Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

21 – Ennemis publics

Newsletter, par Liliane Lazar

Ennemis publics, le livre de Michel Houellebecq et Bernard-Henri Lévy, a été, jusqu’ici, bien accueilli par la critique. Extraits…

« On pouvait craindre le pire… On avait tort… Les lettres échangées se révèlent passionnantes. Tout simplement. A l’arrivée, le lecteur de cette correspondance brillante et touchante doit confesser à son tour qu’il en a retiré un grand plaisir. »
François VEY – Le Parisien

« Première surprise à la lecture d’Ennemis Publics, le tandem est bon. Il n’y a pas là le poète et l’idéologue, mais deux voix d’écrivains, à forces égales… Non seulement le duo fonctionne, alternant considérations quotidiennes et métaphysiques, mais il parvient à produire un livre passionnant : ce sera la deuxième surprise des lecteurs, amis ou ennemis. »
Claire Devarrieux – Libération

« Jamais Houellebecq et Lévy, tombant le masque, n’ont mieux évoqué leurs pères respectifs, ni mieux expliqué ce qui les avait poussés l’un et l’autre à écrire. Sur tout ce qui les sépare – les origines sociales, la religion, l’engagement, la France, l’exil -, ils semblent à la fois sincères et clairvoyants. Mais c’est quand ils débattent des œuvres dont ils se nourrissent qu’ils donnent la vraie mesure de leur rencontre. »
Jérôme Garcin – Nouvel Observateur

« Ca démarre pourtant lentement… Comme s’il s’agissait de se tester mutuellement. Le livre va devenir intéressant, émouvant, grâce à la rupture occasionnée par BHL, quand il découvre la mère de Houellebecq dans Le Monde. Face à la gravité de la situation, plus de discours possible : et c’est là où ils vont se dévoiler en toute confiance, leur écriture gagner en puissance, en profondeur… Une livre insolite qui finit par émouvoir. »
Nelly Kaprièlian – Les Inrockuptibles


« Est-ce à dire que son contenu ne suffit pas, pour qu’il faille lui préparer une telle rampe de lancement ? C’est dommage car, après lecture, il s’avère que cette méfiance n’est pas justifiée… De vrais moments d’intimité et de sincérité. »

Nathalie Crom – Télérama

« On pourrait croire au livre gadget. Trois cent trente trois pages plus loin, on est renversé… Ils se livrent corps et âme… Les épistoliers convoquent leurs pères, leurs souvenirs de jeunesse, Pascal, Spinoza, Goethe, Sartre… Au final « Ennemis publics » est tout sauf un coup éditorial. On a entre les mains un de ces livres à la fois nécessaires et évidents qui occupent les meilleures places dans les bibliothèques. Jamais ces deux grandes figures des lettres françaises ne sont allées aussi loin dans l’analyse d’elles-mêmes, l’affirmation de leur point de vue, la revendication de leurs différences. »
Jérôme Béglé – Paris Match

« Un ouvrage passionnant et agréable… Cette correspondance, sédimentée pendant six mois, délivre des chapitres denses et vifs, où se succèdent confidences et arguments…Car il s’agit aussi d’une dispute : l’ordre selon Goethe, Athènes contre Jérusalem, l’intellectuel engagé… On suit de coup en coup, captivé, cette partie d’échecs…Michel Houellebecq fouaille le misérable tas de secrets nommé homme tandis que Bernard-Henri Lévy sillonne l’atome de boue qui s’appelle la Terre. Le premier en devient misanthrope, le second toujours plus humaniste. L’ennemi de l’intime ne peut éviter de se racornir, l’affamé de causes perdues parvient à ne pas s’éparpiller. Cette rencontre improbable était un match impossible : Ennemis publics, c’est « Michel le fataliste et son maître », dont resteront de belles leçons de philosophie et deux parts de vérité. »
Christophe Barbier – L’Express

« Il y a le meilleur de chacun. Une écriture de courant électrique avec ampoules à cent mille volts. Un esprit au laser, libre comme l’air, aimant jouer avec le feu. L’un est à la hauteur de l’autre. On pourrait mettre en exergue anecdotes croustillantes et phrases cinglantes. Avec, à la clé, rires en cascade et nerfs en pelote. Mais non. Il faut se laisser porter par le flux des échanges, qui s’empourprent ou s’enflamment comme visages d’hommes, dans un mixte de violence et de pudeur. »
Marie-Laure Delorme – Journal du dimanche

« Le mieux c’est de les lire. »
Dominiques Dhombres – Le Monde

Comme on dit à Hofstra University, dans le Connecticut, more to come…

Liliane Lazar

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