Bernard-Henri Lévy

L’art de la philosophie ne vaut que s’il est un art de la guerre...

Philosopher contre Hegel et les néo­hégéliens. Philosopher contre l'inter­prétation pré-Bataille, et pré-Collège de sociologie, de la politique de Nietzsche. Philosopher contre le néo-platonisme et son démon de l'absolu. Philosopher contre Bergson et son avatar, justement, deleuzien. Philosopher contre la volonté de pureté, ou de guérir, dont j'ai démontré ailleurs qu'elle est la vraie matrice de ce qu'on a appelé, trop vite, les totalitarismes et qu'une guerre conceptuelle bien menée permet de mieux nommer. Philosopher pour nuire à ceux qui m'empêchent d'écrire et de philosopher. Philosopher pour empêcher, un peu, les imbéciles et les salauds de pavoiser. Philosopher contre Badiou. Philosopher contre la gidouille Zizek. Philosopher contre le parti du sommeil, des clowns ou des radicalités meurtrières. Pardon, mais c'est la vérité. Chaque fois que j'ai, depuis trente ans, fait un peu de philosophie c'est ainsi que j'ai opéré : dans une conjoncture donnée, compte tenu d'un problème ou d'une situation déterminés, identifier un ennemi et, l'ayant identifié, soit le tenir en respect, soit, parfois, le réduire ou le faire reculer. Guerre de guérilla, encore. Harcèlement. Et à la guerre comme à la guerre.

Son actualité

« Bachar al Assad : dégage ! » BHL sur Europe 1 ce matin

Le 30 Mai 2012

BHL EUROPE1Bernard-Henri Lévy, auteur d’une lettre ouverte adressée au Président Hollande sur le désastre syrien publiée ici, et reprise par toute la presse étrangère (Corriere della Sera, Haaretz, Huffington Post, etc…), réagissait, ce matin, sur Europe 1,  sur la déclaration de François Hollande hier qui n’excluait pas une intervention militaire en Syrie : « Je suis content. François Hollande a fait un vrai pas hier… Ce sont des décisions difficiles à prendre. Cela me semble bien. J’espère que l’on n’en restera pas aux vaines paroles. » Evoquant la rencontre du Président français prévue vendredi avec Vladimir Poutine, Bernard-Henri Lévy lui adresse ce message : « Il faut lui souhaiter bonne chance dans ce bras de fer qui sera probablement musclé ». Les conséquences d’une intervention en Syrie ? « Si on n’arrête pas le bain de sang, les conséquences, c’est d’autres Houla, d’autres petits cadavres d’enfants. Mais c’est surtout une déstabilisation bien plus importante : chaque jour qui passe augmente le danger islamiste. Chaque jour qui passe augmente le danger de guerre civile, de déchirement, de tribalisation, de balkanisation du pays après la chute de Bassar al Assad» nous répond BHL.

Les retraits des ambassadeurs et des représentants diplomatiques en Europe  ? : « On a chassé les représentants, responsables donc du pays qui a commis le massacre de Houla. C’est bien ! Mais maintenant ce ne sont pas les ambassadeurs qu’il faut chasser, c’est Bachar lui-même. »

Un souhait partagé, sans aucun doute, par les populations martyres d’Homs, de Houla et tant d’autres villes de Syrie.

Laurence Roblin

Un commentaire »

  1. bonjour

    j’ai regardé la reprise de l’émission de mardi soir
    voilà une manière de répondre qui est rafraîchissante
    vous avez fait comprendre à un journaliste, au demeurant respectable, que les petites manigances, les manoeuvres et autres broutilles des politiques, ce n’était pas votre problème dés lors que votre intervention a permis au peuple libyen de chasser un tyran
    c’était bien de l’entendre et encore mieux de vous voir le défendre
    merci pour ce bain de jouvence politique

    Commentaire par COIN — vendredi 1 juin 2012 @ 21:26

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