Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

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Agnès Jaoui écrit à Sakineh

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agnes jaouiChaque jour, une lettre pour sauver Sakineh.
« La Règle du jeu », « Libération » et « Elle » publient quotidiennement des lettres pour Sakineh. Suite à la tribune cosignée, le 15 aout dernier, par Bernard-Henri Lévy et dix-sept autres écrivains, artistes ou responsables politiques et publiée par « La Règle du jeu » et « Libération », la mobilisation continue pour la jeune iranienne condamnée à mort par lapidation. Aujourd’hui une lettre de Agnès Jaoui.

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Ton histoire, Sakineh, nous regarde tous.
Nous les humains, car une parodie de justice et un châtiment barbare, ne sont acceptables pour personne,
et aucune doctrine, aucun principe, aucune religion, ne peut les justifier.
Ton histoire regarde les hommes car c’est soi-disant au nom de la défense de l’honneur masculin, qu’on réduit la femme à un rôle de victime expiatoire.
Elle regarde les femmes, car en Sakineh, c’est chacune de nous qu’on humilie, torture, assassine.

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2 commentaires »

  1. Que toutes nos actions soulènent un élan de clémence pour que SAKINEH soit sauvée. Elle est le symbole pour tous ceux qui souffrent

    Commentaire par josette simone ATTUEL — samedi 4 septembre 2010 @ 10:17

  2. AUCUN DIEU, AUCUNE RELIGION, ne justifie une telle BARBARIE.

    Commentaire par DROUHIN — vendredi 3 septembre 2010 @ 10:11

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