Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

2010

Bernard-Henri Lévy publie simultanément deux livres. De la Guerre en philosophie, texte d’une conférence prononcé à l’Ecole Normale Supérieure le 6 avril 2009 et Pièces d’identité, recueil d’essais qui reprend, en particulier, ses grandes interventions théoriques sur la pensée juive. Il quitte le Conseil de Surveillance de Libération et intègre celui du Monde où il représente Xavier Niel, nouvel actionnaire de référence du quotidien du soir.  Avec la Règle du Jeu, il lance une campagne internationale en faveur de Sakineh Mohammadi Ashtiani.

2011

Bernard-Henri Lévy consacre, pendant toute cette année 2011, l’essentiel de son temps et de son énergie à la guerre de Libye. Il publie, en octobre,  La Guerre sans l’aimer, journal de bord, précis et littéraire, factuel et inspiré, de son action pendant cette guerre.

2012

Bernard-Henri Lévy achève « Le Serment de Tobrouk« , film sur son action en Libye, tourné, pour l’essentiel, sur le terrain et qui sera présenté au Festival de Cannes. Le film est coréalisé par Marc Roussel, avec Gilles Hertzog ; il est produit par François Margolin.
Bernard-Henri Lévy appelle à voter pour François Hollande.