Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Bernard-Henri Lévy publie à partir d’aujourd’hui ses bloc-notes dans le País.

El Pais, par Liliane Lazar, pour El Pais

logo el paisBernard-Henri Lévy change de journal en Espagne. Il publiait ses Bloc-notes, depuis vingt ans, dans le Mundo. Il les publiera, désormais, dans le País. Faut-il préciser que le País est un des plus prestigieux journaux européens ? Les espagnols, en tout cas, savent qu’il est le symbole de la transition démocratique qui suivit la mort de Franco. Une institution. Un modèle de professionnalisme. Le rendez-vous des plus grandes signatures espagnoles et européennes. Et ici, aux Etats-Unis, l’un des principaux journaux lus par la communauté hispanophone. Je me réjouis beaucoup d’apprendre la nouvelle. Tous, ici, à Hofstra University, nous applaudissons ce « good move ». Et nous reproduirons désormais, régulièrement, les traductions espagnoles des articles de Bernard-Henri Lévy publiés dans le quotidien de Juan Luis Cebrián et Javier Moreno. Dès aujourd’hui, sa défense de Roman Polanski dont je dois d’ailleurs dire qu’elle est – ce qui ne gâte rien – excellement traduite. Bravo.
Liliane Lazar.

2 commentaires »

  1. bernard a montré une fois de plus sa tolérance en soutenant la décision de OBAMA
    DE SUPPRIMER LA TORTURE DES PRISONS AMERICAINES…………………………………….

    BRAVO

    Commentaire par HADAD — mardi 17 novembre 2009 @ 12:19

  2. Mr BHL D abord je veux dire que j appris le francais et je n ecris pas tellement bien Je vous admire et je suis d accord avec votre avis a propos de la gauche manteinant J habite a l Argentine et j ecoute mes amis parler de Chavez comme un lider revolutionaire et ca m enerve Je pense que lui et Evo Morales aussi, ils sont deux fraudes
    Mais c’est ne pas ca le sujet de ma mel Je ne suis pas d accord avec vous a propos de cette histoire de Polanski C est vrai que la presse internationale c est une merde mais quand un adult a commis un crime il doit payer pour cet crime
    Bon c est mon opinion Merci

    Commentaire par Martin Hadida — mercredi 4 novembre 2009 @ 15:53

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