Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

BHL invité de « C à vous »

La Guerre sans l’aimer

bhl c a vousInvité d’Alexandra Sublet, dans son émission « C à vous » sur France 5, Bernard-Henri Lévy venait présenter son dernier ouvrage « La guerre sans l’aimer », son journal « libyen » où BHL raconte ses 200 jours, de Benghazi à l’Elysée, de New York à Tripoli, témoin et acteur des événements qui ont secoué la Libye, où l’insurrection, réprimée dans le sang, a pris fin au bout de huit mois avec la mort de Mouammar Kadhafi fin octobre 2011.

Au lendemain de la démission du président Ali Abdallah Saleh au Yémen et alors que l’Egypte, à quelques jours des premières élections législatives libres, connait à nouveau des violences, Bernard-Henri Lévy nous donne son point de vue sur l’actualité et explique son rôle d’intellectuel engagé. Cette interview est conduite par Patrick Cohen, l’animateur de la « Matinale» de France Inter.

Laurence Roblin

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