Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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B.-H. Lévy sur RTL le 26/11/09 : « La remise en liberté de Roman Polanski est la moindre des choses »

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Bernard-Henry Lévy a réagi ce matin sur RTL à l’annonce de la prochaine remise en liberté sous caution du réalisateur Roman Polanski, détenu depuis deux mois en Suisse. Pour écouter l’intervention de Bernard-Henri Lévy, cliquez ici

4 commentaires »

  1. USA and the world have more important problems from Mr. Polanski. Solve their own internal aberrations first in US before, would be very good for rest of the world.

    Commentaire par Arzu Atan — vendredi 4 décembre 2009 @ 23:04

  2. Polanski :

    D’abord, mr. polanski n’est pas accusé d’avoir eu une relation sexuelle avec une
    mineure de 13 ans, mais de l’avoir violé ; ce n’est pas, à mon humble avis, la
    même chose…
    Je me souviens d’un homme arrèté, extradé puis jugé près de 40ans après avoir
    accompli ses terribles forfaits, il s’agit de mr. Barbie,
    Par contre, je ne me souviens pas d’avoir entendu mr. B.H.L. protester…
    Vous allez me dire qu’il ne faut pas confondre l’envoi dans les camps d’exterminations
    et le viol d’une fillette ; dans l’abstrait vous avez raison, mais croyez moi
    que si cette fillette avait été la mienne l’ordre de mes priorités eut été
    différent

    p.s : vous avez rajouté qu’il était légal qu’un meurtrier bénéficie de la prescription
    après 10 ou 15ans, que ne vous a t-on point entendu demander l’arrêt des
    poursuites contre mr. Papon ?

    sylvain buchheit
    24520 cours de pile

    Commentaire par buchheit — dimanche 29 novembre 2009 @ 15:32

  3. Cher Bernard-Henri,

    J’ai bien écouté vos arguments sur l’idée de prescription des faits ou de droit à l’oubli. Pourquoi pas.

    Mais il ne faut pas oublier que ce droit est bien encadré par des lois. Une bonne manière pour que des poursuites s’éteignent, c’est de purger sa peine (comme le font un grand nombre de personnes). Il me semble à ce sujet que dans l’affaire présente, le prévenu a bénéficié d’un jugement et qu’il s’est enfui avant la notification de la peine ? Or, prendre la fuite ajoute à l’affaire initiale, un autre délit correspondant au fait de volontairement fuir la justice. Que la justice américaine ensuite réactive le dossier toutes les X années c’est son droit le plus strict et cela n’a rien d’abusif.

    L’argument lié au fait que la victime demande d’arrêter les poursuites n’a pas non plus grand sens. Rappelons que la justice n’agit pas au nom des victimes mais pour la société. Si les victimes veulent oublier, elles peuvent le faire mais n’ont aucun droit de demander aux autres de le faire à leur tour. L’inverse conduirait à accepter une justice de vengeance personnelle.

    J’ajouterai que d’un point de vue plus conceptuel, la notion d’agression mériterait d’être mieux définie : agresser une mineure c’est non seulement un acte de violence, un acte de négation de sa personnalité et de son devenir, mais c’est aussi prendre le risque d’exposer une jeune personne à l’opinion publique, dans des conditions sordides, sans qu’elle l’ait demandé. D’autant plus que l’agresseur est quelqu’un de connu, il expose sa victime aux médias ce qui est en soi une atteinte grave au « droit » de ne pas être exposé aux yeux des autres. Je dirai donc que 30 ans après, quand la victime, dans cette affaire, demande à être oubliée, elle continue à souffrir de l’agression initiale, de la fuite de son agresseur et donc de la médiatisation continue de son affaire. Ceci n’allège en rien la désapprobation que l’on peut avoir pour cette situation, mais me parait au contraire devoir être ajouté à la charge de l’accusé lui même.

    Pour finir, concernant le tollé soulevé par l’affaire sur le web, je ne vois pas non plus en quoi il est choquant. La plupart des posts que j’ai lu étaient relativement dignes (comme l’est le mien, je l’espère) car mettant l’accent sur l’importance d’avoir une justice persévérante et allant jusqu’au bout des affaires (en France on a tellement l’habitude de voir les affaires faire pshittt que cet exemple américain ne peut qu’être apprécié !). Je n’ai vu personne remettre en cause le faire que l’accusé soit un grand artiste, ni demander qu’il soit puni plus sévèrement de ce fait.

    Cordialement,

    EB

    Commentaire par Eric Be — jeudi 26 novembre 2009 @ 21:07

  4. Autant je peux comprendre la position, plus exactement la posture, de BHL sur l’affaire Polanski, autant son point de vue sur Besson me parrait relever d’une certaine malhonnêteté intelectuelle. Pour avoir entendu Besson à l’époque, ce dernier à soutenu une thèse tout à fait recevable que chacun, quelques soient ses origines, sa profession… ou sa célébrité doit repondre des faits qui lui sont reprochés et de ’sen expliqué. Et l’argument comme quoi depuis Polanski aurait eue une vie exmplaire (ce que je veux bien croire) n’enlève rien au fait, même si la victime elle aussi a retrouver son équilibre. Et je crois que BHL se fait lui même l’echo de ceux qui recherchent a travers le monde d’anciens criminels qui eux aussi ont pour cretains sans doute eu des vies exemplaires par la suite. Et pour finir sur une dernière remarque : Quand BHL dit de Besson qu’on ne l’a pas sonné… c’es vrai. Mais je ne crois pas non plus que l’on est sonné BHL !
    Très cordialement

    Commentaire par Bourgeois — jeudi 26 novembre 2009 @ 16:42

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