Carton plein, aux USA, pour Bernard-Henri Lévy et "Public enemies" (Pure People, 15/01/2010)

COLBERT BHLVendredi 14 janvier, nous vous relations que Bernard-Henri Lévy était aux Etats-Unis pour y présenter Public Ennemies, la traduction d’Ennemis publics, le livre qu’il signait à quatre mains avec l’écrivain Michel Houellebecq en 2008. Mercredi soir, BHL a accepté d’apparaître dans The Colbert Report , le talk-show du délirant Stephen Colbert sur la chaîne Comedy Central.

Cela fait donc à peine quatre jours que Bernard-Henri Lévy a débarqué aux States pour promouvoir son livre publié par Random House (qui fut déjà l’éditeur de son American Vertigo et de son brûlot politique Ce grand cadavre à la renverse, adapté sous le titre Left in dark times) sans son compère Houellebecq qui est resté, lui, en Irlande. L’écrivain a réintégré son QG du 30ème étage de l’hôtel Carlyle où il a son appartement à l’année.

Vendredi matin, le très sérieux Wall Street Journal a publié, sous la signature de Sam Munson, dans la rubrique ultra courue « Bookshelf », un article extrêmement favorable. C’est le New-York Times qui consacre au livre, non pas un, mais deux articles : le premier, mercredi 12 janvier, signé Dwight Garner et l’autre, jeudi, plus critique mais une pleine page, dans le NYT Book Reviews sous la signature de Ian Buruma. Le Vanity Fair de ce mois sélectionne le livre dans sa rubrique Hot Type. Le Daily Beast met un portrait de BHL en page d’accueil.

Bernard-Henri Lévy a fait plateau commun, dans le mythique show de Charlie Rose, avec Patti Smith. Il était, à la mi-journée, chez Fareed Zakaria, sur CNN, où il s’est payé le luxe de tirer à vue sur Sarah Palin en soulignant sa responsabilité morale dans la fusillade de Tucson, en Arizona, qui a failli coûter la vie à la représentante politique Gabrielle Giffords.

Et puis le grand événement fut surtout le Colbert Report, l’émission la plus hype dans les Etats-Unis d’aujourd’hui. L’émission, aussi, la plus redoutée tant Stephen Colbert, son animateur, sorte de Ruquier encore plus déjanté, peut être caustique et même féroce. Sauf que, dans ce qui est, d’habitude, un one man show de Stephen Colbert où l’invité n’est là que quelques minutes, et pour servir de faire valoir à l’animateur, notre Bernard-Henri Lévy national a réussi, avec son accent français à couper au couteau, et avec un sens de l’humour qu’on aimerait lui voir plus souvent sur les plateaux de télé français, à prendre le pouvoir.

Colbert sous le charme de BHL… Colbert mis en boîte par BHL… Colbert qui, du coup, double son temps de parole à BHL et – ô révolution ! – lui consacre, non pas un, mais deux segments… Du jamais vu chez les aficionados du show ! Stupeur dans l’Amérique profonde des colbertistes ! Des centaines et des centaines de tweets (tapez  » BHL  » sur le réseau Tweeter, pour vous rendre compte…) ont commencé à crépiter dès la fin de la diffusion à minuit et durant pendant toute la nuit, puis toute la journée de jeudi. Et si certains esprits chagrins n’ont retenu que la partie où Stephen Colbert commence par expliquer à BHL, que « philosopher aux Etats-Unis, c’est comme uriner, on ne veut pas voir ça en public » , c’est quand même très réducteur et dans notre façon bien française de toujours tout démonter. Quand c’est bien, il faut le dire !

Le Huffington Post reprend l’intégralité du passage sur sa page d’accueil… Et « cerise sur le gâteau », le thermomètre des ventes : dans le classement qui compte le plus aujourd’hui aux USA et qui est celui d’Amazon, le livre (qui végétait, le jour de sa sortie, mardi, entre la millième et la deux millième place) explose et passe en quelques minutes à la cinquantième place, puis dans le top 20 des meilleures ventes où il caracole encore (16eme exactement). Autant dire que Public Enemies n’a plus devant lui que The Book of Awakening, le The Uncommon Guide to Rapid Fat-Loss, le Incredible Sex and Becoming Superhuman et autres ouvrages dans le même genre !

Random House avait fait de l’ouvrage de BHL un premier tirage de 40 000 exemplaires. Il est aujourd’hui en rupture de stock. Et au regard de l’immensité du territoire, les réimpressions étant toujours plus longues à mettre en place qu’en Europe, la chaîne de libraires Barnes and Noble, par exemple, a lancé, vendredi matin, une alerte à tous ses magasins, sur tout le territoire américain, pour leur demander l’inventaire de leurs stocks et voir combien d’exemplaires peuvent, en attendant l’arrivée de la réimpression (30 000 nouveaux exemplaires), glisser d’un Etat à l’autre.

Carton plein pour BHL !

(Texte reproduit avec l’aimable autorisation de Pure People)


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