BHL : La capitale de l'Europe aujourd’hui est à Kiev (Interview de Gabriel Vedrenne, Europe 1, le 9 février 2014)

kievINTERVIEWL’opposition manifeste une nouvelle fois pour réclamer un rapprochement avec l’Europe. BHL en est.

Après déjà plus de deux mois de crise, l’opposition ukrainienne se prépare à une nouvelle grande manifestation dimanche à Kiev sur la place de l’Indépendance, occupée par les contestataires et entourée de barricades. Un rassemblement forcément placé sous le signe des Jeux olympiques, puisque le président ukrainien, dont la légitimité est contestée par la rue, était vendredi à Sotchi et qu’il y a rencontré son homologue russe Vladimir Poutine. Sans qu’on connaisse la teneur de leur entretien.

Ce qui a fait dire à Bernard-Henri Lévy, en Ukraine depuis jeudi, que « pour nous, en France, les Jeux olympiques, c’est les victoires et les médailles. Pour les gens de Kiev, les Jeux olympiques c’est peut-être un trêve mais ils comptent les jours car ils savent que c’est peut-être après les JO que Vladimir Poutine, ou sa marionnette à Kiev, pourrait décider d’agir et de frapper ».

« La capitale de l’Europe aujourd’hui est à Kiev ». « Le message que je veux faire passer, c’est que la capitale de l’Europe aujourd’hui est à Kiev. Que les valeurs de l’Europe, c’est à Kiev qu’elles s’incarnent », a estimé BHL, invité dimanche matin d’Europe 1. « Ce qui m’a frappé depuis quelques jours que je suis ici, c’est à quel point le véritable esprit européen, c’est ici qu’il souffle. C’est totalement bouleversant à une époque où l’Europe doute d’elle-même, où elle ne sait plus où sont ses valeurs », a-t-il ajouté.

La crainte que ce ne soit qu’une « trêve ». « C’est une guerre civile qui pourrait peut-être se jouer ici. Ce qui est très impressionnant quand on est sur le Maïdan, c’est la grande anxiété chez les gens qui l’occupent. Ils sont déterminés, ils ont un sang froid extraordinaire et ils savent que le pire est à tout moment possible. Ils ont face à eux les policiers de Ianoukovitch, il y a une très, très grande tension », a témoigné Bernard-Henri Lévy.

Avant d’ajouter : “pour nous, en France, les Jeux olympiques, c’est les victoires et les médailles. Pour les gens de Kiev, les Jeux olympiques c’est peut-être une trêve mais ils comptent les jours car ils savent que c’est peut-être après les JO que Vladimir Poutine, ou sa marionnette à Kiev, pourrait décider d’agir et de frapper.”

L’Ukraine hésite entre l’Est et l’Ouest. Le pays est plongé dans une profonde crise depuis plus de deux mois et le revirement du président Ianoukovitch. Alors que son pays devait signer un accord avec l’Union européenne, synonyme d’aide financière en échange de l’instauration de règles de transparence, le président a au dernier moment refusé tout accord pour saisir la main tendue par la Russie. Cette dernière propose également une aide financière, mais sans contre-parties officielles, si ce n’est le maintien des forts liens économiques et politiques qui l’unissent à l’Ukraine, et notamment à ses oligarques.

Pour lire l’article sur le site d’Europe 1 cliquez ici

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Un commentaire

  • Mykola dit :

    Merci pour votre discours sur le Maïdan, plein de courage et de lucidité sur ce que peuvent cacher les JO de Sotchi. Vous connaissez parfaitement l’histoire ukrainienne et c’est extrêment rare et précieux. Vous êtes un exemple pour TOUTE la classe politique française.

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