2005
Parution, dans « Atlantic Monthly » , de la première version – courte – de « American Vertigo ». C’est là que, avec quatre ans d’avance, il annonce l’élection de Barack Obama avec un texte intitulé « A black Clinton ».
Lancement, à Sarajevo, de la traduction bosniaque du « Lys et la Cendre ».
Hélène Brenkman devient son agente américaine.
2006
Parution, en janvier, chez Random House, sous l’égide de Will Murphy, de la version américaine, intégrale, de Americain Vertigo ; puis, en mars, chez Grasset, de sa version française.
En avril, Lévy qui a pris fermement position, avec Fred Vargas et d’autres, contre l’extradition de l’ex militant d’extrême-gauche italien Cesare Battisti, reçoit, accueille, édite et préface son livre : « Ma Cavale »
En juillet, quand commence la guerre d’Israël au Liban contre le Hezbollah, il se rend dans les villes bombardées du nord d’Israël et en rapporte un reportage qui paraîtra simultanément dans le « New York Times Magazine » et dans « Le Monde » .
En novembre, réception à Paris, après Saül Bellow, Elie Wiesel, Eric de Rothschild, Roman Polanski, d’autres, du Prix Scopus de l’Université Hébraïque de Jérusalem. Bernard-Henri Lévy passe une part croissante de son temps aux Etats-Unis ; il signe, avec « New York Time Syndicate » , un accord de « syndication » concernant sa production d’essais journalistiques.
2007
Il réalise, au printemps, un reportage clandestin au Darfour qui sera publié tant dans Le Monde que, comme la plupart de ses grands reportages, dans un pool de grands journaux européens (Corriere della Sera, El Mundo, Financial Times Magazine etc). Ce reportage clandestin, à partir de la frontière tchadienne, et qui lui fera parcourir plusieurs centaines de kms à l’intérieur du Darfour dévasté, il est l’un des rares européens, avec le Docteur Richard Rossin, à l’avoir fait. L’accompagnent Gilles Hertzog et le photographe Alexis Duclos, témoin, lui aussi, de nombre de ses combats.
Il milite, dans la foulée, pour le boycott des Jeux Olympiques de Pékin – capitale du pays qui se trouve être le plus en pointe dans le soutien aux massacreurs de Khartoum. Dans ce but, il prend l’initiative, avec François Zimeray (SOS Darfour) et Jackie Mamou (Urgence Darfour) d’un grand meeting à la Mutualité de Paris où seront appelés à s’exprimer tous les candidats à l’élection présidentielle.
Bernard-Henri Lévy, contrairement à certains de ses vieux compagnons de pensée et de combat, se défie de Nicolas Sarkozy et appelle, dans cette élection, à voter pour Ségolène Royal qui est la seule, dit-il, à avoir pris une position claire sur cette tragédie du Darfour ainsi que sur l’évolution mafieuse de la Russie de Vladimir Poutine. Des livres, parus dans la foulée de l’élection (par exemple « La Femme Fatale » de Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin) lui prêtent un rôle actif, militant, important (trop important ?), dans la campagne de la candidate socialiste vaincue.
A l’automne, il publie un nouveau livre, « Ce grand cadavre à la renverse » essai (Grasset) qui lui vaudra de vives critiques, parfois violentes, de la part de l’extrême-gauche et, en particulier, de la mouvance du Monde Diplomatique.
C’est aussi l’époque où l’ex humoriste Dieudonné, devenu activiste antisémite, fait de lui l’une de ses cibles privilégiées.
2008
Doctorat Honoris Causa de l’université de Jérusalem.
Parution en septembre 2008 de « Left in dark times » version américaine de « Ce grand cadavre à la renverse» chez Random House. Le livre est un » Los Angeles Times best seller » et conforte la position de l’auteur aux Etats-Unis.
En août, il s’est rendu en Géorgie au premier jour du déclenchement de la guerre voulue par les séparatistes abkhazes, ossètes et leurs soutiens russes. Son reportage paraît à nouveau dans Le Monde et dans les journaux européens auxquels il est traditionnellement lié. Aux États-Unis, c’est le Huffington Post qui le publie et cette publication marque le début d’une collaboration régulière avec le journal en ligne créé par Arianna Huffington.
Le 8 octobre paraît, dans une coédition Flammarion Grasset, sa correspondance avec Michel Houellebecq intitulée « Ennemis Publics « . 70 000 exemplaires du livre sont vendus. Et les droits d’édition sont cédés dans le monde entier – y compris, naturellement, aux États-Unis où il doit sortir courant 2010 chez Random House qui est, plus que jamais, le port d’attache de Bernard-Henri Lévy aux USA.
2009
Comme en Géorgie, comme au moment de la guerre du Liban, comme pour toutes les guerres d‘Israël, il se rend à Tel Aviv au début du conflit. De là, il se rend dans les villes israéliennes bombardées par le Hamas. Il est aussi, avec Alexis Duclos, le premier journaliste étranger à entrer dans Gaza, » incorporé » dans une unité d’élite de Tsahal.
En juin, il multiplie les textes, appels à manifester, témoignages de solidarité, avec le peuple iranien en lutte pour la démocratie et un recomptage honnête du résultat d’élections qui ont reconduit celui qu’il n’appelle plus que « le président non élu Ahmadinejad ».
Bernard-Henri Lévy lance une nouvelle formule de la Règle du Jeu (avec une déclinaison sur le net : laregledujeu.org). Gilles Hertzog cède la rédaction en chef de la revue (papier + net) à une nouvelle venue, Maria de França et devient directeur de la publication.
Le 22 juin il est réélu, pour un cinquième mandat consécutif, Président du Conseil de Surveillance de Arte-France.
Bernard-Henri Lévy, en Espagne, quitte « El Mundo » avec lequel il collaborait depuis sa création et passe à » El Pais « .
Rencontre avec Jean-Baptiste Descroix-Vernier ; amitié entre les deux hommes ; moi-même, Lilian Lazar, je rencontre le patron de Rentabiliweb qui m’aide à faire de Bernard-Henri-Lévy.com un site moderne et performant.
Bernard-Henri Lévy, dès le jour de son arrestation, à l’aéroport de Zurich, prend fait et cause pour Roman Polanski. Bientôt rejoint par Alain Finkielkraut, il lance une pétition internationale de soutien à l’auteur de « Tess » . Parmi les premiers signataires de cette pétition : Isabelle Adjani, Milan Kundera, Pascal Bruckner et Salman Rushdie.
En octobre, il est retourné en Afghanistan, dans les vallées de Surobi et de la Kapissa ; le témoignage qu’il en a rapporté (bloc-notes du Point du 24/09/2009) est beaucoup moins alarmiste que celui de bien des observateurs.
Il passe de plus en plus de temps à New York où il est régulièrement invité par les talk-shows de Charlie Rose et Fareed Zakaria. Fin novembre, le prestigieux magazine américain « Foreign Policy » le classe 31ème dans la liste des 100 hommes les femmes les plus influents du monde; dans cette liste où figurent, entre autres, Barack Obama, Ben Bernanke, Zhou Xiaochuan, Bill Gates, il est le premier français à apparaître.
il est, cette même année, fait docteur honoris causa de l’Université Hébraïque de Jérusalem


BHL invité de « USA Today » , la grande émission de Charlie Rose, le 27 mars 2013