La pièce de BHL « Last Exit Before Brexit » à l’honneur en Italie, en Une du Corriere Della Sera (mai 2018)

Author and media personality Bernard-Henry Levy, well known as BHL, photographed by Arnau Bach at La Reserve Paris Hotel during the interview for the Financial Times. 14 May 2018. Paris, France.  © Arnau Bach www.arnaubach.com arnaubach@gmail.com

Dans une très belle chronique, le journaliste et correspondant parisien du Corriere Della SeraStefano Montefiori, évoque

«Last Exit Before Brexit», la performance théâtrale que Bernard-Henri Lévy donnera le 4 juin prochain au Cadogan Hall de Londres.

Pour ce dernier, ce texte visionnaire, ce « monologue de près de deux heures (soit l’adaptation de sa pièce « Hotel Europe » présentée à Sarajevo en juin 2014) s’adresse passionnément aux Britanniques et aux autres Européens pour les secouer: nous ne pouvons pas laisser le Brexit se produire(…) A l’heure où les Européens, jusqu’ici distraits, regardent avec inquiétude ce qui se passe en Italie, Lévy attaque le souverainisme là où la crise a commencé, en Grande-Bretagne qui, il y a deux ans, a choisi par référendum démocratique de quitter l’Union européenne. »

Il poursuit : « Bernard-Henri Lévy invoque l’âme de l’Europe précisément quand le continent semble avoir perdu tout élan, tout idéal. D’autres, en Grande-Bretagne, pensent comme lui et essaient de traduire ce sentiment en action politique: des Tories de la Chambre des Lords à quelques représentants des travaillistes et des libéraux-démocrates. »

Et précise :  « le paradoxe demeure : c’est précisément le leader le plus doté de visions pro-européennes, à savoir Emmanuel Macron, un compatriote de Lévy, qui semble s’être le plus résigné au Brexit. Les Français semblent non seulement avoir accepté la séparation voulue par Londres, prévue pour le 29 mars 2019,* mais ils sont soupçonnés de vouloir le rendre difficile, douloureux et désavantageux pour ceux qui ont choisi de partir. Un moyen de décourager les autres pays tentés de partir, et aussi de profiter du Brexit. Comme le note le Financial Times, Paris semble vouloir remplacer Londres en tant que capitale de la société ouverte, de la finance et des start-up. Si le venerero-laburista Jeremy Corbyn entrait dans Downing Street, le Macron français devrait alors conquérir le premier rôle du politicien libéral, pro-business, de l’Europe anglo-saxonne, ou ce qu’il en reste. »

https://www.corriere.it/opinioni/18_maggio_27/i-francesi-brexitlevy-lotta-a-teatromacron-si-rassegnato-ce6fd2ca-611a-11e8-9f1c-2fb6ab417c7d.shtml

 

Londres

 

Photo : Arnau Bach
*Actualisation : « Alarmée par la question irlandaise, Theresa May envisage de reculer le Brexit à 2023« .  Après avoir négocié avec Bruxelles une « période de transition » qui va maintenir de fait le pays dans le marché unique jusqu’au 31 décembre 2020, la première ministre britannique a fait accepter par son gouvernement un nouveau recul de trois ans du divorce avec l’Union Européenne. (Le Monde, 29 mai 2018)

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