1985
Un voyage en Orient le conduit vers sept métropoles asiatiques et aboutit à un nouveau livre, « Impressions d’Asie » (Le Chêne-Grasset), enrichi de photographies signées Guy Bouchet. En novembre, associé à Georges-Marc Bénamou et bientôt rejoint par Pierre Bergé, il participe à la création du magazine « Globe » où il tient un bloc-notes mensuel.
1986
Voyage en Ethiopie où le « Negus Rouge », Mengistu, organise de gigantesques et meurtriers déplacements de population forcés. De ce séjour, ainsi qu’un séjour dans les provinces en guerre d’Erythrée et du Tigré, il rapporte un grand reportage ( »Les camions venus d’Europe arrivent en Illubabor bourrés de bétail humain », L’Evénement du jeudi, 25 septembre 1986) où il met en cause les effets pervers d’une aide humanitaire qui, lorsqu’elle est aveugle et déliée de toute considération politique, ne contrôle pas ses effets et accélère la barbarie.
La publication de ce reportage provoque un vif débat au sein d’Action Internationale contre la Faim. Mis en minorité, il quitte, avec Gilles Hertzog et quelques autres, l’association qu’il a fondée. Parutions de « Questions de Principe Deux » (Le Livre de Poche) qui rassemble des articles et essais parus dans la presse française et internationale.
1987
Dans « Eloge des Intellectuels » (Grasset), BHL s’interroge sur le rôle des intellectuels au vingtième siècle. A l’intellectuel engagé traditionnel (né avec l’Affaire Dreyfus), il oppose un « intellectuel du troisième type » (dont « la présence » dans la « cité moderne » est, dit-il, une « clé de la démocratie »).
1988
Son deuxième roman « Les derniers jours de Charles Baudelaire » (Grasset) rate le Goncourt d’une voix (celle d’André Stil, Prix Staline de Littérature 1952, déclarant, urbi et orbi, qu’il fera payer à l’auteur son anticommunisme) mais obtient, néanmoins, le Prix Interallié. Ce livre retrace la longue agonie de Baudelaire, à Bruxelles, notamment à l’Hôtel du Grand Miroir, puis en France auprès de Madame Aupick, sa mère. Ce roman est chaleureusement accueilli par la critique. Et, aussi, par Claude Pichois, le biographe et éditeur des œuvres de Baudelaire dans la collection La Pléiade.
1989
En février, l’ayatollah Khomeini lance sa fatwa contre l’écrivain britannique d’origine indienne Salman Rushdie. Bernard-Henri Lévy est l’un des tout premiers intellectuels à prendre position en faveur du romancier persécuté. Le combat pour et avec Salman Rushdie sera une constante, pour lui, dans les quinze années suivantes.
Au lendemain de la chute du Mur de Berlin, Bernard-Henri Lévy se voit confier par Thierry de Beaucé, Secrétaire d’Etat chargé des relations culturelles internationales, une mission d’information dans les pays d’Europe centrale et orientale libérés du joug soviétique ; à Budapest, Berlin, Sofia, Varsovie, Bucarest, il explore les possibilités de renforcer la présence française ainsi que la faisabilité d’une Académie Européenne des Cultures dont il trouve le modèle dans un projet de Franz Werfel en 1937.
La réflexion de Lévy nourrira, semble-t-il, François Mitterrand dans son allocution prononcée le 29 janvier 1993 lors de l’installation, au Louvre, de l’Académie Universelle des Cultures.


Juin 2008, BHL reçoit le doctorat Honoris Causa de l’Université hébraïque de Jérusalem.
Le 18 mai 2003...