1973 – 1980

Repéré par Françoise Verny en 1973, il entre aux Editions Grasset comme directeur de trois collections (Enjeux, Figures, Théoriciens), avant de devenir, en 1976, le chef de file du courant des « Nouveaux Philosophes» avec Jean-Paul Dollé, Christian Jambet, Guy Lardreau, André Glucksmann, Jean-Marie Benoist et quelques autres. A partir de l’année suivante, il dirige la section « Idées » du Quotidien de Paris et collabore au Nouvel Observateur.

 

Il fonde, avec Michel Butel, en 1975 un quotidien à l’existence éphémère : «L’Imprévu ».

L’été de la même année, il se rend au Portugal où il se lie d’amitié avec l’officier d’extrême-gauche Otelo de Carvalho. Il en rapporte un long reportage, cosigné avec Gilles Hertzog, que publiera Le Monde Diplomatique.

Après le Portugal, il effectue un voyage en Angola, dans les maquis de Jonas Savimbi, avec Gilles Hertzog et Dominique de Roux.

En 1976, il rencontre Louis Aragon qui lui fait jouer le rôle de Paul Denis dans une adaptation de « Aurélien » par Michel Favart et Françoise Verny.

 

C’est, en 1977, la parution, de « La Barbarie à visage humain » chez Grasset qui crée le phénomène « BHL » : cet essai, qui s’en prend, par delà fascisme, stalinisme et marxisme, à « l’idéologie progressiste », provoque des discussions passionnées et connaît un succès immédiat.

Porté par le double parrainage de Roland Barthes et Philippe Sollers, il se vend à des centaines de milliers d’exemplaires et est traduit dans toutes les langues. En Italie, c’est Leonardo Sciascia qui préfacera l’ouvrage. En Espagne et en Amérique latine, c’est Octavio Paz qui le portera sur les fonds baptismaux.

 

En 1978, il se rend en Argentine au moment de la coupe du monde, avec une fausse accréditation de journaliste sportif. Mais, est arrêté dès son arrivé à Buenos Aires. Après une brève incarcération, il publie dans Le Nouvel Observateur et dans New Republic un reportage sur les violations des droits de l’homme dont le régime argentin se rend coupable.

Le « Le Testament de Dieu » paraît en 1979, toujours chez Grasset. Démarrant là où « La Barbarie à visage humain » s’arrêtait, il propose une réponse au nihilisme et au désenchantement contemporains. Cette réponse, Bernard-Henri Lévy la trouve dans le texte biblique. Le livre est salué par Emmanuel Levinas, auquel l’auteur se réfère à de nombreuses reprises.

Bernard-Henri Lévy se rend fréquemment en Italie où il participe activement, dans les cercles de gauche et d’extrême-gauche, parfois au contact du psychanalyste Armando Verdiglione, au combat intellectuel contre le terrorisme ; soucieux, comme il le dit, de « combattre l’adversaire sur son terrain », il donne au quotidien alternatif « Lotta Continua » des textes où il souligne la généalogie fasciste du terrorisme d’extrême-gauche.

Il se lie, à Paris, avec Romain Gary qu’il verra régulièrement, jusqu’à la veille de sa mort.

Il fonde en 1980 avec Jacques Attali, Françoise Giroud, Marek Halter, Maria-Antonietta Macciocchi et d’autres « Action internationale contre la Faim » . Il épouse Sylvie Bouscasse (François Mitterand est d’ailleurs le témoin de mariage) avec laquelle il aura un fils, Antonin-Balthazar-Solal.


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