Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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BHL et la Syrie: « Il FAUT une résolution qui condamne de manière radicale ce bain de sang ».

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SYRIE LAPIX JPGC’était il y a une quinzaine de jours. Durant l’émission de d’Anne-Sophie Lapix dont il était l’invité, Bernard-Henri Lévy s’exprimait sur la Syrie. Dénonçant avec force les victimes, les milliers de disparus durant les manifestations qui se tiennent depuis des semaines et à travers tout le pays, Bernard-HenriLévy interpelle une fois de plus la communauté internationale de dénonce « ce silence assourdissant entourant la Syrie, et qui a quelque chose d’extraordinairement choquant ».
Trois mesures importantes devaient être prises, selon Bernard-Henri Lévy, au plus vite :
1/ le gel immédiat des avoirs de Bachar al Assad et de son ministre de la défense, dont il trouvait étrange que cela ne soit pas encore fait.
2/ Obtenir que le CICR et toutes les ONG puissent accéder à Derra, et aux endroits de détention dans tout le pays.
3/ Qu’une résolution internationale soit prise au plus vite : « Il faut une résolution internationale ! Il faut au moins que la communauté internationale dise à Bachar al Assad: on ne massacre pas son propre peuple…. Il faut que quelqu’un prenne l’initiative au sein du Conseil de Sécurité d’une résolution qui condamne de la manière la plus radicale ce bain de sang qui est en train de se produire, à l’étouffée sans images et dans l’indifférence générale. »

A-t-il été entendu ? Quoiqu’il en soit, quatre pays européens du Conseil de sécurité des Nations unies, la France, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Portugal, font circuler depuis mercredi 25 mai un projet de résolution condamnant la “répression sanglante” en Syrie, d’après un diplomate européen. Le projet de résolution condamne la répression, appelle à la fin des violences et demande un accès pour les organisations humanitaires au territoire syrien.

En France, la mobilisation s’organise. Et La Règle du Jeu , dont Bernard-Henri Lévy est le directeur, est un des acteurs de cette mobilisation. Un collectif « Urgence Solidarité Syrie » vient d’être créé et un rassemblement est organisé ce dimanche, à l’initiative de ce collectif, à 15h, place du Trocadéro à Paris .

Laurence Roblin

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