>est mobilisé comme simple soldat.<br />
<b>1941</b> : prisonnier dans un camp de détention en Allemagne. Il est libéré grâce à un faux certificat médical.<br />
<b>1943</b> : publication de <em>L’Être et le Néant</em>. Théâtre : <em>Les Mouches</em>.<br />
<b>1944</b> : Théâtre :<em>Huis-Clos</em><br />
<b>1945</b> : <strong>Sartre</strong> fonde <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-3-mars-1969-7703.html">Les Temps Modernes</a></em>.<br />
<b>1952</b> : brouille avec Albert Camus.<br />
<b>1964</b> : publication des <em>Mots</em>. Attribution du Prix Nobel de Littérature que <strong>Sartre</strong> refuse.<br />
<b>1980</b> : mort de <strong>Jean-Paul Sartre</strong>.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Jean-Paul Sartre</strong></h1>
<p><span style="text-decoration: underline;">Publiés aux Editions Gallimard</span>.</p>
<p><strong>Romans et Nouvelles</strong><br />
<em>La Nausée </em> (1938)<br />
<em>Le Mur</em> (1939)<br />
<em>Les  chemins de la liberté </em> (1945)<br />
<em>Les jeux sont faits</em> (1947)</p>
<p><strong>Théâtre</strong><br />
<em>Bartona ou le Fils du Tonnerre</em> (1940)<br />
<em>Les Mouches</em> (1943)<br />
<em>Huis-clos</em> (1944)<br />
<em>La Putain respectueuse</em> (1946)<br />
<em>Morts sans sépulture</em> (1946)<br />
<em>Les Mains sales</em> (1948)<br />
<em>Le Diable et le Bon Dieu</em> (1951)<br />
<em>Kean</em> (1954)<br />
<em>Nekrassov</em> (1955)<br />
<em>Les  Séquestrés  d’Altona</em> (1959)<br />
<em>Les Troyennes</em> (1965)</p>
<p><strong>Autobiographie, mémoires et correspondance</strong><br />
<em>Les Mots</em> (1964)<br />
<em>Carnets de  la drôle de guerre 1939-1940</em> (1983-1995)<br />
<em>Lettres au Castor et à quelques autres</em> (1983)</p>
<p><strong>Essais</strong><br />
<em>Situations I à X.</em> (1947-1976)<br />
<em>Réflexions sur la question juive</em> (1946)<br />
<em>Entretiens sur la politique</em> (1949)<br />
<em>L’Affaire Henri Martin</em> (1953)<br />
<em>Préface aux Damnés de la Terre de Franz Fannon </em> (1961)<br />
<em>On a raison de se révolter</em> (1974)</p>
<p><strong>Critique littéraire</strong><br />
<em>La République du Silence</em> (1944)<br />
<em>Baudelaire </em>(1946)<br />
<em>Qu’est-ce que la littérature ?</em> (1948)<br />
<em>Saint-Genet, comédien et martyr</em> (1952)<br />
<em>L’Idiot de la famille</em> (1971-1972)<br />
<em>Un théâtre de situations</em> (1973)</p>
<p><strong> Philosophie</strong><br />
<em>L’imagination</em> (1936)<br />
<em>La Transcendance de l’Ego</em> (1937)<br />
<em>Esquisse d’une théorie des émotion</em> (1938)<br />
<em>L’imaginaire</em> (1940)<br />
<em>L’Être et le Néant</em> (1943)<br />
<em>L’existentialisme est un humanisme</em> (1945)<br />
<em>Conscience et connaissance de soi</em> (1947)<br />
<em>Critique de la raison dialectique I</em> (1960)<br />
<em>Cahiers pour une morale </em> (1983)<br />
<em>Critique de la raison dialectique II</em> (1985)<br />
<em>Vérité et existence </em> (1989)</p>
<p><strong>Scénarios</strong><br />
<em>Les Jeux sont faits</em>de Jean Delannoy (1947)<br />
<em>L’Engrenage</em> (1948)<br />
<em>Le Scénario de Freud</em> (1984)<br />
<em>Typhus </em>(Ecrit durant l’Occupation et édité en 2007 par Gallimard)</p>
<h1><strong>Bernard-Henri Lévy et Jean-Paul Sartre</strong></h1>
<p>Outre <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-siecle-de-sartre-225.html">Le Siècle de Sartre</a></em>, Bernard-Henri Lévy a écrit plusieurs articles sur <strong>Jean-Paul Sartre </strong>:</p>
<p>&laquo;&nbsp;Retour de captivité&nbsp;&raquo; (Nouvelles réflexions sur la question Sartre). <em>Les Aventures de la Liberté.</em> (1991)<br />
&laquo;&nbsp;Ne pas désespérer Billancourt&nbsp;&raquo; ( Encore une légende) <em>Les Aventures de la Liberté</em> (1991)<br />
&laquo;&nbsp;Le beau voir de<strong> Sartre</strong>&laquo;&nbsp;, <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/question-de-principe-9-91.html">Récidives</a> </em> (2004)<br />
&laquo;&nbsp;Un <strong>Sartre</strong> ou deux&nbsp;&raquo;,  <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/actu/livre/pieces-identite">Pièces d’identité</a></em> (2010)<br />
&laquo;&nbsp;Deux <strong>Sartre</strong> ou trois&nbsp;&raquo;, <em>Pièces d’Identité</em> (2010)<br />
&laquo;&nbsp;<strong>Sartre</strong> est un bloc&nbsp;&raquo;, <em>Pièces d’identité</em> (2010)</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Jean-Paul Sartre</strong></h1>
<p>« Je me souviens de mon éblouissement quand j’ai lu, pour la première fois, très tard donc, <em>L’Être et le néant </em>– puis de ma stupeur quand, enchaînant avec la <em>Critique de la raison dialectique</em>, je découvris qu’on tenait là un cas d’apostasie philosophique aussi spectaculaire que la multiplication des noms de Pesseo ou la double œuvre de Romain Gary ». (p.12, <em>Le siècle de Sartre</em>, Grasset, 2000)</p>
<p>« <strong>Sartre</strong> comme un temps déplié.<strong> Sartre </strong>ou le rendez-vous de toutes les façons de traverser le siècle, de s’y perdre, d’en conjurer les pentes sombres – et de s’engager, maintenant, dans le suivant. C’est toujours à son avantage que l’on entre dans l’ambiguïté. » (p.14, <em>Le siècle de Sartre</em>, Grasset, 2000)</p>
<p>« Il faut tout relire de <strong>Sartre</strong>… Il faut considérer l’entièreté d’une aventure qui est l’une des plus déraisonnables, mais aussi, parce que déraisonnable, des plus fortes, des plus fécondes de l’histoire de la pensée française. La dernière aventure philosophique du XXème siècle. La dernière tentative sérieuse de sortir de l’impasse hégélienne et de la fin, par Hegel décrétée, de la métaphysique et de l’Histoire. Une façon de répondre du siècle où la quantité d’erreurs proférées aura été à la mesure des risques encourus, les vrais, qui sont ceux de la grande pensée. <strong>Sartre</strong> et son siècle. Le siècle de <strong>Sartre </strong>». (p. 572, <em>Pièces d&#8217;identité</em>, Grasset, 2010)</p>
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		<title>Manuel Valls</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 08:45:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Manuel Valls
Représentant de la génération montante au sein du Parti Socialiste. Espoir des « rénovateurs ».
Les dates-clef de Manuel Valls
1962 : naissance de Manuel Valls à Barcelone.
1980 : adhésion au Parti socialiste
1982 : naturalisation française de Manuel Valls.
1983 : attaché parlementaire, jusqu’en 1986, de Robert Chapuis, député de l&#8217;Ardèche.
1986 : Manuel Valls est élu au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Manuel Valls</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/manuel-valls.jpg" title="Manuel Valls" class="alignnone" width="250" height="158" />Représentant de la génération montante au sein du Parti Socialiste. Espoir des « rénovateurs »<span id="more-2559"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Manuel Valls</strong></h1>
<p><b>1962</b> : naissance de <strong>Manuel Valls</strong> à Barcelone.<br />
<b>1980</b> : adhésion au Parti socialiste<br />
<b>1982</b> : naturalisation française de <strong>Manuel Valls</strong>.<br />
<b>1983</b> : attaché parlementaire, jusqu’en 1986, de Robert Chapuis, député de l&#8217;Ardèche.<br />
<b>1986</b> : <strong>Manuel Valls</strong> est élu au conseil régional d&#8217;Ile-de-France, dont il devient 1er vice-président.<br />
<b>1991</b> : délégué adjoint interministériel aux Jeux olympiques d&#8217;hiver d&#8217;Albertville.<br />
<b>1997 </b>: <strong>Manuel Valls</strong> est chargé de la communication et de la presse au cabinet de Lionel Jospin, Premier ministre.<br />
<b>2001</b> : <strong>Manuel Valls</strong> est élu maire d&#8217;Évry (Essonne).<br />
<b>2002</b> : élu député de la 1ère circonscription de l&#8217;Essonne.<br />
<b>2007</b> : <strong>Manuel Valls</strong> refuse à Nicolas Sarkozy de faire partie de son gouvernement<br />
<b>13 juin 2009 </b>: <strong>Manuel Valls</strong> annonce son intention de disputer les primaires du Parti socialiste en vue des élections présidentielles de 2012.<br />
<b>30 juin 2009</b> : création du club « À gauche, besoin d&#8217;optimisme ».</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Manuel Valls</strong></h1>
<p>- <em>Les habits neufs de la gauche</em>, Robert Laffont, 2006.<br />
- <em>La laïcité en face, entretiens avec Virginie Malabard</em>, Desclée de Brouwer, 2005.<br />
- <em>Pour en finir avec le vieux socialisme&#8230; et être enfin de gauche, entretien avec Claude Askolovitch</em>, Robert Laffont, 2008.<br />
- <em>Pouvoir</em>, Stock, mars 2010</p>
<h1><strong>Manuel Valls et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>C’est à la suite de la lettre de «<em> rappel à l’ordre</em> » adressé à <strong>Valls</strong> par Martine Aubry, Première Secrétaire du Parti Socialiste, que Bernard-Henri Lévy donne à Claude Askolovitch, du<em> Journal du dimanche</em>, l’interview désormais fameuse où, début juillet  2009, il « constate » la mort du Parti Socialiste. Dans cet entretien, il soutient les orientations de <strong>Manuel Valls</strong>. Il appuie sa proposition de changer le nom du futur grand parti de gauche appelé à succéder au Parti Socialiste. Il semble qu’un vrai lien existe, désormais, entre les deux hommes. Ensuite, les choses se gâtent : quand, au début de l’affaire Polanski, Manuel Valls, avec quelques autres, s’en prend à Frédéric <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">Mitterrand</a> qui, ministre de la Culture, a apporté son soutien au cinéaste emprisonné. Bernard-Henri Lévy donne, le 12 octobre 2009, une tribune enflammée à <em>Libération</em> qui s’intitule « <em>Et si on inculpait Léon Blum</em> » et qui s’en prend, entre autres, à Manuel Valls.</p>
<h1><strong>Citations de Manuel Valls sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Le langage de vérité s’est imposé tout au long de ce dimanche. L’entretien de BHL au JDD sonne juste.</em> » (Le Blog de <strong>Manuel Valls</strong>, 20 juillet 2009)</p>
<p>« <em>Un plaidoyer brillant&#8230; J’ai aimé cette idée selon laquelle il n’y aura pas de salut pour la gauche sans un acte de rupture qui la fera trancher dans le vif de son histoire, et donc de son nom</em> » (Les Echos, 8 octobre 2007).</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy à propos de Manuel Valls</strong></h1>
<p>« <em>N’importe quel nominaliste vous le dira : un nom, c’est plus qu’un nom. Et, sur ce point, <strong>Valls</strong> a raison : il faut, de toute urgence, changer ce nom</em>. » (Juillet 2009, Entretien avec Claude Askolovitch, pour le Journal du Dimanche)</p>
<p>« <em>Il fait partie, comme <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/segolene-royal-2597.html">Royal</a>, comme <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/dominique-strauss-kahn-4926.html">Strauss-Kahn</a>, comme d’autres, de ceux qui peuvent être à l’origine du big bang et reconstruire sur les ruines</em> ». (Id.)</p>
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		<title>Frédéric Beigbeder</title>
		<link>http://www.bernard-henri-levy.com/frederic-beigbeder-2514.html</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 08:32:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Critique]]></category>
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		<category><![CDATA[Fredéric Beigbeder]]></category>
		<category><![CDATA[littéraire]]></category>

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		<description><![CDATA[Frédéric Beigbeder

Frédéric Beigbeder est un critique littéraire et écrivain français.
Les dates-clef de Frédéric Beigbeder
1965 : naissance de Frédéric Beigbeder à Neuilly-sur-Seine.
1990 : publication du premier roman de Frédéric Beigbeder, Mémoires d&#8217;un jeune homme dérangé.
2000 : Frédéric Beigbeder est licencié pour faute grave de chez Young &#038; Rubicam, peu après la parution de son roman 99 [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Frédéric Beigbeder</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/frederic-beigbeder.jpg" title="Frédéric Beigbeder" class="alignnone" width="250" height="173" /><br />
<strong>Frédéric Beigbeder</strong> est un critique littéraire et écrivain français<span id="more-2514"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Frédéric Beigbeder</strong></h1>
<p><b>1965</b> : naissance de <strong>Frédéric Beigbeder</strong> à Neuilly-sur-Seine.<br />
<b>1990</b> : publication du premier roman de <strong>Frédéric Beigbeder</strong>, <em>Mémoires d&#8217;un jeune homme dérangé</em>.<br />
<b>2000</b> : <strong>Frédéric Beigbeder</strong> est licencié pour faute grave de chez Young &#038; Rubicam, peu après la parution de son roman 99 francs<br />
<b>2003</b> : <strong>Frédéric Beigbeder</strong> devient éditeur chez  Flammarion<br />
<b>2005</b> : chroniqueur dans Le Grand Journal, présenté par Michel Denisot, sur Canal Plus.<br />
<b>2007</b> : sortie du film <em>99 francs</em>, adaptation du roman éponyme.<br />
<b>2008</b> : <strong>Frédéric Beigbeder</strong> est arrêté et mis en garde à vue pour possession et consommation de stupéfiants sur la voie publique.<br />
<b>2009</b> : <strong>Frédéric Beigbeder</strong> reçoit le Prix Renaudot pour son roman, <em>Un roman français</em></p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Frédéric Beigbeder</strong></h1>
<p>- <em>Mémoires d&#8217;un jeune homme dérangé</em>, 1990, Table Ronde<br />
- <em>Vacances dans le coma</em>, 1994 Grasset<br />
- <em>L&#8217;amour dure trois ans</em>, 1997 Grasset<br />
- <em>99 francs</em>, 2000 , Grasset<br />
- <em>Windows on the world</em>, 2003, Grasset, prix Interallié<br />
- <em>Un roman français</em>, 2009 Grasset, Prix Renaudot</p>
<h1><strong>Frédéric Beigbeder et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>C’est Bernard-Henri Lévy qui fait entrer <strong>Frédéric Beigbeder</strong>, chez Grasset, en 1994. Et c’est lui qui, avant cela, lui met le pied à l’étrier en lui faisant signer ses premières chroniques dans <em>Globe</em>. Les deux hommes sont associés dans un roman peu connu de Dominique-Emmanuel Blanchard, intitulé <em>BHL, Bérénice et <strong>Beigbeder</strong></em>, et paru aux éditions du Bord de l’Eau en 2005.  <strong>Frédéric Beigbeder</strong> est, avec Bernard-Henri Lévy, l’un des rares écrivains français à avoir opéré une percée aux Etats-Unis.<br />
Un entretien de <strong>Frédéric Beigbeder</strong> et de Bernard-Henri Lévy a été repris dans <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/pieces-didentite-3859.html">Pièces d&#8217;identités (2010)</a></em> de Bernard-Henri Lévy. C&#8217;est également <strong>Frédéric Beigbeder</strong> qui a présenté <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/michel-houellebecq-2565.html">Michel Houellebecq</a> à Bernard-Henri Lévy (rencontre d’où est sorti le livre <em>« <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ennemis-publics-78.html">Ennemis publics </a>»</em>, Flammarion-Grasset).</p>
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		<title>Edwy Plenel</title>
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		<pubDate>Thu, 17 Jun 2010 08:21:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[ancien]]></category>
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		<category><![CDATA[Edwy Plenl]]></category>
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		<category><![CDATA[JOURNALISTE]]></category>
		<category><![CDATA[le Monde]]></category>
		<category><![CDATA[MediaPart]]></category>
		<category><![CDATA[rédaction]]></category>

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		<description><![CDATA[Edwy Plenel
Journaliste. Ecrivain. Ancien directeur de la rédaction du Monde, Edwy Plenel est le fondateur et directeur de MediaPart.
Les dates clef d&#8217;Edwy Plenel
1952 : naissance d&#8217;Edwy Plenel
1976 : Edwy Plenel entre, sous le pseudonyme de Joseph Krasny, à Rouge, l’organe de la Ligue Communiste Révolutionnaire, d’obédience trotskyste.
1980 : Edwy Plenel entre au Monde où il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Edwy Plenel</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/edwy-plenel.jpg" title="Edwy Plenel" class="alignnone" width="250" height="179" />Journaliste. Ecrivain. Ancien directeur de la rédaction du <em>Monde</em>, <strong>Edwy Plenel</strong> est le fondateur et directeur de MediaPart<span id="more-2498"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates clef d&#8217;Edwy Plenel</strong></h1>
<p><b>1952</b> : naissance d&#8217;<strong>Edwy Plenel</strong><br />
<b>1976</b> : <strong>Edwy Plenel</strong> entre, sous le pseudonyme de Joseph Krasny, à Rouge, l’organe de la Ligue Communiste Révolutionnaire, d’obédience trotskyste.<br />
<b>1980</b> : <strong>Edwy Plenel</strong> entre au<em> Monde </em>où il renouvelle – avec d’autres, tels Bertrand Le Gendre ou Georges Marion &#8211; le genre du journalisme d’investigation.<br />
<b>1996</b> : nommé par Jean-Marie Colombani directeur de la rédaction du quotidien de la rue Claude Bernard.<br />
<b>2003</b> : parution du livre de Pierre Péan et Philippe Cohen,<em> La Face cachée du Monde</em>, (Mille-et-une nuits, 2003) dont <strong>Plenel</strong> est, avec Colombani et Alain Minc, l’une des principales cibles.<br />
<b>2005</b> : <strong>Edwy Plenel</strong> démissionne de la  direction de la rédaction du <em>Monde</em>.<br />
<b>2005</b> : la XVIe chambre du tribunal correctionnel de Paris rend son jugement dans l’affaire des écoutes illégales de l’Elysée, commanditées par <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">François Mitterrand</a>, et dont <strong>Plenel</strong> avait été l’une des principales victimes ; les quatre responsables de la cellule de l’Élysée sont condamnés à des  peines de prison avec sursis.<br />
<b>2006</b> : <strong>Edwy Plenel</strong> est nommé professeur associé à la faculté de Droit de Montpellier.<br />
<b>2008</b> : fondation de Mediapart, quotidien d&#8217;informations générales, publié sur le net, et dont le modèle économique repose sur le pari d’une information payante.<br />
<b>2010</b> : Edwy Plenel annonce qu&#8217;il est sur le point de gagner le pari de Médiapart.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef d&#8217;Edwy Plenel</strong></h1>
<p>- <em>La République inachevée. L&#8217;État et l&#8217;école en France</em>, Payot, 1985.<br />
- <em>La Part d&#8217;ombre</em>, Stock, 1992.<br />
- <em>Un temps de chien</em>, Stock, 1994.<br />
- <em>Les Mots volés</em>, Stock, 1997.<br />
- <em>L&#8217;Épreuve</em>, Stock, 1999.<br />
- <em>Secrets de jeunesse</em>, Stock, 2001 (prix Médicis essai)<br />
- <em>La Découverte du monde</em>, Stock, 2002.<br />
- <em>Procès</em>, Stock, 2006.</p>
<h1><strong>Edwy Plenel et  Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>La vie intellectuelle réserve parfois des surprises. Les rapports de <strong>Plenel</strong> et B.H.L. sont une de ces surprises. En effet, ce journaliste considéré comme lié, au moins par sa biographie, à l’aile la plus radicale de  la gauche, a consacré à Lévy, le 25 novembre 1994, un article beau, important et témoignant d’une vraie proximité de sensibilité en même temps que, bien sûr, de désaccords de fond qui ne sont nullement passés sous silence dans l&#8217;article. L’article a pour objet <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/la-purete-dangereuse-268.html">La Pureté dangereuse</a></em>, qui vient alors de paraître. Nous le mettrons en ligne. Les internautes seront surpris du climat de sympathie intellectuelle qui régnait entre les deux hommes. Peut-être la Bosnie avait-elle été un trait d’union. Ou une indignation commune face au génocide qui vient d’être commis au Rwanda. Ou bien encore les reportages de Lévy en Algérie, commandés par <strong>Plenel</strong> pour <em>Le Monde</em>, au plus fort de la vague d’attentats des années 1990. Je ne sais pas. Mais le fait est là. Aujourd’hui, printemps 2010, les choses semblent en être au même point, un pacte de non agression semblant implicite entre les deux hommes.<strong> Edwy Plenel </strong>n’est pas attaqué dans <a href="http://laregledujeu.org/">la Règle du Jeu</a>, la revue en ligne dirigée par Bernard-Henri Lévy. Et je n’ai pas relevé d’attaques, dans Mediapart, de Bernard-Henri Lévy. Se pourrait-il que, parfois, l’estime réciproque  passe avant les querelles dogmatiques et les oppositions politiques ?</p>
<h1><strong>Citations d&#8217;Edwy Plenel sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>«<em>C&#8217;est ce combat, où se joue notre avenir, qui anime le dernier livre de Bernard-Henri Lévy et c&#8217;est pourquoi il importe de le lire</em> » (Le Monde, 25 novembre 1994)</p>
<p>« <em>A la fois généreux, pertinent et discutable, </em><em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/la-purete-dangereuse-268.html">la Pureté dangereuse</a> est un ouvrage courageux en ce sens que Bernard-Henri Lévy y prend le risque de penser ce qui dérange ses certitudes passées et bouscule ses emballements d&#8217;hier ».</em> (Id.)</p>
<p>« <em>Modestement sincère ou exagérément lyrique, l&#8217;écriture de Lévy est toujours limpide, facilitant l&#8217;approche de l&#8217;essentiel : en l&#8217;occurrence d&#8217;une attitude qui force la sympathie, d&#8217;un constat qui emporte l&#8217;adhésion et d&#8217;une thèse qui mérite discussion</em>. » (Id.)</p>
<p>« <em>Ce monde qui menace, et que décrit si justement &nbsp;&raquo; BHL &laquo;&nbsp;, est aussi celui qu&#8217;elles construisent, par habitude et lassitude. Et les cauchemars qui nous inquiètent se nourriront d&#8217;abord de nos rêves abandonnés</em>. » (Id.)</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Edwy Plenel</strong></h1>
<p>« <em>Qui tente de s’approcher de son propre passé enseveli doit faire comme un homme qui fouille. Le mot est de Walter Benjamin. Mais il pourrait servir d’exergue et de programme au livre étrange, et très beau, que vient de publier <strong>Edwy Plenel</strong> &#8211; Secrets de jeunesse, chez Stock</em> » (<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/question-de-principe-9-91.html">Récidives</a>, Grasset, p.924).</p>
<p>« <em>Qui était ce Joseph Krasny dont l’auteur, dans sa jeunesse, adopta le pseudonyme ?</em> » (Ibid. p927). </p>
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		<title>Jacques Martinez</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 12:11:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
				<category><![CDATA[WikiBHL]]></category>
		<category><![CDATA[BHL]]></category>
		<category><![CDATA[Jacques Martinez]]></category>
		<category><![CDATA[peintre]]></category>
		<category><![CDATA[sculpteur]]></category>

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		<description><![CDATA[Jacques Martinez
Peintre et Sculpteur
Les dates clef de Jacques Martinez : 
1944 : Naissance à El-Biar, Algérie, de Jacques Martinez.
1956 : Arrivée à Nice de Jacques Martinez.
1973 : Première exposition personnelle de Jacques Martinez Galerie Ferrero, Nice.
1974 : Exposition Daniel Templon, Palais Galliera, Festival d’Automne, Paris.
1988 : Galerie Kouros, New-York.
1990 : Exposition au Château de Jau, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Jacques Martinez</h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/jacques-martinez.jpg" title="Jacques Martinez" class="alignnone" width="180" height="300" />Peintre et Sculpteur<span id="more-4997"></span></p>
<h1><strong>Les dates clef de Jacques Martinez : </strong></h1>
<p><b>1944</b> : Naissance à El-Biar, Algérie, de <strong>Jacques Martinez</strong>.<br />
<b>1956</b> : Arrivée à Nice de <strong>Jacques Martinez.</strong><br />
<b>1973</b> : Première exposition personnelle de <strong>Jacques Martinez</strong> Galerie Ferrero, Nice.<br />
<b>1974</b> : Exposition Daniel Templon, Palais Galliera, Festival d’Automne, Paris.<br />
<b>1988</b> : Galerie Kouros, New-York.<br />
<b>1990</b> : Exposition au Château de Jau, <strong>Jacques Martinez</strong> rencontre avec Marie Seznec.<br />
<b>1994</b> : Les Sept dernières paroles du Christ, prieuré de Serrabonne, Catalogne Nord.<br />
<b>1994</b> : Le bel été II. Lerrida, Lleida, Catalogne Sud.<br />
<b>1999</b> : <strong>Jacques Martinez</strong> entre au Musée d’Art Moderne et d’Art Contemporain de Nice.<br />
<b>1999</b> : Fresque, Palais de Justice de Grasse. Architecte : Christian de Portzamparc.<br />
<b>2003</b> : Début des Cinq Saisons.<br />
<b>2007</b> : Début des natures mortes : Bodegon.<br />
<b>2009</b> : Deux bronzes de <strong>Jacques Martinez</strong> sont choisis par Christian Liaigre pour le restaurant La Société, à Saint Germain des Prés.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Jacques Martinez : </strong></h1>
<p><em>Petit polyptique gris,</em> 75&#215;40 cm, 1971, Collection de l’artiste.<br />
<em>What about Seaside ?</em> Technique mixte, 100&#215;200 cm, 1988, Collection Frac Paris.<br />
<em>Lettre de Cuba à une femme qui m’a trompé,</em> 201&#215;201 cm, 1990, Collection de l’artiste.<br />
<em>San Luis de Minorca ou le Puits du Temps,</em> paysage, 270&#215;220 cm, juin 2004, Collection privée.<br />
<em>Bodegon </em> #1. Tirage n°1. Bronze, fondeur Fugini, 2009, Collection Costes.</p>
<h1><strong>Jacques Martinez et Bernard-Henri Lévy.</strong></h1>
<p>Quand Bernard-Henri Lévy a eu à choisir trois amis pour une photo de groupe intégrée par Vanity Fair au long portrait de lui publié dans son édition de janvier 2003, il a choisi <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-enthoven-2830.html">Jean-Paul Enthoven</a>, bien sûr. <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/gilles-hertzog-4868.html">Gilles Hertzog</a>, forcément. Mais aussi ce troisième personnage, son troisième inséparable, son autre mousquetaire : le peintre Jacques Martinez. Les deux hommes ses sont connus à l’été 1977, dans une maison des Parcs de Saint-Tropez où Lévy séjournait avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/louis-althusser-2323.html">Louis Althusser</a>, Paul Guilbert et quelques autres. <strong>Martinez</strong> a soutenu l’œuvre de son ami dans tous les caps difficiles qu’elle a pu avoir à passer. Lévy a écrit sur <strong>Martinez</strong> à deux reprises au moins. Une fois en 1982, à l’occasion d’une exposition organisée par la galerie Daniel Templon. Une seconde fois en 2007 pour une exposition organisée à la galerie Benamou à Paris et dans le cadre d’un catalogue où son texte côtoyait un texte de la directrice <em>d’Art Press</em>, papesse de l’art contemporain, Catherine Millet. Lévy a aussi été l’éditeur, chez Grasset, des deux livres publiés par <strong>Martinez</strong>, <em>Modern for ever</em> et <em>Par hasard et par exemple</em>. <strong>Martinez</strong> appartient, depuis sa création, au comité de rédaction de <em><a href="http://laregledujeu.org/">La Règle du Jeu</a></em>.</p>
<h1><strong>Citations de Jacques Martinez sur Bernard-Henri Lévy : </strong></h1>
<p>« Je dois t’avouer que j’ai le sentiment que les autres ouvrages de cette nouvelle philosophie, même quand ils s’en éloignent le plus, me semblent encore participer de cette idée selon laquelle toutes les folies que nous avons connues ne trouvent peut-être leur origine que dans un dévoiement du marxisme qui, demain, dans des mains moins impures pourrait devenir un formidable outil de connaissance, de transformation et de solutions. Le seul qui m’apparaît à la fois complètement nouveau et en rupture avec toute cette problématique, c’est<em> La Barbarie à visage humain</em> de Bernard-Henri Lévy. (Lettre à Paul Guilbert¸ Juin 1977).<br />
« Bien sûr que la correspondance entre Bernard-Henri Lévy et <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/michel-houellebecq-2565.html">Michel Houellebecq</a> déborde de force, d’intelligence, et de qualités littéraires dans cet automne qui en manque tant. Il y a aussi chez les deux un point commun très fort, c’est qu’à leur manière ce sont des visionnaires. Nous savons comment Houellebecq a « vu » les attentats de Bali avant même qu’ils n’arrivent. Et, je considère que <em>La Barbarie à visage humain</em>, ce sont, dès 1977, des pages qui « voient » le mur de Berlin s’écrouler à l’automne 1989 ». (Lettre à Raphaël Mobillon, septembre 2008.)</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Jacques Martinez : </strong></h1>
<p>«<em> Mes trois M : Matisse, Malevitch, <strong>Martinez</strong></em> » (Lettre à Paul Guilbert, février 1984)<br />
« <em><strong>Martinez</strong> n’est pas un vertueux, c’est un artiste. Et c’est pourquoi il est de ceux qui, sous nos yeux, sont en train de faire mentir les nouvelles chouettes de Minerve qui, après la fin de l’Histoire, après la fin de la philosophie, prophétisent la fin de la peinture. Un spectre hante le monde – c’est celui, ici et ailleurs, ici comme ailleurs, de l’éternelle jeunesse de l’art ».</em> (été 2007, texte pour un catalogue).</p>
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		<title>Ségolène Royal</title>
		<link>http://www.bernard-henri-levy.com/segolene-royal-2597.html</link>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 12:10:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[BHL]]></category>
		<category><![CDATA[Candidate]]></category>
		<category><![CDATA[Parti]]></category>
		<category><![CDATA[Présidence de la République]]></category>
		<category><![CDATA[Ségolène Royal]]></category>
		<category><![CDATA[socialiste]]></category>

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		<description><![CDATA[Ségolène Royal

Candidate à la Présidence de la République face à Nicolas Sarkozy, en 2007.
Ses dates-clef : 
1978 : Ségolène Royal adhère au Parti socialiste
1982 : Ségolène Royal est chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour suivre les questions de jeunesse et de sports.
1984 : François Mitterrand confie à Ségolène [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Ségolène Royal</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/segolene-royal.jpg" title="Ségolène Royal" class="alignnone" width="250" height="333" /><br />
Candidate à la Présidence de la République face à Nicolas Sarkozy, en 2007<span id="more-2597"></span>.</p>
<h1><strong>Ses dates-clef : </strong></h1>
<p><b>1978</b> : <strong>Ségolène Royal</strong> adhère au Parti socialiste<br />
<b>1982</b> : Ségolène Royal est chargée de mission au secrétariat général de la présidence de la République pour suivre les questions de jeunesse et de sports.<br />
<b>1984</b> : <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">François Mitterrand</a> confie à <strong>Ségolène Royal</strong> les affaires sociales et l&#8217;environnement en remplacement de Yannick Moreau, partie diriger le cabinet de Jean-Pierre Chevènement, nouveau ministre de l&#8217;Éducation nationale.<br />
<b>1992</b> : <strong>Ségolène Royal</strong> devient ministre de l&#8217;Environnement du gouvernement Bérégovoy.<br />
<b>1997</b> : Ministre déléguée à l&#8217;Enseignement scolaire du Gouvernement Jospin.<br />
<b>2000</b> : Ministre déléguée à la Famille, à l&#8217;Enfance et aux Personnes handicapées.<br />
<b>2004</b> : <strong>Ségolène Royal</strong> est élue présidente du conseil régional de Poitou-Charentes.<br />
<b>22 avril 2007</b> : avec 25,87 % des voix (contre 31,18 % à son rival Nicolas Sarkozy), <strong>Ségolène Royal</strong> accède au second tour lors de l&#8217;élection présidentielle française ; elle obtiendra finalement 46,94 % des voix.<br />
<b>2008</b> : lors du vote des militants socialistes pour le congrès de Reims, la motion qu&#8217;elle a signée arrive en tête avec 29,08 % des suffrages, devant celles de Bertrand Delanoë (25,24 %), de Martine Aubry (24,32 %), de Benoît Hamon (18,52 %), du Pôle écologique (1,59 %) et d&#8217;Utopia (1,25 %) ; des manœuvres d’appareil feront que, malgré cela, la direction du Parti lui échappera.<br />
<b>2009</b> : après la défaite du PS aux élections européennes, elle est nommée par Martine Aubry , Vice-Présidente de l&#8217;<strong>Internationale socialiste</strong><br />
<b>2010</b> : <strong>Ségolène Royal</strong> est réélue triomphalement présidente de la région Poitou-Charentes.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Ségolène Royal : </strong></h1>
<p>- <em>Le Printemps des grands-parents : la nouvelle alliance des âges</em>, Cogite-R. Laffont, 1987.<br />
- <em>La vérité d&#8217;une femme</em>, Stock, 1996.<br />
- <em>Désirs d&#8217;avenir</em>, Flammarion, 2006<br />
- <em>Ma plus belle histoire, c&#8217;est vous</em>, Grasset, 2007.<br />
- <em>Femme Debout,</em> Denoël, 2009. Entretiens avec Françoise Degois</p>
<h1><strong>Ségolène Royal et  Bernard-Henri Lévy : </strong></h1>
<p>Ami de longue date de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/nicolas-sarkozy-2947.html">Nicolas Sarkozy</a>, proche de Dominique Strauss-Kahn et, au début, très méfiant à l’endroit de <strong>Ségolène Royal</strong> (cf, dans Le Parisien du 28 janvier 2007 : « <em>que veut-elle ? quel est son projet ? quelle vision du monde a-t-elle pour traiter avec tant de désinvolture la question de la souveraineté nationale sur la Corse ou pour louer en Chine la rapidité de la justice ?</em> ») Bernard-Henri Lévy a fini par la rejoindre et faire campagne pour elle. Tout a commencé par un dîner, dans un restaurant d’hôtel, au tout début du mois de février 2007, à l’initiative de l’auteure de romans policiers Fred Vargas. D’après <em>La Femme fatale</em>, le livre publié, après l’élection, par Ariane Chemin et Raphaele Bacqué (Albin Michel), Bernard-Henri Lévy « est devenu en quelques semaines l&#8217;un des confidents de <strong>Ségolène Royal</strong> ». Depuis janvier, écrivent-elles, « le philosophe et la candidate se téléphonent plusieurs fois par jour ; avant chaque émission de télévision, elle le consulte ; après chaque meeting, elle l&#8217;appelle ; en cas d&#8217;urgence et de grosses turbulences dans le ciel de la campagne, il la reçoit à l&#8217;improviste chez lui, boulevard Saint-Germain, sur le même trottoir et à quelques numéros de son siège de campagne ».  En « quelques mois », ajoutent Ariane Chemin et Raphaele Bacqué, « l&#8217;intellectuel a gagné son amitié ; il lui lit de la poésie, il lui envoie la réalisatrice Josée Dayan pour un coup de main sur ses spots de campagne officielle ; il devine les fatigues d&#8217;une campagne, les lassitudes, les angoisses, et la complimente gentiment ; n&#8217;a-t-il pas vanté, dans une chronique, son &laquo;&nbsp;étonnante fraîcheur&nbsp;&raquo;, son &laquo;&nbsp;long et joli cou&nbsp;&raquo; ? un jour, il se permet de lui recommander un chignon, qu&#8217;elle porte le lendemain dans le studio d&#8217;Europe 1. » Je ne sais si le récit de Ariane Chemin et Raphaele Bacqué est juste a 100%. Mais les livres que publieront, après l&#8217;élection, tant Bernard-Henri Lévy que <strong>Ségolène Royal</strong> corroboreront cette description. Ainsi que l&#8217;incroyable article publié le 27 février 2010 par <strong>Ségolène Royal</strong>, en &laquo;&nbsp;Une&nbsp;&raquo; du journal <em> Le Monde </em>, et intitulé <em>&laquo;&nbsp;BHL, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">François Mitterrand</a>, la meute et moi&nbsp;&raquo;</em>. C&#8217;est l&#8217;époque où Bernard-Henri Lévy, comme souvent dans sa longue carrière, est victime d&#8217;une cabale. Et <strong>Ségolène Royal</strong>  vole à son secours d&#8217;une manière à la fois courageuse, efficace-et témoignant d&#8217;une grande loyauté.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Ségolène Royal :</strong></h1>
<p>«<em> Le style de <strong>Ségolène Royal</strong>. Son allure. Cette façon, décidément neuve, de faire de la politique et de le dire. Ce cran. Cette trempe. Cette obstination inentamée qui a eu raison des pièges et embûches venus, comme souvent, de son propre camp.</em> » (Le Point, 26 avril 2007).<br />
 «<em> J’ai aimé, moi, cette dernière image dans ce dernier débat. J’ai aimé la stature qu’elle a prise à cet instant &#8211; et la belle droiture qui émanait de son regard et de son port. Elle honorait la gauche, cette droiture. Et elle honorait la France. </em> » (Le Point, 10 Mai 2007)<br />
« <em>Un jour, mais dans longtemps, je dirai le trouble qui me gagna dans les deux ou trois circonstances où m’apparut l’extrême solitude de cette femme, et son courage dans cette solitude : le regard qui se voile dans ces moments ; la voix qui devient plus sourde, presque sans timbre ; et le sentiment d’être en face, non plus de la rivale heureuse de Fabius et de Jospin, non plus de l’héritière de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">Mitterrand</a> et de Blum, mais d’un être humain, juste d’un être humain, d’une femme qui voit sa vie changer et qui souffre, d’un masque politique qui, l’espace d’une seconde, ne parvient plus à cacher le tremblement de l’âme</em> » (Ce Grand cadavre à la renverse, Grasset, 2007).<br />
« <em>Sur l’Iran, elle a été la première à rappeler l’esprit du pacte de non prolifération : nul n’a droit au nucléaire civil s’il ne donne la preuve qu’il ne va pas vers le nucléaire militaire </em>». (Entretien avec Emmanuel Lemieux, Témoignage Chrétien).<br />
« <em><strong>Ségolène Royal</strong> m’est très vite apparue comme un beau personnage, séduisant, passionnant et me fournissant un matériel romanesque considérable </em>» (Conversation avec Anaëlle Lebovits et Deborah Guterman, Le Diable Probablement, printemps 2009).</p>
<h1><strong>Citations de Ségolène Royal sur Bernard-Henri Lévy :</strong></h1>
<p>« <em>J’ai reçu l’appui infiniment précieux d’un philosophe français réputé pourtant lointain de ce que je pouvais représenter. Au début sceptique, il s’est révélé d’une solidité et d’une fidélité à toute épreuve pendant la campagne – et, ce qui est plus rare, après</em>. » (Ma plus belle histoire, c’est vous, Grasset, 2007, page 106).</p>
<p>« <em>Nous nous retrouvions dans un bar, non loin de mon antenne de campagne, souvent à l’occasion du bouclage des grands discours, ou alors la veille ou le lendemain des grandes émissions. Au total, une bonne dizaine de fois.</em> » (Id.)</p>
<p>«<em> Le talent, la gaieté, l’intelligence, la gagne, étaient communicatifs et parfois, lorsque la fatigue déformait mes traits et qu’il me répétait sa phrase préférée : &laquo;&nbsp;Vous êtes d’une beauté extrême !&nbsp;&raquo;, je savais que c’était exagéré. Mais cela me faisait rire et, je l’avoue, ne pouvait pas me faire de mal</em> ». (Id.)</p>
<p>«<em> Sur la mondialisation, sur la Russie, sur les libertés, sur les génocides, je retrouvais toutes ses analyses, si aiguës et si actuelles, de la barbarie à visage humain.</em> » (Id.)</p>
<p>«<em> Ce Grand Cadavre à la renverse, que je prends le pari de réveiller et de refaire marcher ! </em> » (Id.)</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em> Moi qui connais bien BHL, j&#8217;avoue avoir été toujours entraînée par l&#8217;ampleur de son érudition, l&#8217;élan de ses curiosités et, à chaque fois, son esprit de nuance. Intellectuel &nbsp;&raquo; mondain&nbsp;&raquo; ? Ou &laquo;&nbsp;médiatique&nbsp;&raquo;? Ce n&#8217;est pas le Lévy que je connais.  Ce n&#8217;est pas non plus celui que je retrouve au fil de ma lecture et que je recommande à celles et ceux qui ont envie d&#8217;avancer.&nbsp;&raquo; ( Le Monde, 27 février 2010).</em></p>
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		<title>Dominique Strauss-Kahn</title>
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		<pubDate>Mon, 10 May 2010 12:10:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Directeur du Fonds Monétaire International]]></category>
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		<description><![CDATA[Dominique Strauss-Kahn

Economiste, homme politique français et 10ème directeur du Fonds Monétaire International.
Les dates-clef de Dominique Strauss-Kahn.
1949  : naissance de Dominique Strauss-Kahn à Neuilly-sur-Seine
1971  : Dominique Strauss-Kahn est diplômé d’HEC et de l&#8217;Institut d&#8217;études politiques de Paris ; puis, licencié en droit public, docteur en sciences économiques et professeur agrégé de sciences économiques.
1977 : professeur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Dominique Strauss-Kahn</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/dominique-strauss-kahn.jpg" title="Dominique Strauss-Kahn" class="alignnone" width="300" height="450" /><br />
Economiste, homme politique français et 10ème directeur du Fonds Monétaire International.<span id="more-4926"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef de Dominique Strauss-Kahn.</strong></h1>
<p><b>1949</b>  : naissance de <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> à Neuilly-sur-Seine<br />
<b>1971</b>  : <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> est diplômé d’HEC et de l&#8217;Institut d&#8217;études politiques de Paris ; puis, licencié en droit public, docteur en sciences économiques et professeur agrégé de sciences économiques.<br />
<b>1977</b> : professeur d&#8217;économie à l&#8217;université de Nancy 2.<br />
<b>1981</b> : professeur à l&#8217;université de Nanterre  et à l&#8217;École nationale d&#8217;administration.<br />
<b>1982</b> : <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> entre au Commissariat au plan, dont il devient commissaire-adjoint et chef du service financement.<br />
<b>1986</b> : <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> est élu député de Haute-Savoie.<br />
<b>1988</b> : <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> est élu député du Val-d&#8217;Oise ; puis président de la Commission des finances à l’Assemblée.<br />
<b>1991</b> : <a title="François Mitterrand" href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html">François Mitterrand </a> nomme <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> ministre délégué à l&#8217;Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d&#8217;Édith Cresson.<br />
<b>1993</b> : Michel Rocard lui confie la présidence du  &laquo;&nbsp; groupe des experts du PS&nbsp;&raquo;.<br />
<b>1995</b> :<strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> est élu Maire de Sarcelles.<br />
<b>1997</b> : ministre de l&#8217;Economie et des Finances.<br />
<b>1999</b> : <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> est victime d&#8217;une campagne médiatique visant à l’impliquer dans des affaires judiciaires liées à l&#8217;exercice de la profession d&#8217;avocat (affaire de la Générale des Eaux, affaire de la MNEF et affaire Elf).<br />
<b>2002</b> : réélu député dans la 8e circonscription du Val-d&#8217;Oise.<br />
<b>2004</b> : chargé au sein du Parti socialiste, avec Martine Aubry et Jack Lang, du Projet pour 2007.<br />
<b>2006</b> :  battu par Ségolène Royal dans la bataille pour l’investiture du Parti Socialiste en vue des élections présidentielles de 2007.<br />
<b>2007</b> : Proposé par Jean-Claude Juncker et Romano Prodi, et finalement soutenu par la France et<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/nicolas-sarkozy-2947.html"> Nicolas Sarkozy</a>, <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> est le candidat de la France, puis de l&#8217;Union européenne, à la direction générale du Fonds monétaire international.<br />
<b>2009</b> : <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> est désigné en juillet, et pour la première fois, personnalité politique préférée des Français » (ex-æquo avec Jacques Chirac) par le baromètre IFOP de l&#8217;hebdomadaire <em>.</em></p>
<h1><em><strong>Les oeuvres-clef de Dominique Strauss-Kahn</strong></em></h1>
<p><em> </em><em>Inflation et partage des surplus; les cas des ménages</em>, Editions Cujas, 1975, ( avec la coll. d&#8217;André Babeau, et André Masson).<br />
<em>Econonomie de la famille et accumulation patrimoniale</em> Editions Cujas, 1977.<br />
<em>La Richesse des Français-Epargne, Plus-value/Héritage</em>. (avec la coll. d&#8217;André Babeau). Paris : PUF, 1977.<br />
<em>La Flamme et la cendre</em>, Grasset 2002.<br />
<em>Oui, lettre ouverte aux enfants d&#8217;Europe, Grasset 2004.<br />
</em><em>DVD pour le Oui à la constitution</em>, 2005.<br />
<em>365jours, journal contre le renoncement</em>, Grasset 2006.</p>
<h1><strong>Dominique Strauss-Kahn et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>C’est son épouse, Anne Sinclair, qui présente les deux hommes l’un à l’autre. Bernard-Henri Lévy a toujours dit que <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> était, à ses yeux, le « candidat rêvé » pour l’élection présidentielle. Il est sans doute même l’un des premiers à avoir publiquement envisagé cette hypothèse. Quand il s’est décidé à soutenir Ségolène Royal, il a toujours pris soin de préciser que c’était « Royal faute de <strong>Strauss-Khan</strong> » ; il a toujours dit et répété qu’il faisait « contre mauvaise fortune bon cœur » et que le solution <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> continuait d’être, à ses yeux, la meilleure. C’est lui, aussi, qui est l’éditeur de <strong>Dominique Strauss-Kahn</strong> chez Grasset.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Dominique Strauss-kahn</strong></h1>
<p>« Gravité et humour. Bonhomie et, dans le regard, des éclairs de férocité. Et puis cette impression d&#8217;en avoir toujours sous le pied &#8211; comme si, sur ses amis et ses adversaires, sur le programme des socialistes et sur ce qu&#8217;il a d&#8217;insuffisant, sur Besancenot, Raffarin, il ne lâchait jamais qu&#8217;une infime partie de ses munitions. Un jour, il faudra, comme dit l&#8217;autre, “ abattre son jeu ”. Mais, pour l&#8217;heure, quel animal politique ! » <em>(Le Point, 17 janvier 2003)</em>.<br />
« Vous savez – je m’en suis expliqué dans vos colonnes – que Ségolène Royal n’était pas, au départ, ma candidate idéale puisque j’étais partisan de <strong>Strauss-Kahn.</strong> » <em>(Nouvel Observateur, Mai 2007</em> , débat avec André Glucksmann, modéré par Marie-France Etchegouin »).<br />
« C’est la rentrée où, pour la première fois, <strong>Dominique Strauss Kahn</strong> apparaît comme le mieux placé pour refonder son parti – mais cela au moment même où il s’apprête, FMI oblige, à laisser ses camarades se débrouiller sans lui. Défaut de timing ? Habileté suprême ? Ou, juste, ironie de l’Histoire ? » <em>(Le Point, 30 août 2007)</em>.</p>
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		<title>Karl Zéro</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 14:12:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Karl Zéro

Karl Zéro est un écrivain, journaliste, provocateur, acteur, animateur de télévision, réalisateur – bref, homme-orchestre.
Les dates-clef de Karl Zéro
1961 : naissance de Karl Zéro à Aix-les-Bains en Savoie.
1981 : Karl Zéro entre à Actuel comme journaliste spécialisé dans les interviews de stars et rejoint l’équipe naissante de Radio Nova, au côté de celle qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Karl Zéro</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/karl-zero.jpg" title="Karl Zéro" class="alignnone" width="250" height="300" /><br />
<strong>Karl Zéro</strong> est un écrivain, journaliste, provocateur, acteur, animateur de télévision, réalisateur – bref, homme-orchestre<span id="more-2523"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Karl Zéro</strong></h1>
<p><b>1961</b> : naissance de <strong>Karl Zéro</strong> à Aix-les-Bains en Savoie.<br />
<b>1981</b> : <strong>Karl Zéro</strong> entre à <em>Actuel</em> comme journaliste spécialisé dans les interviews de stars et rejoint l’équipe naissante de <em>Radio Nova</em>, au côté de celle qui deviendra son épouse, Daisy d’Errata.<br />
<b>1986</b> : <strong>Karl Zéro</strong> est engagé par<em> Europe 1</em> pour animer &laquo;&nbsp;Géant Gratuit&nbsp;&raquo; au côté de Doug Headline<br />
<b>1987</b> : Canal + (Alain de Greef) lui propose d’intégrer l’équipe naissante de <em>Nulle part ailleurs</em> au côté d’Antoine de Caunes. Pour ses sketchs, souvent liés à l’actualité, <strong>Karl Zéro</strong> utilise les trucages vidéo pour mettre en scène les hommes politiques (le Flame).<br />
<b>1993</b> : <strong>Karl Zéro</strong> réalise <em>Le Tronc</em> dans lequel il joue en compagnie d’Albert Algoud, José Garcia, Lova Moor.<br />
<b>1996</b> : crée, le dimanche à 12h30 sur Canal +, <em>Le Vrai Journal</em>, un journal télévisé qui veut « dire tout haut » ce que les autres journaux télévisés français « cachent ».<br />
<b>2001</b> : crée, sur une idée originale de Eric Guillaumond, <em>Le journal des bonnes nouvelles</em>, animé par Victor Robert et Estelle Martin.<br />
<b>2003</b> : <strong>Karl Zéro</strong> est accusé de manquement grave à la déontologie pour avoir donné lecture, dans <em>Le Vrai Journal</em>, d’un courrier que lui a adressé le tueur en série Patrice Alègre, à l’origine de « l’affaire Baudis », il est innocenté par la justice mais devra arrêter son émission en juin 2006.<br />
<b>2006</b> : sortie en salles de<em> Dans la peau de Jacques Chirac</em>, César du Meilleur Film Documentaire en 2007.<br />
<b>2006</b> : mise en ligne d’un blog et d’une web télé, le <a href="http://leweb2zero.tv" target="_blank">Web 2 Zéro</a>.<br />
<b>2007</b> : <strong>Karl Zéro</strong> réalise, avec Michel Royer, <em>Ségo et Sarko sont dans un bateau</em>.<br />
<b>2007</b> : <strong>Karl Zéro</strong> présente tous les vendredis soirs à 22h20 « <em>Les Faits <strong>Karl Zéro</strong></em> » sur 13e Rue, une émission de reportages sur des faits-divers non-résolus.<br />
<b>2008</b> : une interview, chaque soir, dans <em><strong>Karl Zéro</strong></em> sur BFM TV à 22 h 10 sur la chaîne d&#8217;information en continu BFM TV.<br />
<b>2010</b> : <strong>Karl Zéro</strong> prépare Being Michael Jackson, un long métrage en anglais en coproduction avec Tarak Ben Ammar, dont la sortie mondiale est prévue le 25 juin 2010, date du premier anniversaire de la mort du chanteur/</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Karl Zéro</strong></h1>
<p>- <em>Le Tronc</em> (1992)<br />
- <em>Starko ! Un an dans la peau de Sarko</em> (2008)<br />
- <em>Being W &#8211; Dans la peau de George Bush</em> (2007)<br />
- <em>Ségo et Sarko sont dans un bateau&#8230;</em> (2007)<br />
- <em>Dans la peau de Jacques Chirac</em> (2005)</p>
<h1><strong>Karl Zéro et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Interprète, dans <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie/1995-1999/page/3">Le Jour et la Nuit</a></em>, le rôle de Filippi – le producteur venant proposer à Alexandre (<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/alain-delon-3777.html">Alain Delon</a>) de porter à l’écran son premier roman.<br />
Bernard-Henri Lévy a toujours défendu le choix de <strong>Karl Zéro</strong> dans ce rôle. <strong>Karl Zéro </strong>a toujours défendu, contre les vives attaques dont il a été l’objet, <em>Le Jour et la Nuit</em>.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Karl Zéro</strong></h1>
<p>« <em>Le Vrai Journal ? Eh oui, le vrai journal&#8230;</em> » (Corriere della Sera, 17 janvier 2005)</p>
<p>« <em>Karl est un formidable acteur. Il a formidablement servi mon film. Et tous ceux qui nous huent sont des analphabètes ou des salauds</em> » (Festival de Berlin, février 1997, Conférence de presse pour la présentation du <em>Jour et la Nuit</em>).</p>
<h1><strong>Citations de Karl Zéro sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Je n’ai jamais réussi à ce qu’on se tutoie, vous êtes le seul de mes invités dans ce cas, je sais pas pourquoi, ça m’énerve</em> ». (<em>Le Vrai Journal</em>, Canal plus, novembre 2001)</p>
<p>« <em>Il y a un truc, un seul, que je ne vous pardonnerai jamais. C’est le jour où, à Zihuatanejo, sur la plage, vous m’avez détraqué exprès, et sournoisement, ma caméra. Vous ne supportiez juste pas mon idée de tourner, en parallèle au vôtre, mon film personnel qui s’appelait &laquo;&nbsp;</em><em>Alerte j’ai mal aux boules</em>&nbsp;&raquo; et dont vous étiez, chaque fois que vous alliez nager, le personnage principal et, il faut bien le dire, unique ». (Conversation – tardive – avec Bernard-Henri Lévy).</p>
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		<title>Gilles Hertzog</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 14:11:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Gilles Hertzog

Les dates-clef de Gilles Hertzog
1948 : naissance de Gilles Hertzog , petit-fils de Marcel Cachin, fondateur du Parti Communiste français; fils de Marcelle Cachin, députée communiste et du Professeur Paul Hertzog.
1968 : 22 rue Gay-Lussac; pavés etc.
1975 : rencontre Bernard-Henri Lévy, responsable des pages de Politique internationale à l&#8217;éphémère quotidien L&#8217;Imprévu.
1986 : reportage, avec [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Gilles Hertzog</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/gilles-hertzog-02.jpg" title="Gilles Hertzog" class="alignnone" width="194" height="260" /><span id="more-4868"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef de Gilles Hertzog</strong></h1>
<p><b>1948</b> : naissance de <strong>Gilles Hertzog</strong> , petit-fils de Marcel Cachin, fondateur du Parti Communiste français; fils de Marcelle Cachin, députée communiste et du Professeur Paul Hertzog.<br />
<b>1968</b> : 22 rue Gay-Lussac; pavés etc.<br />
<b>1975</b> : rencontre Bernard-Henri Lévy, responsable des pages de <em>Politique internationale</em> à l&#8217;éphémère quotidien <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-27-janvier-1975-4873.html">L&#8217;Imprévu</a></em>.<br />
<b>1986</b> : reportage, avec Bernard-Henri Lévy, dans l’Erythrée et le Tigré en guerre ainsi que dans l’Ethiopie du dictateur Mengistu.<br />
<b>1988</b> : Scorrano,  un village des Pouilles, suivi de mariage.<br />
<b>1992</b> : <strong>Gilles Hertzog</strong> est parmi les tout premiers, avec Jean-François Deniau et, encore, Bernard-Henri Lévy à entrer à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/sarajevo-2594.html">Sarajevo</a>.<br />
<b>1994</b> : coauteur du scénario de <em>« Bosna ! ».</em><br />
<b>2000</b> : part, avec Bernard-Henri Lévy toujours, dans les Monts Noubas au Sud-Soudan, où les deux hommes sont parmi les très rares étrangers à avoir pu pénétrer.<br />
<b>2003</b> :  <strong>Gilles Hertzog</strong> devient rédacteur en chef de <em>la Règle du Jeu</em>  en remplacement de Guy Scarpetta.<br />
<b>2007</b> : reportage clandestin au Darfour.<br />
<b>2009</b> : <strong>Gilles Hertzog</strong> devient Directeur de la Publication de <em><a href="http://laregledujeu.org/">la Règle du Jeu</a></em> ; Maria de França en devient rédactrice en chef.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Gilles Hertzog</strong></h1>
<p><em>Les Brigades de la mer</em>, avec Dominique Grisoni, Grasset, 1979.<br />
<em>Bosna !</em>, avec Bernard-Henri Lévy.<br />
<em>Armija</em>, 1995, (documentaire sur l’armée bosniaque, tourné pour ARTE)<br />
<em>Srebrenica</em>,  <em>une chute sur ordonnance</em>, Arte, 2000, coréalisé avec Yves Billy.<br />
<em>Le Séjour des dieux</em>, Grasset, 2004.<br />
<em>American Vertigo</em> film tiré de l&#8217;essai éponyme de Bernard-Henri Lévy et mis en scène par Michko Netchak.</p>
<h1><strong>Gilles Hertzog et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Une amitié de 35 ans. Compagnon de la plupart des grands reportages  de Bernard-Henri Lévy. Compagnon d’aventures en Bosnie. Co-auteur, avec lui, du scénario de <em>« Bosna ! »</em>. Aux dires de certains, le plus proche de ses amis.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Gilles Hertzog</strong></h1>
<p><em>« Je n’ai connu personne, en quatre ans, qui se sera arrogé, avec tant de tranquille insolence, ce droit d’interpeller les puissants, de les traîner publiquement dans la boue, de réveiller un Président de la République en pleine nuit pour le prévenir de la chute imminente d’une « zone de sécurité », d’amener l’abbé Pierre en Bosnie, le Président Izetbegovic au pape, le pape à un journaliste auquel il dira qu’il existe des « guerres justes » &#8211; je ne connais personne, non, qui, dans l’intelligentsia européenne, ait tant fait, jusqu’au dernier jour, pour que la cause bosniaque ne soit pas une cause perdue.<strong>Gilles Hertzog</strong>. Celui que les Bosniaques n’appellent plus, depuis longtemps, que Gilles. Le seul d’entre nous tous à mériter le beau titre de citoyen d’honneur de Sarajevo. » (</em><em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-lys-et-la-cendre-232.html">Le Lys et la Cendre</a></em>, 1995)</p>
<h1><strong>Citations de Gilles Hertzog sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>&laquo;&nbsp;<em>L&#8217;homme de ma vie</em>- s&#8217;il en est.&nbsp;&raquo;</p>
<p><em>Photo : (c) Vincent Bitaud</em></p>
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		<title>Oussama Ben Laden</title>
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		<pubDate>Wed, 21 Apr 2010 14:11:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Oussama Ben Laden

Oussama Ben Laden est le chef d’Al Qaïda.
Les dates-clef d&#8217;Oussama Ben Laden
1957 : naissance à Riyad en Arabie Saoudite d&#8217;Oussama Ben Laden.
1979 : invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique.
1989 : mort de son mentor et ami, le palestinien Abdallah Youcef Azzam.
1994 : Oussama Ben Laden s’installe à Khartoum, au Soudan, où il est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Oussama Ben Laden</h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/oussama-ben-laden.jpg" title="Oussama Ben Laden" class="alignnone" width="250" height="306" /><br />
<strong>Oussama Ben Laden</strong> est le chef d’Al Qaïda<span id="more-2570"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef d&#8217;Oussama Ben Laden</strong></h1>
<p><b>1957</b> : naissance à Riyad en Arabie Saoudite d&#8217;<strong>Oussama Ben Laden</strong>.<br />
<b>1979</b> : invasion de l’Afghanistan par l’Union soviétique.<br />
<b>1989</b> : mort de son mentor et ami, le palestinien Abdallah Youcef Azzam.<br />
<b>1994</b> : <strong>Oussama Ben Laden</strong> s’installe à Khartoum, au Soudan, où il est accueilli par Hassan al-Tourabi, qui dirige le Front national islamique soudanais (FNI).<br />
<b>1996</b> : <strong>Oussama ben Laden</strong> lance un appel à attaquer les intérêts américains partout dans le monde ; il devient alors l’ennemi public numéro 1 des États-Unis qui obtiennent son expulsion du Soudan.<br />
<b>1998 </b>: responsable des attentats de Nairobi au Kenya (213 morts dont 8 Américains) et de Dar es Salaam en Tanzanie (11 morts).<br />
<b>2001 : attentat contre les Twin Towers de New-York.<br />
</b><b>30 octobre 2004</b> : une vidéo diffusée par la chaîne d&#8217;information en arabe Al-Jezira, quatre jours avant les élections présidentielles aux Etats-Unis, tend à montrer qu&#8217;<strong>Oussama ben Laden </strong>est toujours en vie.<br />
<b>7 septembre 2007</b> : la chaîne Al-Jazira diffuse, quelques jours avant le sixième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, des extraits d&#8217;une vidéo d&#8217;<strong>Oussama ben Laden</strong>, la première depuis près de trois ans. La voix du chef d&#8217;Al-Qaida a été officiellement identifiée par les services de renseignements américains.<br />
<b>30 novembre 2009</b> : le Comité des affaires étrangères du Sénat des États-Unis rend public un rapport révélant qu&#8217;<strong>Oussama Ben Laden</strong> aurait pu être capturé ou tué alors qu&#8217;il séjournait dans la région montagneuse de Tora-Bora aux alentours du 16 décembre 2001 si l&#8217;armée américaine avait mobilisé massivement plusieurs milliers d&#8217;hommes dans la région au lieu d&#8217;opter pour une approche commando appuyés par les miliciens afghans.<br />
<b>24 janvier 2010 </b> : nouvel enregistrement audio ; <strong>Ben Laden </strong>revendique la responsabilité de la tentative d&#8217;attentat du 25 décembre 2009 sur un vol Northwest Airlines reliant Amsterdam à Détroit, et menace les États-Unis de nouvelles attaques.</p>
<h1><strong>L&#8217;oeuvre de destruction d&#8217;Oussama Ben Laden</strong></h1>
<p>- Attentat du 11 septembre contre le World Trade Center de New-York. </p>
<h1><strong>Oussama Ben Laden et  Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Bernard-Henri Lévy a été parmi les premiers à tenter d’alerter l’opinion sur le danger fondamentaliste. Il a été parmi les tout premiers à dire et répéter que le seul « clash des civilisations » qui tienne est celui qui oppose, en Islam, les tenants d’un Islam modéré aux tenants de l’Islam radical, fanatique, obscurantiste.  Il n’a cessé de clamer, dès la veille de l’attentat du 11 septembre, que le seul conflit qui compte, le seul qui soit déterminant pour l’avenir est celui qui voit s’affronter <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ahmed-chah-massoud-2301.html">Massoud</a> et <strong>Ben Laden</strong>, les massoudiens et les talibans ou crypto talibans d’al Qaïda. Son <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/daniel-pearl-3051.html"><em>Qui a tué Daniel Pearl ?</em> </a> est, aussi, un livre sur Al Qaïda. Dans ce livre, il reconstitue la biographie du chef du commando de ravisseurs, Omar Sheikh et, ce faisant, apporte un certain nombre d’informations inédites sur le modus operandi financier de la mouvance Al Qaïda. Son livre sur <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/reflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoirereflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoire-217.html">les guerres oubliées</a> est, aussi, un livre où il explique au monde ce qui l’attend si l’on ne dissocie pas les « damnés de la terre » de la démagogie benladéniste – et c’est un livre où il forge, pour désigner Al Qaïda, le concept nouveau de « ONG du crime ». </p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Oussama Ben Laden et Al Qaïda</strong></h1>
<p>« <em>La version XXIème siècle du fascisme</em> ». (<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ce-grand-cadavre-a-la-renservece-grand-cadavre-a-la-renserve-85.html">Ce grand cadavre à la renverse</a>, Grasset 2007)</p>
<p>« <em>J’ai retrouvé à Dubaï des opérations financières qui montrent à quel point les gens d’Al-Quaïda disposent d’une extraordinaire expertise dans les mécanismes bancaires et financiers du capitalisme moderne</em> ». (entretien avec Jérôme Béglé, avril 2003).</p>
<p>« <em>Tous ceux qui ont approché <strong>Ben Laden</strong> savent qu’il y a, chez lui, cet effroi, cette attitude de rejet et de dégout vis-à-vis des femmes.</em> » (Propos recueillis par Annick Le Floc’hmoan, pour <em>Elle</em>, Mai 2003).</p>
<p>« <em>Si clash des civilisations il y a, ce n’est pas le clash de l’Occident contre l’islam mais de l’islam contre l’islam</em> » (<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/question-de-principe-9-91.html"> <em>Récidives</em></a>, Grasset, 2004, p. 830) </p>
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		<title>Christopher Hitchens</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 09:48:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Christopher Hitchens

Paradoxal, provocateur, intempestif, chroniqueur au magazine en ligne Slate ainsi que reporter vedette à Vanity Fair, Christopher Hitchens est, de tous les intellectuels américains, celui dont le profil se rapproche le plus de celui de Bernard-Henri Lévy.
Les dates-clef de Christopher Hitchens
1949 : naissance de Christopher Hitchens à Portsmouth, Royaume-Uni.
2003 : Christopher Hitchens quitte, pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Christopher Hitchens</h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/christopher-hitchens.jpg" title="Christopher Hitchens" class="alignnone" width="250" height="305" /><br />
Paradoxal, provocateur, intempestif, chroniqueur au magazine en ligne <em>Slate</em> ainsi que reporter vedette à <em>Vanity Fair</em>, <strong>Christopher Hitchens</strong> est, de tous les intellectuels américains, celui dont le profil se rapproche le plus de celui de Bernard-Henri Lévy<span id="more-2484"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Christopher Hitchens</strong></h1>
<p><b>1949</b> : naissance de <strong>Christopher Hitchens</strong> à Portsmouth, Royaume-Uni.<br />
<b>2003</b> : <strong>Christopher Hitchens</strong> quitte, pour cause de désaccord éditorial, l’hebdomadaire  <em>The Nation</em> auquel il collaborait depuis vingt ans.<br />
<b>2008</b> : <strong>Christopher Hitchens</strong> accepte de se soumettre à l’épreuve de la torture par l&#8217;eau afin de pouvoir s&#8217;exprimer en connaissance de cause à ce sujet dans un article publié dans le magazine <em>Vanity Fair</em>.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Christopher Hitchens</strong></h1>
<p>- <em>Les crimes de monsieur Kissinger</em>, Saint-Simon, 2001<br />
- <em>Dieu n&#8217;est pas grand : comment la religion empoisonne tout</em>, Belfond, 2009</p>
<h1><strong>Christopher Hitchens et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Malgré des désaccords politiques sur la guerre en Irak (Lévy y a toujours été opposé), malgré son athéisme militant (que l’auteur du <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-testament-de-dieu-309.html">Testament de Dieu</a></em> ne partage pas), les deux hommes sont devenus amis. Et <strong>Hitchens</strong> a même été l’un des intellectuels américains à avoir soutenu Lévy avec le plus de panache et de constance. Il a consacré, dans le journal en ligne <em>Slate</em>, un article à l’édition américaine de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/qui-a-tue-daniel-pearl-2-95.html"><em>Qui a tué Daniel Pearl</em></a> (25 septembre 2003). Quand Garrison Keillor a démoli <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/american-vertigo-2-87.html"><em>American Vertigo</em></a> dans le <em>New York Times Book Review</em>, <strong>Hitchens</strong> a démoli Keillor dans un article au vitriol également paru dans <a href="http://www.slate.com/id/2136056/">Slate (13 février 2006)</a>. Et, enfin, c’est lui qui a pris la plume pour, dans le même et très prestigieux  <em>New York Times Book Review</em>, faire le compte rendu, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/bhl-sacre-par-le-new-york-times-823.html">le 21 septembre 2008</a>, de l’édition américaine de <em>Ce grand cadavre à la renverse </em>(<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/left-in-dark-times-82.html"><em>Left in dark times</em></a>, Random House). Un cas rare de compagnonnage idéologique et littéraire.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Christopher Hitchens</strong></h1>
<p>« <em>Quel dommage que tu sois favorable à la guerre en Irak ! C’est la seule chose qui nous sépare vraiment</em> » (Débat entre <strong>Hitchens</strong> et Lévy organisé par <em>Vanity Fair</em>, à New-York, le 5 septembre 2005). </p>
<p>« <em>L’Américain qui me ressemble le plus ? Pour les thèses, peut-être Paul Berman.  Mais, pour le mode de fonctionnement, sans aucun doute <strong>Christopher Hitchens</strong></em> » (Octobre 2008, débat avec Sam Tanenhaus, au 92th Street Y)</p>
<h1><strong>Citations de Christopher Hitchens sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Si vous vous êtes, au moins une fois, posé la question des rapports troubles entre les services secrets pakistanais et les Talibans et Al Qaïda, eh bien ce livre [sur Daniel Pearl] confirmera tous vos soupçons</em>. »(<em>Slate</em>, 25 septembre 2003)</p>
<p>« <em>Je trouve les descriptions et observations </em>de &laquo;&nbsp;<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/american-vertigo-2-87.html">American Vertigo</a>&nbsp;&raquo; <em>à la fois stimulantes et inquiétantes. Il rend service aux Américains  comme il le fit naguère, à l’époque où les Etats-Unis dormaient, en nous mettant en garde contre Milosevic et les Talibans</em> » (<em>Slate</em>, 13 février 2006)</p>
<p>« <em>Si vous vouliez résumer la vision politique de Bernard-Henri Lévy en une phrase, vous pourriez emprunter la remarque d’Orwell : il ne suffit pas d&#8217;être antifasciste, il faut aussi en principe être antitotalitaire</em>.» (<em>New York Times Book Review</em>, Septembre 2008)</p>
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		<title>Daniel Pearl</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 09:02:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Daniel Pearl

Daniel Pearl est le journaliste américain enlevé, puis assassiné à Karachi au Pakistan.
Les dates-clef de Daniel Pearl
10 octobre 1963 : naissance de Daniel Pearl à Princeton dans le New Jersey
1985 : licence en communication de l&#8217;université Stanford.
1990 : Daniel Pearl entre au Wall Street Journal
23 janvier 2002 : alors qu&#8217;il devait interviewer Mubarak Ali [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Daniel Pearl</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/daniel-pearl.jpg" title="Daniel Pearl" class="alignnone" width="250" height="224" /><br />
<strong>Daniel Pearl</strong> est le journaliste américain enlevé, puis assassiné à Karachi au Pakistan.<span id="more-3051"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef de Daniel Pearl</strong></h1>
<p><b>10 octobre 1963</b> : naissance de <strong>Daniel Pearl</strong> à Princeton dans le New Jersey<br />
<b>1985</b> : licence en communication de l&#8217;université Stanford.<br />
<b>1990</b> : <strong>Daniel Pearl</strong> entre au <em>Wall Street Journal</em><br />
<b>23 janvier 2002</b> : alors qu&#8217;il devait interviewer Mubarak Ali Shah Gilani, <strong>Daniel Pearl</strong> est kidnappé par un groupe djihadiste mené par Omar Sheikh.<br />
<b>16 mai 2002</b> : découverte des restes de <strong>Daniel Pearl</strong>.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Daniel Pearl</strong></h1>
<p><em>At Home in the world</em>, published by Wall Street Journal Books/Free Press, an imprint of Simon &amp; Schuster Inc.</p>
<h1><strong>Daniel Pearl et Bernard-Henri Lévy.</strong></h1>
<p>Dès l’annonce de sa mort, Bernard-Henri Lévy prend la triple décision : a) de partir sur les traces des tueurs afin de découvrir leur identité et, si possible, leurs mobiles ; b) de partir sur les traces de  <strong>Daniel Pearl</strong> lui-même afin de reprendre l’enquête que celui-ci était en train de mener au moment de son enlèvement ; c) d’élever à « <em>cet homme ordinaire et exemplaire</em> », à ce « <em>juif magnifique</em> », un « <em>mémorial de mots</em> » qui lui rende enfin justice. Le résultat sera la publication, en France, le 29 avril 2003, puis aux Etats-Unis quelques mois plus tard, puis dans le reste du monde, de <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/qui-a-tue-daniel-pearl-2-95.html">Qui a tué <strong>Daniel Pearl</strong></a></em> ? Le livre est une enquête rigoureuse, la seule du genre, qui a mené Lévy sur le théâtre de ce drame atroce. Tout, dans ce livre, est basé sur les faits, seulement les faits, rien que les faits. A deux exceptions près. Le monologue intérieur d’Omar Sheikh à la veille du kidnapping. Puis celui de <strong>Daniel Pearl</strong> avant l’égorgement. Ces deux monologues intérieurs sont écrits, par définition, comme des scènes de roman. C’est pour ces deux monologues intérieurs, pour bien les caractériser, pour bien faire la différence entre ces deux scènes et le reste du livre, que Lévy a inventé le mot de « <em>romanquête</em> ». Le livre, traduit, aux Etats-Unis, chez Melville House, a connu un très grand succès. La part de la vente du livre en langue anglaise revenant à l’auteur a été versée, l’année suivante, à la <strong>Daniel Pearl</strong> Foundation qui œuvre, sous la houlette de Ruth et Judea <strong>Pearl</strong>, ses parents, pour la mémoire de <strong>Daniel Pearl</strong> (<a href="http://www.danielpearl.org" target="_blank">www.danielpearl.org</a>).</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Daniel Pearl</strong></h1>
<p>« <em>Mon ami posthume</em> », (entretien avec Jérôme Béglé, Paris-Match, mars 2003).</p>
<p>« <em>Un Juste. L’un de ces Occidentaux qui, sans tomber dans la haine de soi, sans sombrer dans le tiers-mondisme bête qui consiste à accabler l’Europe et l’Occident de tous les crimes, était obsessionnellement ouvert à l’altérité, curieux du visage du différent, en quête perpétuelle de ce qui ne lui ressemblait pas.</em> » (<em>Elle</em>, Mai 2003, propos recueillis par Annick Le Floc’hmoan).</p>
<p>« <em>Tout le propos de mon livre c’est d’essayer de faire un tombeau de mots à <strong>Daniel Pearl</strong> mais aussi de continuer son enquête, de prendre le relais, de finir son article interrompu. C’est un livre de 530 pages pour finir un impossible article, l’article non écrit de <strong>Daniel Pearl</strong>…</em> » (Propos recueilli par Mohamed Sifaoui, in <em>La Voix du Luxembourg</em>)</p>
<p>« <em>L’assassinat de Massoud, l’attentat du 11 septembre puis, maintenant, cette mort de <strong>Daniel Pearl</strong> : ce sont les trois coups qui marquent le lever de rideau du XXI° siècle</em> » (Conversation avec Olivier Nora, le 23 février 2002, depuis Kaboul)</p>
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		<title>Tanger</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 09:01:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tanger, la ville

Tanger est une ville située au nord du Maroc et c’est sa principale porte sur l&#8217;Europe.
Elle est ouverte sur l&#8217;extrémité occidentale du détroit de Gibraltar, à environ 15 kilomètres des côtes espagnoles.
D&#8217;abord établie sur la colline de la kasbah, la ville s&#8217;est progressivement étendue sur les massifs la bordant à l&#8217;ouest en direction [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Tanger, la ville</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/tanger.jpg" title="Tanger" class="alignnone" width="464" height="297" /><br />
<strong>Tanger</strong> est une ville située au nord du Maroc et c’est sa principale porte sur l&#8217;Europe.<br />
Elle est ouverte sur l&#8217;extrémité occidentale du détroit de Gibraltar, à environ 15 kilomètres des côtes espagnoles<span id="more-2601"></span>.</p>
<p>D&#8217;abord établie sur la colline de la kasbah, la ville s&#8217;est progressivement étendue sur les massifs la bordant à l&#8217;ouest en direction du cap Spartel (plateau du Marshan, Vieille Montagne) puis, au long de la plage, en direction du cap Malabata. </p>
<p>Les rivalités européennes pour le contrôle de la ville démarrent à la fin du XIXème siècle. La France, l&#8217;Espagne, le Royaume-Uni, l&#8217;Allemagne multiplient les missions diplomatiques et commerciales pour placer leurs pions mettant la ville au centre des rivalités internationales. </p>
<p>En 1923 <strong>Tanger </strong>devient zone internationale et zone franche.<br />
Cette époque est celle du grand rayonnement international de <strong>Tanger</strong>, tant dans le domaine culturel que dans celui des affaires. En 1956 elle revient, pour de bon, sous souveraineté marocaine.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef sur Tanger</strong></h1>
<p>- Paul Bowles, <em>Le Thé au Sahara</em>, Gallimard, 1980.<br />
- Daniel Rondeau, <em><strong>Tanger</strong></em>, Nil, 1997.<br />
- Thierry de Beaucé, <em>La Chute de <strong>Tanger</strong></em>, Gallimard, 1984<br />
- Bernard-Henri Lévy, <em>Comédie</em>, 1997</p>
<h1><strong>Tanger et  Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p><em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/comedie-229.html">Comédie</a></em>, le livre publié par Lévy, en 1997, est un livre dont l’action se passe à <strong>Tanger</strong> et c’est un livre qui, par ailleurs, est un portrait de <strong>Tanger</strong>.</p>
<p>Bernard-Henri Lévy a acquis une maison à <strong>Tanger</strong>, un ancien bordel, jouxtant le mythique Café Hafa. Il a demandé à la célèbre architecte Andrée Putman de la rénover et, de proche en proche, de la reconstruire complètement. Un film de Benoît Jacquot, diffusé sur France 5, raconte cette aventure architecturale hors-normes. Andrée Putman n’a-t-elle pas dit elle-même qu’elle considérait cette maison comme un de ses chefs d’œuvre ? </p>
<p>Et puis il y a, enfin, les rapports avec Paul Bowles. « Quel est votre lien avec l’écrivain Paul Bowles, lui demande Olivier Zahm en 2008 ? Est-ce la ville de <strong>Tanger</strong> ? » Et Lévy de répondre : « oui ; mais dans le sens inverse de ce qu’on pourrait croire ; ce n’est pas <strong>Tanger</strong> qui m’a fait rencontrer Bowles ; mais Bowles qui m’a fait découvrir <strong>Tanger</strong>. J’avais lu <em>Un Thé au Sahara</em>. Et je suis vraiment venu, la première fois, prolonger dans le réel ma lecture de ce livre admirable. A chaque coin de rue, à chaque terrasse de café, je voyais les ombres, les fantômes, parfois les personnages de chair, du roman. Et j’ai fini par aller le voir pour lui dire à peu près ceci : &laquo;&nbsp;j’ai voulu connaître cette ville à cause de vous ; comme souvent avec les grands artistes, j’y découvre, depuis que je suis là, l’incarnation de vos chimères ; j’ai voulu vous rencontrer pour voir à quoi pouvait bien ressembler l’auteur et de ces chimères et de cette ville&nbsp;&raquo;. Car, pour moi, il était l’auteur, l’inventeur, de <strong>Tanger</strong>. Et c’est avec l’auteur et inventeur de <strong>Tanger</strong> que je suis devenu ami. On s’est vus, en tout cas, jusqu’à la toute fin. » </p>
<p>BHL, écrivain de <strong>Tanger</strong>. BHL, héritier des Bowles, Burroughs et autres écrivains de la Beat Generation qui ont fait de <strong>Tanger</strong> une ville « littéraire ». <strong>Tanger</strong> existe, dans la littérature, par des écrivains &#8211; au premier rang desquels Bernard-Henri Lévy.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Tanger</strong></h1>
<p>« <em>Il n’y a pas la mer à <strong>Tanger</strong></em> » (Comédie, Grasset, 1997)</p>
<p>« <em>A <strong>Tanger</strong>, on discute avec des morts (Freud, Derrida et maintenant Joe McPhilips), tellement plus marrants que la plupart des vivants</em> » (Propos recueilli par Jean-Pierre Elkabbach, au micro de Europe 1, en octobre 1997) </p>
<p>« <em>Le détroit de Gibraltar est le plus grand cimetière de Marocains du monde. C’est quand j‘ai compris ça, quand j’ai compris que j’avais sous les yeux, en me réveillant,  cet ossuaire marin de tous les pauvres gens qui avaient rêvé d’Europe et qui s’y étaient noyés, que j’ai moins, beaucoup moins, aimé et la ville et ma maison</em> » (conversation, en avril 2004, avec le directeur de l&#8217;Ecole Américaine de Tanger, Joe McPhilips).</p>
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		<title>Rachida Dati</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 17:56:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Rachida Dati

Premier Garde des Sceaux du gouvernement Fillon, Rachida Dati est aussi un symbole – voulue comme telle par le Président de la République.
Les dates clef de Rachida Dati
Deuxième d&#8217;une famille de douze enfants arrivée en France en 1963, Rachida Dati passe son enfance à Chalon-sur-Saône.
1987 : entrée de Rachida Dati dans le groupe Elf [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Rachida Dati</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/rachida-dati.jpg" title="Rachida Dati" class="alignnone" width="250" height="167" /><br />
Premier Garde des Sceaux du gouvernement Fillon, Rachida Dati est aussi un symbole – voulue comme telle par le Président de la République<span id="more-4584"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates clef de Rachida Dati</strong></h1>
<p>Deuxième d&#8217;une famille de douze enfants arrivée en France en 1963, Rachida Dati passe son enfance à Chalon-sur-Saône.<br />
<b>1987</b> : entrée de Rachida Dati dans le groupe Elf Aquitaine.<br />
<b>1995 à 1997</b> : conseillère technique à la direction juridique du ministère de l&#8217;Éducation nationale.<br />
<b>1997 à 1999 </b>: entrée à l&#8217;Ecole Nationale de la Magistrature.<br />
<b>Décembre 2002</b> : Rachida Dati devient conseillère de Nicolas Sarkozy, au ministère de l&#8217;Intérieur .<br />
<b>14 janvier 2007</b> : porte-parole de Nicolas Sarkozy (avec Xavier Bertrand).<br />
<b>2007</b> : Rachida Dati entre au gouvernement.<br />
<b>2008</b> : Rachida Dati est élue maire du VII° arrondissement de Paris.<br />
<b>2009</b> : naissance de sa fille Zohra ; Rachida Dati quitte le gouvernement ; député européen.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Rachida Dati.</strong></h1>
<p>- <em>Je vous fais juges</em>, (Grasset, 2007, <em>conversations avec Claude Askolovitch</em>.)</p>
<h1><strong>Rachida Dati et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Bernard-Henri Lévy n’a pas voté Sarkozy à l’élection présidentielle de 2007. Il a, néanmoins, été immédiatement séduit par le beau geste qu’était la nomination d’une femme issue de l’immigration au poste de Garde des Sceaux. C’est pourquoi, par la suite, lorsqu’elle se verra attaquée, et par la gauche et par la droite, sur des bases qui lui sembleront nauséabondes, lorsqu’elle sera la cible d’attaques personnelles incessantes jouxtant parfois la calomnie, lorsque s’accumuleront, contre elle, des cascades de biographies ou de pseudo biographies qui ressembleront surtout à des collections de ragots, il prendra systématiquement sa défense. Il la voit dans les moments difficiles. Il prend sa défense dans son Bloc-notes. Quand Bernard Laporte, alors ministre des Sports, croit bon de plaisanter grassement sur l’identité du père de l’enfant qu’elle attend, B.-H. L., au Grand Journal de Canal Plus, prendra vigoureusement sa défense et fustigera le ballet des goujats qui s’active autour de la jeune femme. C’est lui, encore, qui lui présente Claude Askolovitch et qui l’introduit auprès de la maison Grasset afin d’y publier son livre, <em>Je vous fais juges</em>.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Rachida Dati</strong></h1>
<p>« <em>Dans le genre chèvre émissaire sur qui les machos se font les crocs, Dati a remplacé Royal et c’est le même spectacle désolant : comme dirait Montherlant, Pitié pour les femmes&#8230; </em>» (Madrid, Mai 2007, déclaration au quotidien madrilène <em>El Mundo</em>),<br />
« <em>Portraits bâclés… Livres en préparation… Promesses de révélations…Tout y passe. Tout. Le cas Dati par-ci. La face cachée de Dati par-là. Les rumeurs les plus folles. Les insinuations les plus odieuses. Je dirai ce que je pense de la politique pénitentiaire de Dati le jour, et le jour seulement, où se sera calmée cette danse du scalp</em> » (Juin 2007, déclaration au quotidien portugais<em> Publico</em>).<br />
« <em>Et cette bande de petits mâles, ces porcs, qui défilent pour faire des communiqués de presse, pour dire qu&#8217;ils ne sont pas le père de l&#8217;enfant deRachida Dati – mais c&#8217;est absolument immonde !</em> » (Déclaration, fin 29008, au <em>Grand Journal </em>de Michel Denisot sur Canal)<br />
« <em>Ce n’est pas parce Dreyfus avait une sale tête qu’il était coupable. Ce n’est pas parce que Dati a une jolie frimousse et qu’elle s’habille en Dior pour faire honneur aux siens, qu’elle est forcément mauvais ministre</em> ». (Janvier 2009, causerie à l’invitaton au Club des Lombards »)</p>
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		<title>Jean Daniel</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 17:50:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Le Nouvel Observateur]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean Daniel

Jean Daniel est le fondateur du Nouvel Observateur.
Les dates-clef de Jean Daniel
1920 : naissance de Jean Daniel à Blida, près d’Alger.
1936 : lecture du Retour de l’URSS. d’André Gide.
1942 : entrée en Résistance, incorporation dans la division Leclerc où Jean Daniel est affecté aux transports d’explosifs.
1946 : Jean Daniel est attaché au cabinet de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Jean Daniel</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/jean-daniel.jpg" title="Jean-Daniel" class="alignnone" width="250" height="260" /><br />
Jean Daniel est le fondateur du<em> Nouvel Observateur</em>.<span id="more-4578"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef de Jean Daniel</strong></h1>
<p><b>1920</b> : naissance de Jean Daniel à Blida, près d’Alger.<br />
<b>1936</b> : lecture du Retour de l’URSS. d’André Gide.<br />
<b>1942</b> : entrée en Résistance, incorporation dans la division Leclerc où Jean Daniel est affecté aux transports d’explosifs.<br />
<b>1946</b> : Jean Daniel est attaché au cabinet de Félix Gouin, dont il rédige les discours.<br />
<b>1947</b> : fonde, avec Daniel Bernstein, la revue <em>Caliban</em>.<br />
<b>1954</b> : Jean Daniel publie son premier article dans L&#8217;<em>Express</em>.<br />
<b>1961</b> : grièvement blessé à Bizerte.<br />
<b>1963</b> : rencontre avec Fidel Castro.<br />
<b>1964</b> : fondation du <em>Nouvel Observateur</em>.<br />
<b>1974</b> : le <em>Nouvel Observateur</em> tire à 400 000 exemplaires ; il est devenu l’organe central de la gauche intellectuelle ; c’est l’époque de la grande polémique de Jean Daniel avec le Parti Communiste Français à propos de la révolution portugaise.<br />
<b>1981</b> : élection de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">François Mitterrand</a>, avec qui Jean Daniel a toujours eu des relations complexes, houleuses, mais empreintes de respect réciproque.<br />
<b>1988</b> : publication de <em>Les Religions d&#8217;un président : regards sur les aventures du mitterrandisme</em>.<br />
<b>1995</b> : Le <em>Nouvel Observateur </em>s’impose comme le premier magazine d&#8217;actualité français devant<em> L&#8217;Express</em>.<br />
<b>1999</b> : le journal passe à l’ère numérique avec <em>nouvelobs.com</em>.<br />
<b>2003</b> : publication de <em>la Prison juive : humeurs et méditations d&#8217;un témoin</em> (Odile Jacob) qui confirme Jean Daniel dans son rôle de rebelle à tous les engagements communautaires et réducteurs.<br />
<b>2008 :</b> Jean Daniel cède la direction du journal à Denis Olivennes mais en demeure l’âme et la figure de proue.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Jean Daniel.</strong></h1>
<p>- <em>le Temps qui reste, essai d&#8217;autobiographie professionnelle</em>, (Stock, 1973)<br />
- <em>le Refuge et la source</em>, (Grasset, 1977)<br />
- <em>l&#8217;Ère des ruptures</em>, (Grasset, 1979)<br />
- <em>De Gaulle et l&#8217;Algérie : la tragédie, le héros et le témoin</em>, (Le Seuil, 1986)<br />
- <em>les Religions d&#8217;un président : regards sur les aventures du mitterrandisme</em>, (Grasset, 1988)<br />
- <em>la Blessure suivi de le Temps qui vient, carnets autobiographiques</em>, (Grasset, 1992)<br />
- <em>l&#8217;Ami anglais</em>, (Grasset, 1994)<br />
- <em>Voyage au bout de la nation</em>, (Le Seuil, 1995)<br />
- <em>Dieu est-il fanatique ? Essai sur une religieuse incapacité de croire</em>, (Arléa, 1996)<br />
- <em>Avec le temps : carnets 1970-1998, carnets autobiographique</em>s, (Grasset, 1998)<br />
- <em>Soleils d&#8217;hiver : carnets 1998-2000, carnets autobiographiques</em>, (Grasset, 2000)<br />
- <em>Lettres de France : après le 11 septembre</em>, (Saint-Simon, 2002)<br />
-<em> la Guerre et la paix : Israël-Palestine : chroniques, 1956-2003</em>, (Odile Jacob, 2003)<br />
- <em>la Prison juive : humeurs et méditations d&#8217;un témoin</em>, (Odile Jacob, 2003)<br />
- <em>Cet étranger qui me ressemble</em>, (Grasset, 2004)<br />
- <em>Israël, les Arabes, la Palestine : chroniques 1956-2008</em>, (Galaade, 2008)<br />
- <em>Les miens</em> (Grasset, 2009)</p>
<h1><strong>Jean Daniel et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Anciens, amicaux et, parfois, tumultueux.<br />
Les deux hommes se rencontrent, dans le bureau de Jean Daniel, rue d’Aboukir, quand Bernard-Henri Lévy, retour du Bangla-Desh, vient lui rendre visite pour lui proposer de faire une Conférence à l’Ecole Normale Supérieure. C’est le Normalien Philippe Nemo, alors collaborateur du journal, qui organise la rencontre. BHL a souvent dit combien il avait été tout de suite frappé par la ressemblance physique de Jean Daniel et de son père, André Lévy. Et ce, avant de découvrir que les deux hommes étaient quasiment des « jumeaux astraux » puisqu’ils sont nés la même année, à quelques heures de distance, dans deux villages voisins de l’Algérie alors « française ».<br />
C’est Jean Daniel qui, à la suite de cette rencontre, suscite et accueille les « grands entretiens » que réalise le jeune Lévy avec ces maîtres que sont Raymond Aron, Roland Barthes, Michel Foucault ou Albert Cohen.<br />
C’est lui qui, dans le journal qui se veut, à l’époque, non sans raison, celui du débat entre toutes les tendances intellectuelles de la gauche, accueille, promeut, discute et, en quelque sorte, baptise la « nouvelle philosophie ».<br />
C’est dans son journal que paraissent quelques unes des critiques les plus dures contre Lévy (Vidal-Naquet, Castoriadis&#8230;) ; mais il veillera toujours à ce que Lévy ait le loisir de répliquer.<br />
Récemment encore, en juillet 2009, <em>le Nouvel Observat</em>eur aura été le théâtre d’un vif échange entre B.H.L. et Jean Daniel lui-même sur la question de savoir s’il faut ou non « liquider » le Parti Socialiste.<br />
Jean Daniel est, sans conteste, l’une des figures intellectuelles qui ont compté, et qui comptent, pour Lévy.</p>
<h1><strong>Citations de Jean Daniel sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Bosna !, le film que Bernard-Henri Lévy présente cette semaine au Festival de Cannes, est un grand pamphlet politique. C’est une oeuvre forte, très forte, efficace, bien conduite, avec un authentique souffle épique.</em> » (Le Nouvel Observateur, 12 Mai 1994)<br />
« <em>Ce remarquable essayiste, dont j’admire fidèlement l’impétueux parcours</em> » (Le Nouvel Observateur, 30 juillet 2009)</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Jean Daniel</strong></h1>
<p>«<em> J&#8217;appartiens à une génération qui, dans les années 60 et 70, ne concevait pas de plus noble ambition que de publier son premier article dans Le Nouvel Observateur de Jean Daniel</em> ». (Le Point, 12 juillet 2002).<br />
« <em>Ce Bourbon d&#8217;une gauche devenue orléaniste et définitivement prosaïque</em> ». (Id.)<br />
« <em>On continuera longtemps de dire qu&#8217;il est, plus que bien d&#8217;autres, notre jeune homme</em> ». (Le Point, 21 décembre 2006).</p>
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		<title>Vincent Peillon</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Mar 2010 17:36:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Vincent Peillon

Député européen de talent. Fut, un temps, une des figures de la rénovation possible du Parti socialiste. Puis fut la cheville ouvrière du courant dirigé par Ségolène Royal ainsi que son principal lieutenant. Affaibli par une série de manœuvres, de mauvais calculs ou de trahisons, il s’est rapidement marginalisé. Et le plus étrange est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Vincent Peillon</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/vincent-peillon.jpg" title="Vincent Peillon" class="alignnone" width="250" height="285" /><br />
Député européen de talent. Fut, un temps, une des figures de la rénovation possible du Parti socialiste. Puis fut la cheville ouvrière du courant dirigé par Ségolène Royal ainsi que son principal lieutenant. <span id="more-4572"></span>Affaibli par une série de manœuvres, de mauvais calculs ou de trahisons, il s’est rapidement marginalisé. Et le plus étrange est que cet homme d’idées, ce brillant universitaire, a aujourd&#8217;hui l’image d’un homme trop souple sur les principes ou prêt à les sacrifier sur l’autel de calculs politiciens dont les Français ne veulent plus. Son (provisoire ?) discrédit illustre-t-il l’inévitable échec des intellectuels qui tentent de se faire une place en politique ?.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Vincent Peillon</strong></h1>
<p><b>1960</b> : naissance de Vincent Peillon à Suresnes (Hauts de Seine)<br />
<b>1984</b> : Vincent Peillon obtient l’agrégation de philosophie et enseigne la philosophie tout en préparant son doctorat de philosophie.<br />
<b>1992</b> : Vincent Peillon entre au cabinet d&#8217;Henri Emmanuelli, alors président de l’Assemblée nationale.<br />
<b>1993</b> : Vincent Peillon devient secrétaire du groupe des experts du Parti socialiste.<br />
<b>1994</b> : Vincent Peillon présente une motion, au congrès de  Liévin, contre son ancien mentor Henri Emmanuelli.<br />
<b>1995</b> : Vincent Peillon entre au bureau national du Parti Socialiste avec la volonté évidente de s’y tailler très vite une place.<br />
<b>1997</b> : le jeune loup est élu député de la Somme.<br />
<b>2000</b> : il séduit François Hollande et devient le porte-parole du Parti.<br />
<b> 2002</b> : il perd son siège de député ; changeant de cap, il publie, dans <em>Libération, une tribune intitulée Pour un nouveau Parti socialiste</em> qu’il cosigne avec Arnaud Montebourg et  Julien Dray; là naît le <em>NPS</em>, ce courant qui présentera sa propre motion aux <em>congrès de Dijon</em> (2003) et du <em>&laquo;&nbsp;Congrès du Mans&nbsp;&raquo;</em> Mans (2005)<br />
<b>2004</b> : Vincent Peillon devient député européen.<br />
<b>2005</b> : Vincent Peillon, contre toute attente, et à la surprise de la plupart de ses amis, défend, comme Laurent Fabius, le « non » lors du référendum sur la ratification du <em>&laquo;&nbsp;Traité de Rome de 2004&#8243; </em>traité établissant une Constitution pour l’Europe ; puis il se re-rapproche de son ancien mentor Henri Emmanuelli et rompt ainsi avec son camarade Arnaud Montebourg, signant ainsi l’acte de décès du NPS.<br />
<b>2006</b> : Vincent Peillon soutient  Ségolène Royal à l’investiture du parti pour la présidentielle ; ainsi deviendra-il  l’un de ses trois porte-parole durant la campagne de 2007.<br />
<b>2007</b> : il est encore battu lors des élections législatives de  juin  dans la 3e circonscription de la Somme.<br />
<b>2008</b> : il soutient, au congrès de Reims, la motion L’espoir à gauche, fier(e)s d’être socialistes, menée par Ségolène Royal qui recueille la majorité des suffrages et devient ainsi la candidate naturelle à la direction du Parti qu’elle rate, finalement, face à sa rivale Martine Aubry.<br />
<b>2009</b> : Vincent Peillon est réélu député européen ; il constitue et anime, toujours derrière Ségolène Royal, le courant « L’Espoir à Gauche » ; puis trahit Ségolène Royal quelques mois plus tard en tenant sur elle, à Dijon où elle l’a rejoint dans un meeting d’union avec d’autres forces de gauche et du centre, des propos d’une rare violence et dont la goujaterie lui vaudront plusieurs articles assassins.<br />
<b>2010</b> : invité par Arlette Chabot et France 2  à débattre avec le ministre Eric Besson, Vincent Peillon annule sa participation à la dernière minute afin d’être certain que la chapîne de lui trouve pas un remplaçant ; la direction de la chaîne dénonce ses « méthodes de voyou ». Vincent Peillon demandera sans succès la démission de tous le service politique de France 2, et fini par s’excuser de son attitude quelques jours plus tard.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Vincent Peillon.</strong></h1>
<p>- <em>La Tradition de l’esprit : itinéraire de Maurice Merleau-Ponty</em>, Grasset, Paris, 1994.<br />
- <em>Jean Jaurès et la religion du socialisme</em>, Grasset, Paris, 2000.<br />
- <em>Pierre Leroux et le socialisme républicain</em>, Le Bord de l’eau, 2003.<br />
- <em>Les Milliards noirs du blanchiment</em>, Hachette littératures, 2004.<br />
- <em>L’Épaisseur du cogito. Trois études sur la philosophie de Maurice Merleau-Ponty</em>, Le Bord de l’eau, 2004.<br />
- <em>La Révolution française n’est pas terminée</em>, Le Seuil, 2008.<br />
- <em> Xavier Darcos</em>, Magnard, 2009<br />
- <em>Ferdinand Buisson</em>, Le Seuil, 2010.</p>
<h1><strong>Vincent Peillon et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Les deux hommes ont été proches. Ils le sont, je crois, toujours. Ne serait-ce qu’à cause de leurs connivences philosophiques (Maurice Merleau-Ponty dont Vincent Peillon est un spécialiste est, aussi, un philosophe que Bernard-Henri Lévy aime bien citer). Et ne serait-ce, aussi, qu’à cause de la présence de Vincent Peillon dans le « système Grasset » (le plus import	ants de ses deux premiers livres ont été publiés chez Grasset, la maison  d’éditions qui est la « base » de Bernard-Henri Lévy depuis 35 ans !). Plus sérieusement, Bernard-Henri Lévy s’est « mouillé », jadis, le 28 avril 2000, en faveur de Vincent Peillon, en publiant un bloc-notes où il le défendait à une époque où celui-ci était honteusement traîné dans la boue par un parti de chasseurs dont Bernard-Henri Lévy dénoncera le « fascisme à visage cynégétique ». Est-ce en souvenir de cet épisode et du procès qui s’ensuivit (car Lévy fut poursuivi, et condamné, à Tarbes, pour diffamation par les chasseurs en question) que Vincent Peillon a tenu à être parmi les premiers à saluer le livre de Lévy, paru en 2007, Ce Grand cadavre à la renverse ? Je ne sais pas. Toujours est-il que cette fidélité frappe l’observateur d’autant plus que nombre de sujets séparent, en réalité, les deux hommes. Le fait, par exemple, que Vincent Peillon ait appelé à voter Non au Traité pour une constitution européenne. Le fait que, à l’heure où nous écrivons ces lignes, il appelle à soutenir Georges Frêche, ce cacique du Languedoc-Roussillon qui a traité un groupe de harkis de « sous-hommes » et dont Lévy pense qu’il est un « Le Pen light ». Ses palinodies envers Ségolène Royal à qui Bernard-Henri Lévy continue de vouer une vive amitié. Ou bien encore son côté « vieil apparatchik », expert en manœuvres d’appareil, en alliances et retournements d’alliance, que Lévy ne peut que réprouver. L’ancien président d’Yves Saint-Laurent, Pierre Bergé, a aussi été un trait d’union entre les deux hommes puisqu’il a, comme Lévy, cru en Vincent Peillon. Mais il semble qu’aujourd&#8217;hui Pierre Bergé  s’éloigne de son protégé. A suivre.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy  sur Vincent Peillon</strong></h1>
<p>« <em>Saint-Josse et ses chasseurs. Chasse à quoi, au juste ? Et si la vérité de cette chasse dont ils font leur beurre électoral était la chasse à l&#8217;homme ? Pas la peine d&#8217;aller chercher bien loin les fascistes d&#8217;aujourd&#8217;hui : ils sont là, bien vivants, tantôt s&#8217;en prenant à Cohn-Bendit, tantôt à Dominique Voynet ou encore, comme aujourd&#8217;hui, à un député plus obscur [Lévy songe, ici, à Vincent Peillon] que l&#8217;on aura quasiment lapidé. Fascisme à visage cynégétique. Fascisme au goût de vinasse et de faisan.</em> » (Le Point, 28 avril 2000)</p>
<h1><strong>Citation de Vincent Peillon sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Comment dire l&#8217;intérêt, l&#8217;agacement, l&#8217;amitié, la réflexion qu&#8217;a suscités pour moi la lecture de ce livre ? En disant d&#8217;abord qu&#8217;il faut le lire, et le prendre au sérieux, et le discuter. Pour déblayer le terrain : ce livre s&#8217;inscrit dans une famille, pas seulement celle de la gauche, mais la famille Humanité qui porte le deuil de Dieu et fait la chasse à tous ses succédanés, qui oppose une universalité humaine, précaire, à faire, jamais donnée, jamais acquise, à tous les racismes, les fascismes, les colonialismes, les totalitarismes.</em> » (Nouvel Observateur, octobre 2007, à propos de <em>Ce Grand cadavre à la renverse</em>, Grasset)<br />
« <em>BHL revendique le beau réflexe de ne jamais séparer la liberté de l&#8217;égalité. (…)  Lorsqu&#8217;il le fait, comme dans le chapitre sur l&#8217;incendie des banlieues, il vise et touche diablement fort et juste.</em> » (Nouvel Obs, 4 octobre 2007  : <em>La liberté, oui. Mais dans l&#8217;égalité</em> par Vincent Peillon)</p>
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		<title>Adam Gopnik</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 09:54:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Adam Gopnik

Ecrivain américain d’origine canadienne. Essayiste vedette du prestigieux New-Yorker..
Les dates-clef d&#8217;Adam Gopnik
1956 : naissance de Adam Gopnik à Philadelphia, Pennsylvanie, puis éducation à Montreal.
1986 : Adam Gopnik entre à The New Yorker.
1995 : Adam Gopnik est envoyé par le The New Yorker à Paris.
Les oeuvres-clef d&#8217;Adam Gopnik
- Paris to the Moon, Random House, 2000.
- [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Adam Gopnik</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/adam-gopnik..jpg" title="Adam Gopnik" class="alignnone" width="240" height="163" /><br />
Ecrivain américain d’origine canadienne. Essayiste vedette du prestigieux <em>New-Yorker.</em><span id="more-2463"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef d&#8217;Adam Gopnik</strong></h1>
<p><b>1956</b> : naissance de <strong>Adam Gopnik</strong> à Philadelphia, Pennsylvanie, puis éducation à Montreal.<br />
<b>1986</b> : <strong>Adam Gopnik</strong> entre à <em>The New Yorker</em>.<br />
<b>1995</b> : <strong>Adam Gopnik</strong> est envoyé par le <em>The New Yorker</em> à Paris.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef d&#8217;Adam Gopnik</strong></h1>
<p>- <em>Paris to the Moon</em>, Random House, 2000.<br />
- <em>Through the Children&#8217;s Gate A Home in New York</em>, Random House, 2006.<br />
- <em>Angels and Ages: A Short Book About Darwin, Lincoln, and Modern Life</em> , Knopf 2009.</p>
<h1><strong>Adam Gopnik et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Un des « parrains » américains de BHL. Leurs relations remontent à l’époque où, correspondant du <em>New Yorker</em> à Paris, il habitait boulevard Saint-Germain, voisin du philosophe.  Ils se sont connus à travers leur amie commune, directrice du magazine Egoïste, Nicole Wisniak. Et à travers, aussi, Richard Avedon qui fut l&#8217;un des amis très proches de Gopnik et l&#8217;auteur de plusieurs portraits de Bernard-Henri Lévy. Gopnik est celui qui a inventé, pour qualifier la position atypique de Lévy, le concept d&#8217;«anti-antiaméricanisme». Ce qu’il entendait par là ? Un intellectuel hostile, par exemple, à Bush. Hostile à l’intervention en Irak. Hostile à bien des traits du système politique et social américain. Mais hostile, aussi, à cette folie, ce délire, cette <em>religion</em>, qu’est l’antiaméricanisme. Le 15 mars 2006, c&#8217;est lui qui met Bernard-Henri Lévy &laquo;&nbsp;sur le grill&nbsp;&raquo;, dans un débat à la légendaire &laquo;&nbsp;92th street Y&nbsp;&raquo;, sur le thème &laquo;&nbsp;America, France and the jews&nbsp;&raquo;. Le 23 février 2009, c&#8217;est au tour de Bernard-Henri Lévy d&#8217;interroger Gopnik, à New York, au Cooper Union, sur le livre consacré à Lincoln et Darwin. En octobre 2009, <strong>Adam Gopnik</strong> intègre le comité de rédaction de <em><a href="http://laregledujeu.org/">La Règle du Jeu</a></em>.</p>
<h1><strong>Citation de Bernard-Henri Lévy sur Adam Gopnik</strong></h1>
<p>« <em>C’est la première fois, grâce à toi, que je comprends Darwin. </em>» (23 février 2009, New York, débat au <em>Cooper Union</em> sur le livre d&#8217;Adam Gopnik)</p>
<h1><strong>Citation d&#8217;Adam Gopnik sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Puissé-je, grâce à toi, comprendre un peu mieux Levinas.</em> » (23 février 2009, New York, débat au <em>Cooper Union</em> sur le livre d&#8217;Adam Gopnik)</p>
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		<title>Jean-Luc Lagardère</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 09:38:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Jean-Luc Lagardère]]></category>
		<category><![CDATA[Patron]]></category>
		<category><![CDATA[presse]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Luc Lagardère

Entrepreneur français. Patron de presse. Patron, jusqu’à sa mort, en 2003, du Groupe Hachette
Les dates-clef de Jean-Luc Lagardère
1928 : naissance à Aubiet.
1950 : diplômé de l’école d’ingénieurs Supélec.
1964 : prend la direction de Matra Sports.
1969 : Matra remporte le titre en Formule 1 grâce à Jackie Stewart.
1975 : Jean-Luc Lagardère divorce d&#8217;avec son première [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Jean-Luc Lagardère</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/jean-luc-lagadere..jpg" title="Jean-Luc Lagardère" class="alignnone" width="247" height="318" /><br />
Entrepreneur français. Patron de presse. Patron, jusqu’à sa mort, en 2003, du Groupe Hachette<span id="more-2923"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef de Jean-Luc Lagardère</strong></h1>
<p><b>1928</b> : naissance à Aubiet.<br />
<b>1950</b> : diplômé de l’école d’ingénieurs Supélec.<br />
<b>1964</b> : prend la direction de Matra Sports.<br />
<b>1969</b> : Matra remporte le titre en Formule 1 grâce à Jackie Stewart.<br />
<b>1975</b> : <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> divorce d&#8217;avec son première épouse, Corinne Levaseur.<br />
<b>1978</b> : il rencontre Elisabeth Pimenta Lucas, dite, Bethy, reine de beauté et mannequin brésilienne.<br />
<b>1979</b> : <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> prend la direction d&#8217;europe 1.<br />
<b>1980</b> : commence la construction du groupe <strong>Lagardère</strong> avec ses deux pôles, défense et médias.<br />
<b>1981</b> : <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> prend, avec Sylvain Floirat et Daniel Filipacchi, le contrôle d&#8217;Hachette.<br />
<b>1990</b> : <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> devient opérateur de la chaîne de télévision &laquo;&nbsp;La Cinq&nbsp;&raquo;; la faillite retentissante de celle-ci l&#8217;obligera à réorganiser son groupe ainsi que ses structures de management.<br />
<b>1993</b> : Louis Schweitzer et Edouard Balladur empêchent <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> de devenir le principal actionnaire de la Régie Renault. <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> épouse Bethy.<br />
<b>1999</b> : Jean-Luc Lagardère est à l&#8217;origine de l&#8217;accord franco-allemand mariant, au sein d&#8217;EADS, les deux gérants (Matra et Daimler-CHrysler) de l&#8217;Espace.<br />
<b>2003</b> : décès de <strong>Jean-Luc Lagardère</strong>.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Jean-Luc Lagardère</strong></h1>
<p>Le Groupe <strong>Lagardère</strong>.<br />
Le Haras de Pont-d&#8217;Ouilly en Normandie.</p>
<h1><strong>Jean-Luc Lagardère et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Peu d’hommes auront autant compté, dans la vie de Bernard-Henri Lévy, que <strong>Jean-Luc Lagardère</strong>. Tout semblait opposer les deux hommes. Leurs origines familiales. Leurs formations respectives, scientifique pour l’un, littéraire pour l’autre. Le goût de <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> pour le sport alors que Bernard-Henri Lévy y est notoirement allergique. Et pourtant&#8230; Les amis communs des deux hommes se souviennent de la complicité qui émanait de leurs échanges. Ils savent que <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> a toujours été, et pas seulement parce qu’il était le patron d’Hachette, l’un des tout premiers lecteurs des manuscrits de Bernard-Henri Lévy. Ils se souviennent de ce « <em>Dîner des Cent</em> » que <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> avait donné, avec sa femme Bethy, en l’honneur de Lévy, à la veille de son départ pour la mission en Afghanistan que lui avait confiée Jacques Chirac. Ils se souviennent aussi de la présence de Lévy, à ses côtés, en mai 1992, au lendemain de l’échec de la chaine de télévision La Cinq, à Séville où il avait réuni, dans le cadre de l’Exposition Universelle, les barons de son Groupe ainsi qu’une poignée d’amis chers à son coeur. Et ils gardent un souvenir ému, enfin, de l’oraison prononcée par Bernard-Henri Lévy, à l’église Saint-François-Xavier, le jour de ses obsèques. Ce texte est repris dans <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/question-de-principe-9-91.html">Récidives</a></em>. Il m’est arrivé de le donner en commentaire à mes étudiants. Il est rare que cette lecture ne leur ait pas mis les larmes aux yeux.</p>
<p>Bernard-Henri Lévy, du vivant de <strong>Jean-Luc Lagardère</strong>, disait que la continuité sans discussion de sa présence chez Grasset (filiale d&#8217; Hachette) était en partie liée à la présence de <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> à la tête du Groupe. Cette estime, cette affection, cette fidélité, il les a reportées sur le fils de Jean-Luc, Arnaud, qui est son cadet mais auquel l’unit, aussi, une vive amitié. Un signe : quand Arnaud <strong>Lagardère</strong>, le 9 décembre 2007, fut l’invité exceptionnel de l’émission de radio et de télévision intitulée « <em>Le Grand Jury RTL Le Figaro</em> » et qu’il rassembla autour de lui, comme c’est l’usage, ses amis les plus proches, Lévy était au premier rang. Mieux : interrogé par Jean-Michel Apathie sur les sentiments que lui inspirait l’arrivée à Paris, le lendemain, à l’invitation du Président Sarkozy, de Kadhafi, il répondit en substance : « <em>j’ai deux amis, Nicolas Sarkozy et Bernard-Henri Lévy – vous imaginez comme, sur la question que vous me posez, mon cœur peut balancer&#8230; !</em> ».  Un autre signe : quand en décembre 2009, Arnaud <strong>Lagardère</strong> a voulu célébrer le vingtième anniversaire de l&#8217;ex fondation Hachette, rebaptisée Fondation Jean-Luc Lagardère, c&#8217;est encore à Bernard-Henri Lévy qu&#8217;il a demandé de prononcer l&#8217;hommage à <strong>Jean-Luc Lagardère</strong>.</p>
<p>Bernard-Henri Lévy a formulé peu de vœux quant à la composition de cette petite « <em>encyclopédie béachélienne</em> » dont il m’a laissé l’entière responsabilité. Parmi ses très rares exigences, il y eut celle-ci : que figure une fiche sur cet ami, ce père, ce grand frère – <strong>Jean-Luc Lagardère</strong>. C’est chose faite.</p>
<h1><strong>Citation de Bernard-Henri Lévy sur Jean-Luc Lagardère</strong></h1>
<p>« <em>Jean-Luc c’était l’anti-Citizen Kane. Son idée, son rêve, ce n’était pas un empire pour se nourrir de la lumière des autres, l’annexer, l’absorber, tout ramener à lui. Mais l’inverse. Sa lumière vers les autres. Son éclat pour les autres. Une étoile fixe, et très brillante, à laquelle d’autres venaient se chauffer.</em> » (Hommage prononcé en l’Eglise Saint-François-Xavier, le 20 mars 2003 le jour des obsèques de <strong>Jean-Luc Lagardère</strong> et repris in <em>Récidives</em>, Biblio-Essais, p.652)</p>
<h1><strong>Citation de Jean-Luc Lagardère sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Premièrement, c’est un ami. J’ai peu d’amis. Il est gai. C’est un homme réfléchi. C’est un homme courageux. Cette fidélité à ses amis, c’est pour moi déterminant. […] Ceux qui l’ont critiqué passeront. Lui-même, comme tous les hommes, passera. Mais son œuvre restera.</em> » (Extrait de l’émission « <em>Vivement dimanche </em>» de Michel Drucker, France 2, 11 novembre 2001)</p>
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		<title>Barack Obama</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Mar 2010 09:20:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Président des Etats-Unis]]></category>

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		<description><![CDATA[Barack Obama

Président des États-Unis d&#8217;Amérique. Barack Obama est le premier Afro-Américain à ce poste, événement historique qui est l’aboutissement du rêve de Martin Luther King et de son combat pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis.
Les dates-clef de Barack Obama
4 août 1961 : Barack Obama naît à Honolulu, État d&#8217;Hawaï.
1996 : Barack Obama est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Barack Obama</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/barack-obama..jpg" title="Barack Obama" class="alignnone" width="342" height="309" /><br />
Président des États-Unis d&#8217;Amérique. <strong>Barack Obama</strong> est le premier Afro-Américain à ce poste, événement historique qui est l’aboutissement du rêve de Martin Luther King et de son combat pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis<span id="more-2477"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Barack Obama</strong></h1>
<p><b>4 août 1961 </b>: <strong>Barack Obama</strong> naît à Honolulu, État d&#8217;Hawaï.<br />
<b>1996 </b>: <strong>Barack Obama</strong> est élu au Sénat de l&#8217;Illinois où il effectuera trois mandats.<br />
<b>2004 </b> : <strong>Barack Obama</strong> entre au Sénat des États-Unis.<br />
<b>10 février 2007</b> : <strong>Barack Obama</strong> déclare sa candidature à l’investiture démocrate pour la présidence des Etats-Unis.<br />
<b>4 novembre 2008</b> : <strong>Barack Obama</strong> est élu 44ème président des États-Unis</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Barack Obama</strong></h1>
<p>- <em>L’Audace d’espérer</em>, Presses de la Cité, 2007<br />
- <em>Les Rêves de mon père</em>, Presses de la Cité, 2008<br />
- <em>De la Race en Amérique</em>, Grasset, 2008.</p>
<h1><strong>Barack Obama Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Lévy est, incontestablement, l&#8217;une des toutes premières personnes, non seulement en Europe, mais aux États-Unis, à avoir clairement pronostiqué, quatre ans avant, la victoire d’<strong>Obama</strong>.</p>
<p>Il est également l’un des tout premiers français à l’avoir, avant son élection, personnellement rencontré et, un peu, connu.</p>
<p>L’histoire remonte au grand reportage que lui avait commandé le magazine américain <em>Atlantic Monthly</em> <img class="alignright" title="Barak Obama" src="http://www.bernard-henri-levy.com/wiki-barak-obama/barak-obama.jpg" alt="Barak Obama" width="250" height="197" /> et qui devait le mener, en Amérique profonde, sur les traces de Tocqueville. On est à l’été 2004. Bernard-Henri Lévy se trouve à Boston, le soir de la Convention du Parti Démocrate chargée d’investir le candidat de l’époque, John Kerry. Un jeune inconnu, à la fin de la soirée, alors que les lampions de la fête commencent de s’éteindre et que les délégués commencent de s’égailler, surgit sur le podium. Bernard-Henri Lévy, le discours fini, se présente. Prend rendez-vous pour le lendemain. Passe plusieurs heures avec lui. Et tire de ce rendez-vous un portrait, le premier du genre, que publiera l’<em>Atlantic</em>, que reprendront les éditions Random House puis Grasset dans <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/american-vertigo-2-87.html">American Vertigo</a></em> et que Lévy titre : « un Clinton noir ».</p>
<h1><strong>Citation de Bernard-Henri Lévy sur Barack Obama</strong></h1>
<p>« <em><strong>Barack Obama</strong> ! avec un nom comme ça, et avec le tabac que vous avez fait, vous, hier soir, on devient président des Etats-Unis en cinq minutes.</em> » (<em>American Vertigo</em>, Random House, 2005)</p>
<h1><strong>Citation de Barack Obama sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Bernard-Henri Lévy : avec un nom pareil, vous auriez fait un malheur à la Convention. </em>» (<em>American Vertigo</em>, Random House, 2005)</p>
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		<title>Eric Dahan</title>
		<link>http://www.bernard-henri-levy.com/eric-dahan-2920.html</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 15:55:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[cinéaste]]></category>
		<category><![CDATA[Eric Dahan]]></category>
		<category><![CDATA[films]]></category>
		<category><![CDATA[JOURNALISTE]]></category>
		<category><![CDATA[Photographe]]></category>

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		<description><![CDATA[Eric Dahan

Eric Dahan est journaliste. Photographe. Cinéaste. Longtemps connu pour ses « Nuits blanches » au journal Libération, il est surtout l’auteur d’une série de films culte, en hommage aux cinéastes indépendants américains.
Les dates-clef d&#8217;Eric Dahan
Formé à la philosophie à la Sorbonne, au Collège International de Philosophie et aux séminaires de Jacques Derrida à l&#8217;Ecole Normale [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Eric Dahan</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/eric-dahan..jpg" title="Eric Dahan" class="alignnone" width="278" height="415" /><br />
<strong>Eric Dahan</strong> est journaliste. Photographe. Cinéaste. Longtemps connu pour ses «<em> Nuits blanches</em> » au journal <em>Libération</em>, il est surtout l’auteur d’une série de films culte, en hommage aux cinéastes indépendants américains.<span id="more-2920"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef d&#8217;Eric Dahan</strong></h1>
<p>Formé à la philosophie à la Sorbonne, au Collège International de Philosophie et aux séminaires de Jacques Derrida à l&#8217;Ecole Normale Supérieure.</p>
<p><b>1990</b> : <strong>Eric Dahan</strong> entre à <em>Libération</em> où il est, très vite, en charge de la musique classique et contemporaine. <br />
<b>1994</b> : <strong>Eric Dahan</strong> commence ses « <em>Nuits blanches</em> » qui courront jusqu’en 2006.<br />
<b>1995</b> : <strong>Eric Dahan</strong> fait ses débuts de producteur à Canal Plus (« 30 ans de Rock et de Folk »).<br />
<b>1996</b> : <strong>Eric Dahan</strong> réalise un portrait de David Bowie à l&#8217;occasion du cinquantième anniversaire de l&#8217;artiste. <br />
<b>1997</b> : co-produit, et réalise, pour <em>Paris Première</em>, le premier volet d&#8217;une histoire de la house music (« Come to my House ») suivi d&#8217;un second (« Miami Vibes ») consacré aux DJ&#8217;s et artistes électroniques français qui sera, lui, diffusé par <em>France 3</em> et <em>Canal Jimmy</em>.<br />
<b>2002</b> : réalisation d’un portrait de Bryan Ferry (<em>Frantic in Taroudannt</em>).<br />
<b>2002</b> : montre, à Cannes, un portrait de Paul Morrissey, <em>Autumn in Montauk</em>, inaugurant un hommage du festival au réalisateur américain ; lors de sa première diffusion sur <em>Canal Jimmy</em>, ce portrait sera couplé avec la première fiction produite par la chaîne : « So Long, Mr Monore », écrit et réalisé par lui, Eric Dahan, avec entre autres comédiens, Bob Wilson, Pascal Greggory et Jack Lang. <br />
<b>2003</b> : Le film d’<strong>Eric Dahan</strong> sur Larry Clark, <em>Great american rebel,</em> fait événement lors de sa première présentation à New York, puis à la <em>Maison Européenne de la Photographie</em> à Paris où il est programmé pendant six mois, et lors de sa diffusion à la télévision australienne où « Ken Park » le dernier Larry Clark a été totalement censuré.<br />
<b>2003</b> : <strong>Eric Dahan</strong> produit et réalise le spot télévisé de la mezzo baroque superstar Cecilia Bartoli (« Opera Proibita ») ainsi que celui du groupe alternatif June Sex (« Are You Gonna Dance With Me »).<br />
<b>2007</b> : publie <em>Night Reporter</em> aux Editions d’Art Somogy.<br />
<b>2008</b> : écrit, produit et réalise « <em><strong>Bernard-Henri Lévy, la Déraison dans l’Histoire</strong></em> » pour la collection « Empreintes » de <em>France 5</em>, publié en juillet 2009 en DVD chez FTV/Sony Pictures.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef d&#8217;Eric Dahan</strong></h1>
<p><em>In the Kitchen with Marianne</em> (portrait filmé de Marianne Faithfull)</p>
<p><em>Larry Clark, Great American Rebel</em> ((portrait filmé de Larry Clark).</p>
<p>Portrait de Tom Wolfe.</p>
<p><em>John Waters&#8217; Family</em> (portrait filmé de John Waters).</p>
<h1><strong>Eric Dahan et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p><strong>Eric Dahan</strong> prend contact avec Bernard-Henri Lévy à l’époque où la collection <em>Empreintes</em>, sur France-Télévisions, songe à consacrer un film au philosophe. Celui-ci considère, d’abord, cette proposition avec méfiance. D’autres propositions lui sont parvenues qui émanent d’hommes ou de femmes dont il est plus proche et qu’il estime plus à même de mener cet «  exercice d’indiscrétion » qu’est, quoi qu’on en dise, un portrait filmé. Qu’est-ce qui fait qu’il s’est finalement décidé pour <strong>Dahan</strong> ? D’où vient qu’il lui ait fait confiance ? Comment expliquer que ce soit à lui qu’il ait ouvert, par exemple, les portes, toujours fermées, du Palais de la Zahia ? Bernard-Henri Lévy ne s’est jamais expliqué là-dessus. Mais le film existe. Il est beau. Il restera parmi les meilleures audiences de la collection <em>Empreintes</em>. Et pour tous les « fans » de Bernard-Henri Lévy, pour mes étudiants par exemple, pour tous les jeunes Américains que j’essaie d’initier à son œuvre et à sa vie, c’est une introduction incomparable. J’ajoute qu’à l’heure – février 2010 – où je rédige cette fiche, j’apprends que BHL a fait entrer <strong>Eric Dahan</strong> au Comité de Rédaction de la <a href="http://laregledujeu.org/">Règle du Jeu</a>. Un signe de plus de la proximité entre les deux hommes.</p>
<h1><strong>Citations d’Eric Dahan sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« Cette fameuse &laquo;&nbsp;<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/la-barbarie-a-visage-humain-312.html">Barbarie à visage humain</a>&laquo;&nbsp;, cette &laquo;&nbsp;volonté de guérir&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;purifier&nbsp;&raquo; le corps social pour faire advenir un homme ou une société meilleure, il n&#8217;a cessé de les combattre en démontrant que les totalitarismes se présentent toujours comme progressistes. Voilà pourquoi Lévy recourt si souvent au concept de Mal, le réévalue stratégiquement par-delà le &laquo;&nbsp;désenchantement du monde&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;la mort de Dieu&nbsp;&raquo;, affirme son caractère irréductible à tous ceux qui prétendent trouver une autre réponse que la démocratie à la question de la vie entre les hommes » (<em>Uomo Vogue</em>, novembre 2008, reportage au Burundi dans les pas de Bernard-Henri Lévy).</p>
<p>« J&#8217;ai eu l&#8217;impression en lisant<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/american-vertigo-2-87.html"> <em>American Vertigo</em> </a>et <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ce-grand-cadavre-a-la-renservece-grand-cadavre-a-la-renserve-85.html">Ce grand cadavre</a></em> que vous étiez bien plus nietzschéen que vous ne le laissiez entendre. J&#8217;ai été frappé, notamment, par vos descriptions minutieuses des corps et des visages de vos interlocuteurs et par les conclusions que vous en tiriez. Typologie différentielle, symptomatologie : difficile d&#8217;être plus nietzschéen… » (<em>Blast</em>, automne 2007)</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Eric Dahan</strong></h1>
<p>« Je vous ai tout dit, n’est-ce pas, de l’importance extrême que votre film a pour moi ? »  (Lettre à <strong>Eric Dahan</strong>, 30 décembre 2008).</p>
<p>« D’habitude, on pose la question : quels livres emporterais-je sur une île déserte ? Là, la question était : quelle caméra emmener au Burundi, à Jérusalem, en Georgie pendant la guerre, à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/sarajevo-2594.html">Sarajevo</a> où j’ai moi-même filmé la guerre ? Eh bien voilà. Il n’y en avait qu’une possible, et c’était la caméra de <strong>Dahan</strong> » (Lettre à Jacques Martinez, le 25 avril 2009).</p>
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		<title>Nicolas Sarkozy</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 15:54:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[AVOCAT]]></category>
		<category><![CDATA[BHL]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>
		<category><![CDATA[Président de la république française]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bernard-henri-levy.com/?p=2947</guid>
		<description><![CDATA[ 
Nicolas Sarkozy

23ème président de la République française. Avocat de profession, il a occupé, avant cela, les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, de député, de porte-parole du gouvernement, de ministre du Budget, de ministre de la Communication, de ministre de l&#8217;Intérieur, de ministre de l&#8217;Économie et des Finances et de président du conseil général des Hauts-de-Seine. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<h1><strong>Nicolas Sarkozy</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/nicolas-sarkozy.jpg" title="Nicolas Sarkozy" class="alignnone" width="290" height="174" /><br />
23ème président de la République française. Avocat de profession, il a occupé, avant cela, les fonctions de maire de Neuilly-sur-Seine, de député, de porte-parole du gouvernement, de ministre du Budget, de ministre de la Communication, <span id="more-2947"></span>de ministre de l&#8217;Intérieur, de ministre de l&#8217;Économie et des Finances et de président du conseil général des Hauts-de-Seine. Président de l&#8217;UMP, <strong>Nicolas Sarkozy</strong> remporte l&#8217;élection présidentielle de 2007 avec 53,06 % des voix au second tour, face à Ségolène Royal. Il prend ses fonctions de président de la République le 16 mai 2007.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Nicolas Sarkozy</strong></h1>
<p><b>1955</b> : naissance à Paris de <strong>Nicolas Sarkozy</strong>.<br />
<b>1974</b> : <strong>Nicolas Sarkozy</strong> adhère à l&#8217;Union des démocrates pour la République (UDR), où il rencontre Charles Pasqua et milite pour l&#8217;élection de Jacques Chaban-Delmas à la présidence de la République.<br />
<b>1976</b> : <strong>Nicolas Sarkozy</strong> adhère au Rassemblement pour la République (RPR) nouvellement créé, sous le parrainage de Charles Pasqua ; il devient responsable de la section de Neuilly.<br />
<b>1977</b> : élu conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine en 1977.<br />
<b>1980</b> : président du comité de soutien des jeunes à la candidature présidentielle de Jacques Chirac.<br />
<b>1982</b> : premier mariage avec Marie-Dominique Culioli.<br />
<b>1983</b> : succède à Achille Peretti à la mairie de Neuilly-sur-Seine, à 28 ans.<br />
<b>1984</b> : <strong>Nicolas Sarkozy</strong> rencontre Cécilia Ciganer-Albéniz qu’il épousera le 23 octobre 1996.<br />
<b>1987</b> : chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l’Intérieur.<br />
<b>1993</b> : <strong>Nicolas Sarkozy</strong> est nommé ministre du Budget et porte-parole dans le gouvernement formé par Édouard Balladur. Le 13 mai, Erick Schmitt, alias « <em>Human Bomb</em> », retient en otage 21 enfants dans une classe de maternelle de Neuilly. <strong>Nicolas Sarkozy</strong>, toujours maire de la ville, négocie directement avec « <em>HB</em> », et obtient la libération des enfants.<br />
<b>1995</b> : il choisit Édouard Balladur contre Jacques Chirac et devient son directeur de campagne.<br />
<b>1997</b> : <strong>Nicolas Sarkozy</strong> secrétaire général du RPR, dont Philippe Séguin est le président.<br />
<b>1999</b> : sévère défaite de la liste qu&#8217;il conduit pour les élections européennes de 1999 ; annonce alors sa démission de sa fonction intérimaire de président du RPR ; renonce à toute responsabilité au sein du parti ; et dit se retirer de la politique nationale.<br />
<b>2001</b> : publication de <em>Libre</em>.<br />
<b>2002</b> : Jacques Chirac, élu pour la seconde fois, le nomme ministre de l&#8217;Intérieur.<br />
<b>2004</b> : nommé ministre d&#8217;État, ministre de l&#8217;Économie, des Finances et de l&#8217;Industrie dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin. <strong>Nicolas Sarkozy</strong> est  élu, le 28 novembre, président de l&#8217;UMP.<br />
<b>2005</b> : ministre d&#8217;État, ministre de l&#8217;Intérieur et de l&#8217;Aménagement du territoire, « <em>numéro deux du gouvernement</em> » de Dominique de Villepin.<br />
<b>2007</b> : élu Président de la République.<br />
<b>2008</b> : épouse Carla Bruni.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Nicolas Sarkozy</strong></h1>
<p><em>Georges Mandel, le moine de la politique</em>, biographie de Georges Mandel, Grasset, 1994,<br />
<em>Libre</em>, Robert Laffont et XO, 2001<br />
<em>Ensemble</em>, XO Éditions, 2007.</p>
<h1><strong>Nicolas Sarkozy et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Les deux hommes se connaissent bien. Et depuis longtemps. Bernard-Henri Lévy, dans les années 1980, quand <strong>Nicolas Sarkozy</strong> fait ses débuts en politique, est encore inscrit sur les listes électorales de Neuilly et il semble qu’un des tout premiers gestes de <strong>Nicolas Sarkozy</strong>, au lendemain de son élection à la Mairie, soit de l’inviter à déjeuner par l’intermédiaire de Thierry Gaubert. Quand le futur Président rencontre Cécilia et que Bernard-Henri Lévy rencontre Arielle Dombasle, les deux couples se voient régulièrement. On les voit à Marrakech. A Val d’Isère où ils skient ensemble. Un été, à la Réserve de Beaulieu, près de Nice. A Antibes. Arielle Dombasle, dans son film intitulé <em>La Traversée du Désir</em> et qui fut diffusé, début 2009, à la Fondation Cartier, à Paris, a, entre autres témoignages, celui de <strong>Nicolas Sarkozy</strong> et ce témoignage, on le voit bien, a été recueilli au bord de la mer, dans un climat de vacances, une dizaine d’années, ou davantage, avant l’entrée à l’Elysée.</p>
<p><strong>Nicolas Sarkozy</strong> salue, en 1994, dans l’émission 7 sur 7 qu’anime alors Anne Sinclair, le livre de Lévy, <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/la-purete-dangereuse-268.html">La Pureté Dangereuse</a></em>. Dans un autre de ses livres, <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-lys-et-la-cendre-232.html">Le Lys et la Cendre</a></em>, Lévy fait plusieurs fois état de contacts suivis, et amicaux, avec celui qui est, alors, en pleine guerre de Bosnie, l’un des ministres vedette de Balladur et, à ce titre, l’un des rares, à tenter d’infléchir la politique du Premier Ministre dans le sens d’un soutien à la Bosnie martyre. Lévy soutient <strong>Nicolas Sarkozy</strong> lors de ses diverses traversées du désert. Il lui consacre plusieurs de ses chroniques du <em>Point</em>. Il s’insurge contre les tentatives de diabolisation par une gauche qu’il dit atteinte, quand elle parle de <strong>Sarkozy</strong>, par le mauvais virus de &nbsp;&raquo; l’Idéologie française &laquo;&nbsp;. <strong>Nicolas Sarkozy</strong>, de son côté, vole à son secours, lors d’un face à face avec le prêcheur islamiste Tariq Ramadan resté dans les Annales, car Tariq Ramadan avait tenté de clouer au pilori Lévy ainsi que d’autres intellectuels supposés assignés à leur appartenance au judaïsme.</p>
<p>Que se passe-t-il ensuite ? Pourquoi les deux hommes se fâchent-ils ? Et pourquoi, jusqu’à la réconciliation organisée par Alain Minc en juin 2009, cessent-ils complètement de se voir ? J’ai interrogé Lévy. Et voici la chronologie telle que j’ai cru pouvoir la reconstituer.</p>
<p>1. <strong>Nicolas Sarkozy</strong> et Bernard-Henri Lévy se voient, une dernière fois, à Marrakech, avec l’auteur de <em>Shoah</em>, Claude Lanzmann, au lendemain de la Noël 2006.</p>
<p>2. <strong>Nicolas Sarkozy</strong> appelle Lévy, à Saint-Paul de Vence, le 23 janvier 2007 pour l’encourager à imiter son vieux camarade André Glucksmann qui vient, dans un article retentissant publié par <em>Le Monde</em>, de se prononcer en sa faveur.</p>
<p>3. Lévy fait, comme il l’a toujours fait, le choix de la gauche, c&#8217;est-à-dire, faute de mieux, de Ségolène Royal.</p>
<p>4. Il le fait d’autant plus que plusieurs des discours de campagne de <strong>Sarkozy</strong> le choquent en profondeur : ceux où <strong>Sarkozy</strong> propose d’en finir avec l’héritage de mai 1968 ; ceux, aussi, où il demande de rompre avec « <em>l’idéologie de la repentance</em> » en matière, par exemple, de crimes de la colonisation.</p>
<p>5. Bernard-Henri Lévy adresse, en juin, au lendemain de l’élection, une lettre à <strong>Nicolas Sarkozy</strong> où il l’informe que la campagne, mais surtout leur dernière conversation, celle du 23 janvier, ont eu le singulier destin d’être à l’origine d’un livre qui s’appellera <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ce-grand-cadavre-a-la-renservece-grand-cadavre-a-la-renserve-85.html">Ce Grand Cadavre à la renverse</a></em> et qu’il compte, sauf objection du nouveau Président, ouvrir par le verbatim de leur conversation.</p>
<p>6. Sa lettre restant sans réponse, Bernard-Henri Lévy publie le livre dont l’introduction, relatant donc leur conversation, désoblige le nouveau Président.</p>
<p>7. Lévy aggrave son cas en prenant plusieurs fois position contre la politique impulsée par l’Elysée : après le discours de Dakar, par exemple, qu&#8217;il attaque sévèrement au micro de Nicolas Demorand, sur radio d&#8217;Etat France Inter; au moment, de la venue à Paris du Colonel Khadafi qu&#8217;il condamne sans réserves; ou quand <strong>Sarkozy</strong> est le seul chef d’Etat, avec Ahmadinejad, à féliciter Vladimir Poutine de la victoire électorale de son Parti aux élections de décembre 2007 &#8211; là aussi, Bernard-Henri Lévy hurle son désaccord.</p>
<p>Bernard-Henri Lévy a toujours pris soin de distinguer les attaques ad hominem (dans le piège desquelles il n’est jamais tombé) du débat politique (où il tente de conserver, en dépit de la sympathie que l’homme continue de lui inspirer, tout son esprit critique, sa liberté de ton, sa liberté tout court).</p>
<h1><strong>Citations de Nicolas Sarkozy sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Quoi, réplique-t-il, la voix rauque tout à coup, presque en colère ? Monsieur Emmanuelli, ta famille ? Monsieur Montebourg, ta famille ? Ces gens qui te pissent à la raie depuis trente ans, ta famille ? Est-ce que tu te fiches de moi ou est-ce que tu crois, vraiment, à ce que tu es en train de me raconter quand tu me dis que ces gens-là sont ta famille ?</em> » (23 janvier 2007, cité dans l’Avant-Propos de Ce Grand cadavre à la renverse)</p>
<p>« <em>C&#8217;est bien beau les leçons de droits de l&#8217;Homme et les postures, entre le café de Flore et le Zénith. Mais ces postures, elles ont laissé pendanthuit ans (les) malheureuses infirmières bulgares dans les prisons libyennes.</em> » (10 décembre 2008, conférence de presse, à l’Elysée, après son premier entretien avec le colonel Kadhafi en visite officielle à Paris)</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Nicolas Sarkozy</strong></h1>
<p>« <em>Il a des positions sur la délinquance et sur l’immigration que je n’aime pas. Comme un écho, d’ailleurs, à celles de la droite américane des années 60 : You love your country or you leave it.</em> » (<em>Vanity Fair Italie</em>)</p>
<p>« <em>Quand <strong>Nicolas Sarkozy</strong> dit qu’il n’est pas un intellectuel et qu’il s’en fait gloire, il tourne le dos à toute une part de l’histoire de France, la meilleure.</em> » (<em>New York Times</em>, propos recueilli par Elaine Sciolino, 21 juillet 2007)</p>
<p>« <em>L’amitié est une chose – et l’ami, en moi, s’est réjoui pour lui. Mais, après, vous avez la politique qui a des raisons que l’amitié n’a point et qui fait que je n’ai, comme vous savez, pas voté pour lui. Alors, je serai peut-être le dernier dans ce cas. Je suis peut-être l’un des rares à n’être pas tenté par l’odeur de la soupe. Mais je me sens très à l’aise avec mon choix, très fier d’avoir voté Royal et absolument décidé à jouer jusqu’au bout mon rôle d’intellectuel critique.</em> » (<em>Le Parisien</em>, 28 mai 2007)</p>
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		<title>Libération</title>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 15:54:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Qui est Libération ?

Libération est un journal quotidien généraliste national français de presse écrite.
Les dates-clef de Libération
1972 : Jean-Claude Vernier qui anime, avec Maurice Clavel, l&#8217;Agence de presse Libération (APL) et qui milite à l’extrême-gauche (la Gauche Prolétarienne), propose à Benny Lévy l’idée d’un quotidien d’informations générales.
1973 : naissance, le 18 avril, sous l’égide de Jean-Paul Sartre mais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1>Qui est Libération ?</h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/liberation.jpg" title="Libération" class="alignnone" width="300" height="116" /><br />
<strong>Libération</strong> est un journal quotidien généraliste national français de presse écrite.<span id="more-2927"></span></p>
<h1>Les dates-clef de Libération</h1>
<p><b>1972</b> : Jean-Claude Vernier qui anime, avec Maurice Clavel, l&#8217;Agence de presse Libération (APL) et qui milite à l’extrême-gauche (la Gauche Prolétarienne), propose à Benny Lévy l’idée d’un quotidien d’informations générales.<br />
<b>1973</b> : naissance, le 18 avril, sous l’égide de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Jean-Paul Sartre</a> mais aussi de  Serge July, Philippe Gavi, Bernard Lallement et Jean-Claude Vernier, d’un  journal de quatre pages qui s’intitule <strong>Libération</strong>.<br />
<b>1974</b> : <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Sartre</a> quitte la direction, que prend alors Serge July ; révolution des Œillets, au Portugal.<br />
<b>1981</b> : suspension le 21 février puis reprise de la parution le 13 mai – le journal solde ses années « gauchistes » et, sous l’influence, notamment, de son nouveau rédacteur en chef, Jean-Marcel Bouguereau, se rapproche d’une position social-démocrate.<br />
<b>1982</b> : les premières pages de publicité apparaissent dans <strong>Libération.</strong><br />
<b>1994</b> : lancement et échec de <strong>Libération</strong> 3.<br />
<b>2002</b> : le journal est à la pointe de la bataille anti Jean-Marie Le Pen, le candidat d’extrême-droite présent au deuxième tour de scrutin de l’élection présidentielle.<br />
<b>2005</b> : entrée au capital d&#8217;Édouard de Rothschild (38,87% du capital).<br />
<b>2006</b> : départ de Serge July et arrivée de Laurent Joffrin qui quitte <em>le Nouvel Observateur.</em><br />
<b>2007</b> : soutien à Ségolène Royal.</p>
<h1>Les oeuvres-clef sur Libération</h1>
<p>François Samuelson, <em>Il était une fois <strong>Libé</strong></em>, Le Seuil, 1979 ; réédition en 2007 chez Flammarion<br />
Jean Guisnel, <em><strong>Libération</strong></em><em>, la biographie</em>, La Découverte 1999 ; nouvelle édition 2003<br />
Bernard Lallement, <em><strong>Libé</strong>, l&#8217;œuvre impossible de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Sartre</a></em>, Albin Michel, 2004<br />
Pierre Rimbert, <em><strong>Libération</strong> de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Sartre</a> à Rothschild</em>, Raisons d&#8217;agir 2005.<br />
Éric Aeschimann, <em><strong>Libération</strong> et ses fantômes</em>, Le Seuil, 2007.</p>
<h1>Libération et Bernard-Henri Lévy</h1>
<p>Un rapport générationnel, à coup sûr. Bernard-Henri Lévy n’a-t-il pas  été l’ami de Benny Lévy ? Celui de Maurice Clavel ? De qui n’a-t-il été proche dans l’équipe des « anciens », des « vieux de la vieille », de Libé ? Pour la petite histoire notons que lorsque Lévy crée, en janvier 1975, avec Michel Butel, son propre quotidien d’informations générales qui s’appelle <em>L’Imprévu</em>, il a auprès de lui plusieurs des fondateurs de <em><strong>Libé</strong></em>, plusieurs de ses barons. C’est ainsi que Jean-Claude Vernier, par exemple, ce « mao » qui fut, en 1972, avec Benny Lévy et Maurice Clavel, le vrai fondateur de <em>Libé</em>, se retrouve directeur commercial de <em>L’Imprévu</em>. C’est ainsi qu’Antoine de Gaudemar, futur patron des pages Livres du journal, et futur patron de sa rédaction, occupe, à <em>L’Imprévu</em> toujours, le poste, modeste mais essentiel, d’inspecteur des ventes pour la région parisienne. Peut-être est-ce de cela que Lévy se souviendra quand, en 2006, il rejoindra Edouard de Rothschild (pour une part, au demeurant, modeste) au capital du journal. Peut-être pense-t-il plutôt (avec Lévy, avec la multiplicité de ses vies, on ne sait jamais très bien) aux rapports de grande proximité qu’il entretenait avec les parents d’Edouard, Marie-Hélène et Guy de Rothschild. Toujours est-il qu’il entre au capital en 2006 et qu’il entraîne avec lui un groupe d’investisseurs qui vont de Henri Seydoux à l’ancien patron de Canal Plus, André Rousselet, en passant par Pierre Bergé ou par le directeur-fondateur du <em>Mundo</em> de Madrid, Pedro-J. Ramirez. En 2006, il entre aussi au Conseil de Surveillance du Journal, présidé par Agnès Touraine. En 2009, il « suit » l’augmentation de capital proposée par Edouard de Rothschild. Notons, enfin, que, quand une collection de poche réédite le livre de François-Marie Samuelson sur l’histoire de <em><strong>Libé</strong></em>, c’est à Bernard-Henri Lévy qu’on demande de le préfacer.</p>
<h1>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Libération</h1>
<p>« Pourquoi investir dans <strong>Libération</strong> ? Parce que j’ai confiance en Rothschild. Confiance en Joffrin. Et vous pouvez tourner le problème par le bout que vous voudrez : ça reste l’un des meilleurs quotidiens du matin en Europe » (Francfort, Foire du Livre, allocution devant la rédaction de la <em>Frankfurter Algemeine Zeitung</em>, le 19 octobre 2008)</p>
<p>« L’époque où un groupe d’ex maoïstes inventait l’une des expériences journalistiques les plus originales de l’Europe de la deuxième moitié du XXè siècle » (Mars 2008, préface à la réédition du livre de François Samuelson, <em>Il était une fois <strong>Libé</strong>, </em>J’ai lu).</p>
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		<title>SOS Racisme</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 13:44:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[SOS Racisme l’institution

Fondé en 1984, SOS Racisme est une institution transgénérationnelle qui a plus œuvré contre le racisme, pour l’intégration des immigrés ou pour celle, pleine et entière, des Français de seconde génération, que bien des beaux discours. On a beaucoup dit de SOS Racisme qu’il avait été « béni » par François Mitterrand. C’est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>SOS Racisme l’institution</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/sos-racisme..jpg" title="SOS Racisme " class="alignnone" width="438" height="328" /><br />
Fondé en 1984, <strong>SOS Racisme</strong> est une institution transgénérationnelle qui a plus œuvré contre le racisme, pour l’intégration des immigrés<span id="more-3786"></span> ou pour celle, pleine et entière, des Français de seconde génération, que bien des beaux discours. On a beaucoup dit de <strong>SOS Racisme</strong> qu’il avait été « béni » par <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">François Mitterrand</a>. C’est possible. Mais l’association, au total, a toujours su rester indépendante des partis et des pouvoirs politiques. Bernard-Henri Lévy est l’un de ses membres fondateurs.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de SOS Racisme</strong></h1>
<p><b>Octobre 1984</b><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-3789" title="meeting sos racisme" src="http://www.bernard-henri-levy.com/wp-content/uploads/2010/01/meeting-sos-racisme-150x150.jpg" alt="meeting sos racisme" width="150" height="150" /> : naissance de <strong>SOS Racisme</strong>, sous la présidence de Harlem Désir.<br />
<b>1992</b> : Fodé Sylla succède à Harlem Désir.<br />
<b>1999</b> : Malek Boutih succède à Fodé Sylla.<br />
<b>2002</b> : Publication de <em>Antifeujs</em>, le livre blanc des violences antisémites en France cosigné avec l&#8217;UEJF.<br />
<b>2003</b> : Dominique Sopo succède à Malek Boutih.<br />
<b>2004</b> : organisation des soirées « Rire contre le racisme » au Zénith de Paris puis au palais des Sports.<br />
<b>Février 2006</b> : <strong>SOS Racisme</strong> prend position en faveur de la publication des caricatures de Mahomet du journal Jyllands-Posten dans Charlie Hebdo<br />
<b>14 octobre 2007</b> : en collaboration avec Libération, <a href="http://laregledujeu.org/">La Règle du Jeu</a> et Charlie Hebdo, <strong>SOS Racisme</strong> organise un grand rassemblement au Zénith de Paris contre le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial.</p>
<h1><strong>SOS Racisme et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>C’est au printemps 1984 que, par l’intermédiaire de l’ancien Président de l’UEJF, Eric Ghebali, Bernard-Henri Lévy fait la connaissance de Harlem Désir. Le courant passe aussitôt entre les deux hommes. De même qu’entre Bernard-Henri Lévy et Julien Dray, l’autre fondateur de l’association.<br />
En novembre 1984, à l’hôtel Lutétia à Paris, a lieu, dans un climat d’euphorie, la toute première conférence de presse de l’association. Bernard-Henri Lévy est là, à la tribune, aux côtés de Harlem Désir, Simone Signoret, Marek Halter et <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/coluche-2488.html">Coluche</a>.<br />
L’année suivante, Bernard-Henri Lévy et Coluche participeront, aux côtés de Harlem Désir, à plusieurs manifestations, ou défilés de rue, de l’association ; « Juifs à Paris, Arabes à Toulon, c’est nos potes qu’on assassine » est le slogan que propose Bernard-Henri Lévy à ses nouveaux camarades (tout en leur recommandant de ne pas céder sur la distinction théorique à opérer entre antisémitisme et racisme).<br />
Les années suivantes, Bernard-Henri Lévy fonde le mensuel <em>Globe</em> qu’il mettra, en maintes circonstances, au service de <strong>SOS Racisme</strong>.<br />
Il restera proche des successeurs de Harlem Désir, Fodé Sylla, Malek Boutih puis, enfin, Dominique Sopo et son vice-président Patrick Klugman ; une seule fois, il prendra ses distances avec <strong>SOS Racisme</strong> et avec son président : ce sera au moment de la première guerre du Golfe, en 1991, pour cause de divergence politique (lui, est favorable à cette guerre ; <strong>SOS Racisme</strong> est beaucoup plus réticent) ; mais la brouille sera de courte durée ; et Bernard-Henri Lévy reprendra très vite sa place au nombre des « parrains » de <strong>SOS Racisme</strong>.<br />
Chaque année, d&#8217;ailleurs, <strong>SOS Racisme</strong> organise, dans un restaurant parisien, son rituel « dîner des parrains » où se presse la classe politique française ; chaque année, ou presque, Bernard-Henri Lévy répond présent.<br />
Aux Etats-Unis, le titre de « fondateur de <strong>SOS Racisme</strong> » est toujours mentionné dans les biographies de Bernard-Henri Lévy.<br />
En 2009, Bernard-Henri Lévy est de ceux qui lancent l’appel de <strong>SOS Racisme</strong> au Président Sarkozy afin que celui-ci stoppe le «débat sur l’identité nationale» qu’il a bien imprudemment lancé avec son ministre Eric Besson. Dans une retentissante <a href="http://www.liberation.fr/politiques/0101609895-bhl-une-parole-qui-devrait-etre-stigmatisee-se-trouve-soudain-liberee">interview à Libération</a>  il voit, dans ce débat, l’occasion de laisser sortir une parole (raciste) que la République française devrait stigmatiser.<br />
En 2010 encore, SOS Racisme et Bernard-Henri Lévy ont la même analyse de l&#8217;échec de Sarkozy et de la montée du Front national aux élections régionales : la banalisation, par le premier, des thèses et obsessions du second.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur SOS Racisme</strong></h1>
<p>« Foutez-moi la paix avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">Mitterrand</a>. Je suis fier, très fier, d’avoir participé à l’aventure, et à la fondation, de <strong>SOS Racisme</strong>. Le reste n’est que mesquineries ». (<em>Le Figaro</em>, 17 mai 1987, entretien avec Max Clos).<br />
« <strong>SOS Racisme</strong> ? L’une de mes lignes de fidélité fondamentales » (RTBF, 4 septembre 1994, entretien avec Françoise Wolf)<br />
« J’ai participé, avec <strong>SOS Racisme</strong>, à des manifestations avec des jeunes beurs qui chantaient la Marseillaise et « Douce France » de Charles Trenet. Tout cela semble loin. Car nous en sommes au point où les enfants de ces jeunes gens sifflent la Marseillaise au match entre la France et l´Algérie et ont saboté le jeu avec leur vandalisme ». (<em>Magazine Stern</em>, avril 2002).</p>
<h1><strong>Citation de Harlem Désir sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« Pour la petite bande de potes qui venaient de fonder <strong>SOS Racisme</strong> dans la confidentialité, Bernard devint le grand frère, le stratège, l’ami des bons et des mauvais jours, mobilisable de jour comme de nuit pour aller manifester au Havre ou à Menton contre un crime raciste, comme pour convoquer toutes les rédactions à une conférence de presse sur le droit des enfants d’immigrés ou pourfendre nos adversaires dans une tribune publiée dans l’heure. Il a mis, d’un coup, tout son poids au service de la cause, sa puissance de feu, son prestige, et nous apporta, plus encore, son amitié ». (Lettre de Harlem Désir à Liliane Lazar).</p>
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		<title>Alain Delon</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 12:55:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ 
Alain Delon

Acteur français. A tourné avec les plus grands : Yves Allégret, René Clément, Luchino Visconti, Jean-Pierre Melville, Michelangelo Antonioni, Jacques Deray, Joseph Losey, Jean-Luc Godard, Louis Malle.
Les dates-clef d&#8217;Alain Delon
1935Delon (1904-1978), qui dirigea un cinéma de quartier, à Sceaux, Le Regina.
1949 : tourne son premier court-métrage, intitulé Le rapt.
1952 : Alain Delon devance l’appel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<h1><strong>Alain Delon</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/alain-delon.jpg" title="Alain Delon" class="alignnone" width="200" height="300" /><br />
Acteur français. A tourné avec les plus grands : Yves Allégret, René Clément, Luchino Visconti, Jean-Pierre Melville, Michelangelo Antonioni, Jacques Deray, Joseph Losey, Jean-Luc Godard, Louis Malle.<span id="more-3777"></span></p>
<h1><strong>Les dates-clef d&#8217;Alain Delon</strong></h1>
<p><b>1935</b>Delon (1904-1978), qui dirigea un cinéma de quartier, à Sceaux, Le Regina.<br />
<b>1949</b> : tourne son premier court-métrage, intitulé <em>Le rapt</em>.<br />
<b>1952</b> : <strong>Alain Delon</strong> devance l’appel et, à dix-sept ans, part à Saigon où il participe à la guerre d&#8217;Indochine en tant que matelot d&#8217;équipage dans la marine nationale.<br />
<b>1957</b> : tournage de son premier film, <em>Quand la femme s&#8217;en mêle</em> d&#8217;Yves Allégret.<br />
<b>1958</b> : rencontre avec Romy Schneider sur le tournage du film <em>Christine</em>.<br />
<b>1960</b> : <em>Plein soleil</em> de René Clément.<br />
<b>1962</b> : naissance de Ari, dit Ari Boulogne, le fils qu’<strong>Alain Delon</strong> aura avec Nico et qu’élèvera sa mère.<br />
<b>1963</b> : <strong>Alain Delon</strong> rencontre, sur le tournage de <em>Mélodie en sous-sol </em>d’Henri Verneuil, Jean Gabin.<br />
<b>1964</b> : <strong>Alain Delon</strong> épouse Nathalie Canovas dont il aura, l’année suivante, un fils, Anthony.<br />
<b>1968</b> : <strong>Alain Delon</strong> rencontre, sur le tournage de <em>Jeff</em>, Mireille Darc.<br />
<b>1976</b> : <em>Monsieur Klein</em>, film dont il est l&#8217;acteur principal et le producteur, gagne le <em>César</em> du meilleur film.<br />
<b>1981</b> : <strong>Alain Delon</strong> réalise son premier film, <em>Pour la peau d&#8217;un flic</em>, avec Anne Parillaud.<br />
<b>1985</b> : César du meilleur acteur pour <em>Notre histoire</em> de Bertrand Blier.<br />
<b>1987</b> : <strong>Alain Delon</strong> rencontre Rosalie Van Breemen et se sépare de Mireille Darc après quinze ans de vie commune.<br />
<b>1990</b> : naissance de Anouchka.<br />
<b>1994</b> : naissance de Alain-Fabien.<br />
<b>1999</b> : Obtient la citoyenneté genevoise, sans perdre pour autant sa nationalité française.<br />
<b>2003</b> : Claudia Cardinale, sa partenaire dans <em>Le Guépard</em>, lui remet l&#8217;Étoile d&#8217;Or du Festival international du film de Marrakech.<br />
<b>2005</b> : <strong>Alain Delon</strong> est fait Officier de la Légion d&#8217;honneur par le président de la République française Jacques Chirac.<br />
<b>2009</b> : prête son image au parfum « Eau Sauvage » de Christian Dior ; la photo choisie date de 1966&#8230;</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef d&#8217;Alain Delon</strong></h1>
<p>1959 &#8211; <em>Faibles femmes</em> de Michel Boisrond<br />
1960 &#8211; <em>Plein soleil</em> de René Clément<br />
1960 &#8211; <em>Rocco et ses frères</em> de Luchino Visconti<br />
1962 &#8211; <em>L&#8217;Éclipse</em> de Michelangelo Antonioni<br />
1963 &#8211; <em>Mélodie en sous-sol</em> d&#8217;Henri Verneuil<br />
1963 &#8211; <em>Le Guépard</em> de Luchino Visconti<br />
1964 &#8211; <em>L&#8217;Insoumis</em> d&#8217;Alain Cavalier<br />
1964 &#8211; <em>Les Félins</em> de René Clément<br />
1966 &#8211; <em>Paris brûle-t-il ?</em> de René Clément<br />
1967 &#8211; <em>Le Samouraï</em> de Jean-Pierre Melville<br />
1968 &#8211; <em>La Piscine</em> de Jacques Deray<br />
1968 - <em>Les Yeux crevés</em> de Jean Cau, mise en scène Raymond Rouleau<br />
1969 &#8211; <em>Le Clan des Siciliens</em> d&#8217;Henri Verneuil<br />
1970 &#8211; <em>Doucement les basses</em> de Jacques Deray<br />
1970 &#8211; <em>Borsalino</em> de Jacques Deray<br />
1970 &#8211; <em>Le Cercle rouge</em> de Jean-Pierre Melville.<br />
1971 &#8211; <em>L&#8217;Assassinat de Trotski</em> de Joseph Losey<br />
1972 &#8211; <em>Un flic</em> de Jean-Pierre Melville<br />
1973 &#8211; <em>La Race des Seigneurs</em> de Pierre Granier-Deferre<br />
1973 &#8211; <em>Deux Hommes dans la ville</em> de José Giovanni<br />
1974 &#8211; <em>Borsalino &amp; Co</em> de Jacques Deray<br />
1974 &#8211; <em>Les Seins de glace</em> de Georges Lautner<br />
1975 &#8211; <em>Flic Story</em> de Jacques Deray<br />
1976 &#8211; <em>Monsieur Klein</em> de Joseph Losey<br />
1977 &#8211; <em>L&#8217;Homme pressé</em> d&#8217;Edouard Molinaro<br />
1977 &#8211; <em>Mort d&#8217;un pourri</em> de Georges Lautner<br />
1980 &#8211; <em>Trois Hommes à abattre</em> de Jacques Deray<br />
1981 &#8211; <em>Pour la peau d&#8217;un flic</em> d&#8217;Alain Delon<br />
1983 &#8211; <em>Le Battant</em> d&#8217;Alain Delon<br />
1984 &#8211; <em>Un amour de Swann</em> de Volker Schlöndorff<br />
1984 &#8211; <em>Notre histoire</em> de Bertrand Blier<br />
1990 &#8211; <em>Nouvelle Vague</em> de Jean-Luc Godard<br />
1992 &#8211; <em>Le Retour de Casanova</em> d&#8217;Edouard Niermans<br />
1996 - <em>Variations énigmatiques</em> d&#8217;Éric-Emmanuel Schmitt, mise en scène Bernard Murat<br />
1997 &#8211; <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie/1995-1999/page/3">Le Jour et la nuit</a></em> de Bernard-Henri Lévy .<br />
1998 &#8211; <em>Une chance sur deux</em> de Patrice Leconte. 2000<br />
2001 &#8211; <em>Fabio Montale</em> de José Pinheiro<br />
2003 &#8211; <em>Frank Riva</em> de Patrick Jamain Saison 1<br />
2004 &#8211; <em>Frank Riva</em> de Patrick Jamain Saison 2<br />
2007 - <em>Sur la route de Madison</em> d&#8217;après le roman de Robert James Waller, mise en scène Anne Bourgeois, avec Mireille Darc, Théâtre Marigny<br />
2008 &#8211; <em>Astérix aux Jeux Olympiques</em> de Frédéric Forestier et Thomas Langmann</p>
<h1><strong>Alain Delon et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p><img class="alignleft size-medium wp-image-3782" title="Bhl et Alain Delon023" src="http://www.bernard-henri-levy.com/wp-content/uploads/2010/01/Bhl-et-Alain-Delon023-193x300.jpg" alt="Bhl et Alain Delon023" width="193" height="300" />Bernard-Henri Lévy et <strong>Alain Delon </strong>se rencontrent à l’Ile Maurice, sur une plage, en janvier 1995. BHL, qui a un projet de film et qui, jusque là pensait en confier le premier rôle à Michel Piccoli, le propose à <strong>Alain Delon</strong> qui l’accepte. Le film – <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie/1995-1999/page/3">Le Jour et la Nuit</a></em> – sera tourné, au Mexique en avril, mai et juin 1996. Le tournage se passera plutôt bien, sans accrochage majeur entre <strong>Alain Delon</strong> et Bernard-Henri Lévy.<br />
Une seule fois, à l’instant de tourner la scène du match de boxe où son personnage, Alexandre, est censé être mis KO par le jeune et fluet Xavier Beauvois, <strong>Alain Delon</strong> tentera d’intervenir sur le scénario et, même, de réécrire la scène au motif que le producteur des grands matchs de Monzon ne pouvait pas se faire battre, comme il était écrit, par un «gringalet». Bernard-Henri Lévy fera valoir ses arguments. Il expliquera, lors d’une longue et orageuse explication dont se souviennent les autres protagonistes et techniciens, pourquoi la scène était, dans cette forme, indispensable à l’économie de l’intrigue. Tout rentrera, alors, dans l’ordre. Et une bonne camaraderie naîtra même, en prime, entre <strong>Delon</strong> et le jeune Beauvois.<br />
Le film sera présenté au festival de Berlin en février de l’année suivante. Victime d’un feu roulant de critiques – certains ont même dit : une « cabale » &#8211; le film connaît un échec retentissant. Mais sans que l’amitié entre les deux hommes, Lévy et <strong>Delon</strong>, en soit entamée pour autant. « J’avais trois maîtres, déclarera <strong>Delon</strong>, sous les huées, lors de la présentation du film, à Berlin. J’avais trois maîtres qui s’appelaient Visconti, Losey et René Clément. Eh bien voilà. J’en ai désormais un quatrième. Et c’est l’homme qui est assis, là, aujourd&#8217;hui, prés de moi ».<br />
Quinze ans après, Bernard-Henri Lévy et <strong>Alain Delon</strong> sont toujours proches. Ils n’ont cessé de répondre « présent » chaque fois que l’autre en avait besoin.<br />
Le 18 juin 1997, <strong>Alain Delon</strong> a vendu à Bernard-Henri Lévy le Palais de la Zahia qu’il avait lui-même acheté, un quart de siècle plus tôt, à Paul Getty. 18 juin&#8230; Un hasard ?</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Alain Delon</strong></h1>
<p>« De ce prodige qui dure, de cette grâce qui lui fut donnée et qui, au fil des décennies, ne l’a jamais quitté, je ne vois pas d’équivalent dans l’histoire du cinéma. James Dean, peut-être ? Mais James Dean avait la mort dans son jeu, avec l’ample mythologie qu’elle engendre. <strong>Delon</strong>, lui, n’a pas eu besoin d’un destin fatal pour produire son propre mythe » (1996, dossier de presse du <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie/1995-1999/page/3">Jour et la Nuit</a>, repris in <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/question-de-principe-9-91.html">Récidives</a>, Grasset, 2004, p136).<br />
« <strong>Delon</strong>. Mes vrais rapports avec <strong>Delon</strong>. Leur violence extrême. Leur tension. Pas le conte de fées sirupeux que nous avons lui et moi – moi d’abord et lui, ensuite, par loyauté – tenté d’accréditer. Son intelligence des situations. Son goût de la stratégie. Les conneries qu’on m’avait dites sur le côté « animal » du personnage alors que j’avais affaire à l’un des joueurs d’échecs les plus redoutables de la place ». (<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/comedie-229.html">Comédie</a>, Grasset, 1997)<br />
« <strong>Delon</strong> en DVD. Seize films, il me semble. Comment peut-on, en une vie, avoir donné vie à tant de chefs-d’œuvre ? » (Le Point, bloc-notes, 11.07.2003).<br />
« Quand le film que nous avons fait ensemble s’est planté, il a été d’une loyauté impeccable. C’est rare. Je connais des tas d’autres acteurs qui, dans une circonstance semblable, prennent leurs jambes à leur cou. Lui, au contraire, est resté. Il n’a varié ni sur les raisons qu’il avait eues de participer à l’aventure ni sur ce qu’il pensait du film lui-même. » (2009, entretien avec Olivier Zahm, paru dans Purple Magazine, puis dans la <a href="http://laregledujeu.org/">Règle du Jeu</a>).</p>
<h1><strong>Citations d&#8217;Alain Delon sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« Bernard-Henri Lévy, son talent, son charme, sa persuasion, son scénario, ont été plus forts que mes réticences actuelles à faire du cinéma » (Le Point, 1er février 1997, propos recueillis par Michel Pascal),<br />
« Les colères dont on a parlé étaient destinées à le préserver plus des techniciens que de moi. Je voulais qu’il reste le patron de son film. Et je rends hommage à son talent de directeur d’acteur qui m’a permis de jouer beaucoup mieux, sans doute, que dans certains films que j’ai pu faire ces dernières années » (Id.)<br />
« Ma rencontre avec Bernard-Henri Lévy fut un événement heureux, comme le fut, en 1989, celle avec Godard pour Nouvelle Vague. » (Id.)<br />
« Pour moi, Bernard-Henri Lévy c’était la Bosnie ! Son engagement, ses voyages, ses interventions, son courage&#8230; Parce que j’ai été un soldat, je sais ce que cela représente ». (Propos recueillis par Frédéric Musso, Paris-Match, 6 février 1997)<br />
« Bernard est pratiquement le premier intellectuel de gauche auquel je me sois à ce point intéressé. Le seul intellectuel que j’aie connu et beaucoup aimé dans ma vie, c’est Jean Cau qui était, par essence, de droite » (Idem).</p>
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		<title>Diane von Furstenberg</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jan 2010 11:59:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Diane Von Fürstenberg

Créatrice de mode. Mécène. Figure légendaire de New-York. 
Les dates clef de Diane Von Fürstenberg
1946 : naissance, à Bruxelles, d’une mère rescapée de la Shoah.
1969 : Diane Von Fürstenberg épouse le Prince Egon von Fürstenberg
1972 : divorce.
1974 : Diane Von Fürstenberg crée sa fameuse robe en jersey wrap.
1975 : Diane Von Fürstenberg crée [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Diane Von Fürstenberg</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/diane-von-furstenberg.jpg" title="Diane Von Fürstenberg" class="alignnone" width="240" height="300" /><br />
Créatrice de mode. Mécène. Figure légendaire de New-York. <span id="more-2919"></span></p>
<h1><strong>Les dates clef de Diane Von Fürstenberg</strong></h1>
<p><b>1946</b> : naissance, à Bruxelles, d’une mère rescapée de la Shoah.<br />
<b>1969</b> : <strong>Diane Von Fürstenberg</strong> épouse le Prince Egon <strong>von Fürstenberg</strong><br />
<b>1972</b> : divorce.<br />
<b>1974</b> : <strong>Diane Von Fürstenberg</strong> crée sa fameuse robe en jersey wrap.<br />
<b>1975</b> : <strong>Diane Von Fürstenberg</strong> crée la marque qui porte son nom.<br />
<b>1976</b> : <em>Newsweek</em> titre « The most marketable wife since Coco Chanel ».<br />
<b>1985</b> : retour à Paris de <strong>Diane Von Fürstenberg</strong>, où elle fonde les éditions Salvy.<br />
<b>1998</b> : publication de « DIANE : a signature life ».<br />
<b>2001</b> : <strong>Diane Von Fürstenberg</strong> épouse Barry Diller.<br />
<b>2002</b> : <strong>Diane Von Fürstenberg</strong> reçoit la  nationalité américaine.<br />
<b>2005</b> : <strong>Diane Von Fürstenberg</strong> reçoit le « lifetime achievement award » pour trente ans d’influence sur l’industrie de la mode par le Council of Fashion Designers of America (CFDA).<br />
<b>2006</b> : <strong>Diane Von Fürstenberg</strong> devient présidente du CFDA. </p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Diane Von Fürstenberg</strong></h1>
<p>La petite robe noire.<br />
La marque qui porte son nom.<br />
Le DVF Studio, Washington Street, où <strong>Diane Von Fürtenberg</strong> s’installe au début des années 2000. </p>
<h1><strong>Diane Von Fürtenberg et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Ils se rencontrent à Paris, à la fin des années 1970, à Paris, où elle vit avec Alain Elkaan. Bernard-Henri Lévy a plusieurs fois évoqué le souvenir du couple culte qu’ils formaient alors et de leur proximité, tous deux, avec le grand écrivain italien Alberto Moravia. Il la retrouve une quinzaine d’années plus tard quand <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie/1990-1994/page/5">Bosna</a> ! sort à New York, dans  le cadre du très prestigieux « New-York Film Festival ». <strong>Diane von Furstenberg </strong>s’emploie alors à promouvoir, et le film lui-même, et les valeurs qu’il véhicule. Elle lui présente <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/charlie-rose-2918.html">Charlie Rose</a>. Elle organise un dîner en honneur de Lévy, suivi d’une conférence de presse improvisée, dans son appartement de l’Hôtel Carlyle à New-York. Sept ans plus tard encore, quand Lévy revient à New-York pour défendre, cette fois, son livre sur <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/qui-a-tue-daniel-pearl-2-95.html">Daniel Pearl</a> c’est encore elle, DVF, qui se « met en quatre » pour permettre au livre de trouver des commentateurs, des débateurs ou des contradicteurs à sa mesure. Au moment de la sortie de la version américaine de <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/american-vertigo-2-87.html">American Vertigo</a></em> elle fera de même en organisant, le 24 janvier 2006, un grand dîner en l’honneur de l’auteur où se retrouvera tout ce que New-York compte d’’intellectuels, de femmes et d’hommes d’influence, d’amis de Lévy. Si Bernard-Henri Lévy a été parrainé à New-York, c’est d’abord par cette femme qui, toute sa vie, a milité pour la littérature, l’art et les artistes. </p>
<h1><strong>Citation de Bernard-Henri Lévy sur Diane Von Fürstenberg</strong></h1>
<p>« A New-York, je lui dois tout, ou presque ; la petite position qui est aujourd&#8217;hui la mienne, le crédit dont je dispose, l’accueil qui est fait à mes thèses ou à mes batailles idéologiques, tout cela je le lui dois » (24 janvier 2006, toast porté à son hôtesse lors du dîner de lancement organisé pour <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/american-vertigo-2-87.html">American Vertigo</a>).</p>
<h1><strong>Citation de Diane Von Fürstenberg sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« Bernard est mon frère ; je suis sa sœur ; est-ce qu’un frère remercie sa sœur quand elle lui dit juste qu’elle l’aime ? » (Même jour, même circonstance, réponse au toast de Bernard-Henri Lévy)</p>
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		<title>La Colombe d&#8217;Or</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 14:41:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Colombe d&#8217;Or, le lieu

Auberge mythique de Saint-Paul de Vence (Alpes Maritimes). Repaire et refuge pour artistes en tous genres.
Les oeuvres-clef de La Colombe d&#8217;Or
Un lieu de grande inspiration pour les artistes depuis trois quarts de siècle. Picasso, Braque, Chagall, Miro, beaucoup d’autres y ont habité. Des metteurs en scène comme Yves Allégret ou Marcel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>La Colombe d&#8217;Or, le lieu</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/La-colombe-d-or.jpg" title="La Colombe dOr" class="alignnone" width="225" height="300" /><br />
Auberge mythique de Saint-Paul de Vence (Alpes Maritimes). <span id="more-2926"></span>Repaire et refuge pour artistes en tous genres.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de La Colombe d&#8217;Or</strong></h1>
<p>Un lieu de grande inspiration pour les artistes depuis trois quarts de siècle. Picasso, Braque, Chagall, Miro, beaucoup d’autres y ont habité. Des metteurs en scène comme Yves Allégret ou Marcel Carné y ont séjourné et créé. De James Baldwin à <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jean-paul-sartre-8181.html" title="Jean-Paul Sartre">Jean-Paul Sartre</a> ou  Claude Lanzmann, les écrivains n’ont pas été en reste. Bernard-Henri Lévy y a écrit plusieurs de ses livres.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de La Colombe d&#8217;Or</strong></h1>
<p><b>1920</b> : Paul Roux ouvre le café-restaurant « A Robinson ».<br />
<b>1922</b> : Paul Roux rencontre et épouse Baptistine.<br />
<b>1929</b> : naissance de Francis Roux.<br />
<b>1931</b> : en lieu et place de «A Robinson», la « <strong>Colombe d’Or</strong> » (trois chambres) ouvre ses portes. A l’entrée, une enseigne : «ici, on loge à cheval, à pied ou en peinture ».<br />
<b>1941</b> : tournage des <em>Visiteurs du Soir</em>, de Jacques Prévert ; l’auteur, Arletty, d’autres acteurs, font de <strong>La Colombe</strong> leur « base arrière » ; ils y retrouvent tous les peintres qui, de Braque à Picasso, Miro, Léger, Chagall ou, avant eux, Matisse, y ont déjà élu domicile.<br />
<b>1951</b> : mariage de Simone Signoret et Yves Montand à <strong>la Colombe d&#8217;Or</strong>.<br />
<b>1952</b> : Naissance de François, le fils de Francis et Yvonne.<br />
<b>1953</b> : Mort de Paul Roux (Picasso est le premier ami à venir s’incliner devant sa dépouille).<br />
<b>1964</b> : André Malraux, ministre de la culture, inaugure la Fondation Maeght, l’autre haut-lieu de Saint-Paul de Vence.<br />
<b>1976</b> : Simone Signoret publie son autobiographie, <em>La Nostalgie n’est plus ce qu’elle était</em>, écrite, pour l’essentiel, à <strong>La Colombe d’Or</strong>.<br />
<b>1986</b> : mort de Baptistine Roux.<br />
<b>1993</b> : Le maire de Saint-Paul, René Buron, marie Bernard-Henri Lévy et <a href="http://www.arielle-dombasle.com/fr">Arielle Dombasle</a>.<br />
<b>1994</b> : François Roux prend, aux côtés de son père, Francis, et avec l’aide de son épouse, Danielle, les commandes de <strong>la Colombe d&#8217;Or</strong>.<br />
<b>1997</b> : Bernard-Henri Lévy et Arielle Dombasle prennent un appartement à l’année à <strong>La Colombe d’Or</strong>.<br />
<b>2001</b> : Bernard-Henri Lévy achète une maison dans le village de Saint-Paul de Vence, mais c’est comme une annexe de <strong>la Colombe d’Or </strong>qui reste sa vraie maison.<br />
<b>2005</b> : décès d’Yvonne Roux.<br />
<b>2008</b> : Jean Nouvel s’installe au dessus du Café de la Place, qui est comme l’annexe de <strong>la Colombe d’Or</strong>.</p>
<h1><strong>La Colombe d&#8217;Or et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Bernard-Henri Lévy vient à Saint-Paul et à <strong>la Colombe</strong> depuis son adolescence. Mais c’est avec Arielle Dombasle qu’il s’y est véritablement installé. Ils y ont vécu à l’année, entre 1997 et 2001, dans l’appartement 37 &#8211; composé, pour moitié, de la chambre où Simone Signoret rédigea son autobiographie et, pour moitié, de la chambre où vécurent François, Pitou et Hélène, les enfants d’Yvonne et Francis. Avant cela, il y a écrit une partie du <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-diable-en-tete-301.html">Diable en tête</a></em> (1984), la totalité de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/eloge-des-intellectuels-293.html"><em>Eloge des intellectuels</em></a> (1986) et l’essentiel des <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/les-derniers-jours-de-charles-baudelaire-289.html"><em>Derniers Jours de Charles Baudelaire</em></a> (1988). En 2001, il a acquis, dans le village, une maison où il s’est installé – mais sans rompre, pour autant, ses liens avec <strong>la Colombe</strong>&#8230;</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur la Colombe d’Or</strong></h1>
<p>« Le seul endroit où j’ai eu le sentiment de pouvoir me cacher pour, en même temps, écrire et aimer ». (<em>La Stampa</em>, 1994, «  Colombe, ô ma colombe », repris dans <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/question-de-principe-9-91.html">Récidives</a></em>, Grasset, 2004, pp 908 et sq)<br />
« Le lieu romanesque par excellence. [...] L’un des lieux les plus érotiques où il m’ait été donné d’habiter. » (Ibid)</p>
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		<title>Charlie Rose</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 14:16:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Charlie Rose]]></category>
		<category><![CDATA[Charlie Rose Show]]></category>
		<category><![CDATA[JOURNALISTE]]></category>

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		<description><![CDATA[Charlie Rose

Charlie Rose est journaliste. Hôte du “Charlie Rose show”, sur PBS.
Les dates-clef de Charlie Rose
1942 : Charlie Rose naît à Henderson, North Carolina.
1960 : Charlie Rose entre à Duke University, à Durham, en North Carolina.
1972 : Charlie Rose devient “weekend reporter” pour WPIX-TV, à New York City.
1974 : entre à PBS comme “managing editor” [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Charlie Rose</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/charlie-rose.jpg" title="Charlie Rose" class="alignnone" width="232" height="300" /><br />
<strong>Charlie Rose</strong> est journaliste. <span id="more-2918"></span>Hôte du “<strong>Charlie Rose</strong> show”, sur PBS.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Charlie Rose</strong></h1>
<p><b>1942</b> : <strong>Charlie Rose</strong> naît à Henderson, North Carolina.<br />
<b>1960</b> : <strong>Charlie Rose</strong> entre à Duke University, à Durham, en North Carolina.<br />
<b>1972</b> : <strong>Charlie Rose</strong> devient “weekend reporter” pour WPIX-TV, à New York City.<br />
<b>1974</b> : entre à PBS comme “managing editor” sur l’émission de Bill Moyers et véritable alter ego de celui-ci.<br />
<b>1975</b> : devient producteur exécutif du Bill Moyers&#8217; Journal<br />
<b>1976</b> : <strong>Charlie Rose</strong> est correspondant de NBC News à Washington.<br />
<b>1979</b> : <strong>Charlie Rose</strong> crée, sur KXAS-TV, à Dallas-Fort Worth, la première version du Charlie Rose Show.<br />
<b>1984</b> : <strong>Charlie Rose</strong> passe à CBS, où il présente Nightwatch, le programme d’interviews nocturnes qui font sa première célébrité.<br />
<b>1991</b> : lancement du <em>The <strong>Charlie Rose </strong>Show </em>sur Thirteen/WNET, filiale de PBS.<br />
<b>1994</b> : <strong>Charlie Rose</strong> installe son studio d’enregistrement dans les bureaux de Bloomberg Television News, où il se trouve toujours.<br />
<b>2003</b> : frappé par une crise cardiaque à Damas ; soigné, à Paris, par le Professeur Carpentier.<br />
<b>2008</b> : le <em><strong>Charlie Rose</strong> show</em> est le show politico-culturel le plus « hot » de la campagne présidentielle qui voit s’opposer Barack Obama et John McCain.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Charlie Rose</strong></h1>
<p><em>Le <strong>Charlie Rose</strong> show</em> dont l’audience n’en finit pas de stupéfier, aux Etats-Unis et hors des Etats-Unis, les observateurs avertis. <em>Le <strong>Charlie Rose</strong> show</em> a, par ailleurs, inventé un « style » &#8211; fait de rapidité, de profondeur, parfois d’ironie et de distance, parfois, au contraire, de très profonde empathie.</p>
<h1><strong>Charlie Rose et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>C’est en 1994, quand Bernard-Henri Lévy vint présenter <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie/1990-1994/page/5"><em>Bosna</em></a> ! dans le cadre du Festival de New-York, que Diane von Furstenberg le présenta à <strong>Rose</strong>. C’est à cette date que remonte, également, son tout premier passage dans le « show ». Depuis, ses apparitions s’y sont multipliées. S’il est connu, aujourd&#8217;hui, aux Etats-Unis c’est en grande partie à cause de ces participations au show mythique de PBS. Ajoutons, au chapitre plus intime, que, quand <strong>Charlie Rose</strong>, fut frappé par un malaise cardiaque, en 2003, à Damas, c’est Bernard-Henri Lévy qui organisa son transfert, puis son traitement, en France, par le Professeur Carpentier qui était probablement, alors, le meilleur spécialiste mondial de la chirurgie réparatrice des valves. « Bernard-Henri Lévy m’a sauvé », a souvent dit <strong>Charlie Rose</strong>. Ce qui est certain c’est qu’une relation a achevé de se nouer là – que les deux hommes s’accordent à qualifier de « fraternelle ». Quand la France a décidé, à travers son Alliance française à New-York, d’honorer le plus francophilie des grands journalistes new-yorkais en lui décernant, le 29 octobre 2006, le très prestigieux « Trophée des arts », c’est tout naturellement à Lévy que Marie-Monique Steckel, directrice de la FIAFF, a demandé de prononcer l’hommage. Les dates des passages de Bernard-Henri Lévy dans le “<em><strong>Charlie Rose</strong> show</em>” sont : le 6 octobre 1994 ; le 10 juillet 1997; les 29 avril , 5 septembre et 5 décembre 2003 ; le 24 juin 2004; le 4 avril 2005; les 27 janvier et 24 avril 2006 ; le 25 avril 2007; les 9 mai, 23 septembre et 4 novembre 2008 ; ils sont tous disponibles sur le site officiel du <em><strong>Charlie Rose</strong> Show</em> (<a href="http://www.charlierose.com/view/interview/9273">cliquez ici</a>)</p>
<h1><strong>Citations de Charlie Rose sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>&laquo;&nbsp;Mon frère français&nbsp;&raquo;.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Charlie Rose</strong></h1>
<p>« Mon frère américain ».</p>
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		<title>Salman Rushdie</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jan 2010 11:34:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Salman Rushdie

Salman Rushdie : à cause de la fatwa lancée contre lui, en 1989, par l’ayatollah Khomeiny, un symbole de la liberté d’écrire bafouée. Mais aussi – et on l’oublie trop &#8211; un des plus grands écrivains vivants.
Les dates clef de Salman Rushdie
1947 : naissance de Salman Rushdie à Bombay.
1961 : Salman Rushdie quitte son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Salman Rushdie</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/salman-rushdie-01..jpg" title="Salman Rushdie" class="alignnone" width="220" height="282" /><br />
<strong>Salman Rushdie</strong> : à cause de la fatwa lancée contre lui, en 1989,<span id="more-3586"></span> par l’ayatollah Khomeiny, un symbole de la liberté d’écrire bafouée. Mais aussi – et on l’oublie trop &#8211; un des plus grands écrivains vivants.</p>
<h1><strong>Les dates clef de Salman Rushdie</strong></h1>
<p><b>1947</b> : naissance de <strong>Salman Rushdie</strong> à Bombay.<br />
<b>1961</b> : <strong>Salman Rushdie</strong> quitte son pays à l&#8217;âge de quatorze ans pour vivre au Royaume-Uni.<br />
<b>1989</b> : après la publication des <em>Versets sataniques</em>, la fatwa fait basculer la vie de <strong>Salman Rushdie</strong> dans la clandestinité et la proscription.<br />
<b>1998</b> : le gouvernement iranien dit qu&#8217;il n&#8217;essaiera plus de faire appliquer la fatwa, mais que la loi islamique interdit de l’annuler.<br />
<b>2007</b> : <strong>Salman Rushdie</strong> reçoit le titre de chevalier par la reine d&#8217;Angleterre.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Salman Rushdie</strong></h1>
<p><em>Les Enfants de minuit</em>, Stock, 1983.<br />
<em>Les Versets sataniques</em>, Bourgois, 1989<br />
<em>Patries imaginaires</em>, Bourgois, 1993<br />
<em>Le Dernier Soupir du Maure</em>, Plon, 1995<br />
<em>Le Sourire du Jaguar</em>, Plon, 1997<br />
<em>La Terre sous ses pieds</em>, Plon, 1999<br />
<em>Furie</em>, Plon, 2001<br />
<em>Haroun et la mer des Histoires</em>, Plon, 2004<br />
<em>Shalimar le clown</em>, Plon, 2005<br />
<em>L&#8217;Enchanteresse de Florence</em>, Plon, 2008</p>
<h1><strong>Salman Rushdie et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Bernard-Henri Lévy a été l’un des tout premiers, dès février 1989, avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/jacques-derrida-2320.html">Jacques Derrida</a>, Christian Bourgois et quelques autres, à se porter au secours de l’écrivain persécuté. Le combat pour <strong>Salman Rushdie</strong>, pour les droits du roman, pour la liberté d’expression et de création, est un des grands combats de sa vie. En témoigne, entre autres, le petit volume des <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/question-de-principe-vii-227.html">Questions de principe VI</a></em>, publié en 1999 et sous-titré Avec <strong>Salman Rushdie</strong>, qui reprend toutes ses interventions, sur le sujet, depuis 1989. A noter, dans ce volume, le récit de leur première rencontre, en octobre 1992, à Helsinki, sous l’égide de leur ami commun le Suédois Gabi Gleichman : Bernard-Henri Lévy devait prendre la parole dans le cadre de l’Assemblée annuelle du Conseil Nordique et il cède son temps de parole à <strong>Salman Rushdie </strong>qui fait, ainsi, sa toute première apparition publique après la fatwah. A noter, aussi, le grand reportage publié par Le Monde en 1998 et où B.H.L. raconte un <strong>Salman Rushdie</strong> « en liberté ». Le défi était le suivant : alors que toutes les interviews, depuis dix ans, de l’auteur des <em>Versets Sataniques</em> se passaient sous haute surveillance, alors que <strong>Rushdie</strong> n’était visible qu’entouré de « gorilles » de Scotland Yard, Lévy l’invite à passer une journée « normale », l’accompagne dans cette journée normale, la raconte heure par heure, raconte une flânerie dans Londres, une visite d’exposition à la « Portrait Gallery », un déjeuner au restaurant &#8211; et fait, de ce récit, un bras d’honneur aux terroristes. Le reportage a un grand retentissement dans l’ensemble de la presse européenne. Et ce fut, de l’aveu même de l’intéressé, comme un ballon d’oxygène dans sa vie de proscrit. A noter, encore, que c’est Lévy qui, en 1993, organise la première visite de <strong>Rushdie</strong> à Paris, assure, grâce et avec <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-pinault-2869.html">François Pinault</a> une partie de sa protection, lui fait rencontrer ses confrères français ainsi que des représentants de la presse française et internationale. Et ce, malgré l’opposition sourde, et parfois résolue, d’une grande partie de l’appareil d’Etat craignant des « rétorsions » de la part des islamistes. Bref, B.H.L. s’est dépensé sans compter pour celui qui, entre temps, est devenu un ami. Aujourd&#8217;hui, quand Bernard-Henri Lévy est à New-York, <strong>Salman Rushdie</strong> est l’un de ses familiers. C’est ensemble par exemple que les deux hommes, <strong>Salman Rushdie</strong> et Bernard-Henri Lévy, ont vécu la nuit électorale de la victoire de Barack Obama.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Salman Rushdie</strong></h1>
<p>Au Prince Charles qui, lors d’un déjeuner à l’ambassade britannique à Paris, s’était plaint de ce que la protection de <strong>Salman Rushdie</strong> « coûte cher », Bernard-Henri Lévy répond : « et la famille royale d’Angleterre, combien est-ce qu’elle coûte à votre pays ? » (Mars 1991)<br />
Défendre <strong>Rushdie</strong> c&#8217;est défendre la statue, la mémoire, l&#8217;héritage de Voltaire. (Propos recueillis par Jean Birnbaum, <em>Le Monde,</em> 15 février 2008).<br />
« L&#8217;affaire <strong>Rushdie</strong> sonne le glas du monde ancien. Elle marque l&#8217;apparition de cette nouvelle variante du fascisme qu&#8217;est le fascislamisme. » (<strong><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/il-y-a-vingt-ans-laffaire-rushdie-487.html">Le Point</a></strong>, 12 février 2009).<br />
« C’est l’année où il serait bon que <strong>Salman Rushdie</strong> ait le Prix Nobel de Littérature» (<em>Le Point</em>, 10 janvier 2003).</p>
<h1><strong>Citations de Salman Rushdie sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« L’un de mes premiers soutiens ; et, peut-être, le plus constant » (Octobre 1992, Helsinki, allocution au Conseil Nordique).<br />
« Bernard-Henri Lévy a écrit un livre sur la pureté ; j’ai soutenu la même chose toute ma vie » (avril 1995, <em>Nouvel Observateur</em>, propos recueillis par Elizabeth Schemla)<br />
« Il y a quelques semaines, dans une salle de projection mal chauffée à Paris, j’ai vu une copie de travail du film d’un bon ami, le premier qu’il réalisait. Il y a toujours une sorte de tension quand on découvre l’œuvre d’un ami. J’ai donc été soulagé et heureux de me rendre compte que je trouvais facilement d’excellentes choses dans ce film. [...] Mon ami c’est, bien sûr, Bernard-Henri Lévy et le film <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/category/biographie/1995-1999/page/3">Le Jour et la nuit</a></em>. » (<em>Le Journal du dimanche</em>, 23 février 1997).</p>
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		<title>Thierry Ardisson</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 17:57:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[animateur]]></category>
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		<category><![CDATA[télévision]]></category>
		<category><![CDATA[Thierry Ardisson]]></category>

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		<description><![CDATA[Thierry Ardisson

Animateur et producteur de télévision.
Les dates-clef de Thierry Ardisson
1949: naissance de Thierry Ardisson à Bourganeuf (Creuse)
1970 : collabore à Façade.
1972 : Thierry Ardisson entre à l&#8217;agence de publicité BBDO.
1975 : fonde l&#8217;agence Business avec deux amis.
1985 : Thierry Ardisson adapte le concept de Descente de Police pour TF1.
1988 : création, sur Antenne 2, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Thierry Ardisson</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/thierry-ardisson.jpg" title="Thierry Ardisson" class="alignnone" width="200" height="291" /><br />
Animateur et producteur de télévision<span id="more-2604"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Thierry Ardisson</strong></h1>
<p><b>1949</b>: naissance de <strong>Thierry Ardisson</strong> à Bourganeuf (Creuse)<br />
<b>1970</b> : collabore à Façade.<br />
<b>1972</b> : <strong>Thierry Ardisson</strong> entre à l&#8217;agence de publicité BBDO.<br />
<b>1975</b> : fonde l&#8217;agence Business avec deux amis.<br />
<b>1985</b> : <strong>Thierry Ardisson</strong> adapte le concept de Descente de Police pour TF1.<br />
<b>1988</b> : création, sur Antenne 2, de à 1990, Lunettes noires pour nuits blanches.<br />
<b>1992</b> : <strong>Thierry Ardisson</strong> produit Frou-Frou, présenté par Christine Bravo.<br />
<b>1998</b> : <strong>Thierry Ardisson</strong> crée Tout le monde en parle, son plus grand succès télévisuel.<br />
<b>2005</b> : Il crée avec Marion de Blaÿ la société « Ardimages » dans le but de produire des longs-métrages et des séries pour la télévision.<br />
<b>2006</b> : arrêt de l’émission Tout le monde en parle, à laquelle succède Salut les Terriens sur Canal Plus.<br />
<b>2009</b> : décollage du Salut les Terriens<br />
<b>2009</b> : crée, en partenariat avec l&#8217;INA, un site Internet qu&#8217;il qualifie lui-même de mausolée, et où sont archivées toutes ses performances télévisuelles.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Thierry Ardisson</strong></h1>
<p>- <em>Cinemoi</em>,  Seuil, 1973<br />
- <em>Rive droite</em>, Albin Michel, 1983.<br />
- <em>Louis XX</em>, Gallimard, coll. « Folio », 1988.<br />
- <em>Confessions d&#8217;un babyboomer</em>, Flammarion, 2004</p>
<h1><strong>Thierry Ardisson et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Les deux hommes se sont connus à la fin des années 1970. Ils ont été momentanément  brouillés, à l’époque où <strong>Ardisson</strong> dirigeait le magazine Entrevue.  Mais les « passages chez <strong>Ardisson</strong> » comptent parmi les meilleures performances télévisuelles de Bernard-Henri Lévy. C’est là qu’il a eu l’occasion de parler  le plus longtemps de son best seller <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/qui-a-tue-daniel-pearl-2-95.html">Qui a tué Daniel Pearl</a></em>. Là qu’a été lancé le terrible et exigeant livre sur <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/reflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoirereflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoire-217.html">les guerres oubliées</a>. Là aussi, chez <strong>Ardisson</strong> toujours, que <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/le-siecle-de-sartre-225.html">Le Siècle de  Sartre</a></em>, en 2000, avait connu sa plus forte exposition télévisuelle. Au fil des années une amitié semble s’être établie entre les deux hommes, solide, sans faille, qui fait que Bernard-Henri Lévy, de son côté, a été l’un des premiers, dans son bloc-notes du 22 septembre 2005, à rendre compte du livre d’<strong>Ardisson</strong>  <em>Confessions d&#8217;un babyboomer</em>. <strong>Thierry Ardissson</strong> est un habitué du Palais de la Zahia, à Marrakech. Il passe régulièrement quelques jours avec Bernard-Henri Lévy dans sa résidence du sud de la France.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Thierry Ardisson</strong></h1>
<p>«  <em>Alors pourquoi aller chez <strong>Ardisson</strong></em> » , lui demande Olivier Bouchara (Média, avril 2006) ? Réponse : « <em>Parce que c’est encore, dans la configuration nouvelle, l’un des meilleurs. Vous direz ce que vous voudrez d’<strong>Ardisson</strong>. Vous direz ce que vous voudrez de ses lubies, de ses bizarreries, de ses obsessions uchroniques, historiques, royalistes, etc… Reste qu’il est ainsi fabriqué que ça le passionne d’avoir un type qui vient lui parler des guerres oubliées au Soudan, au Sri Lanka ou au Cachemire. Il est cultivé. Informé. Les choses, les débats intellectuels et politiques le passionnent et ça se voit. Je vais sur son plateau pour cette raison très simple : il produit et anime une émission de grande écoute où je peux parler pendant 25 minutes de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/qui-a-tue-daniel-pearl-2-95.html">Daniel Pearl</a>, ou pendant 25 minutes des Monts Noubas, ou maintenant d’<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/american-vertigo-2-87.html">American Vertigo</a></em> ».</p>
<h1><strong>Citations de Thierry Ardisson sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>«  <em><strong>Ardisson</strong> : « &#8230; Je ne suis pas devenu l’ami des stars.<br />
- Question : A force, au bout de vingt ans, quand même&#8230;<br />
- Ardisson : Bon, il y a Chabat, Attal, Jamel, Darmon&#8230; ou BHL, parce que juste avant ce livre, c’est lui que j’appelais en disant &laquo;&nbsp;je suis une merde !&nbsp;&raquo;, et c’est lui qui me remontait le moral. </em> »(Gala, 21 septembre 2005)</p>
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		<title>Dieudonné</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 16:56:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[humoriste]]></category>
		<category><![CDATA[POLITIQUE]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.bernard-henri-levy.com/?p=2491</guid>
		<description><![CDATA[Dieudonné

Dieudonné est un ancien humoriste, devenu activiste politique et agitateur antisémite.
Les dates-clef de Dieudonné
1966 : naissance de Dieudonné M&#8217;bala M&#8217;bala, à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).
2003 : sur le plateau de « On ne peut pas plaire à tout le monde », l’émission de Marc-Olivier Fogiel, Dieudonné opère son premier passage à l’acte antisémite.
2004 : selon le magazine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Dieudonné</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/dieudonne.jpg" title="Dieudonné" class="alignnone" width="250" height="176" /><br />
<strong>Dieudonné</strong> est un ancien humoriste, devenu activiste politique et agitateur antisémite<span id="more-2491"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Dieudonné</strong></h1>
<p><b>1966</b> : naissance de <strong>Dieudonné</strong> M&#8217;bala M&#8217;bala, à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine).<br />
<b>2003</b> : sur le plateau de « On ne peut pas plaire à tout le monde », l’émission de Marc-Olivier Fogiel, <strong>Dieudonné</strong> opère son premier passage à l’acte antisémite.<br />
<b>2004</b> : selon le magazine The Source, cité par Le Monde, <strong>Dieudonné</strong> accuse l’animateur Arthur de « financer de manière très active l’armée israélienne qui n’hésite pas à tuer des enfants palestiniens ».<br />
<b>2005</b> : conférence de presse à Alger où <strong>Dieudonné</strong> voit dans la commémoration de la Shoah l’expression d’une « pornographie mémorielle »<br />
<b>2006</b> : <strong>Dieudonné</strong> se rend à la Fête des Bleu-blanc-rouge du Front National au Bourget où il rencontre Jean-Marie Le Pen et Bruno Gollnisch.<br />
<b>2007</b> : <strong>Dieudonné</strong> accompagne Jany Le Pen au Cameroun et assiste à l&#8217;université d&#8217;été du Club politique Égalité et Réconciliation, dirigé par Alain Soral, lui-même membre du comité central du Front national.<br />
<b>2008</b> : <strong>Dieudonné</strong> fait baptiser sa fille par l&#8217;abbé traditionaliste Philippe Laguérie, avec pour parrain Jean-Marie Le Pen.<br />
<b>26 décembre 2008</b> lors de la dernière représentation de son spectacle « J’ai fait l’con », et en présence de Jean-Marie Le Pen, <strong>Dieudonné</strong> invite le négationniste Robert Faurisson sur scène et lui décerne « le prix de l’infréquentabilité et de l’insolence ».<br />
<b>2009</b> : Dieudonné annonce, au Théâtre de la Main d&#8217;Or, la constitution d’une liste « antisioniste » pour les élections européennes du 7 juin ; cette liste connaîtra un échec cuisant.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Dieudonné</strong></h1>
<p>2004 : <em>Mes excuses </em><br />
2006 : <em>Dépôt de bilan </em><br />
2007 : <em>Best-of 1 : le meilleur de <strong>Dieudo</strong></em><br />
2008 : <em>Best-of 2 : le meilleur de <strong>Dieudo</strong> </em><br />
2008 : <em>J&#8217;ai fait l&#8217;con </em><br />
2009 : <em>Sandrine</em></p>
<h1><strong>Dieudonné et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Bernard-Henri Lévy fait partie des cibles régulières de <strong>Dieudonné</strong>. C’est lui, <strong>Dieudonné</strong>, qui a notamment lancé la rumeur selon laquelle la « famille » de Lévy aurait « fait fortune » en « exploitant » les ressources de l’Afrique et en perpétuant les méthodes d’une « traite négrière » dont « les Juifs » seraient, par ailleurs, les coupables méconnus. Cette rumeur &#8211; factuellement fausse et, par ailleurs, nauséabonde &#8211; a été reprise, sans vérification, par nombre de « biographes » qui se sont intéressés, ces dernières années, à la vie de Bernard-Henri Lévy. Quant à lui, Bernard-Henri Lévy, il voit en <strong>Dieudonné</strong> l’un des représentants les plus caricaturaux de « l’antisémitisme qui vient ». Il voit en lui l’un des symboles de ce phénomène « rouge-brun » qui est une constante des idéologies européennes modernes. Surtout, il a consacré à l’ancien humoriste un texte (Le Point, 3 février 2005) dont le titre était « <em><strong>Dieudonné</strong>, fils de Le Pen</em> » et dont <strong>Dieudonné</strong> semble s’être acharné, depuis, à confirmer le diagnostic. B.H.L., dans cet article, soulignait une parenté idéologique avec les thèses de l’extrême-droite que peu, alors, voulaient voir. Cet article était prémonitoire puisque l’intéressé n’a cessé, dans les années suivantes, de se rapprocher concrètement du Front National et de son chef.<br />
Dieudonné, un adversaire? Non. Un symptôme.</p>
<h1><strong>Citations de Dieudonné sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>«<em>Aujourd’hui, ce sont les sionistes qui tiennent les commandes. Bernard-Henri Lévy soutient comme beaucoup de &laquo;&nbsp;penseurs&nbsp;&raquo; un mensonge politique monstre, assis sur une escroquerie qui se sert du drame de la Shoah. En France, la domination des sionistes est objective: ils possèdent des réseaux extrêmement puissants</em>.» (Interview à 24 Heures, décembre 2004).</p>
<p>« <em>Si on devait représenter la petite poupée sioniste, B.H.L. serait le Ken, la marionnette parfaite</em> » (Qui veut la peau de <strong>Dieudonné</strong> ? Entretien avec Silvia Cattori, silviacattori@yahoo.com)</p>
<p>« <em>Bernard-Henri Lévy a gagné ses milliards dans le bois africain</em> » (extrait du spectacle &nbsp;&raquo; Mes excuses &nbsp;&raquo; de <strong>Dieudonné</strong> au Zénith de Paris, 29 décembre 2004)</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Dieudonné</strong></h1>
<p>« <em>Jean-Marie Le Pen n’avait que des filles. Eh bien voilà. C’est réparé. Dieu, dans sa bonté, lui a enfin donné un fils et il s’appelle donc <strong>Dieudonné</strong>…</em> ». (Le Point, 3 février 2005)</p>
<p>« <em><strong>Dieudonné</strong>, réellement, chez Le Pen. C’est presque trop beau pour être vrai. Trop vrai pour ne pas faire froid dans le dos. Il y a des moments où l’on a l’impression que ce n’est plus la peine de se fatiguer, qu’il faudrait juste laisser faire, laisser dire, et que l’Histoire s’écrit toute seule.</em> » (Le Point,  17 janvier 2007)</p>
<p>« <em>Un seul conseil : se battre, ne rien laisser passer, ne pas se laisser intimider par les Ramadan, les <strong>Dieudonné</strong>, et leur tapage</em>»  (entretien avec Yves Azéroual, Tribune Juive, avril 2006)</p>
<p>« <em>La grande bêtise de cet homme est de croire – car il le croit ! &#8211; que les humains ont une capacité d’empathie et d’indignation limitée et qu’il n’y a pas de place, dans un même cœur, pour, par exemple, la souffrance des Juifs et des Noirs</em> » (The New-Yorker, novembre 2007).</p>
<p>« <em>Un ancien comique naufragé par la politique</em> ». (New-York, National Public Radio, décembre 2007).</p>
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		<title>Philippe Val</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Nov 2009 16:28:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Philippe Val]]></category>

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		<description><![CDATA[Philippe Val

Philippe Val est humoriste, écrivain, musicien, chansonnier, acteur et journaliste. Il a été le directeur de la publication et de la rédaction du journal Charlie Hebdo de 1992 jusqu&#8217;en mai 2009, date à laquelle il a été nommé directeur de France Inter.
Les dates-clef de Philippe Val
1952 : naissance de Philippe Val à Paris.
1970 : [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Philippe Val</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/philippe-val.jpg" title="Philippe Val" class="alignnone" width="250" height="173" /><br />
<strong>Philippe Val</strong> est humoriste, écrivain, musicien, chansonnier, acteur et journaliste. Il a été le directeur de la publication et de la rédaction du journal <em>Charlie Hebdo </em>de 1992 jusqu&#8217;en mai 2009, date à laquelle il a été nommé directeur de France Inter<span id="more-2581"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Philippe Val</strong></h1>
<p><b>1952</b> : naissance de <strong>Philippe Val</strong> à Paris.<br />
<b>1970</b> : rencontre entre <strong>Philippe Val</strong> et Patrick Font.<br />
<b>1992</b> : devient chroniqueur à France Inter, chez Jean-Luc Hees, dans l’émission Synergie.<br />
<b>1992</b> : <strong>Philippe Val</strong> refonde avec Cabu, après la brève aventure de <em>La Grosse Bertha</em>, le nouveau <em>Charlie Hebdo</em>.<br />
<b>1995</b> : se fait casser la mâchoire et plusieurs dents par deux militants anti-IVG qui l’attendaient devant la Maison de la radio, au sortir de l’émission de Christophe Dechavanne intitulé « Trop de débauche ou trop de morale »<br />
<b>1996</b> : rupture avec Font.<br />
<b>2004</b> : directeur de la rédaction et directeur de la publication de <em>Charlie</em>.<br />
<b>2005</b> : <strong>Philippe Val</strong> fait campagne pour le Oui au référendum français sur le Traité constitutionnel européen.<br />
<b>2006</b> : publication, dans Charlie, des « caricatures de Mahomet ».<br />
<b>2008</b> : <strong>Val</strong> gagne son procès contre les organisations qui lui avaient reproché la publication des caricatures de Mahomet.<br />
<b>2008</b> : licencie le caricaturiste Siné, pour propos antisémites tenus, dans les pages mêmes du journal.<br />
<b>2009</b> : <strong>Philippe Val</strong> rejoint Jean-Luc Hees à Radio France et quitte alors ses fonctions à la tête de Charlie Hebdo.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Philippe Val</strong></h1>
<p>- <em>Le Référendum des Lâches : les arguments tabous du oui et du non à l&#8217;Europe</em>, Le Cherche midi, 2005<br />
- <em>Traité de savoir survivre par Temps Obscurs</em>, Grasset, 2007<br />
- <em>Les Traîtres et les Crétins : chroniques politiques</em>, Le Cherche midi, 2007<br />
- <em>Reviens, Voltaire, ils sont devenus fous</em>, Grasset, 2008..</p>
<h1><strong>Philippe Val et  Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>En 1998, <strong>Philippe Val</strong> disait de Bernard-Henri Lévy qu&#8217;il était « l&#8217;Aimé Jacquet de la philosophie ». Le 4 novembre 2007, il rend favorablement compte du dernier livre de celui-ci, <em>Ce grand cadavre à la renverse</em>, dans l&#8217;émission Ça balance à Paris sur Paris Première ainsi que dans Charlie Hebdo. La vérité est que les deux hommes se sont, entre temps, retrouvés sur l’essentiel. La critique de l’islamisme radical. La dénonciation des théories du complot. La méfiance à l’endroit de la mouvance altermondialiste et du Monde Diplomatique. La défense de Ayaan Hirsi Ali qu’ils présentent ensemble, lors d’un mémorable meeting à l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm, le 10 février 2008. La campagne contre les tests ADN que tente d’imposer le gouvernement Fillon Sarkozy en 2007. La guerre contre toutes les formes de souverainisme et d’idéologie « national-républicaine ». Et puis, enfin, l’affaire Siné où Bernard-Henri Lévy vient tout de suite en renfort de <em><strong>Philippe Val</strong></em>, à travers un article publié par le Monde  du 21 juillet 2008 et intitulé ; « <em>De quoi Siné est-il le nom ?</em> ». Cet article est repris dans <em>Pièces d&#8217;identité</em> (Grasset 2010).</p>
<p>Depuis que Philippe Val a été nommé à la direction de France Inter, il semble que les relations se soient légèrement distendues.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Philippe Val</strong></h1>
<p>« <em>Il y a du Voltaire chez <strong>Philippe Val</strong></em> » (Le Point, 23 septembre 2008). </p>
<p>« <em>Les lyncheurs se sont réveillés.  A deux mille contre un seul &#8211; il faut bien cela pour terrasser un homme debout.</em> » (Appel pour <strong>Philippe Val</strong>, AFP, le 26 juillet 2008)</p>
<h1><strong>Citations de Philippe Val sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Ce livre, <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ce-grand-cadavre-a-la-renservece-grand-cadavre-a-la-renserve-85.html">Le Grand Cadavre </a>à la renverse, pose très exactement les questions que devrait se poser la gauche d’aujourd&#8217;hui</em> » (Paris Première, Ça balance à Paris, 20 octobre 2007)</p>
<p>« <em>BHL s’est rarement trompé politiquement, sur la Bosnie, sur le Kosovo&#8230; On peut lui faire les reproches que l’on veut mais je n’ai pas lu les livres contre lui, parce que je trouve la haine massive qu’il suscite chez certaines personnes assez glauque. Les critiques c’est légitime, la haine non</em>. » (Les Inrockuptibles , 9 janvier 2007)</p>
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		<title>Michel Houellebecq</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Nov 2009 18:48:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[ECRIVAIN]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Houellebecq]]></category>

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		<description><![CDATA[Michel Houellebecq

Ecrivain.
Les dates-clef de Michel Houellebecq
1958 : naissance de Michel Houellebecq à La Réunion.
1975 : entrée de Michel Houellebecq à l’Institut national agronomique Paris-Grignon.
1991 : publication des premiers recueils de poèmes de Michel Houellebecq.
1994 : premier roman, Extension du domaine de la lutte, publié par Maurice Nadeau.
2001 : Michel Houellebecq est poursuivi pour « islamophobie [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Michel Houellebecq</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/michel-houellebecq.jpg" title="Michel Houellebecq" class="alignnone" width="250" height="209" /><br />
Ecrivain<span id="more-2565"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates-clef de Michel Houellebecq</strong></h1>
<p><b>1958</b> : naissance de <strong>Michel Houellebecq</strong> à La Réunion.<br />
<b>1975</b> : entrée de <strong>Michel Houellebecq</strong> à l’Institut national agronomique Paris-Grignon.<br />
<b>1991</b> : publication des premiers recueils de poèmes de <strong>Michel Houellebecq</strong>.<br />
<b>1994</b> : premier roman, <em>Extension du domaine de la lutte</em>, publié par Maurice Nadeau.<br />
<b>2001</b> : <strong>Michel Houellebecq</strong> est poursuivi pour « islamophobie » par diverses associations musulmanes, ainsi que par le MRAP et la Ligue Française des Droits de l&#8217;Homme, après une interview au magazine Lire.<br />
<b>2005</b> : <strong>Michel Houellebecq</strong> publie <em>la possibilité d&#8217;une île</em> (Fayard)<br />
<b>2008</b> : sortie de La Possibilité d&#8217;une île, le film, que <strong>Michel Houellebecq</strong> réalise lui-même avec Benoît Magimel dans le rôle principal. <strong></strong>; sortie de <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ennemis-publics-78.html">Ennemis Publics</a></em> (Flammarion-Grasset) que <strong>Michel Houellebecq</strong> coécrit avec Bernard-Henri Lévy.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef Michel Houellebecq</strong></h1>
<p>- <em>Contre le monde, contre la vie, essai sur Lovecraft</em>, éditions du Rocher (1991)<br />
- <em>Rester vivant, méthode</em>, La Différence (1991)<br />
- <em>La Poursuite du bonheur, poèmes</em>, La Différence (1992), lauréat du Prix Tristan Tzara<br />
- <em>Extension du domaine de la lutte</em>, Maurice Nadeau (1994)<br />
- <em>Le Sens du combat, poèmes</em>, Flammarion (1996)<br />
- <em>Les Particules élémentaires</em>, (prix Novembre) Flammarion (1998)<br />
- <em>Renaissance, poèmes</em>, Flammarion (1999)<br />
- <em>Lanzarote</em>, récit, Flammarion (2000)<br />
- <em>Plateforme, roman</em>, Flammarion (2001)<br />
-<em> La Possibilité d&#8217;une île, roman</em> (prix Interallié), Fayard (2005)<br />
- <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ennemis-publics-78.html">Ennemis publics</a></em>, Flammarion Grasset (2008) (correspondance entre <strong>Michel Houellebecq</strong> et Bernard-Henri Levy)<br />
- <em>Interventions 2, recueil d&#8217;articles</em>, Flammarion (2009)</p>
<h1><strong>Michel Houellebecq et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>C&#8217;est Frédéric Beigbeder, leur ami commun, qui a présenté Michel Houellebecq à Bernard-Henri Lévy.</p>
<p>Michel Houellebecq a entretenu une correspondance avec Bernard-Henri Lévy qui est devenue un livre, <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ennemis-publics-78.html">Ennemis Publics</a></em>, publié par Flammarion-Grasset en octobre 2008.<br />
Entre Bernard-Henri Lévy et <strong>Michel Houellebecq</strong>, une amitié est née, issue de ce livre, qui perdure.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Michel Houellebecq</strong></h1>
<p>« <em><strong>Michel</strong> a ce talent de provoquer la confidence. Il l’a avec les touristes sexuels en Thaïlande. Eh bien il l’a eu, aussi, avec moi !</em> » (France 2, On n’est pas couchés, émission de Laurent Ruquier)</p>
<p>« <em>Vous avez fait un très beau film, très poétique, à bonne teneur métaphysique : mais c’est juste, je vous le répète, un zigzag de plus sur la route que vous tracez et où vous semez, leurrez, vos poursuivants</em> ». (<a href="http://www.bernard-henri-levy.com/ennemis-publics-78.html">Ennemis publics</a>)</p>
<h1><strong>Citations de Michel Houellebecq sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Fondamentalement, Bernard-Henri est un optimiste. C’est stupéfiant quand on considère tout ce qu’il a pu prendre dans la gueule, mais c’est la vérité : il est d’un optimisme indéracinable </em>». (Entretien avec Jérome Béglé, Paris-Match)</p>
<p>« <em>Ce que je trouve intéressant et assez récent, c’est la convergence de nos ennemis, notamment ceux qui appartiennent à cette ultra-gauche antisémite, qui nous haïssent tous les deux, pour de très bonnes raisons d’ailleurs, et nous en avons autant à leur service</em> ». (Entretien avec Catherine Millet et Jacques Henric, Art-Press, décembre 2008.)</p>
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		<title>Bernard Kouchner</title>
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		<pubDate>Sat, 07 Nov 2009 10:47:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Liliane Lazar</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Affaires étrangères]]></category>
		<category><![CDATA[baroudeur]]></category>
		<category><![CDATA[Bernard Kouchner]]></category>
		<category><![CDATA[BHL]]></category>
		<category><![CDATA[inventeur de l’humanitaire moderne]]></category>
		<category><![CDATA[MEDECIN]]></category>
		<category><![CDATA[MINISTRE]]></category>
		<category><![CDATA[Nicolas Sarkozy]]></category>

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		<description><![CDATA[Bernard Kouchner

Bernard Kouchner est un médecin, baroudeur, inventeur de l’humanitaire moderne, il a été ministre de François Mitterrand et est, depuis Mai 2007, ministre des Affaires Etrangères de Nicolas Sarkozy. Marié à la journaliste Christine Ockrent il a été, comme Bernard-Henri Lévy, de tous les grands combats des quarante dernières années.
Les dates clef de Bernard [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1><strong>Bernard Kouchner</strong></h1>
<p><img alt="" src="http://www.bernard-henri-levy.com/images/encyclopedie/bernard-kouchner.jpg" title="Bernard Kouchner" class="alignnone" width="250" height="375" /><br />
<strong>Bernard Kouchner</strong> est un médecin, baroudeur, inventeur de l’humanitaire moderne, il a été ministre de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">François Mitterrand</a> et est, depuis Mai 2007, ministre des Affaires Etrangères de Nicolas Sarkozy. Marié à la journaliste Christine Ockrent il a été, comme Bernard-Henri Lévy, de tous les grands combats des quarante dernières années<span id="more-2480"></span>.</p>
<h1><strong>Les dates clef de Bernard Kouchner</strong></h1>
<p><b>1939</b> : naissance de <strong>Bernard Kouchner</strong> à Avignon.<br />
<b>1958</b> : <strong>Bernard Kouchner</strong> rejoint l’Union des Etudiants communistes<br />
<b>1968</b> : <strong>Bernard Kouchner</strong> intense réflexion sur les problèmes humanitaires consécutifs à la guerre du Biafra.<br />
<b>1971</b> : création de Médecins sans frontières<br />
<b>1979</b> : <strong>Bernard Kouchner</strong> participe à l&#8217;opération « Un bateau pour le Vietnam » qui aboutira à affréter l’Ile de Lumière<br />
<b>1980</b> : <strong>Bernard Kouchner</strong> fonde Médecins du monde<br />
<b>1988</b> : Secrétaire d&#8217;état chargé de l&#8217;insertion sociale<br />
<b>1992</b> : <strong>Bernard Kouchner</strong> devient ministre de la santé et de l&#8217;action humanitaire<br />
<b>1994</b> : <strong>Bernard Kouchner</strong> est élu sur la liste européenne du parti socialiste conduite par Michel Rocard.<br />
<b>1999</b> : administrateur de l&#8217;ONU au Kossovo.<br />
<b>2001</b> : Ministre de la Santé dans le gouvernement Jospin.<br />
<b>2007</b> : Ministre des Affaires étrangères et européennes.</p>
<h1><strong>Les oeuvres-clef de Bernard Kouchner</strong></h1>
<p><em>La France sauvage</em>, avec Michel-Antoine Burnier, éditions Premières, 1970<br />
<em>L&#8217;Île de lumière, Ramsay</em>, 1980.<br />
Ce que je crois, Grasset, 1995<br />
<em>La Dictature médicale</em>, avec Patrick Rambaud, Robert Laffont, 1996.<br />
<em>Le Premier qui dit la vérité…,</em> Robert Laffont, 2002.<br />
<em>Quand tu seras président…,</em> avec Daniel Cohn-Bendit, Robert Laffont, 2004.<br />
<em>Les Guerriers de la paix : du Kosovo à l&#8217;Irak</em>, Grasset, 2004.<br />
<em>La Fabrique démocratique</em>, Robert Laffont, 2006</p>
<h1><strong>Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>Bernard-Henri Lévy participe, en 1979, dans l’appartement du dissident soviétique et écrivain, aujourd&#8217;hui bien oublié mais auteur de très beaux livres, Vladimir Maximov, aux réunions de lancement de l’opération Ile de Lumière. Il y a là André Glucksmann, Michel-Antoine Burnier, Gilles Hertzog, Claudie et Jacques Broyelle et, donc, Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy.</p>
<p>Au moment de la « Marche pour la Survie » de 1979, en faveur du Cambodge, il formule les principes et l’expression de « devoir d’ingérence ». Ce qui fait de lui l’un des inventeurs, avec Jean-François Revel et <strong>Bernard Kouchner</strong> du devoir d’ingérence. Le texte de Bernard-Henri Lévy évoquant le devoir d’ingérence se trouve dans <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/reflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoirereflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoire-217.html">Questions de principe</a> 2, pp 237 et suivantes.</p>
<p>C’est Bernard-Henri Lévy qui, de l’aveu même de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">François Mitterrand</a> (cf., entre autres, Bosna !, 1994 ; Christine Ockrent, journal de France 3, 11 janvier 1993, document disponible sur Ina.fr), est à l’origine du voyage de celui-ci, en compagnie, de <strong>Kouchner</strong>, à Sarajevo : l’élément déclencheur fut, raconte <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">Mitterrand</a>, le message que lui rapporta le philosophe de Sarajevo et où l’homologue bosniaque de <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">François Mitterrand</a> comparait la situation de ses concitoyens à ceux des combattants du ghetto de Varsovie.</p>
<p>A la veille de l&#8217;élection présidentielle française de 1988, deux jours avant le premier tour, c’est dans un texte cosigné par Bernard-Henri Lévy et paru dans Le Monde, que <strong>Bernard Kouchner</strong> prend position pour le candidat <a href="http://www.bernard-henri-levy.com/francois-mitterrand-2314.html" title="François Mitterrand">Mitterrand</a> tout en exprimant une volonté de rénovation politique.</p>
<p>Quand <strong>Kouchner</strong> rédige, en 2003, pour la compagnie Total, un rapport controversé sur ses activités en Thaïlande, Bernard-Henri Lévy prend sa défense dans son Bloc-notes du Point.</p>
<p>De même, lorsque Pierre Péan, en 2009, publie aux Éditions Fayard un livre, <em>Le Monde selon K</em>, où il met, en particulier en cause, ses positons sur le génocide rwandais que Bernard-Henri Lévy, pour l’essentiel, partage.</p>
<h1><strong>Citations de Bernard-Henri Lévy sur Bernard Kouchner</strong></h1>
<p>« <em>Pierre Péan est un nain ; ses accusations sont une saloperie</em> » (France Inter, 5 février 2009).</p>
<p>« <em>Peu ont fait autant que lui pour les oubliés du monde. Il risque sa peau. Il se dépense sans compter. Et voilà des “défenseurs des droits de l&#8217;homme” qui, confortablement installés dans les bureaux de leurs ONG, essaient de lui coller sur le dos une sale affaire de scandale pétrolier. On croit rêver</em> ». (Le Point, 9 janvier 2004).</p>
<p>« <em>Bush a salopé le travail auquel s’est consacrée ma génération et celle de <strong>Bernard Kouchner</strong>… C’est navrant. C’est même un peu désespérant. Mais bon. Il va falloir se remettre au travail</em> ». (Propos recueillis en septembre 2008, par Carl Swanson, pour le New-York Magazine).</p>
<p>« <em>Il pensait, en acceptant de rejoindre Sarkozy, faire avancer les causes qui lui tiennent à cœur. C’est un pari honnête et sincère. Mais je crains qu’il ne soit perdu&#8230;</em> » (On n’est pas couchés, émission de Laurent Ruquier, octobre 2007).</p>
<p>« <em>C’est dommage, quand on est un homme-légende, de brader sa légende en devenant ministre de Sarkozy. C’est, apparemment, ce que les hommes savent le moins faire : être à la hauteur de sa propre biographie</em> » (octobre 2007, France Inter, propos recueillis par Nicolas Demorand).</p>
<h1><strong>Citations de Bernard Kouchner sur Bernard-Henri Lévy</strong></h1>
<p>« <em>Bernard-Henri Lévy n&#8217;est pas Raymond Aron. Il parle de ce qu&#8217;il a vu, comme quelques rares intellectuels français, ceux qui prennent des risques et ne se contentent pas de signer des pétitions.</em> »(Le Monde , 26 octobre 2001, compte rendu du livre de BHL sur les « guerres oubliées » intitulé <em><a href="http://www.bernard-henri-levy.com/reflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoirereflexions-sur-la-guerre-le-mal-et-la-fin-de-lhistoire-217.html">Réflexions sur la guerre, le Mal et la Fin de l&#8217;Histoire</a>, </em>Grasset, 2001).</p>
<p>« <em>Le même homme, intellectuel et aventurier, sonne la charge à sa manière : caresse et poing dans l&#8217;estomac. Pour Bernard-Henri Lévy, comme pour Foucault, les deux exercices sont liés : la philosophie n&#8217;a de sens que dans l&#8217;Histoire et donc dans le réel.</em>» (id)</p>
<p>« <em>Avec ses</em> Réflexions sur la guerre<em>, le Mal et la Fin de l&#8217;Histoire, Bernard-Henri Lévy a signé le carnet de route de notre génération.</em> »</p>
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