Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

BHL quelques heures avant la sortie en salles du Serment de Tobrouk (TV5 Monde, le 5 juin 2012)

Le 17 Juin 2012

TV5 5 JUINJuste avant l’avant-première de son film Le Serment de Tobrouk, mercredi, Bernard-Henri Lévy était l’invité de Patrick Simonin, sur TV5 Monde.

« J’ai passé ces sept mois à faire tout ce qui était dans le pouvoir d’un homme, et d’un intellectuel, pour essayer d’aider de contribuer à la victoire de mes compagnons, de mes camarades de mes amis libyens. »

Le Serment de Tobrouk, vu par Nicolas Sarkozy, mardi 5 juin, dans l’intimité du Cinéma Saint Germain «  très ému », nous dit BHL.

Laurence Roblin

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