Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

1998 – BHL dans le Panshir. Les images. Document exceptionnel

La Guerre sans l’aimer

bhl afghanistanCe document est extraordinaire et je me réjouis beaucoup de pouvoir vous le faire partager. Nous l’avons retrouvé aux archives de la télévision française. Bernard-Henri Lévy est en Afghanistan, dans le Panshir. On est en 1998, date de son grand reportage pour Le Monde. Et, si ce document est incroyable c’est qu’on y voit le futur auteur de « La Guerre sans l’aimer » tenir les mêmes propos, exactement les mêmes, que ceux qu’il tiendra à Mustafa Abdeljalil, lors de sa première rencontre avec lui, le 5 mars 2011, à Benghazi. Dans le récit qu’il fera de cette rencontre, à la page 73 de « La Guerre sans l’aimer«   il dira, en gros, que les mots qu’il est en train de prononcer, il les a prononcés, déjà, en mainte circonstance semblable, dans les mêmes termes. Or regardez cette vidéo. Ecoutez-la. Et vous comprendrez….

Liliane Lazar

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