Albert Cohen

Albert Cohen


Poète, écrivain, dramaturge. Auteur de ce chef d’œuvre de la littérature de tous les temps qu’est Belle du seigneur.

Les dates clef de Albert Cohen

1895 : naissance à Corfou
1925 : Albert Cohen prend la direction de La Revue juive à Paris.
1926 : nommé à la Division diplomatique du Bureau international du travail, à Genève.
Juin 1940 : départ pour Londres.
1944 : conseiller juridique au Comité intergouvernemental pour les réfugiés.
1968 : publication de Belle du Seigneur.
1981 : mort de Albert Cohen à Genève.

Les oeuvres-clef de Albert Cohen

Solal, Gallimard, 1930.
Mangeclous, Gallimard,1938
Le livre de ma mère, Gallimard, 1954
Belle du Seigneur, Gallimard, 1968.
Les Valeureux, Gallimard,1969
Ô vous, frères humains, Gallimard, 1972

Albert Cohen et Bernard-Henri Lévy

C’est en 1979, après la publication du Testament de Dieu, donc très tard dans la vie du vieil écrivain, que Bernard-Henri Lévy fait sa connaissance.
S’instaure néanmoins une relation forte qui amènera le jeune Lévy a prendre fréquemment le chemin du 7 avenue Krieg où s’est retiré l’ermite genevois. Lévy s’exprimera souvent sur le chef d’œuvre qu’est, à ses yeux, Belle du Seigneur. Albert Cohen nourrira le projet d’une adaptation cinématographique de son livre où Catherine Deneuve et Lévy auraient respectivement dû incarner les personnages d’Ariane et de Solal. Un homme a songé à mettre le projet en œuvre : le producteur Daniel Toscan du Plantier qui semble avoir convaincu le Président de la Gaumont, aujourd’hui vice président de la chaîne franco-allemande Arte, Nicolas Seydoux. Hélas, Albert Cohen mourut alors – emportant avec lui le projet. De cet épisode, de l’intense affection qui s’établit entre les deux hommes, reste une correspondance dont Lévy a bien voulu me confier quelques fac similés qui seront mis en ligne prochainement et où l’on voit Cohen l’apostropher en l’appelant « cher Solal ». Cette relation avec Albert Cohen a joué un rôle non négligeable dans le retour de BHL au judaïsme. Le judaïsme selon Albert Cohen et le judaïsme selon Bernard-Henri Lévy sont choses proches. L’antinaturalisme chanté par Albert Cohen, le « pari d’anti-nature » de Solal et Albert Cohen, ne sont pas sans rappeler l’antinaturalisme dont Bernard-Henri Lévy a souvent dit qu’il était l’épine dorsale de sa philosophie. Juif comment, demande-t-on à Bernard-Henri Lévy ? Eh bien c’est ça. Juif par Albert Cohen. Juif à travers Albert Cohen.
« Beaucoup plus tard, et à la demande de Nicole Wisniak, Bernard-Henri Lévy a joué à imaginer une nouvelle fin de Belle du Seigneur que Nicole Wisniak publia dans son magazine Egoïste : je cherche la trace de ce texte; je cherche le numéro correspondant du magazine Egoïste »

Citations de Bernard-Henri Lévy sur Albert Cohen

« Cohen ? Solal, son personnage ? La gloire d’être juif. La fierté. La fin de la négativité juive et de ses modèles humiliants ». (Tribune Juive, entretien avec Jacquot Grünewald, février 1980).
« Pour l’enfant, pour le fou, pour le prophète, pour celui que je tiens pour l’auteur du plus sublime roman d’amour du XX° siècle, je demande, je réclame, la seule gloire à la mesure du mince parcours qui lui demeure hélas échu : le prix Nobel » (Le Quotidien de Paris, 25 avril 1979, repris in Questions de Principe 2, « Rencontre avec Albert Cohen, pp. 337-339).

Citation d’Albert Cohen sur Bernard-Henri Lévy

« Solal, cher Solal, prince de la Samarie, vous êtes en retard mais je vous attendais » (Ibid).
J’ai soudain envie de vous écrire parce que j’ai pensé à vous, à cette longue merveilleuse visite durant laquelle j’ai été devant une intelligence juive dont plus tard le nom véritable sera sans doute génie. Salut au Prince de Samarie (13 mars 1979, Lettre à Bernard-Henri Lévy, archives personnelles BHL).


Tags : , , , ,

Classés dans :

Les commentaires sont fermés.