Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Sa biographie

1984

1980 à 1984

robbe-grillet crédit dominiquèe houyetLe philosophe délaisse provisoirement l’essai pour publier, chez Grasset donc, son premier roman, « le Diable en tête » qui, soutenu par Alain Robbe-Grillet, Marthe Robert et Claude Mauriac, obtient le Prix Médicis. Il poursuit là l’«enquête sur le Mal » commencée dans ses livres de philosophie. Bernard-Henri Levy parraine, avec Simone Signoret et Coluche, le mouvement SOS racisme fondé par Julien Dray et Harlem Désir.

Pas de commentaire »

Flux RSS des commentaires de cet article. Adresse web de rétrolien

Laisser un commentaire