Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

Bernard-Henri Lévy classé 31ème « personnage le plus influent au monde » par la revue US Foreign Policy.

Foreign Policy

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La très prestigieuse revue américaine Foreign Policy vient de publier son classement annuel des cent penseurs qui ont, en 2009, le plus profondément influencé le monde. On y trouve au 1er rang Barack Obama et Ben Bernanke, le patron de la FED. Le gouverneur de la Banque centrale chinoise, Zhou Xiaochuan, arrive en 8e position. Le fondateur de Microsoft et philanthrope Bill Gates en douzième position. Dans cette liste où dominent les Américains et les Chinois, ne figurent que quatre Français. Et le premier de ces quatre, devant Dominique Strauss-Kahn (33e), Esther Duflo (41e) et Jacques Attali (86e) est Bernard-Henri Lévy. Les éditeurs de Foreign Policy justifient leur choix en évoquant « la contribution magistrale de Bernard-Henri Lévy à l’analyse de l’état de la gauche européenne ». Allusion au grand écho qu’a rencontré la parution ici, à New York, de son essai intitulé « Ce grand cadavre à la renverse » et traduit par Random House sous le titre « Left in the dark times ». Je suis très fière de voir Bernard-Henri Lévy reconnu à sa juste valeur outre Atlantique et je suis très heureuse que cette reconnaissance lui vienne d’un cénacle d’esprits académiques aussi remarquables que celui de la revue Foreign Policy.
Liliane Lazar

Cliquez ici pour lire la dépêche AFP

3 commentaires »

  1. Comment peut-on être Voltaire et Rousseau en même temps???
    J’aurai besoin d’une explication?

    Commentaire par tieri75 — vendredi 11 décembre 2009 @ 14:17

  2. Comment BHL, qui représente à lui seul l’espoir des lumières de ce siècle contre le totalitarisme, pourrait ne pas être classé premier? Continuez à vous battre Bernard, contre l’ignorance et l’ignominie, vous êtes à la fois notre Kant, notre Voltaire et notre Rousseau.
    Merci d’être là pour nous.

    Commentaire par Alexandre — vendredi 4 décembre 2009 @ 13:29

  3. C’est grotesque comme classement. Je suis sûr que Bernard ne s’y laisse pas prendre et prend cela avec distance !

    Commentaire par Marlon — vendredi 4 décembre 2009 @ 11:38

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