Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Bernard-Henri Lévy, ce matin, sur Sakineh : un communiqué de Jean-Jacques Bourdin

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Bourdin RmcInterrogé mercredi matin sur RMC, le philosophe Bernard-Henri Lévy, créateur d’un vaste mouvement de soutien à l’Iranienne Sakineh Mohammadi-Ashtiani, affirme que selon ses informations « l’exécution n’a pas eu lieu ce matin. On se contente de peu c’est possible mais je suis heureux. On a eu tellement peur hier que je suis presque heureux et soulagé lorsque j’ai appris à 6h30 qu’elle était en vie. Elle est dans son cachot mais en vie ».

« Sarkozy en a fait une affaire personnelle »

Bernard-Henri Lévy révèle, par ailleurs, que « Nicolas Sarkozy lui-même en a fait une affaire personnelle hier [ndlr: mardi]. Et je le dis malgré les dissentiments très forts que je peux avoir avec lui. Il a fait savoir aux autorités iraniennes qu’il faisait de l’affaire Sakineh une affaire personnelle. Et que si l’on touchait, ce sont ses mots dans la conversation que nous avons eue hier soir, à un cheveu de Sakineh, cela interromprait ipso-facto tous les dialogues aujourd’hui en cours. Ce message est passé directement et il semblerait qu’il ait été entendu ».

Jean-Jacques Bourdin – RMC

2 commentaires »

  1. Il s’en faut d’un cheveu que l’Histoire se défasse.

    Commentaire par Asermourt — mercredi 3 novembre 2010 @ 11:08

  2. ce sursis est un soulagement mais c’est la survie de cette femme que nous exigeons

    Commentaire par cadou françoise — mercredi 3 novembre 2010 @ 09:51

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